PLAISIR D’ELLINGTON
Le Duke et ses hommes, 1940-1942
Édition Actes Sud 1998 – 208 pages –
115 x 220 – aucune photo – ISBN 2-7427-2013-8
“L’œuvre de Duke Ellington est aussi précieuse que celles de Shakespeare ou de Proust, de Stravinski ou de Picasso. Les contradicteurs peuvent bien se lever en masse et hurler au blasphème, me sommant de prouver ce que j’avance, je n’aurai de toute manière et en dernier ressort rien d’autre à leur opposer que l’évidence de cette musique, d’une beauté définitive. Se nourrissant de tout ce qui affecte le champ illimité des expériences sensibles, elle opère ce miracle, confondu avec l’acte de création, qui consiste dans le déploiement irrésistible d’une forme (et d’une force) jusqu’alors inouïe, rayonnante à partir d’un centre qui est cette extraordinaire pulsation colorée que toutes les Tentatives de description, y compris les plus fines et les moins réfutables (Hodeir, Malson), échouent toujours en quelque manière à traduire, car de Duke Ellington et de sa musique on ne peut mieux dire que ce que Herman Melville écrivait de son ami Nathaniel Hawthorne, à savoir que «ce n’est pas l’intellect qui saurait prendre la mesure d’un tel homme, c’est le cœur uniquement..”
Alain Pailler
(Extrait de l’avant-propos)
Alain Pailler,
docteur ès lettres et traducteur (de William Carlos Williams.), construit son
livre autour des Instrumentistes du Duke à l’époque de l’apothéose de son
orchestre. Au fil des développements consacrés au piano, aux percussions, au
saxophone ou à la trompette, tandis que semblent s’exécuter les différents mouvements
d’un morceau, se dessine le portrait inspiré et lyrique d’une des plus grandes
formations de jazz de tous les temps.
Indéniablement, l'auteur est un connaisseur, spécialiste et amoureux de Duke Ellington et de sa musique.
Ce livre, écrit un peu à la manière de Proust (longues phrases), au style un peu ampoulé, n'est pas très facile à lire,
mais riche d'informations. A la fin, 12 pages de notes se rapportant au texte, que - pour ma part,
j'aurais préférées en bas des pages concernées - puis 11 pages discographiques permettant de se
constituer une discothèque ellingtonienne, et enfin 5 pages concernant tous les musiciens ayant
joué chez Ellington et leur date de passage.
Alain Hautrive