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CLAUDE TISSENDIER DISCOGRAPHY,

Eurojazz Disco N° 178

par 

Gerard BIELDERMAN

21 x 15 cm . 36 pages. 

Eurojazz Discos (mars 2012) - en Anglais

 

 

 

La discographie (de 1972 à 2011) du saxophoniste et clarinettiste Claude Tissendier se partage essentiellement entre : 

- Les sessions avec Le Grand orchestre de Claude Bolling et,

- Les enregistrements effectués à la tête des différentes formations qu'il dirige : Sextet inspiré par la musique de John Kirby, Ensemble de saxophones Saxomania, Quartet consacré à la musique de Benny Goodman, Tentet rendant hommage à Lionel Hampton.

L'ouvrage comprend également :

- Une courte biographie,

- Un index des musiciens cités, des morceaux cités et des intitulés des albums.

 

La collection Eurojazz Discos - éditée depuis 1991 par le Néerlandais Gerard Bielderman - comporte près de 200 fascicules, parmi lesquels on relève, pour le domaine français, les noms de : Claude Luter, Alain Marquet, Daniel Barda, Irakli, Michel Marcheteau, Jean-Paul Amouroux, Raymond Fonsèque, Dany Doriz, Louis Mazetier et Maxim Saury. (voir Bulletin du HCF 644 et 645)

 Alain Carbuccia

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TOO MARVELOUS FOR WORDS
The Life and Genius of ART TATUM
de  
James LESTER
23,5 x 15,5 cm . 240 pages. 17 photos n&b hors texte
Oxford Univesity Press (1994)
Relié. En anglais - ISBN 0-19-508365-2 ou 0-19-509640-1

 

Avant ce livre, on ne connaissait que peu de choses sur Tatum. Ce livre est le fruit d'une centaine d'interviews faites avec les membres survivants de la famille, des amis d'enfance, des maîtres d'école, et des musiciens fameux qui ont joué avec Tatum. On ne savait pas grand chose de la vie intime d'Art Tatum et particulièrement de son enfance. Ainsi, aucune trace n'a été retrouvée pour définir avec exactitude quand et comment il a commencé à apprendre le piano. Maintenant, nous avons un vivant portrait de cet unique et presque aveugle musicien ainsi que de ce monde jazzistique des années 1930-1940.

 

Alain Hautrive

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James Lester - TOO MARVELOUS FOR WORDS

The Life and Genius of ART TATUM -
 en anglais - Oxford Univesity Press 1994 - 240 pages 17 photos n&b hors texte -
ISBN 0-19-508365-2 ou 0-19-509640-1

Avant ce livre, on ne connaissait que peu de choses sur Tatum. Ce livre est le fruit d'une centaine d'interviews faites avec les membres survivants de la famille, des amis d'enfance, des maîtres d'école, et des musiciens fameux qui ont joué avec Tatum. On ne savait pas grand chose de la vie intime d'Art Tatum et particulièrement de son enfance. Ainsi, aucune trace n'a été retrouvée pour définir avec exactitude quand et comment il a commencé à apprendre le piano. Maintenant, nous avons un vivant portrait de cet unique et presque aveugle musicien ainsi que de ce monde jazzistique des années 1930-1940.

On y parle de sa musique, de ses premières influences telles que celle de Fats Waller, jusqu'à son mûri dans lequel Lizst, Rachmaninoff, Debussy, Fats Waller et Earl Hines avaient pris part à la mouture finale.

Issu d'origine modeste de Toledo, Ohio, en 1909, Art Tatum a évolué dans un monde de musiciens dont l'importance en jazz est comparable à celles de Louis Armstrong et Charlie Parker, et dont la maîtrise du piano faisait l'admiration d'Horowitz et Paderewski.

Ce qui est certain, c'est qu'ayant une malformation de la vue à la naissance et ayant très jeune subi jusqu'à neuf interventions chirurgicales, ceci l'a conduit à un renfermement intérieur qui a développé son oreille et sons sens de la musique, deux dons qui ont fait de lui un pianiste de génie comme nul autre auparavant,. Noir et aveugle pratiquement, il a eu au moins deux professeurs : Overton G. Rainey et Mrs. Morrison. Dès l'âge de 15 ans, il se produit dans les clubs de sa ville natale Toledo, Ohio. Son talent exceptionnel le conduit rapidement à New York où il est reconnu par ses pairs comme « the best piano player of all times». Le piano était toute sa vie. Il était capable de jouer des heures entières sans discontinuer, pourvu qu'on lui fournisse des caisses de bière Pabst Blue Ribbon qu'il buvait entrecoupé de whisky, sans pourtant être jamais vraiment ivre. Après avoir joué dans les clubs jusqu'à minuit, il faisait ensuite la tournée des autres clubs restés ouverts où il jouait infatigablement encore ‘after hours' jusqu'à 8h – 10h du matin, et cela quotidiennement ! Il a été marié deux fois : avec Ruby Arnold en 1935 dont il divorce en 1951 et  avec Geraldine Williamson en 1955, juste dix mois avant son décès. En 1933 il a eu un fils avec Marnette Jackson, Orlando, dont il s'est peu occupé. Ce fils fera une carrière militaire comme radio dans l'Armée de l'Air et décèdera en 1988 à Madrid où il s'était retiré. Sa vie de noctambule était incompatible avec sa vie maritale. Il est mort à Los Angeles en 1956 à 47 ans de diabète aigu. A son enterrement, il y avait 300 personnes, alors que celui de Fats Waller avait réuni plus de 4.200 personnes.  Il ne parlait jamais de lui-même ou de sa famille à ses amis musiciens. Il ne reste malheureusement peu de ses contemporains pour apporter leur témoignage sur ce génie. Heureusement, il a beaucoup enregistré et nous laisse un œuvre pléthorique et l'auteur a tenu à reproduire intégralement ses nombreuses interviews et citations de musiciens et aussi la première biographie complète du plus grand virtuose de l'histoire du jazz.

Art Tatum est décédé à 47 ans en 1956 à Los Angeles. Ses obsèques eurent lieu dans l'église North Neighborhood Community Church. Il y avait 300 personnes, alors que celles de Fats Waller avaient réuni 4.200 personnes. Ella Fitzgerald a chanté « God will take care of you » et Sarah Vaughan “The Lord's prayer”. Stuff Smith au violon et Jimmy Lyons au piano ont joué « Sweet Lorraine ». A la fin de la cérémonie, Ben Webster et quelques autres sont restés dans l'église et ont joué « quelque chose pour Tatum ». Parmi ses compagnons de ce dernier voyage, Eddie Beal, Benny Carter, Bill Douglass, Ed Brown, Ralph Roberts, Edgar Hayes, Oscar Peterson, Erroll Garner, Billy Taylor, Dizzy Gillespie, Cozy Cole. Sur sa tombe du cimetière Rosedale de Los Angeles, cette simple épitaphe : « Someone to watch over me ».

Alain Hautrive