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07/09/2012 - JAZZASCONA 2012 - REMERCIEMENTS 272
Au nom de toute l'équipe du Festival, je tiens à remercier le Hot Club de France et ses correspondants pour le soutien qu'ils ont accordé à JazzAscona 2012. C'est tout simplement merveilleux!

Les festivaliers internautes peuvent prolonger leur plaisir du festival, en allant visionner les nombreuses vidéos de concerts et d'interviews que nous avons mis en place sur le canal JazzAscona de Youtube.

Luca MARTINELLI - JazzAscona

02/09/2012 - STEPHANIE TRICK AU 14E FESTIVAL INTERNATIONAL DE BOOGIE WOOGIE À LAROQUEBROU 271

Ce qui me semble important de dire à propos de ce festival, c'est qu'il n'y a pas que des pianistes de boogie woogie.Tout ce qui se danse et qui swingue est au programme :le gospel, le blues, le jazz en petites formations et en big band et aussidu piano stride. Mais laissons la parole au directeur artistique, Jean-Paul Amouroux : ... Elle est très douée et elle va panacher les deux styles rois, le style stride : l'école de Harlem et le style boogie : l'école de Chicago ... Venue de Saint Louis Missouri, Stéphanie Trick !

Photo : Pierre Ingrin (Cliquez sur le visuel pour l'agrandir)

Sur la grande scène du Gymnase, elle a donné un très brillant et très convaincant concert. Son Jubelee Stomp (Duke Ellington) m'a particulièrement impressionné. Il sera intéressant de voir comment va évoluer cette jeune musicienne surdouée. Pour l'heure, elle s'amuse beaucoup à jouer stride ou boogie. Elle a le rire facile et ne semble pas traqueuse, je l'ai même trouvée, déjà très aguerrie musicalement. Preuve en est son sourire , qui ne la quitte que pendant les moments de grande virtuosité, et que François Desbrosses - notre incorrigible Président - lui remettant le Prix Nouveau Talent du Hot Club de France, a complimenté d'un when your're smilin', you're already swingin' !

Je l'ai aussi entendue partager un piano droit, d'abord avec l'Américain Chase Garrett et le Suisse Chris Conz, dans le restaurant de mon hôtel, proche de Laroquebrou. Puis avec l'allemand Axel Zwingenberger et d'autres pianistes, dans un bar de Laroquebrou. Mais une fois encore, ces rencontres de pianistes, totalement impromptues, ne sont qu'un des aspects de ce festival!

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France

26/08/2012 - BOOGIE WOOGIE DE LA ROQUEBROU 2012 - (2) MES COUPS DE COEUR 270

Cette 14e édition du Festival international de Boogie Woogie de Laroquebrou apporta aussi son lot habituel de coups de cœur et de révélations.

- Nicole Rochelle, chanteuse mais aussi danseuse et comédienne, souvent présente à Paris - notamment avec le Duke orchestra de Laurent Mignard - a obtenu un beau succès lors de son Show du troisième soir. Belle voix, beaucoup de sensibilité et de dynamisme. Un répertoire classique avec des versions personnelles qui font mouche à tous les coups, tel le Kansas City here I come.

Photo : Michel Lalanne (Cliquez sur le visuel pour l'agrandir)

- Chase Garrett, âgé seulement de 23 ans, et déjà un jeu bien maîtrisé, une aisance et une décontraction superbes. Un surdoué OEUn set bref le premier soir et, ensuite, des heures à jouer, de jour comme de nuit dans les cafés du village en compagnie de deux de ses modèles européens : Axel Zwingenberger et Julian Phillips. Une heureuse découverte? très appréciée.

- Le Boogie Big Band de Jean-Paul Amouroux, un orchestre de 13 musiciens formé pour le festival par Jean-Paul Amouroux, qui en est le pianiste et le leader. Un programme axé évidemment sur le Boogie Woogie, avec d'excellents arrangements dus à Jean-Paul Dumontier : Yancey Special, Roll'Em (M.L.Williams), Night Train, Sugar Blues... interprétés, entre autres, par Claude Braud - en belle forme - François Penot, Didier Desbois et les deux trompettes Jérôme Etcheberry et Gilles Berthenet.
Des souhaits sous forme d'interrogations :
- Quel avenir pour cette formation ? Recevra-t-elle les propositions de concerts qu'elle mérite ?
- Que vont devenir les 80 minutes de ce superbe concert enregistré ? Ce serait une gourmandise de pouvoir réécouter cette musique !

D'ores et déjà, l'annonce de la reprogrammation de ce Boogie Big Band de Jean-Paul Amouroux au prochain festival, serait une excellente promotion pour la 15e édition du Festival international de Boogie Woogie de Laroquebrou, qui se déroulera du jeudi 8 au dimanche 11 août de 2013.

Michel LALANNE Vice-Président du Bordeaux Hot Club

24/08/2012 - BOOGIE WOOGIE DE LA ROQUEBROU 2012 - (1) DES CONFIRMATIONS 269

La 14e édition du Festival International de Boogie Woogie de Laroquebrou - 9 au 12 Août 2012 - a attiré, une nouvelle fois, un public nombreux et ravi.
Comme tous les ans, de nombreuses pointures - choisies par Jean-Paul Amouroux, directeur artistique - étaient présentes pour ce long week-end dans le Cantal, ce qui nous a permis d'avoir la confirmation du réel talent de certains :

- Axel Zwingenberger : le meilleur pianiste de Boogie du monde, avec près de 40 ans de carrière, plus de 30 CDs et ?200 concerts pas an. Comme à son habitude, il a proposé un set brillant, riche et varié, qu'il prolongea longuement avec des after hours déchaînées.
- 3 For Swing : le trio français dont on parle. Jacques Schneck (p), Christophe Davot (gu,voc) et Enzo Mucci (b) ont choisi d'interpréter le répertoire de Nat King Cole. Pari délicat mais réussi, si on en croit le public à la fin de leur set.
- Benoît de Flamesnil : Coup de chapeau également à ce tromboniste, présent chaque soir, et toujours performant dans tous les contextes où il s'est produit : avec le Toot Vapeur de Christian Vaudecranne, le Boogie Big Band de Jean-Paul Amouroux, Olivier Franc Quintet et... à l'accompagnement de la chanteuse Nicole Rochelle.
- Chris Conz : Découvert à Laroquebrou en 2004, ce jeune pianiste suisse a mûri. Son jeu est maintenant un mélange réussi entre finesse et énergie. Proche de son compatriote Silvan Zingg, il a excellé dans les duos à deux pianos.
- Julian Fingers Phillips* : Comment ne pas citer ce pianiste anglais - naturalisé cantalien - non programmé, mais encore présent cette année ! De onze heures du matin à trois heures du matin, il jouait dans les cafés Le Joker et Le 107, rendez-vous incontournables des fans de Boogie.
Il était venu avec son fidèle Chris Davidson (basse à une corde) et Big John Carter, son partenaire habituel pour les duos. S'étaient joints à eux : le jeune Tom Lower - déjà présent en 2010 - Ecco Rijken Rapp (NL) pour un soir et James Goodwin découvert cette année.
Selon la formule consacrée : Alors là, nous étions bien à Laroquebrou, la Boogie City !

Michel LALANNE Vice-Président du Bordeaux Hot Club

Note du site :* Julian Fingers Phillips organise chaque année, en Angleterre, un Festival de Boogie Woogie à Stuminster-Newton (Dorset).
En 2013, ce sera les 5, 6 et 7 Juillet.

22/08/2012 - STEPHANIE TRICK A LAROQUEBROU 268
Profitant de la présence de la jeune pianiste américaine Stéphanie Trick, au 14e Festival international de Boogie Woogie de Laroquebrou, François Debrosses - président du Hot Club de France - lui a remis officiellement, sur la scène du festival, le Prix Nouveau Talent 2011 qui lui a été attribué par le Hot Club de France.
(Cliquez sur le visuel pour l'agrandir)

Comme son appellation Nouveau Talent le précise, il s'agit là d'un prix d'encouragement pour une pianiste stride, chez qui les spécialistes du Hot Club de France ont détecté de grandes potentialités, au travers des interprétations de son CD Live at The Sheldon Concert Hall.

Il faut noter qu'au festival de Laroquebrou, Stéphanie Trick fut tout d'abord présentée, le vendredi soir, dans un style - le boogie woogie - qui n'est pas fondamentalement sa spécialité. L'expérience était intéressante mais un peu risquée, car Stéphanie Trick est avant tout une pianiste stride. Elle assuma, notamment grâce au soutien attentif de Jean-Paul Amouroux. Mais, nous savons qu'il est rare d'exceller dans ces deux styles - stride et boogie - qui sont si différents.

Le Samedi soir, nous avons pu l'entendre en stride, sur la scène du festival, et constater qu'elle a progressé par rapport à son enregistrement de 2010. Son jeu, qui manque peut-être encore parfois de chaleur, est très précis. Son toucher, léger et nuancé, se rapprochant actuellement, me semble-t-il, plus de celui de Bernt Lhotzky que de celui de son mentor Louis Mazetier.

Et puis, il y a son sourire éclatant, son regard complice tourné vers un public qu'elle sait honorer et qui l'a beaucoup applaudie.

Pierre ROBIN - Membre du Hot Club de France

Note du Site : Il existe maintenant une
version DVD de l'enregistrement de Stephanie Trick Live at The Sheldon Concert Hall (Autoproduit), qui contient aussi des extraits d'autres concerts de Stephanie Trick.

07/08/2012 - DU SWING AU RÉTRO ROCKIN' DU MONT-DORE (F.63)267

Le programme concocté, du 26 au 29 Juillet 2012, par les deux directeurs artistiques - Thibaut Chopin et Stéphane Barral- tournait autour du rockabilly et de la musique d'Elvis Presley. Musique pour laquelle, a priori, je ne me déplace pas ! Mais, les deux compères comptent aussi parmi les meilleurs contrebassistes de blues et de jazz.

Ainsi, ai-je pu écouter trois orchestres qui ne m'ont pas ennuyé un seul instant : Buck Cherry avec Rocking Malek, Suzie Blackstone and The Nice Fellows et Drew Davies Rhythm Combo.Ces trois orchestres étaient propulsés par deux rythmiques capables d'un grand swing, pour peu que les morceaux s'y prêtent : Stéphane Barral(b), Pascal Delmas (dr), Stan Noubard Pacha (gu) avec Rocking Malek et Suzie Blackstone ; Thibaut Chopin(b), Simon Boyer(dr), Pascal Fouquet(gu) avec Drew Davies.

J'ai fait,à ce festival, certaines découvertes que j'irai revoir à la première occasion :
- Pascal Delmas (dr) qui a fini par effacer mon désappointement de ne pas trouver Guillaume Nouaux, initialement prévu.
- Rocking Malek, qui chanta Chuck Berry, mais qui fut encore meilleur dans le répertoire de Louis Jordan. Par exemple, Saturday Night Fish Fry, que j'ai entendu trois fois. Et, chaque fois, avec une partie de guitare de Stan Noubard Pacha pleine de drive et de swing.
- Suzie Blackstone, chanteuse qui swingue aussi ses balais, sa caisse claire, et son tambourin. C'est une animatrice énergisante qui se calme, juste un tout petit peu, pour l'introduction de Am I Blue ?. Et, des duos vocaux, d'une très belle facture, avec Matthieu Boré (p,gu,voc). Le dynamisme de Suzie Blackstone et de Matthieu Boré est on ne peut plus réjouissant, quel que soit le style du morceau.

J'ai aussi eu la confirmation de l'excellence de Drew Davies (ts, voc) et de tous ses musiciens qui peuvent, entre autres choses, swinguer des riffs sur le blues... jusqu'au bout de la nuit : Pascal Fouquet (gu), Fabien Saussaye (p) et Jean-Marc Labbé (bs ? et quel danseur !).

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France

02/08/2012 - A L'HIPPOCAMPUS 266
Bonne nouvelle ! Après un semestre d'une gérance hasardeuse, le restaurant-Jazz Club L'Hippocampus a été repris en main par sesfondateurs: Pascal et Pascaline Viot, de vrais passionnés de Jazz authentique.
On peut être sûr que l'endroit va retrouver l'ambiancequi a fait sa renommée, les musiciens jouant littéralement au milieu du public.

Michel MARDIGUIAN - Clarinet Unlimited

01/08/2012 - JAZZ DRUMS LEGACY - LE LANGAGE DE LA BATTERIE JAZZ 265

Le premier livre du batteur Guillaume Nouaux, Jazz Drums Legacy, Le langage de la batterie jazz, vient de paraître chez2Mc éditions .
D'après une sélection de trente batteurs, parmi les plus représentatifs de leur époque - Baby Dods, Zutty Singleton, Ray Bauduc, Chick Web, Sidney Catlett... - ce livre traite de différents aspects stylistiques et musicaux de la batterie jazz. Il aborde également, en dix chapitres, des points clés afin d'aider à développer une approche plus musicale de la batterie. Le tout est agrémenté de nombreuses réflexions, points de vue et conseils des maîtres batteurs.

Cet ouvrage s'adresse avant tout aux étudiants batteurs possédant déjà des bases techniques sur l'instrument et désirant apprendre, comprendre et perfectionner leur jeu dans l'univers du jazz. Il s'adresse aussi aux professeurs de batterie recherchant un support pédagogique pour le travail spécifique du jazz auprès de leurs élèves. Ainsi qu'à tous les batteurs qu'ils soient amateurs ou professionnels, désireux d'enrichir leurs connaissances et leur vocabulaire dans ce domaine.

(Cliquez sur le visuel pour l'agrandir)

Ne croyez pas que ce livre soit uniquement celui d'un batteur qui s'adresse à d'autres batteurs... Bien sûr, il s'adresse à ses collègues, mais pas seulement. Guillaume Nouaux est un grand artiste qui, au-delà des styles et des frontières musicales, fait passer dans cet ouvrage un message de référence et d'héritage que tout musicien de jazz qui se respecte se doit de lire. Nos aînés nous ont montré la voie, Guillaume Nouaux nous le rappelle et nous ramène dans le droit chemin. Merci... - François LAUDET - Batteur et Chef d'orchestre

25/07/2012 - AU 13e JAZZ IN SANGUINET - TROIS SAXOPHONISTES AMERICAINS 264
Le 13e festival Jazz in Sanguinet (F.40) se déroula du 19 au 22 juillet 2012.La soirée du vendredi 20 juillet fut consacrée à la présentation de trois saxophonistes américains. Ils étaient accompagnés par le quartet du vibraphoniste Dary Doriz - avec Philippe Duchemin (p), Patricia Lebeugle (b) et Didier Dorise (dr) - qui s'adapta parfaitement aux particularités musicales de chacun des souffleurs.En ouverture, Gary Wiggins, un ténor puissant au jeu inspiré par les Honkers et Big Jay Mc Neely. Puis, arriva Mariannick Saint Céran, dynamique et souriante, avec un répertoire composé de standards, dont Perdido - bons solos de Wiggins (ts) et de Duchemin (p) - Pour le rappel, Mack the Knife lui valut une jolie standing ovation.Après l'entracte, entrée des deux têtes d'affiche : Bob Wilber, puis Scott Hamilton.Bob Wilber - 84 ans cette année - fait partager à la salle son évident plaisir à jouer du saxo-soprano - mais aussi beaucoup de clarinette - à diriger et à expliquer. Une page de l'histoire du jazz présente sur scène. Spécial guest : Joanne Pug Horton (voc), son épouse.Scott Hamilton, saxo-ténor très attendu, fut plus Websterien que jamais. Cinq thèmes en tout, mais superbement présentés et développés. Instants rares!Pour le final, réunion des trois saxos, avec un Route 66 très classique, mais de bonne tenue ? Comme l'ensemble de la soirée!Michel LALANNE Vice-Président du Bordeaux Hot Club
18/07/2012 JAZZASCONA 2012- CLAP DE FIN (2)- HEUREUSES DÉCOUVERTES ... et des petits regrets aussi 263


- La palme de l'heureuse surprise revient, à notre avis, à Champian Fulton, son trio et leur invité permanent Nick Hempton (ts,as). La pianiste et chanteuse excelle dans un répertoire classique, avec l'aide inestimable de son batteur Fukushi Taïnaka (re-découverte). Le saxophoniste australien Nick Hempton peut passer d'un style à l'autre sans difficulté.

Mentions aussi à:
- The Australians, solide et swingant septet, et ses deux leaders : le trompettiste Bob Henderson et le tromboniste Dan Barrett ;
- Davina (Sowers), pianiste et chanteuse et son quartet - The Vagabonds - qui s'expriment dans un style voisin de celui des années 50-60 à La Nouvelle Orléans ;
- Christina Jaccard et Dave Ruosch, élégant tandem, vainqueur du Swiss Jazz Award et, donc invités l'année prochaine.
- Mais, une déception de taille : Le concert très attendu d'Irma Thomas, rendu quasiment inaudible par une sonorisation inadaptée, les basses étant poussées au-delà du raisonnable. Comme ce fut le cas souvent au JazzClubTorre.

- Un espoir pour demain : Lors du point presse final, notre ami Félix W. Sportis - Jazz Hot - a interrogé Nicolas Gilliet sur l'éventualité de profiter de la présence de pointures - comme cette année Aaron Diehl, Paolo Alderighi et Ehud Asherie - pour organiser, l'an prochain, des happy hours de piano-solo dans le Chiostro Papo (cloître). Judicieuse suggestion, qui reçut une réponse imprécise. Mais, la porte ne nous a pas semblé être définitivement fermée? Et, pourquoi pas, sur la scène de Chiesa? À suivre de près.

Pour finir, félicitons Nicolas Gilliet - le sympathique directeur artistique - et Luca Martinelli, responsable Presse et Promotion, indispensables chevilles ouvrières d'une manifestation que l'on peut qualifier d'unique, grâce à une programmation séduisante, parfaitement ciblée et renouvelée chaque année. Ce qui n'est pas une mince tâche !

Michel LALANNE et Jacques BESSE

PS: Uncle Lionel Batiste fut le bass drummer et le co-leader du célèbre Treme Brass Band. Paré du titre de Grand Marshal, il fut à Ascona - pendant des années et jusque l'an dernier - en tête des défilés et des processions, l'une des figures incontournables du Festival. Il y reçut l'Ascona Jazz Award 2011. Il s'est éteint à La Nouvelle Orléans le 8 juillet 2012, cinq mois après un de nos sax préféré, Red Holloway, autre habitué de JazzAscona. Sad news!

17/07/2012 - JAZZASCONA 2012 - CLAP DE FIN (1)- NOS PRÉFÉRÉS 262


Événement majeur en Europe, JazzAscona annonce clairement ses intentions, ce sont : JazzNewOrleans and Classics.
Ces 11 jours (21 juin au 1er juillet) ont rassemblé plus de 60 000 spectateurs dans la petite cité touristique du Tessin au bord du lac Majeur.L'édition 2012, avec sa devise ellingtonienne Sophisticated Lady restera un bon millésime avec une affiche, comme chaque année, riche et variée : 300 musiciens venus du monde entier , 200 concerts sur les six scènes principales et dans de nombreux restaurants.

Nos préférences pour les formations sont allées vers :
?The Ladies of Swing : Nicki Parrott (cb) et Bria Skonberg (tp ,voc) ont animé, chaque jour avec maestria, charme, conviction et talent, un groupe à géométrie variable (de 3 à 8 musiciens). Principal invité : Warren Vaché, excellent dans tous les sets et quelle belle sonorité! Mais aussi Guillaume Nouaux(dr), David Blenkhorn (gu), Ehud Asherie (p) et George Washingmachine (violon).
?Niki Haris et Wycliffe Gordon Quartet : Un retour réclamé et acclamé par le public. Un programme largement renouvelé et un Wycliffe époustouflant, à la trompette, dans son hommage à Louis Armstrong.
?Lillian Boutté et son Gumbo Zaïre : Une institution, inimitable et irremplaçable. Un invité permanent : le puissant saxophoniste ténor Pee Wee Ellis - ex James Brown - rare sur les scènes françaises.
?Gunhild Carling et la Carling Family : un orchestre suédois tout à la fois original, dynamique et sympathique à l'instar de son leader, une jeune femme qui alterne avec succès trombone et trompette. Le groupe a reçu le 2012 Audience Award » et sera ainsi invité l'année prochaine.

Pour les individualités, nous avons particulièrement apprécié :
?Jon Faddis et Warren Vaché : Ces patrons trompettistes de haut vol, avaient cette année un rôle inhabituel pour eux, celui de l'invité. Exercice délicat mais parfaitement tenu.
?Germaine Bazzle - la sémillante octogénaire - une des icônes de New Orleans. Premier concert, premier air : In a Mellow Tone et, au bout de 30 secondes, l'assistance chavirait. Voilà notre Sophisticated Lady !
- Photo : Jacques Besse -
(Cliquez sur la photo de Germaine Bazzle pour l'agrandir)

?Aaron Diehl et Ehud Asherie : Deux jeunes pianistes, brillants dans tous les contextes. Déjà remarqués - et signalés - en 2010.

Et puis, n'oublions pas les prestations : des français Guillaume Nouaux, Aurélie Tropez, Nicolas Montier, Jérôme Etcheberry, Tricia Evy, Julie Saury, Jacques Schneck ... des américains Herlin Riley ou Ronell Johnson (tb), de l'allemand Norbert Süsemihl (tp) , des saxophonistes italiens Vitorio Castelli et Luca Valoti , de la chanteuse-pianiste romaine Sylvia Manco . La liste n'est pas close ...

Michel LALANNE et Jacques BESSE

09/07/2012 - HISTOIRE DES FESTIVALS DE JAZZ 261
Ce matin, 9 juillet 2012 à 9h06, sur la Radio France-Culture, l'émission La fabrique de l'Histoire d'Emmanuel Laurentin était consacrée à l'Histoire des Festivals de Jazz, au travers d'un entretien avec un invité : André Francis .
Hugues Panassié y est cité et reconnu comme étant le premier programmateur d'un festival de Jazz : Nice 1948. Ce que, bien entendu, nous n'ignorions pas.

Cette émission, de 53 minutes, peut être réécoutée sur internet, et enregistrée en baladodiffusion (podcast).

Pour ma part, je regrette de constater que ces émissions, basées sur des enregistrements de l'ORTF, ne comportent pas d'inédits, alors qu'il en existe que j'ai pu écouter.
L'INA les conserve-t-il jalousement? Ces inédits sont-ils protégés et interdits à la diffusion? À ce sujet, en début d'émission André Francis fait allusion aux problèmes suscités par des Ayant Droits, notamment américains ?

Michel GOUY DE JOIGNY

04/07/2012 - EN DIRECT DE JAZZASCONA (10) - SAMEDI, 30 JUIN 2012 260


Carling Family :C'est qui ? C'est quoi ? C'est ? neuf musiciens, dont sept ont pour patronyme Carling auxquels s'ajoutent deux invités Matthias Uneback (b) et Henrik Johnson (tb). Cet orchestre suédois, qui a vu le jour dans les années 80, propose un répertoire inspiré de la musique des années 20 et 30 -puisé dans les styles Chicago, Dixieland et New Orleans - et cherche à ressembler aux vaudevilles de l'époque (danses variées, numéros de jonglages). À ceci, il faut ajouter un sujet visuel, les permutations très fréquentes de postes, puisque chacun des principaux solistes joue de 2, 3, voire de 4 instruments différents.
La direction d'ensemble est assurée aujourd'hui par Gunhild Carling, une jeune femme dynamique, excellente joueuse de trombone, qui est dans le circuit professionnel depuis une quinzaine d'années.
Pour leur dernier et généreux concert à Ascona - 20 thèmes - nous avons apprécié leurs interprétations sur Swing That music, I cover the waterfront, After you've gone, Basin Street blues, Ain't misbehavin, Drum Boogie, qui, outre le leader, ont mis en valeur : Hans Carling (le père) à la trompette, le saxo Max Carling (le frère) et le trombone Henrik Johnson.
Musique gaie et entreprenante - majorité sur tempos rapides - joie des exécutants, plus quelques gags. Et, à la fin, descente dans le public. Un très gros succès populaire, amplement justifié !

- Photo : Jacques Besse -
De gauche à droite : Bria Skonberg (tp), Nicki Parrott (b, voc),Gunhild Carling (tb)
Les 3 blondes du Jazz (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Tournée des podiums le long du lac, , pour écouter une ultime fois :
- Bria Skonberg (tp), Nicki Parrott (b, voc) avec Paolo Alderighi (p) et une participation sur deux morceaux de Gunhild Carling ;
- Jon Faddis et les jeunes gens de l'Université de Stanford, avec un solo du maître sur Tin Tin Deo dans le suraigu.
- Niki Haris, magnifique, dynamique et émouvante ? sous les yeux de Nicolas Gillet.

Davina and the Vagabonds :Concert de clôture. Davina Sowers attaque au piano Ain't that a shame . Mais, une fois encore, on n'entend pas le piano à Torre. Ce sera réglé, deux morceaux plus tard. Davina et ses vagabonds nous emmènent au bout de la nuit de la Nouvelle Orléans, sur la musique de Fats Domino et du Professor Longhair.
Une découverte, que cet orchestre de très jeunes musiciens du Minnesota, avec de bons solistes : Davina Sowers, elle-même, (voc, p),et aussi le trompette Daniel Eikmeier et le bassiste-chanteur Michael Carvale.

À l'année prochaine, et longue vie à JazzAscona.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - depuis l'hôtel Garni Sport d'Ascona.
En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

02/07/2012 - LES REPORTERS DU HOT CLUB DE FRANCE A JAZZASCONA 2012 259
La semaine dernière à Ascona, me promenant entre deux sets, j'ai enfin pu découvrir la tanière secrète des trois envoyés spéciaux du HCF, chargés de la couverture du Festival JazzAscona 2012.

- Photo : Bernard Jouan -
De gauche à droite : Jacques Besse, Michel Lalanne, Christian Sabouret - (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Ils traquent jour et nuit, quasiment au péril de leurs vies, le moindre chorus, la plus infime note bleue. Ils ne veulent rien manquer.
Avides de scoops, ils s'infiltrent sous chaque chapiteau. Leurs oreilles de connaisseurs, grandes ouvertes, avalent tout solo immédiatement analysé, apprécié, commenté et classifié. Pour notre très grande satisfaction.
Un travail de pro qui se devait d'être salué.

Bernard JOUAN - Président du Jazz Hot Club Bassin Arcachon (JHCBA)

Note du Site : Jacques Besse et Michel Lalanne communiquaient, chaque jour, leurs impressions et coups de cœur . Ceux-ci sont publiés, en exclusivité, sur cette page Forum-Réagir du site internet du Hot Club de France (lire leurs 9 messages, ci-dessous) .
Christian Sabouret, lui, prépare un compte-rendu détaillé de JazzAscona 2012. Il sera publié dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF.

29/06/2012 - EN DIRECT DE JAZZASCONA (9) - Vendredi, 29 JUIN 2012 258


Stanford University Jazz Orchestra, directed by Frederick Berry and featuring Jon Faddis.
Vedette incontestée de l'édition 2011, Jon Faddis n'a pas eu droit cette année à la grande scène et doit se contenter de sites plus modestes. Ingratitude humaine ! Pourtant le trompettiste n'a rien perdu de ses qualités : Inventivité, technique époustouflante et sens inné de la scène.
Il est entouré par l'orchestre de l'Université de Stanford, futurs cadres dirigeants de la société américaine capables de tout lire. Ils sont aussi, par moments, intéressants improvisateurs tels : les ténors Ben Blankenmeister et Scott Takahashi, Alec Eckstein à l'alto, Sophie Miller au saxo baryton ou le pianiste Jakob Wittenberg.
Le répertoire est un hommage aux grands trompettistes. Nous avons retenu Carmelos by the freeway et Missing You pour le big band . Puis avec le maître : Portrait of Louis Armstrong, Jordu de Duke Jordan. Et, final dans le suraigu, avec sept trompettes pour un Manteca impressionnant.
Jubilatoire !

Sherrita Duran Gospel Ensemble
L'église du Collégio Papio est toujours remplie pour le traditionnel concert de gospel. Hélas! Comme les années passées, la technique n'est pas à la hauteur des artistes. Nous ne commenterons donc pas ce concert où les échos sonores, divers et divergents, ne nous ont pas permis d'apprécier la qualité du groupe.
Sherrita nous a toutefois semblé avoir plus de qualités comme chanteuse lyrique classique que comme chanteuse soul.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - depuis l'hôtel Garni Sport d'Ascona.
En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

28/06/2012 - EN DIRECT DE JAZZASCONA (8) - Jeudi, 28 JUIN 2012 257
LE CLAN DES AUSTRALIENS

Arrivée multiple cette année de musiciens Australiens, plusieurs nous sont déjà connus et d'autres furent des découvertes heureuses.
Pour certains, la meilleure formation est, à ce jour, celle constituée autour de Nicki Parrott contrebassiste - née à Newcastle, Australie, émigrée à NewYork - qui comprend : David Blenkhorn guitare (émigré en Gironde), George Washingmachine violon et vocal, et un petit nouveau : Nick Hempton, ténor et alto. L'une de nos frustrations de 2011 avait été le faible temps passé sur scène par George Washingmachine. Cette fois, il a eu droit à toute la place qu'il mérite : présent tout au long du festival.
Ce sont les compères favoris de Warren Vaché, que nous savons être difficile dans le choix de ses partenaires.

- Photo : Jacques Besse -
Warren Vache (cnt), heureux en si bonne compagnie - Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

The Australians : Septet qui joue un répertoire mainstream ,avec fougue, sous la direction du batteur Antony Howe - déjà rencontré à Ascona - et dont le soliste principal est le trombone Dan Barrett. Petit transfuge, classé citoyen australien d'honneur, le très bon pianiste hollandais Harry Kanters, résident en Suisse, est un habitué d'Ascona.
Et enfin, le sympathique Sébastien Girardot (émigré à Paris), qui assure tous les soirs la partie de basse aux jams sessions de l'hôtel Tamaro.

QUELQUES AUTRES DÉCOUVERTES :

La chanteuse romaine Sylvia Manco, venue avec ses musiciens habituels : Nous citerons l'excellent saxo ténor Luca Velotti, au swing solide et plein de punch et Humberto Amesquita (originaire du Pérou) qui nous a donné quelques solos saignants au trombone. Sylvia chante les standards américains, en s'accompagnant au piano dans un style original inspiré de Teddy Wilson, ce qui surprend lorsqu'elle interprète les airs de Fats Waller : I'm gonna sit right down?. Hors des sentiers battus un hommage à Ray Charles sur One mint julep ? chanté !

Charly Antolini and the jazz ladies :Charly Antolini,le toujours jeune batteur Suisse (75 ans !) s'est entouré d'un quatuor de dames. À coté de Lindy Huppersberg - déjà vue à Ascona avec Patrick Artero et Mathias Seuffert - trois découvertes :
-La jeune pianiste coréenne Gee Hye Lee, à qui on peut prédire un bel avenir,
-La saxophoniste Stéphanie Lottermoser (de Munich), dont nous avons apprécié son long solo sur Girl Talk et,
-La chanteuse Nina Michelle (Canada) à la belle voix rauque.
Un Stéphanie et Nina a fini le set par une surprenante imitation des Andrew Sisters sur Bei mir bist du schön.
Un petit groupe qui dégage une joie de vivre communicative.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - depuis l'hôtel Garni Sport d'Ascona.
En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

27/06/2012 - EN DIRECT DE JAZZASCONA (7) - MERCREDI, 27 JUIN 2012 Irma Thomas 256
Soul Queen of New Orleans
L'une des légendes vivantes de la soul et du rythm and blues est venue recevoir l'Ascona Jazz Award 2012 et a donné un concert - annoncé unique en Europe - accompagnée de son orchestre habituel, composé de musiciens d'expérience .
Elle a chanté ses succés de toujours : You can have my husband but don't mess with my man, Ruler of my heart, It's raining, Time is on my side, plus des classiques de la soul music, tels Please, please, please.
Les méfaits de l'électronique ont fait qu'elle a, à un moment du concert, repris la liste des morceaux depuis le début! Heureusement, comme la balance de la deuxième partie était bien meilleure que celle de la première, nous n'en avons pas trop souffert.

Lillian Boutté Gumbo Zaïre, featuring Pee Wee Ellis
Autre reine de la soirée, Lillian Boutté from New Orleans (sic) avec, pour partenaire principal, le saxophoniste ténor Pee Wee Ellis, connu pour sa longue participation dans l'orchestre de James Brown. Ce petit bout de femme a, comme de coutume, enthousiasmé un public certes conquis d'avance mais qui retrouve sa chanteuse préférée, en Suisse, tous les mois de juin.
Un répertoire typiquement louisianais où alternent grands standards du genre Do you know what it means?, et thèmes puisés dans le melting-pot musical louisianais. Ils furent rejoints par les musiciens d'Irma Thomas et par le pianiste Davis Rogan, pour une jam-session d'enfer sur Bare footing. Exceptionnel moment.

Ceux Qui Marchent Debout
La fanfare française Ceux Qui Marchent Debout joue dans un style résolument funk, dont l'esthétique est un peu en dehors des canons de ce site. Inspirée par la musique des rues de la Nouvelle-Orléans, ils ont été, eux aussi, rejoints par les musiciens d'Irma Thomas qui ont joué une heure avec eux. On avait du mal à imaginer qu'ils ne s'étaient jamais rencontrés. Le trompettiste Percy Lee Williams, le saxophoniste Emile Hall, le pianiste Warner Joseph Williams(dans des conditions difficiles) et le batteur Larry Campbell nous ont montré, dans ce contexte ouvert, qu'ils avaient des capacités allant au-delà de l'accompagnement, très professionnel, d'une grande vedette.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - depuis l'hôtel Garni Sport d'Ascona.
En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

26/06/2012 - EN DIRECT DE JAZZASCONA (6) - MARDI, 26 JUIN 2012 - NICKI ET NIKI 255


Nicki Parrott Choice
Le choix de Nicki est de retrouver sur scène ses amis australiens, aujourd'hui il s'agit du violoniste George Washingmachine et du guitariste Dave Blenkhorn - partenaires de ses jeunes années à Sidney - auquels s'ajoute le pianiste italien Paolo Alderighi. Nous avons déjà parlé de Nicki Parrott et, donc attardons nous sur ses accompagnateurs :
- Photo : Jacques Besse -
Nicki Parrott(b) et Georges Washingmachine (viol,voc) (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

- Paolo, fraîchement débarqué à Ascona, connu comme spécialiste de stride, nous a surpris par l'évolution de son jeu vers un certain dépouillement, proche de Teddy Wilson.
- George, notre crooner de service, est toujours aussi agréable à écouter au violon, tant en soliste qu'en accompagnateur. Son joli jeu est dans la tradition d'Eddie South et Stéphane Grapelly.
- David véritable métronome a évoqué Charly Christian sur Seven come eleven.
Le set s'est terminé avec la présence sur les deux derniers thèmes de Nicolas Montier, qui s'est déchaîné au ténor. Hélas, il n'est programmé qu'à la guitare pendant ce festival.

Niki Haris Quartet featuring Wycliffe Gordon
Niki a été retardée par les connections aériennes entre les Etats-Unis et Ascona ! Elle n'a donc pu chanter qu'au cours du second set. Mais, quel professionnalisme, quel punch ! Elle nous a enchantés, une fois de plus, sur des balades : Gee baby, This can't be love ou le très romantique Oops ! Son final déchaîné sur le Down hearted blues, nous fait regretter, une fois de plus, qu'elle ne chante pas plus souvent le blues.
Le quartet, qui nous a irrités pendant le premier set, en attendant Niki Harris - quasiment en dehors de l'esthétique attendue à Ascona - a fourni un superbe accompagnement à la chanteuse. Nous avons alors été heureux de retrouver le pianiste Aaron Diehl, Wycliffe Gordon et Herlin Riley, dans des rôles qu'ils avaient si bien tenus, il y a deux ans ici même.
Une anecdote : L'amour de Herlin pour Ascona, qui fait en ce moment la navette tous les jours entre Paris,où il enregistre un disque avec Ahmad Jamal, et Ascona où, le soir, il nous éblouit sur la scène.

Butterscotch
Antoinette Clinton, dite Butterscotch, est une jeune artiste qui s'est fait comme spécialité d'accompagner son jeu au piano, ou à la guitare,avec ses cordes vocales qui jouent une partie de batterie et de basse (technique dite de beatboxing). Le résultat est extrêmement surprenant, le travail à accomplir étant considérable.
Nous avons retenu sa version de My funny Valentine au piano. Qu'en pensez-vous ?

Michel LALANNE et Jacques BESSE - depuis l'hôtel Garni Sport d'Ascona.
En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

26/06/2012 - EN DIRECT DE JAZZASCONA (5) - LUNDI, 25 JUIN 2012 - NEW ORLEANS DAY 254
DES VÉTÉRANS ET UNE BELLE RELÈVE

Nous choisissons de consacrer cette journée à une revue des quatre orchestres de la Nouvelle Orléans présents à Ascona.

ReGeneration of New Orleans Brass Band : Des vétérans d'Ascona, de moins de 30 ans, animent les rues et les entractes, avec fougue et talent - Grande décontraction et grand professionnalisme - avec, à leur tête, le puissant trompette Stephen Lands et le brillant tromboniste Michael Watson.

Mark Brooks Quartet with the New Orleans Ladies : Nous avons déjà dit le plus grand bien de Germaine Bazzle, la véritable Sophisticated Lady d'Ascona (en particulier dans sa version de? Sophisticated Lady). Le ténor Brent Rose nous a agréablement surpris en solo sur Girl Talk et en accompagnant, avec goût, les deux chanteuses. Remercions le leader d'avoir su organiser un groupe intéressant, où Mark impose sa vision personnelle des parties vocales (les siennes et celles des chanteuses). Une grande diversité dans le choix du répertoire et des moyens d'expression (jazz, blues, scat, imitation des instruments...). Anaïs StJohn, une des découvertes nous semble plus à l'aise sur les standards de jazz (Nigth and Day ou All of me) que sur le blues. C'est aussi une spectaculaire danseuse !

Norbert Süsemihl, A night on Frenchmen street : Norbert , dont c'était le retour en Suisse, est resté fidèle au style des années 20 et 30, dans lequel il excelle vraiment. Pour illustrer cette période, il s'entoure du solide batteur Thomas Altmann et de quatre très jeunes et talentueux musiciens :
- Le bon bassiste Kerry Lewis, l'habitué d'Ascona,
- Le prometteur clarinettiste et saxophoniste Gregory Agid,
-La pianiste Shaye Cohn. Bon sang ne saurait mentir, Shaye Cohn est la petite fille du grand Al Cohn et la fille du guitariste Joe Cohn .

- Photo : Jacques Besse -
La pianiste Shaye Cohn (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Elle est à la fois une spécialiste de Jelly Roll Morton et pratique, avec dextérité, le stride (Down in Honky Tonk town).
-La controversée chanteuse Erika Lewis - une petite blonde, un peu raide et mal fagotée - , avec toutefois une voix qui sort de l'ordinaire et de bonnes inflexions, dans le style du blues d'autrefois. Nous l'avons beaucoup aimée, mais certains de nos amis pas du tout.
Un surprenant mais attachant gumbo!

Message personnel : Shaye, joue nous un peu de cornet sur scène, comme à la jam de l'hôtel Tamaro!

Tommy Sancton's New Orleans Legacy Band: Un orchestre de sept musiciens qui a opté volontairement pour un répertoire des plus traditionnels. Pour cette tournée, le clarinettiste Tommy Sancton a choisi le trompettiste Clive Wilson, le très exubérant trombone Ronnel Johnson, Walter Harris - Encore un très bon batteur de NO que nous ne connaissions pas ! - et les vétérans Lars Edegran au piano et Richard Moten à la basse.
Une mention spéciale pour la chanteuse Denise Gordon qui ammène une petite touche antillaise, indispensable au melting-pot néo-orléanais.

Une fois de plus, que de nouvelles têtes et que de vitalité dans cette cité, pourtant lourdement frappée, qu'est New Orleans.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - depuis l'hôtel Garni Sport d'Ascona.
En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

25/06/2012 LA DANSE ET LE JAZZ A CHATEL-GUYON, JAZZ AUX SOURCES 2012 253

Le Jazz ? Quand il est là, Monsieur Tout-le monde a envie de prendre Madame Tout-le-monde par la main, et de l'entraîner sur la piste de danse!
À Châtel-Guyon, au bien nommé Festival Jazz Aux Sources, Monsieur et Madame Tout-le-monde s'en donnaient à cœur joie . Pas seulement sur la piste de danse du podium, mais aussi dans les bars et restaurants, sur les trottoirs, sur la route et sur le bas-côté du kiosque.Même pendant la très grosse pluie d'orage qui s'est invitée pendant le set de Pink Turtle sur le podium, les danseurs n'ont pas déserté la piste de danse. Encore plus étonnant: pendant cette pluie battante, des spectateurs sont restés assis, stoïques, sur les gradins, sous des parapluies ! L'orage ? Même pas peur!

Parmi les danseurs professionnels, j'ai surtout été séduit par Le petit 36 de la claquettiste Odile Dodard : un nom à retenir.

Pour accompagner les danseurs, j'ai particulièrement aimé : Le Hot Berries Quartet de Jérôme Etcheberry - Le Nicolas Dary / Michel Pastre Quintet featuring Duffy Jackson - Guy Bonne Quintet. Et, les musiciens de Pink Turtle sur tous les fronts. Rebaptisés Les Gigolos, pour accompagner la chanteuse Liliane Bouté ou scindés en deux combos délectables : Le trio avec Pierre-Louis Cas (st), Jean-Marc Montaut (p), Stéphane Roger (dr) et le quartet avec Michel Bonnet (tp), Patrick Bacqueville (tb), Laurent Vanhee (b), Christophe Davot (gu).

La danse ? Une des sources du jazz, évidemment !

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France


 
HOT CLUB DE FRANCE 2017