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Catégorie: Réédition

Chronique publiée dans le Bulletin du Hot Club de France N° 576, page 23

 

 

                   JAY McSHANN - “IN COPENHAGEN” - Storyville 101 8524

 

After hours, Kansas City blues, How long blues, The staggers, Vognporten boogie, Ace in the hale, Yardbird waltz, Man from Muskogee, Diblin’ and dablin’, Fore day rider, Tain’t nobody’s business, Doo-wah-doo, Hot biscuits, Cherry red, Jumpin’ with McShann, After hours

 

Le contenu de cet album provient d’une séance danoise du 12 avril 1977. Ces enregistrements furent d’abord publiés sur deux LP au nom, l’un de Jay McShann (Storyville 4024), l’autre de Fessor Lindgreen (Storyville 406).

Jay McShann occupe neuf plages en solo absolu, cinq ne comportant pas de vocal. After hours, en tempo lent, recueilli, déborde de feeling avec parfois une coloration Jimmy Yancey. La dernière plage inédite, de même titre (à tort annoncée avec orchestre), n’a rien de commun avec la précédente. The staggers, Vognporten boogie et Man from Muskogee, sur tempo moyen, swinguent avec allégresse. Son discours, tantôt volubile tantôt laconique, s’appuie confortablement sur un jeu de main gauche sobre mais élégant, ferme mais délicat. Toujours seul, il chante dans les quatre autres plages ; notons surtout les excellents Kansas City blues, porté par un swing irrésistible, et Yardbird waltz, très prenant avec son vocal mi-chanté mi-murmuré. Restent un peu en retrait How long blues et, plus encore, Ace in the hole.

Guitare, basse et batterie rejoignent le piano dans Doo-wah-doo et Cherry red. La contribution des nouveaux venus demeure marginale, l’essentiel étant qu’ils ne gênent pas trop Jay McShann qui swingue plaisamment, vocal et piano.

Sur les cinq plages restantes, piano et rythmique accueillent le trombone Fessor Lindgreen et le saxo ténor Steen Vig. Les interprétations offrent moins d’intérêt, surtout Diblin’ and dablin’, Hot biscuits et Jumpin’ with McShann. En effet, le pianiste partage scrupuleusement les solos avec ses partenaires or ceux-ci ne retiennent guère l’attention, hormis le bon ténor Steen Vig. Jay McShann chante dans Fore day rider et Tain’t nobody’s business, ce qui lui permet de retrouver un peu plus d’espace pour s’exprimer. (A. V.)