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14/10/2019 - RETARD DU BULLETIN DU HCF 682774

À la suite d'un problème technique, la parution du numéro 682 du Bulletin du HCF (Août-septembre 2019) est en retard. Il a été posté Lundi 14 Octobre 2019 et nos abonnés français devraient le recevoir courant de cette semaine. Nous nous excusons de ce retard.

 

Au sommaire de ce numéro 682 :

- Propos, par François Desbrosses

- Leroy Carr (Blues) - Le Révolutionnaire calme, par Jacques Morgantini.

- Sourdines, pour quoi faire ? (2e partie), par Laurent Verdeaux 

- Johnny Simmen (interview de 1983)

- CD chroniqués (6).

- De retour du festival Boogie et Blues de LaRoquebrou 2019, par Alain Charbonnier.

 

Nous avons pris nos dispositions pour que le numéro suivant (683-Octobre 2019), actuellement en cours d'impression, ratrappe ce retard.

Dominique BRIGAUD   Rédacteur en Chef du Bulletin du HCF

- Le Bulletin du HCF est l'organe musical du Hot Club de France.

 

- Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

10/10/2019 EMISSION LA PLANEZE DU JAZZ SUR RADIO MARGERIDE773

Radio-Margeride est une station associative qui émet depuis les confins de la Lozère et du Cantal, et qui couvre sept départements sur  la fréquence Fm 94.1 . Mais elle est aussi mondialement accessible via Internet. 

 

Au sein de cette radio, Laurent et Pascale Verdeaux - qui résident dans le Cantal - sont les producteurs de l'émission La Planèze du Jazz, diffusée chaque mercredi de 17 h 30 à 18 h 30 (sauf en juillet, août, septembre), qui a repris sa diffusion 2019/2020, le 9 octobre *. Cette émission existe depuis 1987 et connaîtra bientôt sa 1300 e.

 

Jingle de l'émission :

 

 

Le but de La Planèze du Jazz est de donner à un public populaire une idée de ce qu' est le Jazz-Jazz et de lui faire apprécier cette musique jusque dans les étables et sur les tracteurs ! C'est pourquoi les paramètres des enregistrements diffusés ne sont donnés qu'exceptionnellement. D'innombrables retours de l'environnement immédiat, mais aussi du reste de la France et de l'étranger, montrent que cet objectif est atteint. 

 

Les thèmes des émissions de La Planèze du Jazz découlent parfois de l'actualité musicale, mais aussi essentiellement de l'humeur du moment. De temps en temps, l'émission fait appel à des concerts enregistrés. Elle peut aussi fonctionner avec des cycles sur tel ou tel orchestre ou musicien.

 

Le site de Radio Margueride  permet aussi d'acceder aux émisions podcastées de La Planèze du Jazz .

Laurent VERDEAUX   

* Note du Site (Commentaire reçu le 12/10/2019) : Pour cette émission du 9 octobre 2019, je donnerai - en plus d'à la musique évidemment - la palme aux anecdotes : les pp de Louis Armstrong chez Fletcher Henderson, la couverture de Bessie Smith lors d’un enregistrement, ou encore la pétition signée par Nat King Cole dans un quartier chic (réservé aux Blancs) de sa ville...

Car, Pascale et Laurent Verdeaux, animateurs érudits de la Planèze du Jazz sur Radio Margeride, ont vraiment l’art de raconter les anecdotes. Eric Grossenbacher

07/09/2019 BARJAC EN JAZZ - CHARLIE OLYMPE HOMMAGE A FATS DOMINO772

Hommage à Fats Domino Concert du dimanche 25 Août 2019

 

Chaque année, à Barjac - petit village du Gard réputé pour sa brocante annuelle du 15 août (de renommée mondiale) et ses repas bio servis aux enfants des écoles - se tient Barjac en Jazz, un festival de jazz dans la cour du château. Bob Mazarguil en est le directeur artistique. Ce festival met toujours en valeur des artistes interprétant du jazz authentique. 

 

Cette année, mon emploi du temps ne m'a permis d'assister qu'au dernier concert : Hommage à Fats Domino par Charlie Olympe, pianiste et chanteur accompagné de son orchestre comprenant une très bonne section rythmique : Didier Marteau (dr) et Mathieu Cassagne (b), et les sidemen Philippe Massieux (ts) avec deux trombones : Olivier Codart et François Mintronne.

Les quelques informations recueillies sur Internet nous apprennent que Charlie Olympe est un autodidacte influencé par Champion Jack Dupree, Professor Longhair  et …Fats Domino.

 

Charlie Olympe entremaille ses chants de l'histoire de Fats Domino. Ainsi, il nous précise que c'est Hugues Panassié qui fit connaître Fats Domino en France. Charlie Olympe se coule parfaitement dans le rôle de Fats Domino avec toutefois une différence de taille : il est tout en longueur et minceur alors que Fats Domino était tout en rondeurs ! Il joue du piano et chante avec conviction et feeling de nombreux succès de Fats. Le saxo-ténor intervient, tout en douceur, entre un solo de chacun des trombones. Le rendu de ces interprétations est tel qu'en fermant les yeux, j'avais l'impression d'entendre l'orchestre de Fats Domino tel que je l'ai entendu - sans trompette - à l'un des Festival de Jazz de Nice.

Le public est conquis, l'orchestre, très applaudi, revient en nous jouant le traditionnel « Oh when the Saints…»

 

- Charlie Olympe Hommage à Fats Domino : Un ensemble à recommander aux organisateurs de concerts 

- Barjac en Jazz : Un festival à soutenir par la présence de nombreux amateurs de Jazz Authentique.

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Charlie Olympe (vidéo) puis Fats Domino (audio) sur You Tube

 

- Charlie Olympe (photo MFD) Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

 

03/09/2019 Boogie Woogie de Laroquebrou 2019 (8) PIANISTES DE LA DERNIERE SOIREE771

Soirée du 10 Août 2019

 

- Une mention spéciale pour le jeune couple de pianistes suisses - Jojo, à la chevelure flamboyante et Jack Carpenter, son époux - car, il est rare de voir et d'entendre une si frêle femme jouer du Boogie Woogie. L'avenir pianistique leur appartient !

 

- Je m'interroge encore sur le pianiste anglais Dany Vincent qui, nous a-t-on dit, serait inspiré par Memphis Slim : je n'ai rien trouvé de cette influence dans son jeu.

 

-  Sébastien Troendlé, assis sur un énorme ballon, nous a fait une démonstration convaincante de ses talents de pianiste, de compositeur, d'arrangeur et d'interprète, en solo ou avec l'orchestre du festival, en jouant : Low Society de Ray Charles, Mary's boogie de Mary Lou Williams, Saint-Louis Blues à la manière d'Earl Hines... Toutefois, Le pédagogue se devine toujours au travers de son répertoire et ses interprétations. 

 

- Mention toute spéciale au batteur Torsten Zwingenberger qui nous a fait revivre avec la batterie les divers sons émis par les vieux trains à vapeur, au démarrage, dans les montées et à l'arrivée en gare. C'était « bluffant » !

 

- Et puis, le Révérend Jo Schumacher - Eh oui, il est pasteur - Voilà un artiste d'une élégance discrète, né en 1965 en Allemagne, formé à la musique classique, qui eut un véritable coup de foudre pour le Boogie Woogie après avoir entendu le pianiste Axel Zwingenberger. Jo Schumacher et le batteur Torsten Zwingenberger s'épousent parfaitement pour nous délivrer une musique si swingante, que le public exprime sa joie par une standing ovation bien méritée. Par son jeu ce pianiste nous a dévoilé, avec pudeur, une grande sensibilité. Il a vraiment tout compris du jazz authentique. 

 

Le 21eFestival International de Boogie Woogie 2019 s'achève sur une jam session des musiciens présents. 

Et maintenant, Vive le 22e Festival de 2020.

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Jojo et Jack Carpenter (Photo MFD) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir. 

02/09/2019 Boogie Woogie de Laroquebrou (7) - LES PIANISTES DE L'OUVERTURE DU FESTIVAL770

Soirée du 8 Août 2019

 

À Laroquebrou, le festival débute toujours avec des pianistes de Boogie Woogie :

 

 - Ce sont Les French Boogie Boys, le très charmeur Bruno Duyé et le plutot sérieux Christophe Benz, qui ont "ouvert le bal " avec notamment : Careless Love, Red sails in the sunset, Twenty Finger Boogie, Cincinatti Stomp, Rose Blues for Mrs Rose. 

 

- Puis, ce fut au tour de l'américain Louisianais Mitch Woods, déjà venu à Laroquebrou, de nous bercer avec vigueur de la voix et du piano, avec : Let's the good time roll, Rock'n Roll and Boogie Woogie too, Caledonia, Jambalaya et plusieurs morceaux de Fats Domino. Les danseurs du festival nous firent alors une belle démonstration de Boogie Woogie, agrémentée de figures de Lindy Hop.

 

Il est à remarquer que, lorsque l'Orchestre du festival accompagne les pianistes, outre une section rythmique impeccable - Torsten Zwingenberger (dr), Gilles Chevaucherie (b), Christophe Davot (gu) - Pierre-Louis Cas, au ténor ou à l'alto, nous montre, avec passion, inspiration et force swing ce qu'est un saxo-hurleur. Et, quand Christophe Davot à la guitare joue un solo, les danseurs se déchaînent. 

 

- Julien Brunetaud, tout aussi inspiré au piano qu'à la voix, en duo avec Jo Schumacher (p), ont interprété Hello girls that you remember me. 

 

Les pianistes présents ce soir-là - y compris notre maître des cérémonies, Jean-Paul Amouroux - ont tous exprimé à 4 mains, 6 mains, 8 mains... voire plus, leur joie de vivre grâce au Boogie Woogie.

 

A Suivre...

 

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Bruno Duyé et Chritophe Benz . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

01/09/2019 Boogie Woogie de Laroquebrou (6) FRANCK DIJEAU BIG BAND769

                                               Le Grand Orchestre de Franck Dijeau  -  Concert du 9 Août 2019

 

Ce Festival de Laroquebrou nous réserve toujours des surprises de taille...et de quelle taille ! Cette année, ce fût le Franck Dijeau Big Band : un orchestre de 17 musiciens. Quand on sait combien il est difficile de monter un grand orchestre et de le faire vivre, nous pouvons affirmer qu'il s'agit là d'un véritable exploit. De plus cet orchestre comprend de nombreux jeunes musiciens, ce qui est particulièrement encourageant pour l'avenir de notre musique.

 

Jean-Paul Amouroux nous le présente, comme le seul grand orchestre jouant régulièrement du Boogie Woogie... Et, en effet l'orchestre, dans un bel ensemble, débute son concert par le très swinguant Hamp's Boogie Woogie Mais on constate rapidement que cet orchestre manque de pratique régulière de concerts publics. De ce fait les solos pris par les jeunes musiciens sont trop souvent académiques, alors qu'ils devraient être l'occasion d'exprimer spontanément, avec l'instrument, des ressentis personnels. 

 

Si au début je fus un peu gênée car le piano n'était pas suffisamment audible,  tout s'est arrangé rapidement, et j'ai ainsi pu apprécier le jeu de Franck Dijeau ... et sa grande capacité à diriger vigoureusement son si grand orchestre. 

Notre ami Laurent Verdeaux qui écoutait le son en accoustique, côté souffleurs depuis les coulisses, pour entendre le vrai son, m'a dit que les ensembles et particulièrement les trompettes étaient plutôt bons. L'un des trompettes (?), s'est même particulièrement illustré dans un solo qualifié de « foudroyant » par Jean-Paul Amouroux.

 

A Suivre...

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

28/08/2019 SHAKE 'EM UP JAZZ BAND768

Six Fabuleuses Musiciennes

 

Si vous aimez les femmes, fermez les yeux et écoutez chanter Chloe, Marla, Molly, Haruka, vous les aimerez encore plus et vous souhaiterez en ouvrant les yeux que la caméra cadre Defne ou Julie ! 

Vous ferez alors, vôtres, les mots de Trevor Stent : "Elles sont des musiciennes fabuleuses et elles sont adorables".

Trevor Stent est l'organisateur du Festival de Châteauneuf-du-Faou, en Bretagne. Il les avait déjà programmées en 2018 et les a fait revenir le 5 juillet 2019 à Pleyben. Visiblement elles ont apprécié car, le lendemain, elles donnaient un concert impromptu au Tal à Pont, un bar de Châteauneuf-du-Faou, partenaire du festival.

 

Fabuleuses !

Trevor a dit : "Fabuleuses" Comme il a raison ! Pour vous en convaincre, je vous propose :

- Sur le site internet de Bandcamp, l'écoute de leur dernier album : "The Boy In The Boat"

Notez que sur ce site internet Bandcamp, vous pouvez acheter l'album complet ou acheter le morceau de votre choix. En plus, vous pouvez écouter gratuitement avant d'acheter ! On en rêvait, ils l'ont fait !

- Sur YouTube, une vidéo faite par OffBeat Magazine

- Sur YouTube, les vidéos faites à Pleyben et au Tal Ar Pont de Châteauneuf-du-Faou.

 

Quand Shake 'Em Up Jazz Band n'est pas en tournées, on peut entendre ses musiciennes à la Nouvelle-Orléans dans cette formation ou dans d'autres orchestres, car elles sont très demandées, tant pour leurs improvisations collectives à trois voix (trompette-clarinette-trombone), leurs solos, leurs chants et la section rythmique.

Pierre INGRIN   Membre du Hot Club de France

- Sur la photo du Shake'em up Jazz band : De gauche à droite, Haruka Kikuchi (tb, voc), Defne Incirlioglu (wb), Marla Dixon (tp, voc), Julie Schexnayder (b), Chloe Feoranzo (cl, voc) Molly Reeves (gu, voc), Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

 

L'association orléanaise du blues O' swing souhaite programmer Shake 'Em Up lors de la saison Septembre 2020-Mai 2021. Puissent cet article et ses liens convaincrent aussi d'autres organisateurs de concerts français...

 

 

 

25/08/2019 Boogie Woogie de Laroquebrou 2019 (5) THE BLUES SISTERS767

The Blues Sisters - Concert du 10 Août 2019

 

Voilà deux chanteuses - Sylvia Howard et Shanna Waterston (photo) - qui ont baigné toute leur enfance et leur jeunesse dans le Gospel, formidable école pour les chanteuses de Blues : 

- École de la liberté d'expression de la voix encouragée par les fidèles, dans un cadre bien défini, 

- École de l'aisance à passer du chœur au solo. 

C'est tout cela qu'elles nous ont montré à LaRoquebrou dans le cadre du Blues.

 

Elles chantèrent tout d'abord séparément, avant d'être réunies, accompagnées de l'orchestre du festival, avec : au piano Jean-Paul Amouroux himself , Pierre-Louis Cas aux saxes, Christophe Davot à la guitare, Laurent Vanhee à la basse et Torsten Zwingenberger à la batterie.

Shanna Waterston, de sa belle voix d'alto, puissante et chaude, interprète tout d'abord « Everyday I have the blues » et « Route 66 ». Puis c'est au tour de Sylvia Howard, qui prend possession de la scène et de l'orchestre avec maestria pour nous chanter un « Stormy Monday » inhabituel et un rare « I got my Mojo Working » féminin.  Comment une voix aussi puissante et expressive peut-elle sortir d'une femme si menue ?

Il est manifeste qu'une fois réunies pour chanter ensemble « Kansas City » et « Rock me baby », c'est Sylvia, la plus expérimentée sur scène, qui dirige avec l'accord de Shanna, le chant et l'orchestre. Sylvia donne le tempo et fait participer la salle. Le public est conquis.   

 

Je regrette toutefois que, dans le final de la soirée, nos deux chanteuses de Blues n'aient pas pu être accompagnées aussi par les deux harmonicistes, Youssef Remadna et Vincent Bucher.  Ce sera peut être pour une autre fois ! 

 

A suivre...

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Shanna Waterston (photo : L'Alsace) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

22/08/2019 Boogie Woogie de Laroquebrou (4) - NIREK MOKAR766

DE L'ECLOSION A L'ENVOL   (Concert du 9 Août 2019)

 

Jean-Paul Amouroux, le Directeur Artistique du festival, nous a présenté le pianiste

Nirek Mokar -17 ans- comme un jeune Mozart ayant découvert le Boogie Woogie à 4 ans !

 

J'ai entendu pour la première fois Nirek Mokar, en soliste, à Laroquebrou, alors qu'il n'était âgé que de 14 ans. J'avais alors été frappée par sa remarquable technique pianistique, pour un si jeune homme. Je l'ai revu ultérieurement, à l'âge de 16 ans, lors du festival Jazzabar, accompagné déjà de l'orchestre des Boogie Messengers. Cette année, à Laroquebrou, je peux mesurer combien de progrès Nirek a accompli dans l'expression personnelle au piano et dans sa capacité à booster l'orchestre, sous l'œil bienveillant de Simon Boyer, le batteur.

Dès le premier morceau - Central Avenue Breakdown de Lionel Hampton - le tempo est donné par Nicolas Peslier à la guitare, Claude Braud se déchaîne au sax-ténor, bien soutenu par la section rythmique. Les danseurs sur la piste de danse s'en donnent à cœur-joie. 

Nirek nous annonce, avec une émotion qu'il a du mal à contrôler, qu'il va chanter pour la première fois. Cela est certainement devenu possible car, à son âge, sa voix a fini de muer. Il se lance... et le public est ravi ! C'est Claude Braud (ts) qui joue les premières notes du song : Careless Love. Dans son jeu de piano, Nirek nous montre alors combien il est imprégné de l'interprétation de Ray Charles. Puis Pierre-Louis Cas (as) se joint à l'orchestre pour l'interprétation de Swannie River

 

Nirek est sorti du nid, accompagné par les Boogie Messengers, il lance ses premiers trilles et prend maintenant son envol sur la route du Blues, du Boogie Woogie et du rock. A suivre et à encourager.

 

A Suivre...

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Cliquez sur la photo de Nirek Mokar chante pour l'agrandir (Photo : Christian Chapotat)

20/08/2019 Boogie Woogie de Laroquebrou (3) : THE HARMONICA BROTHERS765

 

UNE REVELATION : THE HARMONICA BROTHERS (Concert du 10/08/2019)

 

À Laroquebrou, le blues se décline de nombreuses manières : le boogie woogie, le rock, le blues traditionnel. Dans cette dernière catégorie, il y eut non seulement Alabama Slim, mais aussi The Harmonica Brothers : Youssef Remadna et Vincent Bucher. Deux harmonicistes et chanteurs que je n'avais jamais entendus et encore moins vus, qui furent chaudement recommandés au Directeur Artistique Jean-Paul Amouroux par Julien Brunetaud. 

 

Ce samedi10 Août, ils passèrent en dernier dans la soirée et, soudain, la salle s'est électrisée. L'orchestre du festival avec Julien Brunetaud au piano, Pierre-Louis Cas dans des solos hurlants aux saxos, Christophe Davot survolté à la guitare et Torsten Zwingenberger en soutien musclé à la batterie, ont mis constamment en valeur ces deux harmonicistes et leur chant. De leurs poches de pantalons, ils sortaient des harmonicas divers et variés - surtout diatoniques - et en tiraient des sons comparables à ceux de la pure tradition des harmonicistes afro-américains de la période la plus créative.

Je fus tellement subjuguée par leur jeu - qui me rappelait Little Walter, Sonny Boy Williamson, Junior Wells, Carey Bell... - que j'en oubliais de noter les titres des morceaux qu'ils jouèrent !

D'après des informations glanées sur Internet, Youssef Remadna eut le coup de foudre pour l'harmonica en entendant sur une radio Sonny Terry & Brownie McGhee. Quant à Vincent Bucher, c'est en écoutant Elmore James qu'il a découvert le blues. Tous deux sont allés aux États-Unis pour retrouver les sources.

Toute la salle a longuement et chaleureusement applaudit ces magnifiques artistes. Mais, hélas, pas de CD en vente à la sortie. Or chacun des deux mérite, par leur talent, d'enregistrer en vedette : à bon entendeur salut ! J'espère que les organisateurs de concerts auront à cœur de les engager pour le plus grand plaisir des amateurs de blues. Ils ont fait largement leurs preuves au Festival de Laroquebrou.

 

A Suivre ... 

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Photo The Harmonica Brothers (MFD) : A gauche Youssef Remadna , à droite Vincent Bucher - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

18/08/2019 AU 21e Boogie Woogie de Laroquebrou (2) : ALABAMA SLIM764

Concert du 8 Août 2019

 

Je donne la priorité à Alabama Slim - Chanteur et Guitariste américain - l'un des représentants actuels du blues de la tradition, qui exprime par le chant et la guitare la « simplexité » du blues. Il était accompagné par l'orchestre du festival : Pierre-louis Cas au ténor sax, Christophe Davot à la guitare, Gilles Chevaucherie à la contrebasse, Torsten Zwingenberger à la batterie et le remarquable Julien Brunetaud au piano. 

 

Alabama : parce qu'il est né dans cet Etat des USA et Slim : car il est très grand et très mince. Voilà un bluesman inspiré, dit-il, par Big Bill Broonzy et Lightning Hopkins ...et tant d'autres qu'il ne cite pas. Il joue de la guitare sans médiator, comme John Lee Hooker, et chante avec un feeling palpable qui entraîne les musiciens, tant dans leurs solos que dans les ensembles. 

Il nous a interprété avec émotion : Hey Baby, Baby Please Don't Go - Alabama pousse de petits cris de satisfaction sur le solo de Julien Brunetaud - Com On and Rock With me Baby (sur la trame harmonique de Shake it Baby), Somedays Baby, Red Rooster.

Hélas ce fut la fin...même si, manifestement, il était prêt à chanter un autre blues ! Je regrette aussi qu'il n'y ait eu aucun CD de cet artiste en vente lors de cette soirée.

 

Merci à Jean-Paul Amouroux - directeur artistique de ce festival - d'avoir fait venir ce si attachant chanteur de blues. Vous pouvez d'ailleurs écouter et voir, sur You Tube, un Medley de son concert* .

 

A Suivre ... 

Marie France DEMBELE   - Membre du Hot Club de France

Cliquez sur la photo d'Alabama Slim pour l'agrandir (Ph: Music Makers)

 

* Vidéo mise en place par Christian Chapotat. Les 8 dernières minutes reproduites en intégralité, permettent d'apprécier la cohésion parfaite et la complicité de ces 6 musiciens pour donner à ce morceau cette sonorité si particulière et propre au blues.

16/08/2019 Au 21e Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou 2019 (1)763

Ce XXIe festival s'est déroulé du 8 au 11 Août 2019 dans ce petit village de 900 habitants - La Roquebrou (Cantal - F.15) - qui accueille à cette occasion :

- Non seulement les 1100 festivaliers participant au IN dans Le Gymnase aménagé en conséquence, 

- Mais aussi de nombreux visiteurs venus se ressourcer dans une ambiance New-Orleans, Boogie Woogie, Lindy Hop, Rock et Swing, dans les rues, les bars et sur la Grand ' Place du village, accaparée par de la restauration et surtout un lieu où les amateurs de danse peuvent s'exprimer.

Les places de parking n'étant pas extensibles, les visiteurs s'installent loin - de l'entrée du village jusqu'aux alentours du Gymnase. Une navette fait de nombreux allers-retours pour transporter un grand nombre de festivaliers, mais cela ne suffit pas à contenir le déploiement des véhicules. Nous pouvons imaginer les diverses contraintes que la municipalité doit surmonter. De nombreux bénévoles sont mobilisés pour que cette manifestation soit une réussite... et elle l'est.

 

Dans Le Gymnase, où les places sont numérotées - ce qui est rare de nos jours, mais quel confort ! - il y a une grande scène où sont installés 2 Steinway de concert et un Yamaha demi-queue. De chaque côté de la scène, en hauteur, 2 écrans géants permettent de voir de près les artistes en action. Les cameramen nous font admirer les pianistes en juxtaposant, en face à face, deux artistes ou plus jouant sur des pianos différents.  C'est un plus au plaisir de l'écoute. Je fréquente de nombreux festivals, mais c'est à Laroquebrou que j'ai apprécié ce procédé exploité de la façon la plus éfficace.

Une piste de danse est mise à disposition des nombreux danseurs. 

Le son ne fatigue jamais les oreilles : pas besoin d'utiliser de bouchons d'oreilles et les artistes manifestement s'entendent bien entre eux, car ils ne portent pas de retour dans leurs oreilles. 

 

Tout est mis en œuvre, à ce Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou, pour que les spectateurs participent au spectacle et que les artistes, ainsi respectés, puissent donner le meilleur d'eux-mêmes.

 

A suivre .... 

Marie France DEMBELE    - Membre du Hot Club de France

- Cliquez sur l'affiche du Festival pour l'agrandir.

21/07/2019 INTÉGRALE FATS DOMINO 1949 -1965762

Après la remarquable Intégrale Albert Ammons de Michel Pfau par l'Association Café Society, nous apprenons que Le label allemand Bear Family Records - fondé en 1975 - va sortir prochainement

 

 Une Nouvelle Intégrale, sur Fats Domino

  

Il s'agira d'un coffret intitulé I've been around, riche de :

- 12 CD regroupant les enregistrements réalisés par cet immense et innovateur pianiste/chanteur de la Nouvelle-Orléans pour Imperial Records entre 1949 et 1962 ( CD 1 à 10) et ABC Paramount entre 1963 et 1965 (CD 11 et 12). Au total 312 titres avec des prises alternatives inédites et des faces où Fats était au piano lors de sessions pour d'autres artistes de la Crescent City - Lloyd Price, Smiley Lewis... - sur les Cd 9 et 10).

- Le DVD du très attrayant documentaire sur la musique de Fats et de la N.O. à partir des années 50 - The Big Beat - réalisé, en 2014 par Joe Lauro dans sa version intégrale (150 minutes).

- Un livre de 240 pages avec photos, des textes bien documentés de Rick Coleman - un spécialiste du Fat Man - et une discographie de l'artiste remise à jour. 

 

Promotion en cours, pour parution de cet extraordinaire coffret prévue le 4 octobre 2019. A suivre avec grande attention pour de futurs plaisirs. 

Michel LALANNE    Vice-Président du Jazz Hot Club de Bordeaux

- Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

20/07/2019 ORCHESTRE TUBA SKINNY761

J'ai assisté à deux concerts de l'orchestre Tuba Skinny de la Nouvelle-Orléans : 

- une première fois à Blauzac lors du festival de jazz, le 5 juillet 2019

- une seconde fois, le 17 juillet 2019, à Montségur-sur-Lauzon où l'orchestre était invité par l'association des Amis du Jazz Traditionnel - ou AJT (les agités ?). 

Entre-temps j'ai écouté 4 de leurs CD : Owl Call Blues de 2014, Blue Chime Stomp de 2015, Tuppelo Pine de 2017 et Some Kind-a-Shake de 2018. 

 

Le second concert fut meilleur que le premier ; il faut dire que l'ambiance de la salle portée par 300 personnes enthousiastes et quelques danseurs ont galvanisé l'orchestre. La cheffe et cornettiste Shaye Cohn (photo) a mené de main de maître tous les musiciens, elle-même faisant des interventions pleines de feeling et de swing. J'ai regretté que ses solos n'aient pas été plus longs.

La section rythmique constituée du washboard, du tuba, du banjo et de la guitare soutient avec force et vigueur les souffleurs que sont, outre Shaye Cohn au cornet, le clarinettiste et le tromboniste. 

En écoutant les CD, je m'étais habituée à la voix aigrelette de la chanteuse, voix qui donne à l'ensemble des interprétations enregistrées un fond nostalgique. Cette nostalgie disparaît lors des councerts où, plus particulièrement dans les collectives, les musiciens explosent la joie de vivre des Nouveaux- Orléanais ! 

 

Tuba Skinny fait une grande tournée en France cet été et je vous souhaite de les rencontrer, de les voir et bien sûr de les écouter car vous repartirez, comme moi, le cœur en fête.

Marie-France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Autre talent de la modeste Shaye Cohn : elle est la dessinatrice-peintre des très jolies pochettes des CD du groupe.

- Cliquez sur la photo de Shaye Cohn pour l'agrandir.

07/07/2019 JAZZ A BLAUZAC - DENISE GORDON760

Samedi 6 juillet 2019, Au festival Jazz à Blauzac, Denise Gordon chantait, accompagnée de Saveurs du Sud Jazz Band.

 

Amazing ! Quelle découverte ! Voilà une merveilleuse chanteuse de Gospels qui interprète aussi bien du Blues et du Jazz. 

Cette artiste à la voix d'alto, puissante et modulée avec un subtil vibrato, est capable de descendre dans les basses et de s'élever dans les hauteurs, avec une diction parfaite. Elle s'inspire de Mahalia Jackson, mais aussi de Dinah Washington. 

Quand elle chante He touched me, elle remue profondément le public. Elle fait chanter par ce public  He got all over the world in his hands  et exprime sa reconnaissance envers Mahalia Jackson.

Sa présence sur scène galvanise le Saveurs du Sud Jazz Band où le clarinettiste Robert Mériam et le pianiste Daniel Breittenstein donnent le meilleur d'eux-mêmes, dans les improvisations bien soutenues par la section rythmique : Daniel Dupret(dr), Martinez(b) et Eric Cousin (bj).

 

Son interprétation personnelle et swingante de Saint-Louis Blues « soulève la poussière », comme on dit dans notre sud. Tous les autres morceaux - blues, 32 mesures, gospels - nous montrent le très large éventail de son répertoire, avec toujours sa touche personnelle : I want to be happy, Taxi dancer, Pennies from Heaven, Bye an Bye, Do you know what it means to miss New orleans ...

De plus, c'est une personne très souriante et abordable : elle avait remarqué que je dansais sur ma chaise pendant le concert et, comme j'étais tout devant, elle m'a adressé en plein chant un « Well, well mama !». Limitée par mon Anglais je n'ai pu l'interviewer, mais j'espère que le Bulletin du HCF pourra le faire. 

 

Elle présentait deux CD : 

- Sunday's service, le plus récent,  est enregistré dans une église de la  Nouvelle-Orléans, 

- Just One of those things avec, entre autres, Lars Edegran, Evan Christopher et Don Vappie, musiciens bien connus des amateurs de Jazz authentique. 

Marie-France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Cliquez sur la photo de Denis Gordon pour l'agandir.

06/07/2019 JAZZASCONA 2019 (11) - REFLEXIONS FINALES759

J'ai assisté à 52 concerts, mais je n'ai pas écouté la totalité des 51 orchestres qui étaient au programme. Je pense en avoir entendu un peu moins de 30. Et, j'ai rarement été déçu, notamment par les musiciens et les groupes que je ne connaissais pas : Monique Thomas, Pugsley Buzzard, Sticky Bones, Wax and Boogie.

 

Je vous donne mon classement, que j'ai dû communiquer aux organisateurs en tant que chroniqueur accrédité.  Et cette année, le choix fût difficile ! 

Les Groupes : 1. The New Orleans Jazz Orchestra - 2. Monique Thomas et Thomas L'Etienne Band - 3. Pablo Campos quartet featuring David Blenkhorn - 4.Sticky Bones - 5.Paolo Tomelleri Big Band

Les Musiciens : - 1. Monty Alexander - 2.LeRoy Jones - 3. Pablo Campos - 4.Jan Luley - 5.Ashlin Parker

Contrairement à l'année dernière, il y a au moins 5 autres groupes et 10 musiciens que j'aurais aussi souhaité nominer ! J'ai ainsi omis Nayo Jones (photo), Kid Chocolate Brown, Wax and Boogie, Drew Davies, Sax Gordon et son équipe...

 

Mais je vais quand même être un peu critique : - La sonorisation de la tente New-Orleans Stage a tendance à devenir hurlante quand les groupes ne sont plus Jazz-Jazz. Ellen Birath se demandait pourquoi les gens ne venaient pas danser devant l'orchestre. Mais Ellen, la raison en est  simple : ils ont peur pour leurs tympans. C'est insoutenable ! Alors... les festivaliers dansent dehors.

 

En fait, il y a dans le public de nombreux amateurs éclairés. Ils viennent - et reviennent - d'aussi loin que Kazan (Russie), Aberdeen (Écosse), Valence (Espagne) et même de... Bar-sur-Aube (France). 

Il y a aussi des Suisses ! Et, si vous étiez à JazzAscona 2019, vous avez probablement croisé notre ami Jean-Claude Ducommun avec son béret basque, sa moustache et... son appareil photo. Nous allons probablement publier, sur ce site, une sélection de portraits photographiques extraits des 2000 photos qu'il a prises sur place.

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Noya Jones (Photo J.C. Ducommun) - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

05/07/2019 MONTY ALEXANDER ET NAT KING COLE : RENCONTRE758

Depuis Ascona (Suisse) et son festival de Jazz sans égal, notre ami Jacques Besse nous a envoyé des commentaires fort élogieux sur le concert donné, jeudi 27 juin 2019, par Monty Alexander. 

Le pianiste autodidacte, à la double culture musicale - le jazz afro-américain de Harlem et les rythmes caribéens de Kingston - avait choisi, ce soir-là, de rendre hommage au grand Nat King Cole (17 mars 1919/15 février 1965) dont on célèbre cette année le centenaire de sa naissance.

 

Pour ceux qui souhaiteraient écouter Monty Alexander interpréter Nat King Cole, deux CD peuvent être recommandés :

     

- To Nat with Love (Mastermix Music - CHECD 12), capté au Blue Note de New York en décembre 1986. Monty est accompagné par les fidèles John Clayton (b) et Jeff Hamilton (dr), auxquels viennent s'ajouter, selon les morceaux, John Collins (gu), longtemps membre du trio de N.K.C., Harry Sweets Edison (tp) et Robert Thomas Jr. aux hand drums, dans le rôle de l'historique joueur de conga Jack Costanzo. Sur les trois derniers thèmes, avec l'entrée du bassiste Bob Cranshaw et du guitariste John Pizzarelli, le trio originel est reconstitué. Une belle série de grands standards, remarquablement interprétés.

 

- The Songs of Nat King Cole (Chesky Records - SACD 339) : Monty est ici accompagné par deux de ses partenaires de l'époque : les chicagoans Lorin Cohen (b) et George Fludas (dr). Cet album a été enregistré de façon parfaite dans la St Peter's Épiscopal Church de New York en 2008. Si deux des 13 morceaux proposés ne me semblent pas inoubliables (les n° 1 et 13), la plupart des autres thèmes sont remplis de swing... et de délicatesse.

 

Pour découvrir - peut-être (?) - une des nombreuses facettes de Monty Alexander, ce magnifique pianiste d'origine jamaïcaine qui a fêté ses 75 ans le 6 juin 2019 .

 

Michel LALANNE   Vice-Président du Jazz Hot Club de Bordeaux

Illustration : CD To Nat with Love - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

03/07/2019 JAZZASCONA 2019 (10) - SAMEDI 29 JUIN - CLAP DE FIN757

Ce dernier jour du Festival, la fatigue venant, je n'ai pas beaucoup écouté de nouveaux concerts. La matinée fut occupée par Monique Thomas, la soirée par Pablo Campos et par le New Orleans Jazz Orchestra (voir ci-dessous).

Mais, quand même :

 

Sand's 2, a Band featuring Enrique Parra

Vous vous promenez entre deux concerts et tout à coup vous entendez Little Richard chanter Tutti Fruti. En fait, ce n'est pas Little Richard, c'est Enrique Para et ils ne sont que trois sur scène !

Sandro Schneebeli (gu) et Anui Appignani à l'orgue Hammond accompagnent le batteur-chanteur Enrique Para. Sandro est un musicien bien connu d'Ascona presqu'un vétéran et l'un des meilleurs guitaristes européens. Il est de retour au jazz et au blues après des incursions dans des musiques qui nous sont étrangères, pour ne pas dire étranges. La découverte, c'est le batteur-chanteur Enrique Parra (photo). Il vient de Madrid. Sa voix est quelque part entre Little Willie John et Little Richard. C'est un chanteur de blues. Son répertoire : Don't you feel like crying, Walking by myself, My Babe, That's alright Mama, et un final très rock n'roll : Keep a knocking, Tutti Frutti, Lucille.

Un super moment.

 

- Larry Franco trio and Dee Dee Jones

Larry Franco a pour moi deux talents : d'abord c'est un excellent pianiste et un bon chanteur, mais c'est aussi un bon « professeur » lorsqu'il s'attaque à un projet, comme disent les musiciens, il le fait à fond. Pour évoquer Nat King Cole, il prend comme accompagnateur un guitariste (l'excellent Guido di Leone) et un bassiste (le surprenant Ilario Di Marinis). Et, comme il lui faut aussi évoquer Natalie Cole, c'est la chanteuse Dee Dee Jones (qui joue aussi de la batterie).

Au programme pas moins de 23 morceaux du répertoire du maître, joués dans des formats d'environ 3/4 minutes. Le piano, le chant et la guitare alternent. Je ne vais pas tous vous les citer, mais au début : Sweet Lorraine et It's only a paper moon, et à la fin : Unforgatable, Take the A train et I got rhythm.

Un bon moment avec des musiciens sympathiques, dans la chaleur de fin de l'après-midi.

 

Le New Orleans Jazz Orchestra joue Allain Toussaint

Adonis Rose s'est remis de l'absence de Davell Crawford et semble beaucoup plus à l'aise sur scène.

La grosse machine explore le répertoire d'Alain Toussaint : Working on a coal mine, Tequila, Saturday night, Blues of my heart. Noya Jones n'intervint (hélas) que sur deux morceaux dont It's raining qui fut écrit par Alain Toussaint pour Irma Thomas. Leon Brown chante sa compositon : Zeppo street.

 Un bon spectacle, avec une séance d'effeuillage de la belle Trixie Minx. Ashlin Parker fut moins en vedette que la veille.

 

Conclusion :

JazzAscona 2019 fut un festival très dense, sans orchestres faibles ou hors sujet. 

Passez voir cette rubrique Réagir du site du Hot Club de France, car j'écrirai encore quelques lignes de commentaires 2019. 

Le festival de l'année prochaine est prévu du Jeudi  25 juin au Samedi 4 juillet 2020.

À bientôt... si vous le voulez bien.

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Le batteur-chanteur Enrique Parra (Photo : J.C. Ducommun). Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

01/07/2019 LOUIS ARMSTRONG - UNE MAISON, UN ARTISTE756

 

 

Dimanche 30 juin 2019 au soir, sur la chaîne de télévision France 5, j'eus la divine surprise de saisir une émission sur Louis Armstrong. C'était dans le cadre de la nouvelle série Une maison, Un artiste et concernait Louis Armstrong et sa maison du quartier de Corona dans le Queens à New York. 

 

Ce fut, pour moi, 30 minutes extraordinaires : tout était juste, vrai, sincère. Pas une "fausse note", ni dans l'image, ni dans les commentaires, avec présentation de photos que je ne connaissais pas !

 

À voir dès maintenant et jusqu'au dimanche 7 juillet 2019 sur le Replay de France TV. où via le Replay de France 5 sur votre téléviseur, selon votre équipement.

Michel DECROIX   Membre du HCF Paris

- Photo : Louis Armstrong dans Une maison, Un artiste - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

29/06/2019 JAZZASCONA 2019 (9) - VENDREDI 28 JUIN - UN SEUL ETRE VOUS MANQUE...755

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. La grande vedette du week-end devait être Davell Crawford qui, pour le New Orleans Jazz Orchestra, devait évoquer le chant de Louis Armstrong, le piano de Fats Domino et Professor Longhair. Il n'est pas là ! 

 

Le New Orleans Jazz-Band sans Davell Crawford.

Adieu l'évocation de La Nouvelle-Orléans à travers le siècle. Mais les 18 musiciens du BigBand ne manquent pas de ressources. Parmi eux se trouvent de nombreux brillants solistes. Les deux plus impressionnants furent : 

- Ashlyn Parker sur Take the A train, Yesterday (Beatles), Herb song (Mickael Jackson) et Ed Peteren sur Get the Pocket (Jelly Roll Morton) ou Herb song.

-  Leon Brown qui intervint aussi longuement sur Get the Pucket et  Hey Hey on the bayou. 

Ricardo Pascal fut trés proche de Paul Gonzalves sur Take the A train.

La très belle et très intéressante chanteuse Nayo Jones n'intervint que sur Hit the road Jack et you know what I feel . Nayo, tu devrais chanter plus ! (Jeudi, elle était avec le Nojo 7 et n'a chanté aussi que deux titres dont The saints). Nous allons adresser une pétition à Adonis Rose... pour qu'il la mette plus en vedette.

Mickael Watson le crooner de l'orchestre chante Yesterday and You know what it means to leave New Orleans. Rajouter à cela un trés enlevé Sing, sing, sing... 

Nous avons passé un bon moment !

 

David Paquette (Photo)

JazzAscona à midi, il est de tradition d'aller écouter David Paquette au restaurant Otello. Il a changé de look et les cheveux courts lui vont très bien. 

Ce vendredi, il était accompagné par Philippe de Smet (sax), David Blenkhorn (gu) et Gianni Masotti (dr). Philippe de Smet que je ne connaissais que comme trombone a fourni une excellente réplique au sax.

C'est lorsqu'il a des invités que David est le plus heureux. Il retrouve son rôle d'accompagnateur où il excelle et ses jam-sessions improvisées dont il se délecte.

Ils ont joué un répertoire très classique : du début sur Someday Sweetheart, à la fin avec Rosetta chanté par Georges Washingmachine. Un très bon moment !

 

Dutch swing college band

C'est un très ancien orchestre qui nous vient d'Amsterdam et qui joue dixieland.

Son meilleur moment : les interprétations de Duke Ellington : Creole love call (avec 2 clarinettes) ou I let a song go out of my heart. Ils sont moins convaincants sur le blues : St Louis blues ou SOL blues de W. Handy , mais plein d'énergie sur Panama rag ou Bugle call rag.

Le public a énormément apprécié. Cela m'a rappelé un de mes premiers disques de jazz Sidney Bechet, le soir où l'on cassa l'Olympia  ... quand le public rugit de plaisir à l'annonce de chaque morceau.

 

Conclusion : Ce samedi soir sera le dernier soir. Le programme de la journée s'annonce excitant. Davell Crawford va-t-il apparaître ? Je vais aller ré- écouter Monique Thomas et Sand's 2B, un band dont je ne vous ai pas encore parlé. Je vous promet de le faire,  mais je ne vous dis pas à demain... car demain je voyagerai.

Jacques BESSE   - Membre du Hot Club de France

David Blenkhorn (gu) et David Paquette (p,voc) - Photo J.C. Ducommun - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir


 
HOT CLUB DE FRANCE 2019