CD du Mois
- Catégorie : Nouveauté
Chronique
publiée dans le Bulletin du HCF N° 537 (novembre 2004) , Page 11.
JEAN-PAUL
AMOUROUX, «
BOOGIE WOOGIE MOOD » (Djaz
Records
DJ 556-2, distribution DAM) : Divine boogie woogie, Kansas
City,
Opera Gardens boogie, Frankie and Johnny, Piano-Bass duet,
Strange Cargo, Cotton belt boogie, Things ain't
what they used to be,
Marshals Park boogie, Bass goin' crazy,
Southern Pacifie boogie,
Four o'clock boogie, Boogie in A major, See see
rider, Piano-Drum
duet, Blue Genes, New Orleans boogie, Organ
grinder blues, Arena
Street
boogie, Madison time, Boogie woogie for Marie.
Jean-Paul
Amouroux, en compagnie du contrebassiste Enzo
Mucci
et du batteur Stéphane Roger, a enregistré cette série d'inter-
prétations
le 17 septembre 1999. Cet album se distingue par une
belle
variété à l'intérieur d'un même style. Le programme fait alterner
les
compositions personnelles de Jean-Paul Amouroux et celles
provenant
d'autres artistes (sur les plages de numérotation paire).
Le
piano reste continûment au premier plan, simplement Enzo
Mucci
prend un solo dans Boogie woogie for Marie et se livre à des
échanges
en 4/4 avec le piano dans Piano-Bass duet, de même
Stéphane
Roger apparaît en solo dans New Orléans boogie et pour
un
dialogue en 4/4 dans Piano-drum duet.
Jean-Paul,
très détendu, aligne des variations alertes dans Kansas
City ou Southern Pacifie
boogie. Il brode dans un style fleuri sur une
figure
de basse insistante dans Strange Cargo. Cotton
belt boogie offre
une
sorte de question-réponse entre main gauche et main droite. Le
fameux hymne ellingtonien, Things ain't what
they used to be
propose
un tremplin réjouissant pour une démarche agréablement
nonchalante.
Les interprétations remarquables ne manquent pas :
Bass
goin' crazy,
pleine d'humour ; Four o'clock boogie, énergique-
ment
enlevé avec stimulante partie de contrebasse ; Blue Genes,
d'une
allégresse pimpante, tout comme Organ grinder blues. Le blues
See
see rider
se déroule avec un feeling extrêmement prenant. Les
deux
partenaires rythmiques fournissent un soutien robuste,
emportés
par leur élan ils accélèrent le tempo dans Divine boogie
woogie et Arena Street boogie.
André Vasset.