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Dave Gelly – LESTER YOUNG

- en français ( Traduit de l’anglais par Corinne Derblum.) - Garancière (Groupe des Presses de la Cité), Collection Jazz, Jean-Paul Bertrand Editeur 1984 –

Relié – 120 x 205 – 124 pages – photos N&B -ISBN 2-7340-0152-7

Petit livre, bref portrait, la première biographie de Lester Young. En effet, à part ses enregistrements sur disques, il existe très peu de documents sur Lester Young, en matière de biographies, vidéos, etc.

Natif de la Nouvelle-Orléans, où il passe son enfance à jouer de plusieurs instruments dans l’orchestre itinérant de son père, il opte définitivement pour le saxo ténor en 1928. Il raconte son admiration pour deux saxophonistes en particulier, Frankie Trumbauer et Jimmy Dorsey, " C’étaient les seuls qui racontaient une histoire comme j’avais envie d’en entendre " disait-il. Il relate ses allers-retours dans l’orchestre de Count Basie, ses bœufs nocturnes qui finissaient fort tard avec Coleman Hawkins, Ben Webster, Herschel Evans, Herman Walder. Et aussi comment Leora Henderson, la femme de Fletcher Henderson chez qui il entre ensuite, lui fait écouter tous les disques de Coleman Hawkins, lui fait faire le tour des magasins de musique à la recherche de becs et anches qui donneraient de la consistance à son timbre.

En 1936, John Hammond lui fait faire son premier enregistrement à Chicago avec Count Basie. C’était la première fois que la musique de Lester était emprisonnée et gelée dans un sillon de gomme-laque pour être diffusée de par le monde. Parmi les quatre morceaux de cette séance, jamais Lester ne surpassa sa performance de Lady Be Good et Shoe Shine Swing. C’est à cette époque qu’il rencontre Billie Holiday avec qui il se liera d’amitié sincère, et commencera une longue série d’enregistrements accompagnant la chanteuse. Leurs deux vies tourmentées seront curieusement parallèles et auront les mêmes incompréhensions de la part du monde extérieur, et finiront presque aussi tragiquement. A 50 ans en 1959 seul dans une chambre d’hôtel de New York, au retour d’une tournée à Paris qui l’aura épuisé, il meurt des suites d’hémorragies internes qui le font terriblement souffrir.

Alain Hautrive