BORIS VIAN

le swing et le verbe

 

par

 

Nicole BERTOLT et François ROULMANN, préface de Marc LAPPRAND

Les Editions Textuel, 2008

(27 x 22 cm). 224 pages. 300 documents, 45 fac-similés noir et blanc et couleur.

Broché. En français.    ISBN 978-2-84597-297-1

 

 

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           L’année 2009 marque le cinquantième anniversaire de la mort de Boris Vian, décédé en juin 1959. A cette occasion paraît un imposant album dont le sous-titre résume parfaitement l’activité du « Bison ravi » (anagramme de Boris Vian) : l’écriture, de romans bien sûr (L’automne à Pékin, L’écume des jours, J’irai cracher sur vos tombes...), mais aussi de poèmes, de pièces de théâtre, d’un opéra et de plus de 500 chansons (qui ne souvient de J’suis snob, de Fais-moi mal, Johnny qu’interprétait Magali Noël, ou bien du Déserteur  interdit d’antenne pendant la guerre d’Algérie ?). Quant à la musique, c’est-à-dire le jazz, elle est constamment présente : dès avant la guerre, « Boris joue du jazz » (de la trompette), « écoute du jazz » (la révélation du grand orchestre d’Ellington lors d’un concert à Chaillot en 1939), « lit du jazz ». Bientôt il écrira sur le jazz (essentiellement, de 1946 à 1958, dans Jazz Hot) et deviendra directeur artistique (notamment chez Philips où il dirige la collection Jazz pour tous ).

Cette vie si foisonnante est retracée à l’aide de documents (photographies, textes autographes, coupures de presse, lettres, pochettes de disques...) provenant de la Fondation Boris Vian (gérée par Nicole Bertolt) et des archives personnelles de François Roulmann (qui prépare, avec Marc Lapprand, l’édition des oeuvres romanesques de Vian dans La Pléiade). Par la richesse de son iconographie et la précision du texte qui l’accompagne, l’ouvrage rend un bel hommage au talent multiforme d’un artiste qui a, comme le souligne Marc Lapprand dans sa préface, « élevé le jazz au rang de musique noble ».

 

                                                                                                         Alain Carbuccia