FORUM RÉAGIR
 
VOUS AVEZ LA PAROLE !

Si vous désirez faire connaître votre opinion, communiquer une information, faire une proposition, donner une réponse, UNIQUEMENT sur un sujet relatif au jazz authentique, soumettez-nous votre message. (Il s'agit d'un FORUM en différé et non d'un Dialogue interactif).

Merci de nous tenir informés de vos réponses, des réactions, des résultats et des commentaires à hcf@noos.fr

Send Comments mail@yourwebsite.com Tuesday, May 09, 2017

Ecrivez votre texte dans l'email, après avoir cliqué sur le lien ci-dessous,
(A la fin de votre message indiquez toujours vos NOM,PRENOM et EMAIL)
Après validation, votre message - ou son adaptation - sera publié dans l'un des forums du site.
<<
précédente
 page 2/34 (du 30/10/2017au 22/01/2018 
suivante
>>
<<
<
page 2/34
>
>>
22/01/2018 DECES D'OLIVIER LANCELOT647

 

Nous apprenons, avec beaucoup de tristesse, la mort de l'excellent pianiste stride Olivier Lancelot.

Ce décès est survenu samedi 20 janvier 2018, des suites d'un accident de la route, alors qu'il se rendait à l'Espace Léonard de Vinci de Lisses pour un concert.

Olivier Lancelot était né le 19 janvier 1962. Il avait donc juste 56 ans. 

LE SITE   

Olivier Lancelot était un musicien exceptionnel, je le comparais souvent à François dans son jeu. Il vivait sa musique.

Bien sur, on n'entendait pas parler de lui comme de certains autres pianistes, La Promo ce n’était pas son truc, il aimait jouer, c'est tout.

Olivier Lancelot mériterait un Hommage particulier, tout autant que François Rilhac ... et d’autres musiciens.

 

Francine MICHELINE - Compagne de François RILHAC

 

Olivier Lancelot était, avec François Rilhac et Louis Mazetier, le plus grand des pianistes Stride de France... et d’ailleurs. Même s’il ne le disait pas et s’il était la discrétion même.

Nous devions l’avoir, de retour au Tivoli de Montargis, dans deux orchestres, en 2019. Je me réjouissais de le retrouver, avec son allure de Tintin et son humour si personnel.

Le sort (mauvais) en a décidé autrement...

 

Jean-Marc BERLIÈRE - Président du Hot Club du Gâtinais

 

Le Hot Club du Gâtinais mettra en ligne des photos et des concerts inédits d'Olivier Lancelot.

 

- Carrière d'Olivier Lancelot : Suite à un entretien avec Olivier Lancelot lors du Sancy Snow Jazz de février 2000, André Vasset a publié, dans le Bulletin du HCF 491 d'Avril 2000, un article retraçant la carrière d'Olivier Lancelot jusqu'à cette date.

Ce numéro est disponible auprès de Henri DELHAYE - Gestionnaire du Bulletin du HCF

20/01/2018 MICHEL PASTRE BIG BAND - 85e ANNIVERSAIRE DU HOT CLUB de FRANCE646

Michel Pastre Big Band « Tribute to Count Basie » 

plus Nicolas Montier (invité)

Au Jazz Club Étoile de l'Hotel Méridien à Paris, le 13 janvier 2018 

Pour le 85e anniversaire du Hot Club de France  

 

Succès total pour cette soirée, qui affichait complet, avec une participation marquante de plusieurs Hot-Club régionaux : Bravo au Président François Desbrosses pour cette heureuse initiative !

En plus de ses « Sixteen men swingin' », Michel Pastre avait un invité de marque : Nicolas Montier. Il se joignit à l'orchestre dans la moitié des morceaux, pour de remarquables échanges avec Michel Pastre ou des improvisations en tant que soliste. 

 

Le Big Band montra d'exceptionnelles qualités de mise en place et swingua férocement de la première à la dernière mesure, s'appuyant sur une rythmique qui y joue un rôle essentiel - Pierre Christophe (p), Raphaël Dever(b), Enzo Mucci(gu) et Franços Laudet(dr) - Quel autre orchestre au monde pourrait, aujourd'hui, lui être comparé pour interpréter ce répertoire ? 

Et de fameux solistes tiennent l'auditeur en haleine, au premier rang desquels Michel Pastre et Patrick Bacqueville. Mais bien d'autres sont remarquables : Malo Mazurié (tp) - qui remplaçait François Biensan, empêché -, Jean-Christophe Vilain (tb), Philippe Pilon (ts), ou des musiciens au discours plus marqué par le moderne, tels Fabien Mary (tp), Luigi Grasso (as) et Esaïe Cid(as, cl).

 

Et quel judicieux choix de thèmes ! Pour la plupart des « swingers », avec de nombreux blues. Ah, ce Fine and mellow !

Michel Pastre avait organisé la soirée en trois parties : 

- Des thèmes du répertoire Basie d'avant-guerre dans la première, 

- Des thèmes d'après-guerre dans la deuxième et,

- Dans la troisième une majorité de morceaux joués par différentes petites formations tirées du Big Band - en référence aux Kansas-City Six  ou au Kansas-City Five - ce qui permit de réentendre en solo la plupart des musiciens, se soutenant les uns les autres par des riffs créés dans l'instant.

 

La conclusion qui s'impose, c'est qu'il est vivement conseillé aux programmateurs de concerts ou de festivals de jazz qui cherchent à offrir le meilleur à leur public, d'inscrire au plus vite le Michel Pastre Big Band à leurs calendriers.

François ABON   - Membre du Hot CLub de France et du HCF Paris

Photo JOP Castelain (JHCBA) : Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

11/01/2018 HOMMAGE A NOTRE  ELLA FITZGERALD645

À l'occasion de la disparition de France Gall - chanteuse de variétés - nous devons constater que certains artistes, qui ne s'expriment pas dans notre langage musical, aiment des artistes que nous adorons et qui nous ont même influencés en tant que chanteurs ou musiciens.

C'est ainsi que l'auteur-compositeur Michel Berger, mari de France Gall, avait composé Ella, elle l'a, en hommage à la grande Ella Fitzgerald qu'il admirait tant :


 

 Interprété en 1987 par France Gall, cet hommage à notre Ella Fitzgerald connut un réel succès.  

Raphaël AUBIN   

05/01/2018 L'EXTRAORDINAIRE SHAYE COHN644

Tuba Skinny - le célèbre orchestre de rues de La Nouvelle-Orléans - est dirigé, même si elle s'en défend, par la cornettiste Shaye Cohn. Cet orchestre fera une tournée européenne en mai 2018 (Pays-Bas, Belgique, France)*. Un événement très attendu par les danseurs et les amateurs de jazz. C'est donc le moment de raconter l'histoire extraordinaire de Shaye Cohn, qui est en partie celle de Tuba Skinny et de la résilience à La Nouvelle-Orléans. Résilience souvent féminine.

 

Un piano et un violon. Quand Shaye Cohn arrive à la Nouvelle-Orléans avec son violon sous le bras, elle vient de quitter Boston et ses études de piano classique qui lui pesaient (burn out). Elle fait alors la manche (busking) dans les rues avec un orchestre à cordes. (cliquez sur la photo de Shaye Cohn pour l'agrandir)

 

Un cornet et un trombone. En 2005, elle trouve dans les ruines de l'ouragan Katrina, une trompette et un trombone qui fonctionnent encore. Elle s'y initie. En 2009, formation de Tuba Skinny où elle joue du cornet.

En 2016, elle décide aussi de monter un orchestre où elle jouera du trombone, ce sera Shake'Em Up Jazz Band. Orchestre entièrement féminin, toutes excellentes musiciennes - Si je suis « fou » de Tuba Skinny, je suis aussi « dingo » de Molly Reeves et de Chloe Feoranzo, respectivement guitariste et clarinettiste de Shake'Em Up Jazz Band ! Mais Shaye Cohn, sans doute trop occupée avec Tuba Skinny, laisse bien vite la direction de Shake'Em Up Jazz Band à la trompettiste Marla Dixon et sa place à la superbe tromboniste, Haruka Kikuchi, une Japonaise qui a compris, elle aussi, que La Nouvelle-Orléans est la ville où il faut être.

 

Le Japon et l'Amérique. Le Japon : C'est le pays d'origine de la pianiste Yas Ishibashi, mère de Shaye Cohn . Mais le plus extraordinaire reste à venir : Le père de Shaye Cohn est Joe Cohn, guitariste bien connu et son grand père, le célèbre Al Cohn, saxo-ténor chez Woody Herman !

 

Extraordinaire ou pas ? En quittant Boston pour La Nouvelle-Orléans, la jeune femme a fait ce que font bien des jeunes gens : couper le cordon ombilical, vivre pieds nus, et ne pas jouer la musique de ses aïeux.  La musique qu'elle joue avec Tuba Skinny est extraordinaire ! Le répertoire d'abord, souvent des long-lost-songs  qui remontent aux origines du jazz jusqu'aux ragtimes, la qualité de l'interprétation ensuite. Tous ces excellents musiciens improvisent à merveille collectivement et en solo. De plus, ils connaissent par cœur de nombreux arrangements, simples ou complexes, qu'ils exécutent avec précision.

 

Traditionnel ou moderne ? Les deux, comme toujours quand la musique est intéressante.Tout le monde a des sources d'inspiration dans le passé…mais tout le monde n'a pas une forte personnalité. Chez Tuba Skinny, il n'y a que des fortes personnalités.

Pour Shaye Cohn, on notera par exemple : 

- sa sourdine wa-wa : elle fait parfois wa mais jamais wa-wa ! 

- son drive phénoménal quand elle joue la première voix, mais aussi son exceptionnel jeu lazy. 

- ses accompagnements où le drive est toujours là, quand on regarde les nombreuses vidéos sur Youtube, 

-le sérieux et l'efficacité avec lesquels elle dirige ce groupe au look individualiste et pourtant extraordinairement soudé.

Pierre INGRIN   – Membre du Hot Club de France

Sources : -Le très riche blog de Pops Coffee, Pops Coffee Enjoying Traditional Jazz.

- Le site de Off Beat Magazine, article de Geoffrey Himes du 1/09/14 : Tuba Skinny Stays On The Street

*Tuba Skinny sera à Saint-Jean-De-Braye, près d’Orléans(F.45), mardi 15 Mai 2018, dans le cadre des concerts organisés par du blues O’ swing.

 

02/01/2018 JACQUES MORGANTINI STAR PARMI LES STARS643

Première publication culturelle et touristique de la Nouvelle-Aquitaine, la revue le Festin permet à un large public de découvrir les richesses artistiques de la région. Du local à l'universel, des monuments historiques à la création la plus contemporaine, la revue trimestrielle défend - depuis plus de vingt-cinq ans - une vision dynamique et originale de la culture.

L'édition Hiver 2018 de la revue le Festin a pour thème : "Stars & Lieux Mythiques". Nous y retrouvons Jacques Morgantini, notre Star Hot Club de France, au milieu d'autres stars internationales telles que : Danièle Darrieux, Frédéric Beigbeder, Maria Casarès, Francis Cabrel ... et d'un retour sur une exposition Johnny Hallyday à Bordeaux en 1979. 

Sous le titre Jacques Morgantini Pau-Chicago, Blues connection, le Festin consacre à Jacques Morgantini un important article (6 pages), illustré de 8 photos très représentatives de son action. 

Après une introduction présentant sa découverte précoce du jazz et son rôle au sein du Hot Club de France, l'article est surtout consacré à la promotion du Blues que Jacques Morgantini et son épouse Marcelle n'ont cessé de faire.

Bernard JOUAN     - Président du JHCBA

02/01/2018 DOMINIQUE MAGLOIRE642

Dans un message du 22 mai 2016 - sur Forum-Réagir - je disais du concert du Michel Pastre Big Band avec Dominique Magloire : "Avant ce concert, j'avais visionné de nombreuses vidéos de Dominique Magloire. Elle chantait dans différents styles : chansons, classique, gospel et... un peu de jazz. Dans ce dernier style, elle était bien loin de m'enthousiasmer ! Il est fort probable que son passage chez Michel Pastre lui a permis de mettre en évidence ses qualités de chanteuse de jazz. Et quelle réussite ! Dominique Magloire a une très belle voix chaleureuse, ample et puissante, au swing souvent subtil ".

 

Pierre Christophe (HCMO), dans un autre message - sur Forum-Dates du 12 octobre 2016 - écrivait : "Dominique Magloire est une chanteuse de formation classique, qui s'est frottée à la musique afro-américaine déjà à plusieurs reprises au travers du Gospel et dans divers groupes. Mais ce n'est que tout récemment qu'elle a fait son entrée dans le monde du Jazz, au côté de Michel Pastre. Et quelle entrée ! Elle utilise le répertoire chanté jadis par Billie Holiday et lui rend ainsi hommage. Mais c'est plus dans l'émotion et le feeling, que dans l'expression vocale proprement dite, que l'on trouvera une proximité avec sa célèbre aînée".

 

Lionel Bouscaillou du Hot Club du Gâtinais vient de publier sur You Tube deux vidéos de Dominique Magloire avec le quartet de Michel Pastre :

God Bless The Child et Don't Explain.

 

Ces vidéos reflètent exactement la valeur actuelle de Dominique Magloire :Quelle beauté et quel swing ! 

Ralph BALLMER   

Note du site : Dominique Magloire accompagnée de Michel Pastre Big Band et Quartet, a fait l'objet de l'édition du CD Travelin' light with Billie.Ce CD - édité par Gospel sur la Colline - est chroniqué dans le Bulletin du HCF 646 page 28.

01/01/2018 MEILLEURS VOEUX POUR 2018641

 

 

 François Desbrosses, 

président  du Hot Club de France,

Les membres du conseil d'administration,

Toute l'équipe de son site internet,

Vous souhaitent une agréable année 2018,

Pleine de Jazz Authentique,

Avec beaucoup de découvertes.

Keep Swingin'

 

 

13/12/2017 LE SON TRES PARTICULIER DES CHICAGO BLUES DE MCM 640

Grâce à l'information de Jacques Morgantini, parue dans la rubique Forum-Propositions, de ce site du HCF, je viens d'acheter le second coffret des enregistrements MCM, publié par Storyville.

 

Lorsque, dans les années 70, je ne possédais que quelques vinyles de ces enregistrements, j'avais trouvé qu'ils reproduisaient un son spécial. Maintenant, avec 16 CDs en ma possession, je confirme que ces enregistrements ont une esthétique de son très particulière, dont j'analyse ainsi l'origine :

 

- Tandis que Jacques, en France, produisait des disques de Blues extrêmement variés : un guitariste en solo (John Lee Hooker), 2 guitaristes sans accompagnement (Luther Johnson et Johny Shines) ou tout l'orchestre du Chicago Blues par exemple, son épouse Marcelle utilisait, à Chicago, presque toujours la même recette de formation : un chanteur, 2 guitaristes, une guitare basse et un batteur; pas de cuivres, très peu de piano. C'était certainement une organisation aux moyens assez faibles, mais avec la volonté de faire un travail de qualité, de payer les sessions à tous les musiciens et de faire des enregistrements en direct donnant un son de musicien, pas d'ingénieur du son.

 

 - Le rendu sonore est original : Les guitaristes en premier plan, le chanteur un peu en retrait, la guitare basse plutôt derrière, le batteur très audible. On ne va pas s'en plaindre, car c'est souvent Fred Below !

 

Le son de ces Night Clubs chicagoans ne sonne pas comme dans un studio. Le public - soit clairsemé, soit très attentif ? - n'intervient qu'à la fin des morceaux, ce qui permet une atmosphère sonore plutôt originale pour ce type de musique.

 

Nous sommes extrêmement reconnaissants aux Morgantini d'avoir fait connaître et d'avoir lancé la carrière internationale de très bons musiciens, comme Magic Slim ou le toujours vaillant Jimmy Johnson, à un moment où les maisons de disques américaines (CHESS, KING ...) ne faisaient plus leur travail de découvreurs de talents.

Et, encore merci à Marcelle Morgantini - qui nous lit de là haut - pour le travail extraordinaire que représente MCM et pour l'héritage qu'elle nous a laissé.

Jacques BESSE   - Membre du Hot Club de France

Photo : Marcelle Morgantini, à sa table de mixage, lors d'un enregistrement au Ma Beas de Chicago - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

12/12/2017 QUELQUES CONCERTS PARIS ET ALENTOURS - NOVEMBRE 2017639

Les programmations de jazz à Paris et aux alentours sont devenues telles que, parfois il ne se passe pas grand-chose de spécial pendant un mois, puis l'offre de qualité nous amène à écouter 4 excellents concerts en quatre jours !

 

- Jeudi 16 novembre, dans un nouveau lieu de jazz - le Jazz Café Montparnasse - nous sommes allé déguster l'excellente cuisine ... et la musique d'un Jean Paul Amouroux en grande forme. Il jouait accompagné de Nicolas Pellier à la guitare, Lionel Stievenard au sax et Simon Boyer à la batterie. Nirek Mokar est venu jouer deux morceaux. François Fournet et Claude Braud se sont rajoutés pour un second set très enlevé ... Longue vie au Jazz Café Montparnasse.

 

- Samedi 18 novembre - après-midi - sur la péniche Le Marcounet - en dehors de la pollution qui règne sur le haut des quais de la Seine - le concert de Clarinet Unlimited organisé par le HCF Paris. L'orchestre aux deux clarinettistes (Michel Mardiguian et Jacques Montebruno) accompagnés par le toujours vert Michel Denis (dr), Patrica Lebeugle (b) et Marie Ange Martin à la guitarre !

 

- Samedi 18 novembre, en soirée, au Théâtre de La Garenne  à La Garenne-Colombes (F.92), dans le cadre de Jazz à La Garenne dont Irakli est le Directeur artistique. Une salle archicomble pour écouter l'évocation de Billie Holliday par Nicolle Rochelle et le Swiss Yerba Buena Rice Orchestra - dont c'était l'avant dernier concert - Je laisse à mes amis du Hot Club de France, nombreux dans la salle, le soin de faire une description de cette belle musique. Mais, Nicolle nous a fait une présentation positive de la vie de Billie, la montrant volontaire et décidée, plus optimiste et moins négative que celle présentée d'habitude…

 

- Et, le dimanche 19 novembre, au Tivoli de Montargis (F.45), Rhoda Scott (photo*) et Didier Desbois évoquent les enregistrements de Wild Bill Davis et Johny Hodges brillamment accompagnés par Lucien Daubois et Nicolas Pellier .J'avais gardé un souvenir émerveillé de ma précédente rencontre de Rhoda Scott et de l'univers du Duke, lors d'un concert de Laurent Mignard Duke Orchestra. Rhoda y avait tenu l'orgue pour une reprise de la New Orleans Suite (l'orchestre avait même joué deux fois le sublime Blues for New Orleans).

Cette fois-ci, ce n'était pas deux ou trois morceaux mais presque deux généreuses heures de musique. Morceaux tirés principalement des nombreux disques faits ensemble, mais aussi un one mint julep pour faire plaisir à Jean Marc Berlière, le Maître de cérémonie et - au nom du Hot Club du Gatinais - l'initiateur de cette géniale rencontre.

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

*Photo : Rhoda Scott, l'organiste aux pieds nus - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

27/11/2017 AU JAZZ BAND BALL 2017 637

Depuis 1980, je fréquente chaque année le Jazz Band Ball, la réussite de la Mairie du V° arrondissement de Paris - place du Panthéon - qui, par sa gratuité, en a fait un évènement majeur de Paris, pour la promotion publique du Jazz Authentique des années 20 et 30. 

 

Cette année - samedi 25 septembre 2017 - j'ai pu appécier:

 

- Les Déroutes du Piston : orchestre connu tant via les festivals que via le Petit Journal Saint Michel. Il interprête des morceaux peu connus . Ses musiciens sont : J.Gonthier (cnt), D.Aubourg (bj), E.Perrion (sousophone), E.Marteau dr, G.Champème superbe clarinette et J.L.Caillon au piano ou flexitone ...le seul à jouer comme Achille Zavata !

 

- Three Blind Mice : De jeunes talents qui, en trois ans, sont devenus des essentiels, par l'originalité de leurs arrangements et par leur extrême sympathie. Felix Hunot  - guitare, soignée comme sa voix - Sebastien Girardot à la contrebasse dynamique et... la performance de Malo Mazurié, qui donne l'impression que la trompette, c'est si facile à jouer !

 

- Paris Washboard Superswing : La récente formation des Cinq “grands” que sont : Louis Mazetier - machine du piano stride - Alain Marquet au doigté de clarinette magique, Daniel Barda toujours percutant au trombonne, Charles Prevost au washboard et, à nouveau, Malo Mazurié, remplaçant, au pied levé, un Jérôme Etcheberry retenu à Pau.

 

- Southern Stompers, disciples du Créole Jazz Band de King Oliver, avec : Daniel Vit & Sébastien Gillot (cnt), Guy Champême (cl), J.M.Termoy (tb), Lou Lauprête (p), Sandrik de Davrichewy (bj), Eric Perrion (symphony bass), Francis Quétier (dr) et, la chanteuse américaine Dasha Pearl : une forte voix, à la Bessie Smith, malheureusement perturbée par son chapeau instable... et la résonance de cette, pourtant, si belle salle !

 

- The New Orleans Z'hulus : Pour clore la soirée, en perpétuant l'esprit des orchestres de rue de la Nouvelle Orleans . C'est un partenariat avec Jazz à Chevilly-Larue qui permit de recevoir là : 2 anglais, Brian Turnock (b,lead) et Emile Martyn (dr) - 2 belges, Dan Vercruysse (tp) et Philippe De Smet (tb) - 2 français, Pierre Jean (p) et Michel Boss Queraud, connu autant par sa clarinette que par ses dessins de Jazz (y compris ses affiches pour Jazz Band Ball et pour le Hot Club de France).

Cet orchestre invitant tous les danseurs de la salle à recréer, dans l'instant, l'ambiance collective des débuts du Jazz Band Ball

 

Ce fut une édition réussie du Jazz Band Ball, qui vaut des remerciements mérités à ses organisateurs bénévoles de l'APAJNO (Photo) ... ouverts à tous les soutiens. 

Jean DEPOID   Membre du HCF Paris

- Photo : L'APAJNO, organisateur du Jazz Band Ball est animé par un comité comprenant (de gauche à droite) : Francis Quetier, Daniel Vit, Bob Abramowicz et Jean-Pierre Daubresse. Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

 

- Les vidéos des 5 orchestres, présentées ici - en cliquant sur les liens - ont été réalisées par Jeff Guyot. Elles sont extraites d'un DVD des concerts du Jaz Band Ball 2017, que Jeff Guyot propose à tous les amateurs.

25/11/2017 CLARINET UNLIMITED A PARIS636

Samedi 18 novembre 2017, le HCF Paris avait programmé Clarinet Unlimited, sur la péniche Le Marcounet Une formation unique que l'on a, hélas, peu souvent l'occasion d'entendre dans Paris, mais que, spectateur de Festivals de province, j'avais déja eu plusieurs fois le plaisir d'apprécier.

 

Après une brève présentation par Michel Stochitch, président du HCF Paris, le quintet -  Michel Mardiguian (cl) Jacques Montebruno (cl), Marie-Ange Martin (gu), Patricia Lebeugle (b) et Michel Denis(dr) - attaqua ferme avec un I can't believe that you're in Love with me - tout en souplesse, suivi d'un ellingtonien Stompy Jones, particulièrement mis en valeur grace à l'excellente sonorité de la salle du Marcounet.

La cohésion de la rythmique, qui soutient les 2 leaders comme les 2 doigts d'une main, fournit un swing puissant. S'en suivront le Blues in the air, un bien joli Dardanella, et  Moulin à café où les deux anches excellent dans le tricotatge précis qui caractérise ce thème. 

Jacques Montebruno, dont le style évoque les grands clarinettistes créoles - Jimmy Noone ou D. Howard - 

et Mardiguian, plus proche de Sidney Béchet et de Ed Hall, s'entendent à merveille dans une complicité qui a impressionné le public. 

 

L'essentiel n'étant pas seulement d'impressionner, Marie-Ange Martin nous régala d'aisance et d'invention dans Stealin' Apples", où son phrasé rappela inévitablement Barney Kessel. Patricia Lebeugle, fameuse partout où elle passe pour son spectaculaire dynamisme, le montre encore dans Grapes are ready, sa basse et elle ne faisant qu'un dans un duo qui déborde du bonheur de jouer. 

Avec un autre thème ellingtonien Rockin'in Rythm, le quintet se paya le luxe de jouer un thème de big band alors qu'il n'y avait que 2 soufflants. Le résultat fut vraiment rocking, Michel Denis se taillant la part du lion. Mais ce formidable batteur reste présent partout, tant son soutien est d'une précision implacable, avec parfois juste un coup de baguette précis au centième de seconde qui propulse le soliste.

Avec une telle rythmique, j'ai eu l'impression que la front line était assise sur un volcan !

 

Vers la fin, parmi les thèmes particulièrement réussis, j'ai retenu un "How Can you face me où, sans appui de la rythmique, les 2 compères se sont livrés à un chase de clarinettes époustouflant, tantôt se répondant, entrelaçant leurs phrases ou lançant des riffs super swinguant, le tout avec un tempo d'acier.

Le public, enthousiaste, en a évidemment redemandé. 

 

Je considère qu'excellente et originale formation, Clarinet Unlimited mérite de rester plus qu'un bon souvenir.

 

Claude AGAMI   

Photo prise dans la salle du Marcounet = De gauche à droite : Marie-Ange Martin, Michel Mardiguian, Jacques Montebruno 

(Cliquez sur le visuel pour l'agrandir).

15/11/2017 LE DERNIER CONCERT DU HOT ANTIC JAZZ BAND635

Jeudi 9 novembre 2017, dans la Salle des Fêtes de la ville de Marguerittes (F.30), j'ai eu le très grand plaisir ... et la très grande tristesse, d'assister au dernier concert du Hot Antic Jazz Band. Ce fut une explosion de joie et d'émotions, dans une salle archicomble, avec un public recueilli par moment et exubérant par d'autres.

Le leader, Michel Bastide, nous a annoncé que des raisons de santé, pas graves mais gênantes en tant que cornetiste, l'avaient amené à annoncer son départ à ses musiciens. Ceux-ci, ne se voyant pas "fonctionner" sans leur leader, ont décidé de l'accompagner dans cette décision.

 

- En première partie du concert, nous avons pu entendre distinctement chacun des musiciens - même dans la collective - grâce à une sonorisation parfaite avec, entre autres interprètations : Three Little Words, Moulin à Café, Sugar, La Roulotte, Mississippi Muds, Boogie Woogie On, St-Louis Blues, Humming to myself, That Rythm Man, La Mer ...

 

- En seconde partie, l'orchestre a accompagné brillamment la pétulante Nicolle Rochelle - dans le chant, la danse et le tap dancing - sur des reprises de morceaux chantés par Joséphine Baker, Billie Holiday et Edith Piaf. 

 

L'orchestre et sa chanteuse ont été longuement applaudis et rappelés 3 fois par une assistance enthousiaste. 

Marie-France DEMBELLE   Membre du Hot Club de France

- Photo (Vincent Lacanal) - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir - De gauche à droite : Michel Bastide(lead,cnt) Nicolle Rochelle (voc, danse) Martin Seck (p) Henry Lemaire (bjo) Daniel Huck (as) Jean-François Bonnel (cnt, as) Bernard Anthérieu (cl) Christian Lefèvre (tuba) Michel Bescont (ts) Jeff Guyot (wb)  

13/11/2017 LE JAZZ CAFE MONTPARNASSE - NOUVEAU LIEU DE JAZZ634

Les bonnes nouvelles concernant la vie du Jazz à Paris n'étant pas légion, nous sommes particulièrement heureux de voir reprendre une programmation Jazz dans le lieu qui fut le Petit Journal Montparnasse , désormais sous l'enseigne Jazz Café Montparnasse (Paris 14e)

 

Jeudi 9 novembre 2017, une soirée d'ouverture présentait un lieu remis à neuf avec une nouvelle équipe sympathique et enthousiaste, à défaut d'être encore très expérimentée. Outre un excellent buffet, nous avons pu apprécier la prestation du pianiste Philippe Duchemin, soutenu par Patricia Lebeugle à la basse et Jean-Pierre Derouard à la batterie, et de la chanteuse Leslie Lewis. 

Comme la programmation du lieu est supervisée par notre ami Dany Doriz , on peut être totalement rassuré sur sa qualité.

Nous ne pouvons évidemment que vous recommander de soutenir le Jazz Café Montparnasse par votre présence.

On me signale en particulier la soirée du Jeudi 16 Novembre 2017, en l'honneur du Beaujolais Nouveau, qui sera animée par Jean-Paul Amouroux et son combo, dont on connaît le dynamisme. 

 

En outre, les tarifs sont particulièrement attractifs et il n'y a  pas de droit d'entrée. 

Alors, je compte bien vous retrouver très nombreux au Jazz Café Montparnasse ...

 

François DESBROSSES   Président du Hot Club de France

13/11/2017 LE PIANISTE EHUD ASHERIE - VIDEOS633

Dans un message précédent, au sujet du concert donné par 4 pianistes à Bülach (Suisse) - publié sur cette même page le 2/11/2017 - j'exprimais mon admiration et mon enthousiasme pour le pianiste Ehud Asherie. 

 

Outre l'achat de CDs, j'ai fait quelques recherches de vidéos sur le Net. Ci-dessous, j'en ai sélectionné une quinzaine où Ehud joue au moins un solo.

 

2009I Never Knew - Isn't This A Lovely Day ? -  Manhattan  

2010Love Will Find A Way    

2012 : It Had To Be You' - Hey There   

2013 : By Strauss 

2014 : Top Hat, White Tie And Tails (repiquage d'un CD)

2015 : African Ripples / Viper's Drag - Delicious Blues  - I Won't Dance  -  September Song 

2016 : Seems Like Old Times  -  Variations on “Honeysuckle Rose” 

 

 Certains musiciens, assez moyens, peuvent faire illusion quelque temps sur tempos rapides, mais les temps moyens et lents révèlent vite leur niveau. Ehud Asherie joue, à ma connaissance, peu de tempos rapides, mais privilégie beaucoup les temps moyens et lents. Et c'est dans ce type de tempo que se révèle la grandeur de ce pianiste.

 

Ralph BALLMER   

12/11/2017 LES ROIS DU FOX-TROT AU PETIT JOURNAL SAINT MICHEL632

 

J'étais samedi 4 Novembre 2017 au Petit journal Saint Michel (Paris) pour entendre Les Rois du Fox Trot de Nicolas Montier.

 

Remarquable ! Du Duke Ellington - des années 20 et debut 30 - trancrit par le chef.

Et une belle soirée de Jazz tel que nous l'aimons.

 

Puis-je conseiller, à ceux qui n'ont pas encore entendu Les Rois du Fox-Trot - 10 musiciens - dans son nouveau répertoire, de se précipiter : Ils ne devraient pas être décus.

Comme disent les guides : Vaut le voyage !

Edmond RAVIER    - Membre du HCF-Paris

- Les Rois du Fox-Trot sont programmés au Petit Journal St Michel chaque premier samedi du mois (en décembre 2017 : samedi 2, en janvier 2018 : samedi 6 ... ).

 

- Cliquez sur la photo de Nicolas Montier pour l'agrandir

02/11/2017 QUATRE PIANISTES STRIDE AU JAZZCLUB BÜLACH 631

Les organisateurs du 50e anniversaire du JazzClub Bülach (Suisse) ont eu l'extraordinaire idée de réunir dans un même concert - d'une durée tout aussi extraordinaire de 3 heures - quatre des meilleurs pianistes stride du moment : Louis Mazetier, Berndt Lhotsky, Ehud Asherie et Luca Filastro. Sauf erreur de ma part, ce concert, joué deux soirées consécutives sur la même scène, était exclusif.

 

L'agencement musical se présentait ainsi : 

- Chaque pianiste joue quatre morceaux en duo avec chacun des trois autres, ainsi qu'environ trois solos.  

-La part de piano stride est jouée en alternance avec des ballades.  Magnifique alternance de styles différents - les plus opposés étant certainement ceux de Louis Mazetier et d'Ehud Asherie - qui s'accordent  pourtant dans des duos tous originaux. 

La complicité musicale entre les musiciens est superbe ; les duos ont souvent le même type de structure, soit l'un ou l'autre joue le thème, accompagné en arrière-plan par le second, puis le premier prend deux chorus et passe la balle au second, puis fréquemment le morceau se poursuit  ou l'un ne joue que quelques mesures, puis l'autre... Le passage de témoin se fait visuellement, quelquefois par une injonction lancée au partenaire. 

Quelle créativité ! Elle surprend souvent le public et même les musiciens sur scène provoquant quelquefois des exclamations, des rires ou des commentaires des deux musiciens restés dans la salle. Bien des échanges sont pleins d'humour, l'un des musiciens semblant provoquer un peu l'autre. Fréquemment, à la fin des morceaux, les musiciens se lèvent en riant et, tombent dans les bras l'un de l'autre ! 

Le concert se termine - il fallait s'y attendre - par deux drolatiques morceaux de piano à huit mains !

 

Si je connais bien Louis Mazetier et Bernd Lhotzky que j'admire, je découvrais Luca Filastro soliste (je l'avais vu en groupe à Ascona). Luca a joué à la Fats Waller, à la Milt Buckner et à l'Eroll Garner, mais aussi à la Filastro ! Son interprétation vocale de Ain't Nobody Business , vraiment réussie, a ravi le public.

Quant à Ehud Asherie, il fut pour moi une réelle découverte. Quelle finesse de jeu, quelle délicatesse, quelle créativité ! Ehud Asherie est pour moi, un pianiste majeur de ces 10 dernières années.

 

Un mot encore pour le choix fait par Louis Mazetier d'un thème ellingtonien, que je n'aurais pas pensé pouvoir être interprété en piano solo : Washington Wobble. Quelle réussite !

 

Trois heures de pur bonheur ! Merci au JazzClub Bülach !

Raph Ballmer   

Photo : De gauche à droite: Berndt Lhotsky, Ehud Asherie,Luca Filastro,Louis Mazetier (cliquez sur le visuel pour l'agrandir) 

01/11/2017 ENTRE SONS ET BRUITS630

Une nuit sans sommeil, j'eu le plaisir d'assister, sur la chaîne Djazz, à la diffusion d'un concert public de Louis Armstrong en Belgique (1959). J'ai pu faire une comparaison entre ces lives d'alors et ceux de maintenant ... 

 

Dans le concert d'Armstrong il n'y avait qu'un micro, vers lequel chaque musicien s'approchait pour son solo, Armstrong à la trompette restant à bonne distance. Il n'y avait alors, semble-t-il, pas de retours sur la scène et encore moins dans les oreilles. Le volume sonore semblait bien passer, puisque la salle applaudissait vivement à chaque fin de morceau. 

Que voit-on maintenant ? 

- Une quantité d'enceintes de retours sur scène .

- Des musiciens et chanteurs portant des retours auriculaires, car sinon ils n'entendraient pas ou mal ce que jouent les autres musiciens de l'orchestre. 

Il faut dire que le volume sonore est parfois si insupportable dans certains concerts que je suis obligée, pour ma part, de mettre maintenant des protections auditives ! Le niveau sonore de la batterie est souvent si fort qu'il n'est plus possible d'entendre distinctement chaque musicien et que très souvent, la voix du chanteur est couverte . Est-ce un progrès ? En 1982, j'étais allée à un concert de Muddy Waters et quelle ne fut pas ma surprise lorsque, après s'être installé sur une chaise haute pour jouer, il prit soin lui-même de glisser des protections auditives dans ses oreilles ! La hauteur du son d'alors devait déjà le gêner. Et pourtant, dans ces années-là, pour le public dans la salle, le volume sonore était normal et tous les instruments pouvaient être distinctement entendus.

A Cahors, lors du récent Blues Festival 2017, j'ai demandé à 3 femmes d'une cinquantaine d'années si elles n'étaient pas gênées par le volume sonore . Leur réponse  : « Mais non, on vient pour ça ! »  Ce n'était donc pas la musique qui les attirait, mais la quantité de décibels déversés sur une foule passive et en voie de surdité. Ceci m'explique les raisons de l'oposition des musiciens concernant la mise en application des dernières dispositions réglementaires pour la protection auditive. 

 

Heureusement, il existe encore des lieux de concerts de Jazz où le niveau sonore est normal et où on prend alors plaisir à écouter chacun des musiciens et chanteurs. Ces lieux sont à valoriser et à soutenir.

Marie-France DEMBELLE   Membre du Hot Club de France

31/10/2017 KENNY NEAL BLUES A MARCQ EN BAROEUL629

Excellent concert de La formation Blues de Kenny Neal - vendredi 20 octobre 2017 - au Théâtre Charcot de Marcq en Baroeul (F.59).

Accompagné par ses frères : Daniel aux claviers et Frederic à la guitare basse, ainsi que par Bryan Morris à la batterie et Alfonso Guilory au saxophone, Kenny Neal a enchanté les spectateurs par son dynamisme, sa joie de vivre, son sens du spectacle. 

Mettant tour à tour en valeur son talent de chanteur, de guitariste et d'harmoniciste, Kenny a proposé aux amateurs un répertoire Blues diversifié composé de reprises et de nouveautés.

Parmi les classiques, nous avons eu la chance d'apprécier des versions renouvelées de Honest I do, Since I met you baby, The things we used to do, Oh when the Saints, Jambalaya, Got my mojo working.

 

A titre d'exemple, on pourra visionner la vidéo de Christmas comes but once a year*. Certes, Kenny Neal n'a pas interprèté ce morceau lors de ce concert du 20 Octobre 2017, mais il est musicalement très représentatif de sa prestation.

Raphaël AUBIN   

* La version studio de ce Blues constitue l'un des moment les plus excitant du CD de Kenny Neal : I'll be home for Christmas (Cleopatra Blues CLO 0105),  chroniqué dans le Bulletin du HCF 650 d'Avril 2016. A notre connaissance c'est son meilleur publié à ce jour. (R.A)

 

- Photo : Kenny Neal (Cliquez sur le visuel pour l'agrandir)

30/10/2017 DECES DE FATS DOMINO (1928 - 2017)628

Fats Domino nous a quittés !

Après une longue carrière s'étendant sur près de six décennies (1948-2006), Antoine (Anthony) Fats Domino - pianiste autodidacte et chanteur - s'est éteint au cours de la nuit du 24 au 25 Octobre 2017, à la Nouvelle-Orléans sa ville natale. Il était âgé de 89 ans.  

Il fut l'un des principaux créateurs de cette musique - née en Louisiane à la fin des années 40 - appelée  Rhythm and Blues : un heureux brassage culturel avec les pays voisins,  à la fois coloré, chaloupé, entraînant, joyeux ... et idéal pour la danse. Le personnage, lui-même, était d'ailleurs ainsi, avec un visage rond, aimable, souriant et respectueux du public.

 

Ce musicien aux 70 millions de disques vendus - peut-être davantage ? - et aux dizaines de disques d'or, est allé probablement retrouver ses anciens partenaires, qui l'accompagnèrent durant une grande partie de sa vie musicale : Le bassiste Billy Diamond - Les saxophonistes Buddy Hagans, Herb Hardesty et Lee Allen - Le fameux batteur Earl Palmer ... et quelques autres.

Seul survivant, d'une époque hélas révolue, le trompettiste Dave Bartholomew (né en 1920). C'est lui qui découvrit puis encouragea le jeune Anthony, avant de devenir tour à tour - et souvent en même temps - son compositeur et arrangeur principal, celui qui constituait les orchestres et celui qui les dirigeait .

Michel LALANNE   

Fats Domino - Montauban 1983 - (Ph : Michel Lalanne) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

 


 
HOT CLUB DE FRANCE 2017