FORUM RÉAGIR
 
VOUS AVEZ LA PAROLE !

Si vous désirez faire connaître votre opinion, communiquer une information, faire une proposition, donner une réponse, UNIQUEMENT sur un sujet relatif au jazz authentique, soumettez-nous votre message. (Il s'agit d'un FORUM en différé et non d'un Dialogue interactif).

Merci de nous tenir informés de vos réponses, des réactions, des résultats et des commentaires à hcf@noos.fr

Send Comments mail@yourwebsite.com Tuesday, May 09, 2017

Ecrivez votre texte dans l'email, après avoir cliqué sur le lien ci-dessous,
(A la fin de votre message indiquez toujours vos NOM,PRENOM et EMAIL)
Après validation, votre message - ou son adaptation - sera publié dans l'un des forums du site.
<<
précédente
 page 2/36 (du 04/05/2018au 30/06/2018 
suivante
>>
<<
<
page 2/36
>
>>
30/06/2018 JAZZASCONA 2018 ( 8 ) - JEUDI 28 JUIN683

Pour la première fois, les concerts du soir ont été moins intéressants que ceux de la journée. Un signe que les organisateurs cherchent à élargir le public par de la musique plus « funk ou soul » ou plus variétés. Toutefois, j'ai encore beaucoup de belles et bonnes choses à vous raconter dans l'esprit du Hot Club de France.

 

Geof Bull Internation Jazz Band

Le seul orchestre du festival qui est annoncé comme jouant le jazz que nous aimons dans la formation classique de La Nouvelle-Orléans : trompette, trombone, clarinette et section rythmique.

Le concert a eu lieu à la Casa Berno, hôtel de luxe placé dans les hauteurs d'Ascona avec une magnifique vue sur le Lac Majeur. Les premières années, quand Jean-Marie et Geneviéve Hurel m'avaient emmené là-haut, le concert était off . Maintenant, il est annoncé dans le programme. La seule chose qui a changé, c'est que, cette année, aucun musicien n'est venu se joindre à eux…

J'ai particulièrement apprécié Emile Martyn, le batteur anglais jouant dans le style New-Orleans - Guillaume Nouaux est l'autre référence - et le trombone Philippe De Smet. Le programme : des classiques plus ou moins connus de Mukrat ramble à Put on your white slippers.

 

Paolo Tomelleri sextet

De bons musiciens autour du clarinettiste Paolo Tomelleri, en particulier le trompette Emilio Saona. Mais le concert est gâché par un batteur lourd, bop, sans goût, sans style, déjà croisé avec le big band. Vendredi dernier, 19 musiciens le couvraient, mais ce soir à 6 ce n'était pas possible. Si vous le croisez, fuyez !

Une mention pour la jeune chanteuse Irene Natale et la saxophoniste alto Sofia Tomelleri (bon sang ne saurait mentir). Le répertoire : Limehouse blues, Alexander's ragtime band, Secret love.

 

The Fats boys

À 16 h, ils jouaient, sans concurrence, à la Piazzetta Ambrosoli et je suis retourné les écouter. 

Dans les morceaux de bravoure, ils ont joué Cornet chop suey ! Et Adriano Bassanini (tp) - Photo - nous a expliqué pourquoi Louis Armstrong était toujours important (c'était à la fin de West-end blues).

Dans leurs explications de leur jeu de piano, le professeur Breno Broccadoro (p) a cité Hugues Panassié sur les pianistes gras (Handfull of keys : FatsWaller) et maigres (Rosetta Earl Hines).   

 

Aujourd'hui, Vendredi, ne vous inquiétez pas pour moi, je vais réécouter Mitch Woods et Qiana Lynell. Et, vu le nombre d'orchestres nouveaux, certainement de nouvelles sensations !

Jacques BESSE   

- Adriano Bassanini (Fats Boys) - Photo Pedrazzini/ JazzAscona - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

28/06/2018 JAZZASCONA 2018 (7) : MERCREDI 27 JUIN682

La première partie du festival s'achève et arrivent les musiciens chargés d'assurer l'animation du second week-end du festival...

 

David Paquette et Thomas L'Estiennne

Il convient chaque année de faire un pèlerinage au restaurant Otelllo, où sévit David Paquette le pianiste américain bien connu. Par chance, il est accompagné aujourd'hui par Thomas L'Estienne, le clarinettiste allemand. Ce sont les deux seuls musiciens qui ont participé aux 34 éditions de JazzAscona. On sent qu'ils sont heureux de jouer ensemble. (Photo)

Ils vont nous offrir deux heures de duo où l'on sent la complicité profonde qui les anime. Ils seront rejoints pour la fin du concert par le pianiste néo-zélandais Will Sargisson et le saxo soprano de Thomas Winteler.

David Paquette, en pianiste de La Nouvelle-Orléans, est un disciple de Jelly Roll Morton, mais il a une culture pianistique qui lui permet de jouer dans tous les styles suivant les morceaux ; soit en stride, soit un peu de Teddy Wilson.  IL chante d'une voix très expressive et un peu rocailleuse.

Leur repertoire : Ils ont joué, entre autres, St-James infirmary, Yes sir that's my baby, Stomblin all round, I'm alone because I love you, New Orleans. Et aussi des spécialités qui mettent en valeur la clarinette : Burgondy street blues.

Thomas et Thomas ont joué ensemble un blues à la clarinette et au sax-soprano qui sonnait comme les duos Mezzrow-Bechet. Un chouette moment !

Will Sargisson, qui a remplacé David sur 3 morceaux, nous a montré son grand talent sur Avalon et Lulu's back in town.  JazzAscona lui a accordé une heure en solo tous les soirs (de 6 à 7) et quelques amateurs ont ainsi la chance de le découvrir. Un très bon (jeune) pianiste plein de swing.

 

Boogie Connection

Il s'agit d'un trio, composé du guitariste chanteur Christoph Pfaff, du pianiste Thomas Scheytt et du batteur Hiram Mutschler.

La première fois que je suis allé les entendre, le piano non amplifié était sur un côté, le batteur au milieu et le guitariste amplifié de l'autre côté. Le public était du côté du guitariste… on n'a donc pas entendu le piano (ou à peine). Ce qui a motivé ma remarque du lundi 25 Juin (JazzAscona 5). Heureusement, le soir, ils ont rejoué, cette fois-ci le piano était un piano électrique et donc nous avons entendu le piano.

Thomas Scheyt a un faux air de Groucho Marx, c'est un bon pianiste de Boogie. Christoph Pfaff est un solide guitariste de blues et de rock'n roll. Son chant ne m'a pas trop impressionné, c'est bien placé, mais cela manque de noirceur !

Dans leur répertoire, j'ai bien aimé leurs interprétations de Chuck Berry : Sweet little sixteen et You never can tell et des morceaux vraiment Boogie, où le pianiste tient la vedette, tel que le Boogie Woogie stomp d'Albert Ammons.

Jacques BESSE   

- Thomas L'Estienne (cl) et David Paquette - Photo Jacques Besse - Ciquez sur le visuel pour l'agandir

27/06/2018 JAZZASCONA (6) - MARDI 26 JUIN681

Chaque année à Ascona, nous regardons nos amis gentiment vieillir, mais de temps en temps, un événement nous rappelle le temps qui passe. Hier soir, sous la tente de la télévision suisse, Glenn David Andrews - à la tête de sa phalange familiale - a tenu à rendre un hommage à Lilian Boutté, Queen of New Orleans, que nous ne reverrons certainement plus.  Nous devions le remercier ici.

 

David Costa Coelho & The Smoky Joe Combo 

Nous vous avions parlé, de David Costa Coelho chanteur, dans le rôle de Louis Prima à la tête des Primatics. Cette année, il est venu avec sa guitare et un quartet biterrois comprenant : Micka Pernet (ts), Thomas Domene (dr) et Jules Le Risbe (org).

Musique des années 50 principalement : The preacher, Caledonia, My Babe, mais aussi des classiques du jazz : What a wonderfull world, On the sunny side of the street, Things ain't what they use to be.

Une mention pour Jules Le Risbe, que nous n'avions jamais entendu et qui est excellent à l'orgue, prenant des soli variés pleins de swing. Au plaisir de le réécouter sous d'autres cieux.

 

The Fats boys

Ils ont gagné un prix à Ascona - je n'ai pas très bien compris lequel - Ils ont reçu une magnifique sculpture... ce n'est pas le plus important.

Les Fats Boys ne sont pas gras, mais ils se présentent comme les disciples de Fats Waller. Ce sont : Adriano Bassanini à la trompette, Brenno Boccadoro au piano et Thomas Winteler à la clarinette et au saxo soprano.

Ils n'hésitent pas à s'attaquer aux difficultés du répertoire classique : West end blues à la trompette, Carolina shout ou Shreveport stomp au piano, Petite fleur au saxo soprano et ils s'en sortent... plutôt bien.

Les parties instrumentales sonnent très bien (parfois, il leur manquerait un batteur). Toutefois les parties chantées sont parfois un peu corny (mais cela tient de leur volonté de reproduire le son de l'époque) en particulier sur Rose of Picardie ou The Sheik of Araby.

Un bon moment !

 

JT & the Ka-nection Band

Je les ai réécoutés et je voudrai compléter mes remarques. Ils ont adapté leur répertoire à Ascona : What a wonderfull world, I'm walking, Sweet home Chicago, Proud Mary (bien emmené par la chanteuse Dorene Carter).

Mais le songbook  préféré de l'orchestre, c'est : Stevie Wonder, Otis Reading et James Brown. Le chanteur Kevin Austin est particulièrement prenant sur ce répertoire. Sa voix arrache comme celle d'un prêcheur païen. J'ai aussi aimé le solo de sax de Julius Hardy sur I'm walking. Un spectacle bien sympathique avec un orchestre qui n'a ménagé ni son énergie, ni son temps.

 

Je ne vous ai pas encore parlé de la météo : depuis jeudi, elle est parfaite. Comme le disait une Corse célèbre : pourvu que ça doure !

Jacques BESSE   

Jules Le Risbe - (Photo - Pedrazzzini/ JazzAscona) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

26/06/2018 JAZZASCONA (5) - LUNDI 25 JUIN680

Dans une telle chronique journalière, la difficulté est de parvenir à se renouveler... Surtout lorsqu'on a décidé de réécouter les mêmes orchestres. Donc : 

- Quiana Lynell a été hier soir extraordinairement émouvante sur Misty et You may take my husband but don't mess with my man

Meschiya Lake a reçu une ovation bien méritée pour son dernier set à Ascona. Elle part jouer dans la région de Lyon*, Allez l'écouter !

- En parlant de Dizzy Birds, je vous avais cité Tuba Skinny. Ils m'ont confirmé  que c'était bien là non seulement leur inspiration, mais aussi ceux qui les avaient  accueillis lors de leur séjour à La Nouvelle Orléans.

 

Toutefois, comme de 11h30 à 23h30 on peut assister à 6 concerts par jour, je peux vous livrer aujourd'hui quelques commentaires supplémentaires.

 

Bryan Carter and  The Young Swangers

Depuis longtemps, la phalange américaine de JazzAscona n'était composée que d'orchestres de La Nouvelle-Orléans. Voici un orchestre New-yorkais. Pour moi, le batteur Bryan Carter (photo) est surtout un superbe chanteur dans la tradition et dans le répertoire de Ray Charles : Hit the road Jack, Halleluyah I love her so ou you don't know me

Il est entouré de brillants jeunes musiciens : Anthony Hervey(ts), Lucas Pino (tp), Don Chimielinski (b) et Mathis Picard (p).

Sa musique est un mélange de swing de bonne qualité et d'autres choses.  Cela swingue parfois et parfois cela swangue. Pour nous, c'est assez frustrant et, comme l'écrit Raphaël Aubin dans ses chroniques de disques du Bulletin du HCF : n'achetez pas le CD, mais allez télécharger 2 morceaux.

 

The Swiging Buddies

Ce sont, sous la direction du jeune batteur Mauro Mengotto, deux pointures du jazz italien : le clarinettiste Alfredo Ferraio et le pianiste Luca Filastre.

Avec ces musiciens, pas de risques. Luca a joué fort brillament en solo : Handfull of keys et l'orchestre a enchaîné une série de grands standards : Lady be good, It had to be you, The Sheik of Araby, Stealing aples.

Luca est vraiment dans la grande tradition des pianistes qui swinguent et confirme tout le bien que nous avions déjà dit de lui quand nous l'avions découvert à Ascona. Il joue très bien stride, mais pas seulement. Son jeu est naturellement très varié, mais toujours de bon goût. Il chante de façon sympathique avec des accents à la Fats Waller : Bye bye baby et That's nobody business if I do.  Original et très agréable.

Alfredo Ferrario est un des meilleurs clarinettistes européens, aussi à l'aise sur les ballades que sur les thèmes plus rapides. Le trio nous a fait passer un bon moment. 

Quant au jeune batteur Mauro Mengotto, il fait ce qu'il faut - et pas plus - pour accompagner efficacement les deux solistes.

 

Une mésaventure ! Avez-vous déjà assisté à un concert de Boogie Woogie sans entendre le piano ? Vous non, Moi oui ! Donc, je ne vous parlerais de Boogie Connection que lorsque j'aurais entendu le pianiste.

Jacques BESSE   

- Bryan Carter ( Photo JazzAscona - Pedrazzini) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

 

* Meschiya Lake et les Dizzy Birds joueront à Lyon Jeudi 28 Juin 2018 à 20h - Salle de la Ficelle , 65 Boulevard Carnot (F.69004) - Spectacle Carpe Diem

25/06/2018 JAZZASCONA 2018 (4) - DIMANCHE 24 JUIN679

EN DIRECT DE JAZZASCONA 2018

Les bons concerts se succèdent et je vais donc vous parler des deux orchestres allemands qui ont illuminé la journée et de leurs chanteuses.

 

Meschiya Lake and the Dizzy birds

En observant les Dizzy birds, j'ai immédiatement pensé à Tuba Skinny. Le son, l'orchestration, le choix des morceaux, le punch sont assez voisins : section rythmique avec tuba et batterie rudimentaire, 3 souffleurs, utilisation des collectives...

Et, en discutant avec eux, on s'aperçoit d'un certain nombre de convergences sociologiques. Comme Tuba Skinny - dont les musiciens viennent des quatre coins des USA pour se rassembler à New-Orleans - les membres de Dizzy Birds viennent des quatre coins de l'Europe pour jouer ensemble à Berlin ! Comme Tuba Skinny, ils ont fait leurs premières armes dans la rue, puis dans les bals. 

Au saxophone (et clarinette) Eldar Tsakilov, à la trompette : Laurent Humeau, au trombone ou piano : Carlos Santana (il avait oublié sa guitare). La section rythmique se compose de Paul Voigt (banjo), Flocko Motion (tuba) et Francois Perdriau (dr). 

Et puis, Meschiya Lake . C'est une fille qui sort de l'ordinaire (photo). Elle a un grand abattage sur scène. C'est aussi une très bonne danseuse. Elle chante le blues (Cake walking Baby, I get the blues when it rains), Fats Waller (Twenty four rubbers), le gospel (Just a closer walk with Thee) avec un allant et un swing certain. Une autre bonne découverte de Nicolas Gilliet.

Et, si l'on ajoute qu'elle adore les enfants... Elle a fait venir dans l'orchestre un petit gamin qui a joué au trombone (pas si mal !) deux morceaux avec elle. Une fille très sympathique !

 

Cleo & Jan Luley's Lagniappe

Jan Luley est le pianiste du Barrelhouse Jazz-Band (de Cologne), fortement inspiré de Jelly Roll Morton et d'autres pianistes de La Nouvelle-Orléans. Il est accompagné par des musiciens déjà croisés à Ascona : la bassiste Lindy Huppertsberg, le trompettiste Christian Rein et le batteur Tobias Schrinner.

C'est à La Nouvelle-Orleans qu'ils ont rencontré la chanteuse Cleo, originaire d'Hambourg ! Cleo chante d'une belle voix claire un répertoire plutôt New-OrleansBourbon street Parade, Lousiana 1927, Basin street blues - ou jazz classique : elle nous murmure I can't give you anything but love, nous ballade sur on the sunny side of the street ou nous sermonne sur Let them talk. Elle joue du violon dans un style que je qualifierai de country , un peu surprenant.

Jan Luley a ouvert les sessions en jouant des soli de pianos, vendredi sur New Orleans joys et dimanche sur Saint Louis Blues, morceaux qui nous ont permis d'apprécier son talent. Christian Reim à la trompette et au bugle nous a aussi sorti de bons soli et a fort agréablement accompagné Cleo.

 

Franco Ambrosetti Quartet

Franco Ambrosetti a reçu le Swiss Jazz Award pour l'ensemble de son œuvre. Si vous le souhaitez réellement, je vous laisse aller chez Jazz Magazine ou Jazz Hot, pour avoir un compte-rendu du concert . Toutefois, entendre The Saints joué par un orchestre hard bop est  assez surprenant !

Jacques BESSE   

- La mauvaise nouvelle du jour : Coincés par la grève des contrôleurs aériens, nos amis du Bordeaux Hot Club ne viendront pas à Ascona. C’est une perte importante pour vous car vous n’aurez pas ici cette année les avis hautement éclairés que nos amis portent sur la musique et les musiciens. (J.B.)

- Meschiya Lake - Photo JazzAscona  - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

24/06/2018 JAZZASCONA 2018 (3) - SAMEDI 23 JUIN678

Samedi fut une belle journée, belle par la grâce de la météo et de la programmation.

Le miracle de JazzAscona, c'est le talent de Nicolas Gilliet - le directeur artistique - de nous faire découvrir des artistes qui, par la suite, deviendront des vedettes internationales. Juste deux noms pour illustrer mon propos : Troy Andrews, Trombone Shorty - venu juste après Katrina - et Cecile McLaurin Salvant, poussée sur le devant de la scène par Jean-Francois Bonnel.

Nous souhaitons le même succès à une chanteuse dont nous n'avions jamais entendu parler : Quiana Lynell (photo).

 

Roland Guérin Band featuring Quiana Lynell

Nous savions que l'orchestre de Roland Guérin serait une des attractions principales du festival. Nous l'avions identifié comme contenant au moins trois musiciens que nous avions entendus longuement précédemment: Roland Guérin (b), Ashlin Parker(tp) et Kyle Roussel (p).

Mais nous ne connaissions pas le guitariste Chris Adkins, le batteur John Jones et le percussionniste Alexey Marti. Ils ont été très bons. Mais, je vous parlerai d'abord de la sensationnelle chanteuse Quiana Lynell.

Sur scène, c'est une grande prestance et  une belle voix au registre très étendu ; Roland Guérin dit qu'elle parle à son cœur et nous aussi elle nous a émus.

Son répertoire : elle est aussi à l'aise et convaincante dans les ballades : What a wonderfull world  ou My funny Valentine, que dans le blues Basin street blues. Elle anime brillamment les tubes de La Nouvelle-Orleans: Iko Iko ou Litle Liza Jane. Le public a été subjugué. Et, que le temps passe vite en sa compagnie !

Le pianiste Kyle Roussel m'avait laissé sur ma faim ; nous l'avions croisé avec Shannon Powell, pratiquant un style minimaliste - façon Ahmad Jamal récent - avec beaucoup d'interruptions qui, pour moi, ne créaient que des frustrations. Il a évolué vers un style plus coulant, marqué par une forte influence des pianistes de Blues de La Nouvelle-Orleans. Bien plus agréable à écouter !

Je ne vous parle pas des autres musiciens de l'orchestre, mais ce n'est que partie remise.

 

Mich Woods

Il débarque de Californie et prétend souffrir du décalage horaire; mais, pour nous, il est toujours plein de swing, de bonne humeur et de talent.

Cette année, il est là pour rendre un hommage à Fats Domino et il le fait avec cœur. Les titres de Fats défilent : Blue Monday, Walking to New Orleans, Hello Josephine, I'm ready. Il est accompagné par le batteur Rocco Lombardi (de Belinzona) qui lui apporte un soutien discret et efficace, tout attentif au jeu du maître. Il nous a semblé, au dire de Mitch, que c'était la première fois qu'ils jouaient ensemble. Mais le duo est bien, c'est la magie du jazz, ce langage commun aux gens de la Californie et du Tessin.

 

Miss T and the Mad Tubes

Le petit groupe des Mad Tubes produit une musique agréable - principalement Blues des années 50 - qui a réchauffé nos cœurs et réveillé nos sens, à midi sur la Piazzetta Ambrosoli. Max Pierini (gu,voc) dirige sa petite cohorte animée par la fougueuse Miss T et le saxophoniste Piergeorgio Ella. Un moment bien sympathique !

 

Jacques BESSE   

- Lynell Quiana : Photo JazzAscona - Pedrazzini. Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

23/06/2018 JAZZASCONA 2018 (2) - VENDREDI 22 JUIN 677

Le festival prend son élan; la météo a décidé de passer d'un temps printanier à un temps estival !

Une journée marquée par l'un des temps forts du festival : Le Grand Orchestre de Paolo Tomeleri qui  nous rappelle le concert de Benny Goodman à Carnegie Hall de 1938. Le jazz devenait une musique reconnue par la société blanche et sortait - mais était-ce un bien ? - du ghetto des night-clubs, salles de bal et accompagnements de revues.

 

JJ Thames  (photo):

La première partie de la soirée était animée par la chanteuse JJ Thames. J'ai découvert une jeune femme plantureuse, dotée d'une belle voix rauque faite pour chanter le blues. Elle était accompagnée par de bons musiciens français - Cédric LeGoff (org), Yann Thuyeu (gu), Antoine Escalier (b) et Fabrice Bessouat (dr).

Son répertoire basé soit sur ses compositions propres (les titres m'ont échappé), soit sur un répertoire classique des chanteuses de blues des années 50 : Mama he treats your daughter mean, Boom Boom Boom, All I want to do is cry.

Une vraie chanteuse, une vraie présence sur scène avec un orchestre attentif et un show bien rodé. Nous avons passé un bon moment. S'ils passent près de chez vous, allez-les écouter (et n'oubliez pas vos boules Quiès).

 

Paolo Tomeeleri Big Band : Remembering Benny Goodmann concert at Carnegie Hall

Paolo Tomelleri est un clarinettiste et saxophoniste italien que nous avons croisé assez souvent à Ascona. Il est venu pour ce concert avec un orchestre de 20 musiciens. Comme Benny Goodman, il a alterné :

- Morceaux en grand orchestre : de Don't be that way à Sing, Sing, sing en passant par le King Porter Stomp avec l'arrangement de Flechter Henderson.

- Morceaux en petite formations : Moonglow, Avalon ou Sensation rag, mettant en vedette : le Maître à la clarinette, le vibraphoniste Marco Bianchi, le trombone Rudy Migliardi et le trompette Emilio Soana. Le batteur Tony Arco exubérant dans le rôle de Gene Krupa fut en vedette sur Sing, sing, sing. Bien sûr, une chanteuse sympathique - coiffée à la Tintin - s'est produite sur Loch Lomond et Bei mir bist du schönn.

Une formation bien efficace et donc une bonne soirée.

 

JT and the Ka Nection Band

L'orchestre arrive sur scène avec des magnifiques tenues blanches et rouges à paillettes. Une superbe unité ; on sent l'orchestre rodé (c'est un des orchestres permanents de La Nouvelle-Orléans). Ils ont deux très bons chanteurs : Kevin Austin et Dorote Carter. Hélas, leur répertoire - trop funk à mon goût - sort de l'esthétique de ce site... A revoir.

 

Jacques BESSE   

- JJ. Thames : Photo JazzAscona 2018, Pedrazzini - Cliquez sur le visuel ppour l'agrandir.

22/06/2018 JAZZASCONA 2018 (1) - JEUDI 21 JUIN - PREMIERE JOURNEE 676

EN DIRECT DE JAZZASCONA 2018

La première journée est la journée des premières : Premières retrouvailles avec nos vieux amis du Tessin, de Suisse... et de toute l'Europe !

La première nouvelle est mauvaise : Le guitariste David Blenkhorn* a été opéré, à Singapour, suite à un accident cardiaque. Bonne nouvelle : les suites se passent bien, mais - mauvaise nouvelle - il ne peut pas voyager par avion. Bonne nouvelle, il était bien assuré. Mauvaise nouvelle, pour lui : les musiciens qui ne travaillent pas ne gagnent pas d'argent ...

 

La Section Rythmique

But the show must go on ! : David Blenkhorn est remplacé jusqu'à dimanche soir 24 juin par Hary Kanter (au piano), puis par Denny Illet (à la guitare).

Hier soir, ils ont joué deux sets : un pour le public et un autre pour la télévision suisse.

Fait marquant : Une remarquable interprétation du Battle hymn of the Republic. La première fois dirigée par Hary, tres inspiré par Monty Alexander ; la seconde - pour la télévision - où Guillaume Nouaux interprète l'air à la batterie avant une reprise par le trio.

 

Andrew Family Brass Band

Leur prestation a été chaleureusement accueillie... par la météo ! Pendant 20 minutes, un orage déchaîné qui a dû leur rappeler La Nouvelle-Orléans. Il faudra aller les réécouter dans de meilleures conditions.

 

Philip Frankhauser (photo)

C'est la grande vedette du blues suisse. Il a son public tout conquis à sa cause. Pour vous, qui ne le connaissez pas : il a une belle voix - à la Paolo Conte - un jeu de guitare simple et swingant, pas du tout guitar hero, mais inspiré des guitaristes des années 50). Son orchestre est composé de bons musiciens, j'ai en particulier beaucoup apprécié l'organiste Hendrix Ackle et le saxophoniste-alto (Florian Egli ?). Mais ils ne jouent pas assez souvent ensemble et cela s'entend. De plus sur les tempos lents, cela sonne plus crooner que blues, mais le public adore. Et, ils ont été desservis par la sonorité de la tente où ils se produisaient.  L'orchestre sonnait mieux en formation réduite (5 musiciens) qu'en grande formation avec les choristes. Mais ce fut un bon choix... pour une première soirée.

 

*David, soigne-toi bien ! On espère te revoir bientôt. 

Jacques BESSE   

- Philip Frankhauser (photo flickr JazzAscona) Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

 

Note du site : Comme chaque année, Jacques Besse (membre du Hot Club de France) nous donnera quotidiennement, sur ce site, ses impressions et ses coups de coeurs sur les concerts et manifestations de Jazzascona 2018.

20/06/2018 SWING GUITARS SUR LE MARCOUNET - HCF PARIS - JUIN 2018675

Samedi 16 Juin 2018, la musique du Nicolas Peslier et Christophe Davot Quartet et son swing ont fait un peu tanguer la péniche, Le Marcounet !

Sous l'impulsion de François Abon, le HCF Paris avait suscité l'organisation d'un concert reconstituant un duo de guitaristes qui jouaient, il y a 25 ans avec grand succès, dans l'orchestre du trompettiste Alain Bouchet. Ce samedi, ces deux guitaristes - Nicolas Peslier et Christophe Davot - à nouveau réunis, jouèrent sous le nom de Swing Guitars en compagnie :

-  Du batteur François Laudet, dont on va encore chanter les louanges tant son accompagnement fut parfait.

- Du bassiste australien Leigh Barker que nous ne finissons pas d'apprécier, en espérant qu'il continuera longtemps de nous ravir à Paris.

Coup de chapeau à tous les musiciens qui ont inspiré nos deux guitaristes complices : Django Reinhard (Djangologie), Charlie Christian (Airmail special), Barney Kessel (Moonlight Walk), Kenny Burreel (Midnight blue). On rajoutera une grosse louche de Count Basie (9 :20 Special, Lester leaps in, Tickle toe) , une pincée de Duke Ellington (I let a song go out of my heart) : Ce fut un excellent cocktail !

Ce programme - préparé par Nicolas Peslier - s'est parfaitement adapté à un public très HCF-Paris, auquel s'étaient joints des membres de Clubs régionaux.

En comparant les jeux de ces deux champions nationaux, nous dirons qu'il est plus mélodique chez Nicolas Peslier et plus swing chez Christophe Davot. Tous deux étant parfaits en accompagnement.

 

Un excellent moment !  J'en aurai bien pris un ou deux bis de plus…Et je n'étais pas le seul !

Jacques BESSE   

Ces dessins pris sur le vif sont d'Évelyne Mérigot, une amie de Pierre Robin, qui assiste souvent et avec beaucoup de plaisir aux concerts du HCF-Paris. Cliquez sur chacun des visuels pour les agrandir.

08/06/2018 LE TROMPETTISTE DUKE HEITGER A BORDEAUX674

Cela faisait un certain temps que je n'avais pas eu l'occasion de pouvoir écouter en Live le trompettiste Duke Heitger, dont les venues en France ont été rares, me semble-t-il, ces dernières années. Cet Américain, natif de Toledo dans l'État de l'Ohio (10 mai 1968), mais installé à la Nouvelle-Orléans depuis 1991, a donné - début Juin 2018 - deux concerts en Gironde. 

Le trompettiste n'a pas changé : Son toujours aussi puissant et Sonorité toujours aussi belle. Sa technique instrumentale lui permet de passer aisément du grave à l'aigu et il peut improviser à tout moment avec ou sans sourdine. Très inspiré par le jeu de Louis Armstrong, il a également écouté plusieurs autres trompettistes louisianais. Musicien recherché, souvent invité, il mène une carrière internationale riche, en étant aussi un leader naturel incontestable.

Ses compagnons ne tarissaient pas d'éloges sur lui à l'issue de son passage à Bordeaux.

 

Pour le concert auquel j'ai assisté, qui fut d'un haut niveau, Duke Heitger était entouré d'Aurélie Tropez à la clarinette, quelle aisance ! de Francis Guéro au trombone, qui connaît bien ses classiques - du trio dit La section rythmique : David Blenkhorn (gu) - Sébastien Girardot (b) et Guillaume Nouaux (dr), lequel excelle dans le style Nouvelle-Orléans. 

Le programme était composé en majorité de standards des années 30 et 40, dans lesquels furent particulièrement appréciés : Body and Soul , Red sails in the Sunset, Buddy Bolden Blues (le Funky Butt de Jelly Roll Morton), If I had you avec une remarquable intro médium, Muskrat Ramble avec Francis Guéro et Duke Heitger, Swing that music  avec Aurélie Tropez, un énorme solo de Guillaume Nouaux et final de Duke Heitger à la Louis ! Les collectives, nombreuses, furent superbes. 

 

À noter que: 

- Les trois souffleurs étaient assis sur le devant de la scène, comme cela continue à se faire dans les clubs de la Nouvelle-Orléans, 

- Il n'y avait pas de micro, Heureuse initiative !

 

Les musiciens semblaient tous heureux de jouer ensemble... Plaisir largement partagé !

 

 

Michel LALANNE   Vice-Président du Bordeaux Hot Club

De gauche à droite : Aurélie Tropez , David Blenkhorn , Duke Heitger , Sébastien Girardot et Francis Guéro  (Photo Michel Lalanne). Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

07/06/2018 BIBLIOTHÈQUE LOUIS NUCERA DE NICE – BULLETIN DU HCF673

 

La Bibliothèque Louis Nucéra de Nice (F.06) - qui était déjà abonnée au Bulletin du HCF depuis le numéro 376 (janvier 1990) - peut maintenant proposer, en consultation, la totalité des numéros du Bulletin du Hot Club de France/Bulletin du HCF, depuis son premier numéro, créé par Hugues Panassié en Octobre 1950.

 

Cela est devenu possible grâce à deux dons, coordonnés par le Hot Club de France :

Du numéro 1 (octobre 1950) au numéro 234 (janvier 1974), Période Panassié : Collection de Monsieur Bertrand Lebeau, membre du HCF Paris. Don de sa famille.

Du numéro 235 (février 1974) au numéro 375 (décembre 1989) : Collection de Monsieur Jacques Mequin, membre du HCF Paris. Don de sa famille.

 

La Bibliothèque Louis Nucéra remercie les donateurs et le Hot Club de France.

 

 Ces documents sont consultables en Salle de Consultation des Périodiques de la Bibliothèque Louis Nucéra 

2, place Yves Klein - Nice. (les jours et heures d'ouverture sont précisés sur le site internet de la Bibliothèque)

Brigitte SAGOT    - Bibliothèque Louis Nucéra - Responsable du pôle Périodiques et Références

Le Bulletin du HCF - La Revue du Jazz authentique (mensuel), est l'organe officiel musical du Hot Club de France 

06/06/2018 COUP DE COEUR : ANDREA MOTIS672

Avant de placer sur ce site internet du HCF les Concerts en régions - rubrique dont je m'occupe - j'écoute, sur Youtube, les artistes que je connais peu. 

Alors que je travaillais sur les concerts du festival Jazzàbar, j'ai écouté l'orchestre qui y est prévu le 8 septembre 2018 : Andrea Motis et Joan Chamorro quintet. Cet orchestre swingue à point et la révélation en est la jeune chanteuse Andrea Motis. Elle a 23 ans, une jolie voix remplie d'émotions et extraordinaire pour son âge. Mais surtout, elle joue de la trompette et du saxo-alto ! Je l'ai entendue dans Summertime, Solitude et Lullaby of Birdland. Ce fut un grand plaisir !

 

Bien entendu j'ai consulté sa fiche biographique sur Wikipedia. En voici quelques données : « Issue d'une famille de musiciens - avec un père trompettiste - elle est formée musicalement à partir de 7 ans à la trompette puis au saxophone, dans l'école municipale de musique de Sant Andreu (banlieue de Barcelone). En 2007, à seulement 12 ans, elle commence à collaborer avec le Sant Andreu Jazz-Band, dirigé par le professeur de musique et musicien Joan ChamorroEn 2010, à seulement 15 ans, en tant  que chanteuse solo, elle enregistre un album de standards de jazz intitulé  Joan Chamorro présente Andrea Motis. 

Elle fut la révélation du festival de jazz de Barcelone de 2012, lors duquel  Quincy Jones  en personne la fit monter sur scène, pour s'extasier sur son talent. Sa voix fut comparée à celle de Norah Jones (Mais, elle est bien meilleure que Norah Jones !) »

 

Je suis ravie de constater que des femmes soient de vraies Swingwomen. Et je pense aussi à Shaye Cohn, la trompettiste de Tuba Skinny. 

Bravo au Hot Club de Champagne qui a su dénicher cette perle rare et la programmer lors de son prochain JazzàBar 2018.

Marie-France DEMBELE    Membre du Hot Club de France

04/06/2018 JAZZASCONA 2018 - LES POINTS FORTS DE LA PROGRAMMATION (1)671

 

Le prochain festival JazzAscona aura lieu du jeudi 21 juin au dimanche 1er juillet 2018 à Ascona, en Suisse dans la province du Tessin.

Pour la 34e édition de ce festival consacré - presque exclusivement - à toutes les musiques de la Nouvelle-Orléans, le directeur artistique Nicolas Gilliet a programmé un nombre assez important de musiciens américains et européens qui viennent à Ascona pour la première fois ou qui s'y produisent rarement.

 

 - Citons tout d'abord, les deux têtes d'affiche : 

  • Le batteur Bernard ‘' Pretty ‘' Purdie (photo) qui sera au sein d'une formation où l'on retrouvera le bassiste et chanteur Roy Bennett,
  • Le saxophoniste Pee Wee Ellis - vu et entendu, en 2012, avec Lillian Boutté - qui, cette fois, est l'invité d'un orchestre italien jouant le répertoire de James Brown. 

- Parmi les nouveaux venus : - Le Nola All Stars Band, formation à géométrie variable, dirigée par l'excellent bassiste Roland Guérin avec au piano Kyle Roussel - Les chanteuses Quiana Lynell , Meshiya Lake et Jennifer  Jenesis, J.J.Thames (Soul de Détroit) - Le groupe de R'nB du bassiste Jeff Tyson( J.T.) composé de 9 membres dont 3 vocalistes - The Andrews Family Brass Band dirigé par le trombone et chanteur Glen David (Andrews) - The Young Swangers , un quintet de jeunes musiciens new-yorkais, sous la houlette du batteur Bryan Carter -The Boogie Connection, trio du pianiste allemand Thomas Scheytt .

Lire la suite ci-dessous 

Jacques BESSE (HCF) & Michel LALANNE (BHC)   

Photo : Bernard Pretty Purdie (cliché : Jazzascona) - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

04/06/2018 JAZZASCONA 2018 - LES POINTS FORTS DE LA PROGRAMMATION (2)670

Du jeudi 21 juin au dimanche 1er juillet 2018, nous retrouverons aussi, avec plaisir, plusieurs fidèles de ce rendez-vous de fin juin à JazzAscona : 

- Les pianistes David Paquette (34e année de présence), le jeune et prometteur Luca Filastro, The Keeper of the Flame : Mitch Woods, dans un hommage à Fats Domino - Le JazzAscona Social Club avec Thomas L'Etienne (cl), Uli Wunner (cl,ts), Patrick Artero (tp) et Ole Fessor Lindgreen (tb.) plus La Section Rythmique - La chanteuse Denise Gordon pour l'habituel concert de Gospel et en soirée finale - Le chanteur Randolph Matthews et son Afro Blues Project - Le tandem Michael Watson (tb) et Frank Salis (org) - Le groupe italien Sugar Pie & The Candy Men  - La chanteuse suédoise de Paris : Ellen Birath & the Shadow Cats - La Section Rythmique, avec D.Blenkhorn - S. Girardot - G.Nouaux, sera présente durant toute la durée du festival - Le Geoff Bull International Jazz Band, un septet du nom du leader et trompettiste australien - Tribute to Stuff Smith & Joe Venuti avec le Mauro Porro trio -  Hommage à Fats Waller par The Fats Boys (avec Thomas Winteler à la clarinette), qui obtinrent, en 2017, l'Ascona Jazz Night Winner.

 

Deux soirées spéciales sont annoncées : 

• Vendredi 22 juin : Hommage à Benny Goodman par le Big Band du clarinettiste italien Paolo Tomelleri. Ce dernier rejouera, en sextet, Jeudi 28 juin.

• Dimanche 24 juin : Concert, puis remise du Swiss Jazz Award 2018 au trompettiste Franco Ambrosetti , accompagné pour l'occasion par le remarquable pianiste Dado Moroni et son trio.

 

 Comme chaque année, à JazzAscona, plus de 200 musiciens sont annoncés et près de 200 Concerts sont prévus. Il y en aura pour tous les goûts, à toutes les heures de la journée.

 

Jacques BESSE (HCF) & Michel LALANNE (BHC)   

Photo : Uli Wunner (sax) et Thomas L'Etienne (cl) - JazzAscona Social Club - Cliché Jazzascona

- Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

03/06/2018 MES SOIRÉES AVEC NICOLLE669

Mardi 29 mai et mercredi 30 mai 2018, Nicole Rochelle est venue chanter au Jazz Café Montparnasse. J'ai eu la chance et le plaisir de pouvoir assister à ces deux soirées complémentaires car, à chaque fois, elle montra une face différente de son talent : 

- Mardi soir, avec le Quartet de Corentin Giniaux, dans le répertoire de Billie Holliday

- Mercredi soir dans la formation Nikki et Jules, en trio avec Julien Brunetaud (p) et Bruno Rousselet (dr)

 

La soirée de mardi nous a permis de réécouter l'excellent bassiste Lee Barker et de redécouvrir Corentin Giniaux que nous avons trouvé bien meilleur au saxophone- ténor qu'à la clarinette.  Le programme était voisin de celui qu'elle jouait avec le Swiss Yerba Buena Orchestra (Lover man, Morning low, Fine and mellow). Quelle belle chanteuse !

 

Mercredi soir changement de look - elle avait des tresses - avec ses vieux compères, dans le show que Nicolle et Julien donnent ensemble : Joséphine Baker (I got you under my skin), le Boogie (Boogie Woogie country girl), le Blues (Kansas City), la musique de La Nouvelle-Orléans - en particulier un The Saints inspiré de celui de Dr John - et leurs compositions (Angel kiss , Mountain blues ...). Avec, en plus, une composition inédite car ils travailleraient ensemble à un nouveau CD. Il me semble qu'avec un batteur, ils sonnent encore mieux qu'en duo.

 

Nicolle, revient nous voir plus souvent... Tu nous as manqué ! 

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

Julie Saury était dans la salle pour les applaudir et, hélas, pas sur scène !

 

-Photo de Nicolle Rochelle : Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

28/05/2018 WYNTON MARSALIS : UNITED WE SWING668

Un CD de Wynton Marsalis intitulé United we swing vient de paraître sous le label Blue Engine Records. Il restitue des extraits de galas - entre 2003 et 2007 - lors desquels le septet de Wynton Marsalis accompagna des chanteurs et chanteuses d'horizons fort variés. 

En dépit de la qualité moyenne de certains vocalistes - du point de vue jazz - les arrangements, l'accompagnement et le swing de l'orchestre justifient l'intérêt de ce CD. 

Le batteur Herlin Riley notamment est excellent, voire même exceptionnel. Wynton Marsalis l'est tout autant, aussi bien quand il s'inspire de Louis Amstrong ou de Clark Terry que quand il s'exprime de sa propre manière. Winton Marsalis s'y montre par ailleurs, aussi bon pianiste que chanteur.

 

A titre d'illustration de ce commentaire, on écoutera avec intérêt deux extraits du CD :

- avec Eric Clapton

- avec John Mayer (voc,gu), dans la lignée de George Benson et de Pizzarelli

 

Une chronique détaillée de ce recueil paraîtra dans un prochain Bulletin du HCF

Raphaël AUBIN   

À titre personnel, je voudrais remercier ici notre ami Jean-Marie Hurel de m'avoir fait mieux connaître Wynton Marsalis, lors d'un Cercle d'Etudes du HCF Paris, en 2017 (R.A.)

24/05/2018 LE JAZZ : UNE ARME SECRÈTE667

 

Dimanche 20 mai 2018 à 22 heures, la chaîne Arte a diffusé un documentaire de 87 minutes intitulé : Le jazz, une arme secrète. Ce film musical relate une démarche des États-Unis en 1956 vis-à-vis de l'influence de l'Union soviétique (Guerre Froide)

Dans le cadre de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, les musiciens noirs américains y émettent leurs opinions, dont une déclaration au vitriol de Louis Armstrong.

 

 

Je vous recommande de regarder absolument ce documentaire musical, qui est diffusé en Replay  jusqu'au 18 juin 2018.

Marie-France DEMBELE   - Membre du Hot Club de France

18/05/2018 SUR LA CROISIÈRE JAZZ DE JEAN-PIERRE VIGNOLA666

Fin Avril/début Mai 2018, dans le Bassin Méditerranéen et le proche Atlantique, j'ai participé, en tant que passager, à la croisière Jazz'en Mer TMR, dont Jean-Pierre Vignola assurait la programmation musicale.

Pendant 12 jours, nous avons eu droit, chaque jour ou presque, à 2 jam-sessions Apéro-Jazz et à un concert au théâtre, suivi d'une autre jam au Jazz Club... jusqu'au bout de la nuit.

Au cours de ces nombreuses heures de musique, il n'y eut pratiquement pas de déchets. Il est absolument incroyable que cette trentaine de musiciens soient tous parvenus à rester à ce haut niveau, quelles que soient l'heure et les circonstances !

 

Je ne mentionnerai ici que quelques moments-clés. Des instants magiques pour moi, au cours desquels nous avons entendu des interprétations d'anthologie : - Une interprétation de Blue and sentimental par Nicolas Montier au saxo-ténor, à faire sortir de sa tombe Herschell Evans … pour applaudir ! Nicolas jouait au sein du Paris Swing Orchestra de Marc Richard. - Une soirée Boogie System de Jean Pierre Bertrand avec succession de titres swinguant, dont quelques blues low down, qui nous faisaient croire que nous n'étions pas en mer, mais sur le Mississippi. - Guy Bonne, en Jam, dans le rôle de Benny Goodmann et Nicolas Peslier dans celui de Charlie Christian, son idole. - Claude Braud qui, quelle que soit la formation dans laquelle il joue, quels que soient ses partenaires, développe un son d'une ampleur unique, avec un growl toujours présent, des phrases scandées et expressives, au swing dévastateur. Claude Braud, c'est un rugissement qui vient du tréfond de son être ! - Patrick Bacqueville, sa voix et son trombone ! Quelle que soit son admiration pour Lawrence Brown, ses racines restent J-C. Higginbotham, Sandy Williams et Dickie Wells.

 Aucun de ces musiciens ne joue seulement juste comme un grand ancien. Leurs inspirateurs sont là, mais ils n'en font pas seulement de pâles copies. Ils ont leur propre style et leur propre langage. La tradition se perpétue, mais chacun y ajoute sa personnalité, son inspiration. Ceci témoigne que notre Jazz authentique est toujours bien vivant.

 

 Jean-Pierre Vignola a réussi à réunir, pour cette croisière, la fine fleur des musiciens français de Jazz . Comment s'étonner alors qu'avec des artistes de ce calibre - tous solistes et improvisateurs de talent - les diverses formations nous aient procuré cette profusion d'exellente musique et de moments inoubliables. Leurs prestations auraient toutes mérité d'être enregistrées et diffusées … par des professionnels de l'audio et de la vidéo !

Alain BARDE   - Hot-Club Languedoc-Roussillon

- Un compte-rendu détaillé de cette croisière Jazz - par Alain Barde - sera publié dans un prochain numéro du Bulletin du HCF.

- Sept vidéos des concerts peuvent déjà être visionnées sur la page Facebook de Christian Chapotat. D'autres seront placées sur le site du Hot Club Languedoc -Roussillon.

17/05/2018 TUBA SKINNY EN FRANCE 665

 

 

Mardi 15 mai 2018 à Saint Jean de Braye (orléanais), dans le cadre des concerts organisés par du blues O' swing, nous sommes allés écouter Tuba Skinny. C'était leur premier concert français, dans le cadre d'une tournée européenne. La salle était comble.

Tuba Skinny est un vrai orchestre de 8 musiciens, qui jouent souvent ensemble  - certains depuis 8 ans - et cela s'entend. Avec l'aide de Pierre Ingrin - Responsable Artistique de l'Association du blues O' swing  - voici la Composition de l'orchestre - Photo (cliquez sur le visuel, pour l'agrandir) de gauche à droite : Craig Flory (cl), Shaye Cohn (cornet et leader), Barnabus Jones (trombone), Erika Lewis (chant et grosse caisse), Jason Lawrence (banjo à 6 cordes), Greg Sherman (guitare avec résonateur, chant), Todd Burdick (Tuba), Robin Rapuzzi(Washboard).

 

La problématique des fanfares, où le décalage entre la caisse claire et la grosse caisse donne souvent une impression de brouillon, 'est réglé ici, car le washboard donne un son qui se coordonne mieux. Autre surprise, un guitariste (également bon chanteur) et un joueur de banjo jouant ensemble.

Le leader de l'orchestre, la trompettiste Shaye Cohn - fille de Joe Cohn et petite-fille d'Al Cohn - dirige avec autorité et bon goût les collectives, avec l'aide du clarinettiste Craig Flory et du trombone Barnabus Jones. À la trompette, Shaye a un style parfaitement dans la ligne des musiciens de La Nouvelle-Orléans. Dommage qu'elle ne prenne pas plus de soli.

La chanteuse Erika Lewis, que nous avions entendue longuement à Ascona, a gagné en maturité et en assurance. Elle est bien soutenue par le guitariste.

Le répertoire : énormément de Blues, des morceaux anciens de Duke et leurs propres compositions. Ils ne se ménagent pas sur scène et nous ont donné un long concert. 

Une excellente soirée !

Deux regrets : - Les musiciens auraient dû venir au bord de la scène se faire applaudir , au lieu de fuir en coulisses à la fin du concert . Ce que le public aurait fait avec grand plaisir. - Nous n'avons pas eu droit à la présentation des musiciens pendant le concert : Étrange !

 

Jacques BESSE   - Membre du Hot Club de France

Note du site : Vous pouvez encore voir et entendre Tuba Skinny en France :

- Vendredi 18 Mai à L'Endroit Vaise à Lyon (F.69)

- Du Samedi 19 au Lundi 21 Mai au Festival Jazz aux Sources de Chatel-Guyon (F.63)

- Mercredi 23 Mai au Chateau de Massillan à Uschaux (F.84)

- Jeudi 24 Mai au Studio Swingcat de Montpellier (F.34)

04/05/2018 ERIKA LEWIS - LA CHANTEUSE DE TUBA SKINNY664

En mai 2018, l'orchestre de La Nouvelle-Orléans Tuba Skinny va faire une tournée en Hollande, en Belgique et en France. Ils seront huit dont Erika Lewis, la chanteuse de l'orchestre depuis sa création en 2009.

Erika Lewis est une très grande chanteuse qui semble avoir deux influences majeures : Bessie Smith et la Country Music. 

- Elle dirige un orchestre de Country Music, The Lonesome Doves, où l'on retrouve l'autre femme de l'orchestre Tuba Skinny - Shaye Cohn - au violon et au chant.

- Dans le livre la Rage de Vivre (Really The Blues), Mezz Mezzrow compare Bessie Smith à un lance-flammes. C'est ce lance-flammes que je retrouve chez Erika Lewis, notamment dans deux des albums de Tuba Skinny : Garbage Man et Pyramid Strut.

En ce qui concerne Erika Lewis, mieux vaut ne pas tenir compte de sa prestation dans l'album Blue Chime Stomp de Tuba Skinny. La chanteuse y est mal enregistrée et le piano est un demi-ton trop bas !

 

Malgré sa récente maternité, Erika Lewis a décidé de faire cette tournée européenne. Je m'en réjouis. 

Le phrasé, la mise en place, son répertoire, ses mailloches ...tout est original. Jubilatoire où bouleversante, dynamique où lazy, elle est toujours remarquable !

Pierre INGRIN   Membre du Hot Club de France

- Cliquez sur la photo d'Erika Lewis pour l'agrandir

 

- Tous les albums de Tuba Skinny peuvent être écoutés dans leur intégralité - et gratuitement - sur le Site Internet bandcamp. De plus, sur Youtube, les vidéos de Tuba Skinny sont innombrables ce qui permet de vérifier les tonalités habituelles des morceaux.


 
HOT CLUB DE FRANCE 2017