102-Alan Lomax –MISTER JELLY ROLL
- En anglais- Éd. Cassell & Co. Ltd. Londres - 1952– (145 x 225) – 296 pages - Aucune photo, mais des dessins par David Stone Martin.
Alan Lomax a eu l’ingénieuse idée de faire asseoir Jelly Roll Morton au piano devant une machine à enregistrer de la Librairie du Congrès à Washington, D.C. Il l’a fait parler de lui-même, jouer de sa musique et parler encore. Cette transcription est fascinante à lire, même pour ceux qui ne connaissent pas la musique de Jelly Roll. En fin de livre, il y a deux annexes principalement centrées sur les enregistrements et les compositions de JRM abondamment illustrées de partitions, certaines manuscrites de la propre main de JRM.
Il y a du style et de l’atmosphère à chaque moment de cette histoire d’aventures racontée par un artiste créole natif de la Nouvelle-Orléans au tournant du siècle dernier, et plus tard à Chicago, New York et Hollywood.
Jelly Roll Morton jouait du piano à Storyville, le fameux quartier des prostituées de la Nouvelle-Orléans, quelques fois dans de sordides petits bordels, d’autres fois dans de grands manoirs luxurieux où coulait à flots le champagne parmi les orgies.
La contribution originale d’Alan Lomax à cet autoportrait intrigant, consiste en trois intermèdes faits de commentaires et d’à-côtés qui corrigent gentiment les assertions et fantaisies outrageuses de JRM.
Le dernier chapitre sur les derniers jours de JRM est des plus émouvants. Avec la mort de Mister Jelly Roll, on a l’impression qu’un morceau fascinant de la vie américaine a pris fin. Accompagnant ce livre, une discographie exhaustive de 40 pages par Thomas Cusack, donnant tous les détails les plus pertinents pour le discophile le plus exigeant.
Alain Hautrive