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GRAND PRIX DU DISQUE DE JAZZ 2005

NEW SPIRIT, «GLORY GLORY HALLELUJAH »

(Ebony EGCD 2011 - Ebony Gospel records, 3 av. Florimont, CH-1820)

 

Chroniqué dans le Bulletin du HCF N° 540 (Février-Mars 2005) pages 16/17

We are climbing Jacob’s ladder, Songs that brought us through, Glory glory hallelujah, Joshua fit the battle of Jericho, Motherhess child, I can tell the world about this, Ev’ry time I feel the spirit, I’ve got to praise his name, Songs of inspiration, Piano spiritual trilogy, Spirit.

 

Ce groupe féminin, basé à Philadelphie, haut lieu de la musique religieuse, n’a pas encore rendu visite à l’Europe, ce devrait être fait le cette année. New Spirit réunit huit chanteuses (dont deux utilisent basse et batterie) sous la direction de Carol Frazier, ex-membre des Stars of Faith, qui tient le piano et l’orgue.

L’album, enregistré les 3 et 9 octobre 2004, débute en trombe avec We are climbing Jacob’s ladder où se succèdent presque toutes les solistes, d’abord Carol Frazier seule chante d’une belle voix grave puis est relayée par Joy Anderson, fougueuse et vibrante, ensuite par Louise Flemming avec mordant et véhémence, alors que le chœur s’anime de plus en plus, Carol Frazier revient alors au premier plan enfin Nneka Best apparaît avec virulence pour une conclusion s’achevant en ­fading.

Le medley Songs that brought us through enchaîne quatre titres: We’ve come this far by faith, chanté avec recueillement par l’ensemble puis Joy Anderson intervient sur I’ve decided ta make Jesus my choice soutenue par le piano et suivie par ses partenaires, elle passe ensuite à Lord keep me day by day, alors surgit Nneka Best, la voix la plus haute, décidément parfaite pour terminer dans la ferveur intense, stimulée par le chant et les claquements de mains du groupe. Dans l’autre medley, Songs of inspiration, intervient d’abord Joy Anderson au vocal incisif et convaincant dans Wonderful counselor et One day, la tension monte d’un cran avec Louise Flem­ming pour Since I laid my burdens down enfin Send it on down revient à Nneka Best qui, bien sûr, achève d’enflammer l’interpréta­tion. Cette dernière prend, par ailleurs, la direction de Glory glory hallelujah,  toujours de manière impétueuse et vibrante.

Le chœur, dans son ensemble, interprète I can tell the world about this avec subtilité, éclat et suspense, il donne aussi, a cappella, une version assez renversante de Joshua fit the battle of Jericho. Autre spiritual très connu, Motherless child, est dévolu à Joy Anderson seule qui s’exprime avec un accent dramatique sur un foisonnant accompagnement d’orgue et de piano. La directrice Carol Frazier est la vedette de I’ve got to praise his name cependant que ses chanteuses lui fournissent un fond sonore d’une étonnante intensité. Une autre soliste, Chiquita Green, se manifeste dans Ev’ry time I feel the spirit, très syncopé, sur lequel elle s’exprime d’une voix précise, un peu statique et néanmoins ardente alors que le lui propose un background chaleureux. Elle interprète égale­ment Spirit, avec répliques drues et impératives de ses consœurs. Piano spiritual trilogy, medley purement instrumental, fait entendre Carol Frazier au piano dans Ol’e time religion et au piano et à l’orgue dans This little light of mine et Soon I will be done with the troubles of the world.

 

André Vasset