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02/01/2010 - LA LOCOMOTORA NEGRA A LIMOGES (samedi 23 Janvier 2010) 35
Un grand merci à Jean-Marie Masse et au Hot Club de Limoges qu'il préside de nous avoir permis de (re)voir le big band La Locomotora Negra - orchestre catalan de Barcelonne - à Limoges. C'était là une occasion unique de retrouver cet excellent orchestre, qui ne se produit malheureusement quasiment jamais en France et qui avait fait tout spécialement le déplacement afin d'honorer le Hot Club de Limoges.
Ce big band de dix-sept musiciens n'est pas un nouveau venu sur la scène musicale puisqu'il se produit depuis plus de trente-cinq ans avec toujours le même succès. Il est composé de musiciens amateurs, pour la plupart d'entre eux. Depuis l'origine ce sont des musiciens des familles Gili, Trepat et Gonzalez qui en constituent l'ossature et qui représentent presque la moitié de l'orchestre. Ricard Gili en est le leader charismatique : Trompettiste de talent, dans la veine de Louis Armstrong, il mène ses musiciens avec autant de passion que de fougue juvénile.
Il faut citer quelques temps forts de ce concert :
-Deux de leurs compositions : un hommage appuyé à Duke Ellington avec un Hi! Duke fort bien arrangé ainsi qu'un fumant Three bones shuffle entièrement dévolu à la section de trombones.
- Jungle blues (?) chanté et mimé de façon cocasse par un trio vocal amené par Ricard Gili. -Une version orchestrale de Shipyard social function, tirée du répertoire de Lucky Millinder, parfaitement swinguée par l'ensemble des sections mélodiques.
-Frankie and Johnny, pris sur un tempo de boogie woogie, avec pour soliste le guitariste Albert Romani interprétant le thème à la manière de Tiny Grimes.
-After hours, un succès incontournable de l'orchestre Erskine Hawkins, fit la part belle au pianiste Tofol Trepat, très inspiré sur ce blues et bien soutenu par des riffs orchestraux sur la coda.
Un orchestre au swing généreux avec des sections mélodiques de haut niveau et un plaisir de jouer manifeste. Le public ravi leur a réservé un accueil enthousiaste et parfaitement mérité. Ce fut une soirée mémorable !

Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club et Vice-Président du Hot Club de France.

01/02/2010 - I'M LAZY, THAT'S ALL ! 34
« Le blues, le jazz, le swing...Bon sang, mais c'est bien sûr !»

Je ne goûte guère les tempos très rapides, car la mise en place lazy ne peut pas s'y épanouir. Il en va de même avec les tempos très lents.
Jouer lazy , c'est jouer détendu.
Un blues qui n'est pas lazy est un blues sans saveur.
Jouer lazy, c'est jouer en retard sur le temps.
Lisez les interviews de musiciens et vous constaterez que les locutions : Jouer en retard sur le temps, jouer en avance sur le temps, se retrouvent souvent dans leurs propos.

Et le swing, dans tout ça ! Le swing peut-il être présent quand le jeu est en retard sur le temps ? Oui ! ?et aussi présent quand le jeu est en avance sur le temps ? Non ! : I'm lazy, that's all !

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

29/01/2010 - CHU BERRY - PRECISION 33
Dans le Bulletin du H.C.F. N° 585 d'octobre / novembre 2009, page 31, figure une précision concernant des photos de Chu Berry publiées dans le N° 584 . Il y est écrit notamment : « Ces photos ont été prises à Pittsburg par Charles Teenie Harris, photographe au Pittsburg Courrier entre le 20 et le 26 février 1941, seules dates - à ma connaissance - où l'orchestre Calloway est venu à Pittsburg durant la période Chu Berry ».
Cette précision m'est attribuée indument. Elle m'a été communiquée par l'un de mes correspondants, Jean-François Pitet, probablement l'un des meilleurs spécialistes français, sinon le meilleur, de Cab Calloway, comme en témoigne son blog THE HI DE HO BLOG.

Jean ROUSSEAU - Membre du HCF Paris

Note du Site : Jean Rousseau est l'auteur d'un site consacré aux
Lieux de Jazz à Paris de 1900 à 1969. Ce site est référencé, depuis plusieurs années, sur la page Liens (catégorie Histoire)de ce site du Hot Club de France.

28/01/2010 - COLLECTION DU DOCTEUR CLAVIÉ 32
La Maison du Duke vient de faire l'acquisition de la collection du Docteur Clavié . Cette collection est composée de 300 bandes magnétiques représentant 650 heures de concerts de Duke Ellington (de 1945 à 1970).
Nos experts ont entrepris de trier, identifier, référencer, avant de procéder à leur numérisation. A suivre !

Laurent MIGNARD - La Maison du Duke

19/01/2010 - NOUVEAUX LIVRES JAZZ 31
Trois nouveaux ouvrages viennent d'etre placés sur la Page Livres de ce site. Ces nouveaux ouvrages sont indiqués sur la page Forum-Documents.

La Page Livres de ce site internet présente une sélection de près de 300 ouvrages, traitant du Jazz authentique, du blues et du gospel, recommandés par le Hot Club de France. Ces ouvrages sont classés selon 12 rubriques thémathiques et par ordre alphabétique d'artistes . Pour la plupart d'entre eux, une information technique sur l'ouvrage (éditeur, langue, format , ISBN ?) et une courte analyse peuvent être consultés en cliquant sur le visuel de couverture présenté.
Un Index des ouvrages figurant sur la Page Livres, complète cette information.

LE SITE

16/01/2010 - DÉCÈS D'ED THIGPEN 30
Le batteur de jazz américain Ed Thigpen, accompagnateur d'Oscar Peterson et d'Ella Fitzgerald, est décédé mercredi 13 janvier 2010 à l'âge de 79 ans, a indiqué sa famille vendredi 15 sur son site internet.
Réputé pour son jeu de balais et pour ses méthodes d'enseignement, Ed Thigpen était admiré dans le monde du jazz pour ses talents de musicien et d'enseignant.

(cliquez sur la photo d'Ed Thigpen pour l'agrandir)

Né en 1930, lui-même fils de batteur, Ed Thigpen a débuté dans les années 50. Il a fait partie du trio d'Oscar Peterson entre 1959 et 1965, avant d'accompagner Ella Fitzgerald en 1966, puis de 1968 à 1972.Il a également joué avec Johnny Mathis, Pat Boone, Andy Williams, Peggy Lee! , Oliver Nelson et Gerald Wilson. En 1972, il s'était installé à Copenhague où il travaillait en free lance et enseignait.
Ed Thigpen est l'auteur de plusieurs manuels d'enseignement de la batterie et le compositeur de la suite Denise.

Jean-Marc BERLIÈRE

12/01/2010 - BUREAU DU BORDEAUX HOT CLUB 29
A l'issu de l'Assemblée Générale du Bordeaux Hot Club, le Bureau sortant qui se représentait a été réélu . Sa composition est donc la suivante :

Christian SABOURET : Président - Chargé des relations avec les musiciens.
Michel LALANNE : Vice-Président - Chargé de la programmation et de l'édition de Jazz en Poche.
Alain de LOSTALOT : Trésorier
Yvette CHAMBERLIN : Secrétaire
Francis SEPEAU : Responsable logistique
Alain CREN: Conseiller à la programmation

Le Bordeaux Hot Club, fondé en 1934, est une association d'amateurs de Jazz authentique, affiliée au Hot Club de France .

Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club et Vice-Président du Hot Club de France.

11/01/2010 - TOUT TOMMY LADNIER EN MP3 28
10/01/2010 - BOOGIE MATT WEAVIL 27
Né Matthieu Fromont, Boogie Matt Weavil* - guitariste, harmoniciste, chanteur - révère depuis son enfance les grands du blues (de John Lee Hooker à Elmore James en passant par des musiciens plus « primitifs » comme Bukka White). Cela s'entend et il l'explique :
« La plupart des artistes de Blues authentiques, à quelques exceptions près, se sont maintenant éteints, ainsi va la vie. La qualité des nombreux enregistrements, qu'ils nous ont laissés, atteste de leur culture et de leur savoir-faire. La jeune génération américaine actuelle dédaigne cette culture et s'est éprise d'autres formes musicales, mais elle a sans doute oublié que la plupart ont pour racine commune le Blues. Je ne suis pas américain, je ne suis pas noir et l'anglais n'est pas ma langue maternelle, pourtant j'ai grandi et évolué avec le Blues et j'y suis toujours resté fidèle ; paradoxalement il me nourrit et m'abreuve autant qu'il m'asphyxie parfois. Je suis un musicien autodidacte et instinctif, mes lacunes techniques sont nombreuses. Peu m'importe, le Blues a continuellement guidé mes doigts et ma voix, et le temps fait le reste. Et même si je le souhaite parfois, je n'arrive pas à jouer autre chose...
Quand je suis sur scène, je prêche le Blues avec toute ma passion et ma verve, je vis alors dans l'instant présent, et cela me permet un moment d'oublier qu'à la fin du film, le héros meurt. Car c'est bien là selon moi la raison d'être de la musique, un moment éphémère que je partage avec les autres musiciens et, autant que possible, avec notre auditoire.»
Boogie Matt Weavil sera le 31 janvier 2010 à Paucourt, dans le cadre du concert Blues beyond the roots (voir Forum-Dates).

Jean-Marc BERLIERE - Président du Hot Club du Gâtinais.

* En 1927, Charley Patton enregistra Mississippi Bo Weavil Blues, premier titre enregistré évoquant le Bo Weavil ou Boll Weevil : un charançon dévastateur qui se nourrit du coton que cultivaient les métayers sur les terres du Mississippi au début du XXème siècle. Insecte prolifique et résistant, le Boll Weevil est aussi, pour le peuple du blues, un symbole de pugnacité, de résistance à l'oppression et à la ségrégation.

08/01/2010 - PADDY SHERLOCK QUARTET AU PETIT JOURNAL SAINT MICHEL (mercredi 6 janvier 2010)26
Trop tard sans doute, j'avais envoyé un mail aux membres du HCF-Paris pour les encourager à venir écouter Paddy. Non parce que c'est un de mes amis et qu'il joue souvent dans les Fidgety Feet, mais parce que c'est un excellent jazzman - entertainer et que la formule qu'il présentait, ce mercredi au Petit Journal Saint Michel, était originale et attrayante.
Malheureusement il y eut très peu de monde ce soir là au Petit Journal Saint Michel où nous avons passé, avec quelques amis, une soirée épatante. Si, malgré cette faible assistance, Coco reprogrammait à nouveau le Paddy Sherlock Quartet, un conseil : venez l'écouter.
Quelques mots sur ce concert :
- Paddy a été égal à lui-même, encore plus jazz que dans les disques que, peut-être, vous connaissez de lui. Son entrain , son jeu de trombone très swing, son chant malicieux enthousiasmerent l'assistance.
- Jérôme Etcheberry, quel magnifique trompettiste! Il a tout : les idées, la technique, le feeling, la gentillesse. Je considère qu'aujourd'hui ,il faut voir en lui l'un des meilleurs en France, et même au-delà .
- Chris Cody, stupéfiant! Voilà un pianiste à découvrir. Je ne le connaissais pas ,mais Paddy m'en avait dit grand bien .Il se trompait car il aurait dû m'en dire un très grand bien. Chris, Australien vivant en France depuis plusieurs années, a parfaitement assimilé le piano-jazz inspiré des grands maitres que sont Earl Hines, Wynton Kelly, Ray Bryant. Excellent soliste, il sait aussi écouter ses collègues musiciens et leur apporter le soutien le plus solide qui soit. Comment se fait il qu'il ne soit pas plus connu ? A suivre?
- Marten Ingle, contrebassiste américain vivant en France depuis plusieurs années, habitué à jouer avec une chanteuse et plus branché musique pop que jazz. Mais, grâce à un grand métier, il fait parfaitement un boulot efficace dans une formation swing.
Le répertoire fut Classique ( Blue Sky , Night and Day , Blue Monk ) et compositions originales dont un second line que ne renieraient pas les meilleurs Neo-Orléanais.
Bref, une intéressante formule, de solides jazzmen, une soirée de haut niveau. C'est pourquoi je demande à la direction du prestigieux Petit Journal Saint Michel de renouveler l'expérience, et aux amateurs de jazz authentique de Paris de venir se régaler... en écoutantt le Paddy Sherlock Quartet.

Jean-Marie HUREL - Musicien et Leader - Membre du HCF Paris

25/12/2009 - LE BLUESMAN EDDIE C.CAMPBELL (Ivry-sur-Seine - 18 décembre 2009)25
Un petit cadeau de Noël avant l'heure, grâce à l'association Jazz-Ivry qui présentait,vendredi 18 décembre, le guitariste et chanteur de blues Eddie C.Campbell . Dès ses premières mesures, celui-ci conquit un public venu en nombre. Pas de doute, nous avions là du pur blues !
Né dans le Mississippi voici 70 ans, ce musicien s'installa très jeune à Chicago et , dès l'âge de 12 ans, eut l'occasion de monter sur scène avec Muddy Waters. Rappelons que, par la suite, il fut l' accompagnateur de Luther Alison, Magic Sam, Lowell Fulson, Percy Mayfield...
Dans les années 60, il devint directeur musical et accompagnateur de Jimmy Reed. Dans les années 70, il accompagna Koko Taylor avant de rejoindre le Chicago All Stars de Willie Dixon. Il a enregistré de nombreux albums sous son nom, le tout dernier pour Delmark :Tear this World up * .

(cliquez sur la photo d'Eddie C.Campbell à Jazz-Ivry - © Hot Club de France - pour l'agrandir)

Son jeu de guitare, inspiré des Grands du blues, cités ci-dessus, ainsi que d'Elmore James, est assez contrasté mais sans éclats violents ; tandis que sa voix, grave et chaleureuse, n'offre qu'assez peu de relief. En fait, si Eddie C.Campbell est parfaitement représentatif du blues authentique, il n'est toutefois pas un musicien du niveau de ces Grands du blues.
Cela n'empêcha pas de passer de bons moments à l'écouter, d'autant que ses accompagnateurs remplissaient fort convenablement leur rôle, n'apparaissant que très rarement en solo. Il s'agissait de trois Français : Jean-Pierre Duarte (gu), Ludovic Binet (claviers), Jean-Marc Despeignes (gu basse) et d'un anglais Marty Vickers (dr). Ce dernier marquait constamment le contretemps sur sa caisse claire et, comme une même figure mélodique était souvent reprise tout au long d'un morceau, il s'en dégageait un climat envoûtant, presque hypnotique dans nombre d'exécutions.

François ABON - Vice Président du HCF Paris

Note du site : *Tear this World up (Delmark DE 799) est en cours d'analyse, il sera chroniqué dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF (organe musical du Hot Club de France).

20/12/2009 - CD CLASSICS - OFFRE EXCEPTIONNELLE 24
Dans le Bulletin du HCF N° 585 d'Octobre - Novembre 2009, une publicité de Body and Soul fait une offre exceptionnelle portant sur plus de 50 références de CD Classics, à prix très réduit.
J'ai reçu hier les 27 CDs Classics objets de ma toute récente commande. C'est l'évidente confirmation de la confiance que l'on peut mettre dans cette opération dont je suis très satisfait.

Michel MERCIER

19/12/2009 - AXEL ZWINGENBERGER, PIANO, À LA SALLE CORTOT (Paris,14 décembre 2009)23
Un grand et solide gaillard, à l'abondante chevelure, aux pommettes roses... et aux doigts d'acier - nous nous en apercevrons très vite - s'assoit devant le Steinway . Et, nous voilà partis pour plus de deux heures de musique revigorante, axée principalement sur le blues.
Tempos très allants, souvent vifs, le clavier ronfle sous une telle poigne mais sans lourdeur. Les boogie-woogies déchaînés emplissent la Salle Cortot avec une maestria peu commune, une imagination renouvelée et un swing indéniable. Grande variété des thèmes choisis : un Sheik of Araby aux basses solides, un Saint Louis Blues paisible et «low down» , traités avec un «feeling» constant.


(cliquez sur la photo d' Axel Zwingenberger à Cortot - © Jean Mercier - pour l'agrandir)

Un pianiste qui domine son instrument et ne fait pas regretter l'absence d'un batteur, cela n'est déjà pas si fréquent, et lorsque s'y ajoutent dynamisme et inspiration ?
Le seul petit regret, pour ma part et c'est une question de goût, le trop petit nombre d'interprétations en tempo lent ; certains blues avaient un climat et une saveur particulière qui en appelaient d'autres.
En conclusion, un récital roboratif et riche par un musicien de talent.

Daniel JANISSIER - Membre du Hot Club de France

15/12/2009 - ELLA FITZGERALD 22
Au titre du Bulletin du HCF, nous venons de recevoir un luxueux coffret de 4 CD d'Ella Fitzgerald intitulé : Twelve nights in Hollywood - (Verve B0012920-02 - Distribution Universal).
Enregistré en public au club Crescendo d'Hollywood en 1961 et 1962 , le contenu de ce recueil est , dans sa quasi-totalité, composé d'inédits.Ella s'y montre dans une très grande forme et presque constamment au sommet de son art. Elle est fort bien accompagnée par un trio ou un quartet etl'enregistrement stéréo est de qualité : il n'y a pratiquement aucun déchet !
Nous avons confié ce coffret à l'un des chroniqueurs attitrés du Bulletin du HCF. Sa chronique paraîtra dans l'un des prochains numéros, début 2010.

Dominique BRIGAUD - Membre du Comité de Rédaction du Bulletin du HCF

14/12/2009 - LOUIS ARMSTRONG ET DANY KAYE 21
En 1959 Melville Shavelson réalise, en vistavision couleurs, le film The Five Pennies (Millionnaire de cinq sous) , la biographie du trompettiste Red Nichols joué par Dany Kaye.
On trouve maintenant sur le net un grand moment de ce film : Oh When the Saints ?(3'04) interprèté en duo parLouis Armstrong et Dany Kaye.
Ne manquez pas de le regarder !

Daniel SIREJOLS.

Note du site : Ce film a été édité en DVD en 2007 (DVD Paramount CC 05823).Louis Armstrong et son All Star de l'époque y jouent dans plusieurs séquences.

11/12/2009 - GRANDE PARADE DU JAZZ DE NICE EN 1977 ET 197820
Jean-Marie Hurel - membre du HCF Paris - a présenté ses vidéos de la Grande Parade du Jazz de Nice, au Cercle d'Etudes du HCF-Paris (réunion privée), samedi 5 décembre 2009. Deuxième séance ...le rêve continue. Adolescent, au détour d'un microsillon de Count Basie, je tombe nez à nez avec Helen Humes que je ne connaissais pas.(cf. Blues With Helen de Count Basie 1938) Ce fut un coup de foudre: cette voix haut perchée était alors, pour moi, la quintessence de la féminité.En 1978, une bonne dizaine d'années plus tard, je suis à Nice pour la Grande Parade du Jazz où se produisent Helen Humes et Carrie Smith.Aujourd'hui, en 2009, si j'ai gardé le souvenir du disque de Basie, je n'ai aucun souvenir des prestations d'Helen Humes à Nice, en revanche j'ai plein de souvenirs de l'excellence de Carrie Smith. En fait,si ma mémoire est défaillante , à l'époque j'avais pris des notes dans un carnet où je lis : J'ai accompagné Madeleine Gautier jusqu'au podium où chantait Helen Humes, qu'elle désirait vivement écouter (ça se lisait sur son visage)? Elle a chanté un blues à vous couper le souffle, avec break sur les 4 premières mesures et réponses de ténor (Guy Laffite) plus solo d'Edddie Davis? Inoubliable ! Claude Gousset a aussi pris un fort bon solo. D'ailleurs tout le monde était formidable. Quel moment ! Mais c'est Helen qui galvanisait tout ça. Heureusement que Jean-Marie Hurel a sélectionné ces deux chanteuses pour me rappeler l'Inoubliable .Malgré la présence des deux chanteuses, cette deuxième séance, proposée par Jean-Marie, m'a semblé plus dense et moins glamour que la première. Trois saxos ténors ont illustré cette densité :- Arnett Cobb dans The Nearness of You commence de manière quasi câline pour terminer avec une véhémence paroxysmique. Que s'est-il passé dans sa tête entre le début et la fin de ce morceau ?- Illinois Jacquet, beaucoup plus fluide, beaucoup plus serein, a montré son incroyable maîtrise de la musique et de ses sentiments, notamment par un chorus sans aucun accompagnement.- Troisième ténor, Guy Laffitte, sur Stardust a montré qu'il n'avait rien à envier à ces deux américains.Pour détendre l'atmosphère, il y avait Clark Terry et son bugle qu'il peut jouer en le tenant à l'envers : les pistons en bas ! Façon de rappeler que le jazz est aussi divertissement (entertainment). Pour cette deuxième séance, c'est lui qui a sabré le champagne et peu importe que ses quintes soient diminuées ou justes, car elles swinguent, gage de jazzitude.Autre bijou, et même rivière de diamants, de cet après midi : le quartet de Jonah Jones avec André Persiany, Milt Hinton et JC Heard. Il y avait aussi deux géants toujours en activité, bien que vétérans : Ray Bryant (p) et Hank Jones (p) ; ce dernier accompagnait Carrie Smith avec un sourire qui en disait long sur son plaisir, mais était-ce la chanteuse ou les paroles du blues qui le mettait en joie ?Enfin, d'autres musiciens ont tous swingué au plus haut niveau : Gerry Wiggins (p), Pee Wee Hervin (tp), Joe Newman (tp et chanteur à la Armstrong), Bob Wilber (saxos et cl) lui aussi vétéran qui joue toujours magnifiquement ( je l'ai entendu tout récemment à Montargis lors d'un concert organisépar le Hot Club du Gatinais) .Allez Jean-Marie, on attend la séance N°3 ! Pour que le rêve continue ...Il était une fois le jazz.Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
10/12/2009 - TRIO PHILIPPE MARTEL 19
Vendredi 4 décembre, au Jazz Cartoon, il y avait Georges Billecard avec le trio de Philippe Martel: c'était mieux que très bon !
Philippe Martel est un pianiste tout terrain , centré peut-être sur le meilleur côté d'Oscat Peterson qu'il a personnellement connu à Toronto. Son fils Valentin est un batteur très swinguant et lisible, tant aux balais qu'aux baguettes et André Wentzo, un bassiste jouant très juste avec aussi une belle technique à l'archet et de la pêche à revendre. Ajoutez que les trois compères naviguent dans une bonne humeur communicative.
Je ne parlerai pas de Georges Billecard, que j'admire depuis mes 15 ans et qui matchait parfaitement avec le trio. Ils ont notamment rendu hommage à Duke : j'ai, entre autres, bien apprécié le I got it Bad?

Jimmy DOMANGE - Musicien , Membre du HCF Paris.

01/12/2009 - GENERATION SINGLETON 18
Vendredi 27 novembre 2009, le Hot Club de Limoges et son partenaire le CCM Jean Gagnant accueillaient Generation Singleton.
Ce groupe de gospel est digne de tous ceux que notre ami Willy Leiser nous a fait découvrir depuis 40 ans. C'est en effet en 1969 que nous faisions venir pour la première fois un de ses groupes de gospel : les merveilleuses Stars of Faith dont la fondatrice, Frances Steadman, vient de s'éteindre.
Generation Singleton a pour lui la vitalité de la jeunesse, le swing, une grande présence scénique, une parfaite entente entre ses membresdont plusieurs sont de très bons solistes, au milieu desquels, une perle rare : Camilla Singleton.
Je ne saurais trop vous recommander d'aller voir et écouter ce groupe s'il passe près de chez vous . Et même si c'est assez loin!

Claude Alain CHRISTOPHE - Vice-Président du Hot Club de Limoges.

Note du Site : Au cours du mois de Décembre 2009, Generation Singleton se produira en France: Lundi 7 et Mardi 8 à Paris (75) - Jazz Club Etoile du Méridien, Mercredi 9 à l'église St Pierre de Trelaz (49), Jeudi 10 à l'abbaye de l'Epau Le Mans (72), Mardi 15 au Théatre (scène nationale) de Bayonne (64), Mercredi 16 à la Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse (31) et ... à Monaco , Jeudi 17 au Théatre Princesse Grace.
Ces dates, comme celles de bien d'autres concerts, figurent, sur ce site, dans les sélections du Hot Club de France sur les pages
Concerts Paris /Ile de France et Concerts dans les régions françaises.

29/11/2009 CHICAGO BLUES 17
Rappel des leçons précédentes !
1. Le Blues est une des racines du jazz, comme le gospel, mais avec des paroles disons ...
plus terrestres.
2. Pour des raisons à la fois économiques, géographiques et législatives, beaucoup de noirs ont fui le sud ségrégationniste des Etats-Unis pour Chicago, cette grande métropole du nord, où ils pensaient trouver travail et absence de ségrégation . Les musiciens ont suivi le même chemin et les plus grands bluesmen s'y retrouvent dès les années 1930/1940 (Big Bill Broonzy, John Lee Hooker, Muddy Waters, Memphis Slim ... ).
3. Le Chicago Blues résulte de ces différents apports stylistiques, autant que des conditions qu'y ont trouvées ces émigrés de l'intérieur. Il va s'épanouir dans les années 1950/1960 qui resteront une période d'une incroyable richesse pour tous les amateurs de blues ; à commencer par de jeunes blancs de la middle-class (notamment des Anglais) qui feront tous le pèlerinage vers cette Mecque du Blues qu'était devenue Chicago (Eric Clapton, Johnny Winter, John Mayal et un certain Robert Zimmerman ... plus connu sous le nom de Bob Dylan).
Le guitariste et chanteur Eddie C. Campbell est un authentique représentant de cette tradition : il a grandi dans ce milieu et y a peu à peu conquis ses lettres de noblesse et sa place au côté des Otis Rush, Magic Sam, Luther Allison ou Jimmy Dawkins.
(cliquez sur la photo d'Eddie C.Campbell pour l'agrandir)

C'est donc Le Blues, son histoire et son évolution que nous pourrons entendre Dimanche 6 décembre 2009 à 17h au Tivoli de Montargis (F.45 ). Une musique qu'il sera particulièrement intéressant de comparer avec celle, pure et dure, sans aucune concession à une mode quelconque, qui sera jouée, à la Salle des Fêtes de Paucourt (F.45), fin janvier 2010 par de jeunes Français fous de cette musique, nourris et abreuvés aux meilleures sources.

Jean-Marc BERLIERE - Président du Hot Club du Gâtinais.

27/11/2009 - JAZZ DANS REVEILLE WITH BEVERLY 16
En 1943, Charles Barton tournait, pour Columbia, le film Reveille with Beverly dont deuxséquences peuvent intéresser les amateurs de Jazz, par une musique ultra swingante et de très bonnes images (format mp4).
- La premiere séquence présente l'orchestre de Count Basie jouant : One O'clock Jump
- La seconde séquence présente le Big Band de Duke Ellington jouant Take The A train .
Cet orchestre comprend notamment Alvin Raglin Junior (b) , Ben Webster (ts) et Betty Roché (voc) .

Ralph BALLMER


 
HOT CLUB DE FRANCE 2017