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25/06/2016 EN DIRECT DE JAZZASCONA 2016 (2) - VENDREDI 24 JUIN 2016539

Première vraie soirée du festival, Premier week-end :

 

- The  NewOrleans Jazz Vipers : Un orchestre sans batteur. La section rythmique  composée de Molly Reeves à la guitare et Josuah Gouzy à la basse assurent un tempo solide et un soutien sans faille aux solistes. L'orchestre joue une musique très arrangée où les souffleurs accompagnent  les solistes, soit avec des contre-chants à la clarinette, soit avec des rifs au sax. Cliquez sur le visuel pour l'agrandir .

Craig Klein au trombone et Kevin Louis à la trompette sont parfaitement épanouis dans cet orchestre. Kevin Louis m'a  fait une impression bien meilleure que l'année dernière, que se soit avec ou sans sourdine. Les deux autres  souffleurs - les Bonie père et fils aux saxophones  - sont une découverte épatante. Le père, Earl, joue du ténor et de la clarinette, le fils Oliver de l'alto. Ils swinguent terrible !

Ils chantent tous (sauf Earl Bonie) et c'est bon. Le répertoire est composé de hits : Lady be good, Rose Room, Second Line, mais aussi de morceaux beaucoup moins connus comme le New Orleans Bump de Jelly Roll Morton joué dans un arrangement très sophistiqué.

Un superbe concert ... complètement acoustique !

- China Moses : Accompagnée du pianiste Raphaël Lemonnier et de son orchestre, elle a joué un set de 2 heures sans discontinuer. China est bavarde, mais lorsqu'elle raconte, Raphaël l'accompagne au piano et c'est très agréable. Le concert a été pour une grande moitié du blues (ce que j'ai préféré) : Dinah's blues, Why don't you do right, Make up your mind. Pour le reste il fut consacré à une introduction à son futur CD, préparé en collaboration avec son nouveau directeur musical Luigi Grasso : Nicotine, Disconneted, Hung over, Watch out. Lorsque China chante, c'est presque toujours Raphaël Lemonnier qui assure l'accompagnement.

Luke Wynter à la basse et Marijus Alexsa à la batterie, assuraient une base solide à la formation.

Un mot sur Luigi Grasso : C'est un excellent musicien dont le style de base est le bop. Mais il a fait de somptueux solos sur le blues, avec soit de longues notes tenues, soit des arpèges bopisantes (j'aime moins !).

 

Jacques BESSE    - Membre du Hot Club de France - (Waiting for Michel LALANNE !) - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

- Photo : Michel Lalanne (Cliquez sur le visuel pour l'agrandir)

 

- Les jam sessions ont commencé dans l’ancien Hôtel Helvetia - relativement spacieux - et nous avons pu assister à un premier set, très agréable, animé par Paul Longstreth avec Teddy Boutté et John Michael Bradford. A suivre…

 

24/06/2016 EN DIRECT DE JAZZASCONA 2016 (1) - JEUDI 23 JUIN 2016538

LE festival JazzAscona commence le vendredi mais, traditionnellement, la veille l'organisation présente un programme réduit pour se mettre en jambe (ou en bouche !).

 

Le premier spectacle a été cette année le Treme Brass Band  sous la direction du joueur de grosse caisse Benny Jones ; cet orchestre traditionnel de La Nouvelle Orleans  est mené par le Grand Marshall Oswald Jones aidé, pour cette soirée, par Trixie Minx vêtue d'un magnifique costume à plumes. (cliquez sur le visuel pour l'agrandir)

- Les cuivres : Shammar Allen (tp), Terrence Taplin (tb) et Cedrix Wiley (sax), étaient renforcés par John Michael Bradford (tp) dont nous avons pu apprécier les progrès depuis l'an dernier (nous vous en reparlerons).

- La section rythmique : avec John Gross (tuba) et le vétéran Venon Serien (caisse claire), étaient renforcés de Derrick Freeman (le batteur de Kermit Ruffin) et du jeune Shawn Lee.

Ils ont bien sûr joué les standards de La Nouvelle Orléans - de Second Line à Down by the Riverside - et nous avons défilé avec eux, les yeux éblouis par le spectacle - des plumes de Trixie et des paysages du lac - en embrassant tous nos amis retrouvés. Et les oreilles charmées par la musique.

Un bon début de festival, sous un superbe ciel bleu et une chaleur estivale bien appréciée du pauvre parisien que je suis.

Un mot des concerts suivants de la soirée : 

La Section Rythmique - c'est excellent, mais cela vous le savez tous -  accompagnait la bonne chanteuse australienne Hetty Kate (si vous cherchez à fuir les bals des pompiers du 14 juillet, je vous conseille d'aller l'écouter vendredi 15 juillet 2016 au Caveau de la Huchette de Paris).  

Nous vous reparlerons de New Orleans Jazz Vipers - un orchestre NO sans batteur - et du duo Tom McDermott (p) Aurora Neadland (ss, cl, voc). Aurora joue du saxo soprano, sans chercher à imiter Sidney Bechet !

 

Jacques BESSE   - Membre du Hot Club de France - (Seul ...en attente de Michel LALANNE ... qui arrivera dimanche) - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France. 

Note du Site : Comme ils l'ont fait les années précédentes, Jacques Besse et Michel Lalanne - amateurs reconnus - ont accepté de commenter chaque jour, du jeudi 23 juin au samedi 9 juillet 2016 - En direct du festival JazzAscona 2016 - leurs Coups de Coeur et les Points Forts du festival . 

Publication quotidienne sur ce Site du Hot Club de France - Forum/Réagir : le lendemain, en fin de journée.

19/06/2016 DECES DE SIR CHARLES THOMPSON537

Le grand pianiste et organiste Sir Charles Thompson est décédé jeudi 16 juin 2016 au Japon où il vivait depuis de nombreuses années. Il était né le 21 mars 1918 et avait donc 98 ans. Sir Charles était marié à une Japonaise depuis 1990. Ses obsèques auront lieu le 21 juin 2016 à Tokyo.

 

Sir Charles Thompson (Ph:Blue Note)

Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

 

Hugues Panassié écrivait que Sir Charles Thompson s'était inspiré de Count Basie, dont il avait l'extrème concision et le sens du Swing.

Il avait joué avec tous les plus grands noms du jazz : Lionel Hampton, Lucky Milinder, Lester Young, Illinois Jacquet, Buck Clayton, Coleman Hawkins, Don Byas, Jo Jones, Earl Bostic...

Sir Charles Thompson était également le compositeur du fameux standard Robbins' Nest.  

 

Michel STOCHITCH   Président du HCF - PARIS

13/06/2016 THREE BLIND MICE 536

Pour la sortie de leur nouveau CD, Three Blind Mice -Sébastien Girardot (b), Malo Mazurié (tp) et Félix Hunot (gu)- avaient réuni, dimanche 12 juin 2016 en soirée, ami(e)s, amateurs et musiciens de jazz au Paris Boogie Speakeasy d'Yves Riquet.

 

 Three Blind Mice

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Devant une salle comble et enthousiaste, les jeunes et talentueux musiciens interprétèrent avec aisance et une virtuosité impressionnante quelques morceaux extraits de leur nouveau CD, parmi lesquels : Black Bottom Stomp (Jelly Roll Morton), Polka Dot Stomp (Noble Sissle – Sidney Bechet), Rockin' in Rythm (Carney- Ellington)….

On notait dans l'assistance la présence de nombreux musiciens et musiciennes, dont : Aurore Voilqué, Jérôme Etcheberry, François Biensan, Michel Pastre, Nicolas Peslier, Hagop Demirdjian, Nirek Mokar, Raphaël Dever, Bruno Rousselet, Philippe Baudoin, Pauline Atlan, Cesar Pastre et Marie-Laure Celisse, Annie Terramorsi….

 

Merci pour cette belle soirée et bravo aux courageux musiciens de Three Blind Mice pour leur nouvelle production.

 

 

Michel STOCHITCH   Président du HCF - PARIS

Note du site : Le CD Three Blind Mice sera chroniqué dans un prochain numéro du Bulletin du HCF

 

 

 

 

11/06/2016 LA CHANTEUSE BRITANIQUE MELLOW BAKU 535

Je ne connaissais pas du tout l'excellente chanteuse anglaise Mellow Baku, jusqu'à la découverte, sur YouTube, de la video Ain't Nobody's Business If I Do

 

  Mellow Baku

 Cliquez sur le visuel pour l'agrandir 

 

Dotée d'une voix chaude, Mellow Baku a, lorsqu'elle chante le jazz authentique, un style directement et magnifiquement puisé dans celui des noirs. Elle est ici accompagnée par un orchestre comprenant les excellents Duke Heitger (tp) - ici très inspiré par Louis Armstrong- et Tomas Winteler (cl). Tous deux savent raconter une histoire !

La seule autre bonne vidéo que j'ai trouvée d'elle, est Careless Love,  enregistrée au Whitley Bay en 2015 (comme la précédente).

Vous trouverez quelques renseignements  au sujet de Mellow Baku sur son site internet ,ainsi que sur le site de Jazz and Co.

Ralph BALLMER   

21/05/2016 NIREK MOKAR : UN JEUNE SURDOUE DU BOOGIE WOOGIE 534

Au moment où est déjà prévu l'enregistrement de son deuxième C.D, il paraît opportun de reparler de  Nirek Mokar, tout jeune pianiste de Boogie Woogie. Il fut la révélation du Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou 2015 où le public lui réserva un beau succès à l'issue de chacun de ses passages, tant sur la scène principale (IN) que dans les cafés (OFF).

Agé aujourd'hui de 13 ans, il a découvert le piano et le Boogie Woogie dès sa plus tendre enfance, en accompagnant son père au club privé : le Paris Boogie Speakeasy. C'est là qu'il acquit ses premières notions de base de Boogie Woogie, conseillé par des pianistes de passage comme... Jean-Baptiste Franc, Jean-Pierre Bertrand et...Jean-Paul Amouroux.

 

 Nirek Mokar

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Depuis ses grands débuts, en décembre 2013 au Beaune Blues Boogie Festival, Nirek Mokar s'est fait remarquer tant à Paris qu'au récent Silvan Zingg International Boogie Woogie Festival de Lugano ( Suisse). Il sera présent au prochain Festival de la Baule, puis à celui de Gyor ( Hongrie ) et il est annoncé ... à Cincinnati ( U.S.A ). Quel parcours !

En attendant la parution de son nouvel album, revenons sur le premier, Nirek Mokar plays Boogie Woogie,  enregistré en trio - avec Claude Braud (ts) et Thomas Racine(dr) - , pour le label Boogie Land ( BL 2002 )*. On y retrouve Albert Ammons à plusieurs reprises parmi les 14 thèmes proposés ( In a little Spanish town, Shout for Joy ...).

Nirek Mokar impressionne par sa virtuosité . Il est doté d'une dextérité et d'une aisance peu communes ce qu'il démontre par ses interprétations de standards tels que Pinetop's Boogie Woogie, Frantic ( de Sammy Price ) ou Lambert Boogie. Et, heureuse surprise Mr Freddie Blues, en guise d'hommage à Pete Johnson est joué en stride, montrant ainsi la polyvalence du pianiste.

 

Pour découvrir un petit prodige ! 

Michel LALANNE   - Vice Président du Bordeaux Hot Club

* Il faut souligner le rôle important de ses deux partenaires : Claude Braud excellent dans le rôle du Honker qu'il affectionne et Thomas Racine au jeu souple, présents dans plusieurs morceaux. Ils participent grandement à la réussite de cet album.

 

Note du Site : Le CD Nirek Mokar plays Boogie Woogie sera chroniqué dans un prochain numéro du Bulletin du HCF

22/05/2016 MICHEL PASTRE BIG BAND ET DOMINIQUE MAGLOIRE 533

 

Samedi 7 mai 2016, dans le cadre du Festival de Jazz de Münster (F.), le Michel Pastre Big Band donnait un concert et recevait la chanteuse Dominique Magloire.

 

La première partie du concert - absolument magnifique - était consacrée à Count Basie. Là, le Big Band de Michel Pastre est dans son domaine de prédilection : le Swing. L'orchestre est emporté par une section rythmique, digne de Basie, avec : François Laudet, l'un des meilleurs batteurs français de Big Band, la guitare d' Enzo Mucci qui apporte toute sa souplesse au swing, et les excellents Raphaël Dever (b) et Pierre Christophe(p). Section rythmique qui apporte tout son soutien, en boostant les solistes. 

M'ont franchement enthousiasmés les solos de : 

- François Biensan, qui n'est pas seulement un très bon trompette, mais un grand trompette.

- Luigi Grasso (as) fut, pour moi, une magnifique découverte ,

- Patrick Baqueville (tb) et, bien entendu, Michel Pastre (ts).

Pour être juste, je devrais citer tous les autres ! 

La plupart des arrangements étaient de François Biensan. Le public ne s'y est pas trompé qui a réagit avec enthousisame, dès le premier morceau.

 

Dominique Magloire fut l'invitée de la seconde partie, où elle bénéficia d'un soutien sans faille du Big Band. Le répertoire était puisé dans celui de Billie Holiday. Dominique Magloire ne s'est jamais fourvoyée dans une imitation de Billie, mais a repris ses titres dans son propre style. 

Avant ce concert, j'avais visionné de nombreuses vidéos de Dominique Magloire. Elle chantait dans différents styles : chansons, classique, gospel et... un peu de jazz. Dans ce dernier style, elle était bien loin de m'enthousiasmer! Il est fort probable que son passage chez Michel Pastre lui a permis de mettre en évidence ses qualités de chanteuse de jazz. Et, quelle réussite ! Dominique Magloire a une très belle voix chaleureuse, ample et puissante, au swing souvent subtile.

 

Bref, ce fut une soirée sublime !

Ralph BALLMER   

18/05/2016 LE BLUES DE BILLIE HOLIDAY - LE SYBO ET NICOLLE ROCHELLE532

Lorsque j'écoute un enregistrement de Billie Holiday, je me surprends presque systématiquement à plus écouter ses accompagnants que Billie. Ce qui n'est jamais le cas lorsque j'écoute, en CD ou en spectacle, Nicolle Rochelle.

 

Le Swiss Yerba Buena Orchestra (SYBO) a enregistré un CD avec Nicolle Rochelle sous le titre Le blues de Billie Holiday.

 
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Ce mème titre est également disponible sous forme de DVD qui est présenté sur YouTube

 

D'autre part, Nicolle Rochelle et Béat Clerc (leader du Swiss Yerba Buena Orchestra) ont été interviewés par la Radio Télévision Suisse le 16 avril 2016. Cette interview, illustrée d'intermèdes musicaux en direct avec l'orchestre - en formation réduite - a une durée de 25 minutes.

 

Ralph BALLMER   

17/05/2016 TELECHARGEMENT ET ECOUTE D’INTEGRALES SUR LE NET531

Sous le nouveau label Complete Jazz Series on peut trouver sur plusieurs sites internet, dont Amazon, des centaines d'intégrales de musiciens et d'orchestres de l'histoire du Jazz Authentique… et du Blues. 

 


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Classés pour chaque interprète par ordre chronologique, ces enregistrements sont disponibles au Téléchargement MP3 par pistes groupées ou par pistes individuelles.

On peut également les écouter en streaming sur Deezer .

LE SITE   

01/05/2016 HARRY ALLEN QUARTET A LA TESTE DE BUCH 530

C'est un plaisir de retrouver le trop rare saxophoniste ténor Harry Allen en France.

Samedi 30 avril 2016, à la Teste de Buch (F.33), ce fut un retour fort apprécié du public qui avait répondu nombreux à cet événement car, rappelons-le, sa dernière venue dans notre région datait de … 1990. Ce concert était dû à l'initiative de la très active association Bassin'Jass.

Harry Allen était entouré de David Blenkhorn (gu), Cédric Caillaud (b) et Didier Ottaviani (dr). Une rythmique qui a épaulé de façon efficace le saxophoniste.

 

 Harry Allen

Ph:Yvette Chamberlin

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Hommage fut rendu aux belles compositions de Neal Hefti : Splanky, Fly of the foo birds et l'incontournable Girl talk. Harry Allen à la sonorité chaude, ample dont le jeu est largement inspiré de celui de Coleman Hawkins, développe des phrases très étirées qui mettent en valeur sa généreuse sonorité, notamment en tempo lent : Que reste-t-il de nos amours ? (alias I wish you love) ou That's all. En tempo rapide, Harry Allen possède un solide jump comme lors de The sound investment, une composition d'un autre saxophoniste ténor célèbre Flip Phillips.

Le guitariste David Blenkhorn distille des accords subtils et toujours du meilleur goût, aussi bien en solo qu'à l'accompagnement. Quant à Cedric Caillaud, c'est un bassiste attentif, à l'écoute de ses comparses, et toujours à la recherche de la juste note.

En somme, une de ces soirées qui restent en mémoire.

                                                                                                                     

Christian SABOURET   Président du Bordeaux Hot Club

25/04/2016 AU PREMIER LÉOGNAN’S BOOGIE FESTIVAL529

 Portée par la passion de leur fils Florian pour le piano en général et le style de piano boogie woogie en particulier, la famille Michiels vient de créer l'association Les Nuits du Boogie dont c'était le premier festival, à Léognan - dans la banlieue bordelaise - en ce samedi 23 Avril 2016.

 Le programme était alléchant avec deux pianistes maîtres es boogie woogie : Jean-Pierre Bertrand et Frank Muschalle et une rythmique de feu avec Gilles Chevaucherie (b), Nicolas Peslier (gu), Stéphane Roger (dr). Et donc, le jeune pianiste Florian Michiels dont c'était la toute première confrontation avec les tout meilleurs. Pour autant, Florian Michiels s'est montré à la hauteur de ses deux compères. Les uns et les autres se produisant au piano soit en solo, soit en duo. Leurs prestations, souvent endiablées, ont enflammé le public.

 

 Parmi les moments forts :

Un duo Bertrand/Michiels sur Lady be good puis Swanee river boogie, en référence à Albert Ammons.

- Une surprenante version de Thishomingo blues adaptée au boogie woogie par Jean-Pierre Bertrand.

- Frank Muschalle au jeu plein, délié, toujours inspiré, notamment sur le blues, en solo lors de Blue Morbihan puis, en duo avec Jean-Pierre Bertrand, sur le délicat Morning glory.

 La solide section rythmique, portée par le drumming de métronome de Stéphane Roger, la basse slappante de Gilles Chevaucherie et les beaux accords de guitare de Nicolas Peslier, soutenait avec vigueur le swing impulsé par les pianistes. 

 

 Une soirée musicalement réussie où l'on aurait souhaité un auditoire plus fourni pour un concert de cette qualité. Les dévoués organisateurs méritaient mieux pour une première. Formons des vœux pour une prochaine édition avec, cette fois, un nombreux public.

Christian SABOURET   Président du Bordeaux Hot Club

21/04/2016 AU 70e ANNIVERSAIRE DU HOT CLUB DE PAU528

Samedi 16 Avril 2016, à la Maison pour Tous de Gan (F.64), le Hot Club de Pau a fêté dignement - et même glorieusement -  son 70ème Anniversaire, par un concert étourdissant.

 

 

Tonky de la Pena

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Cinq formations se sont présentées : 

- D'abord, le New-Orleans Jazz Band, qui a ouvert la soirée en défilant, dans les allées de la salle de concert, façon Louisianaise,
- Puis, South 61 avec Christelle Riou chanteuse dynamique et chaleureuse,
- Arrive alors le Howling Blues Band avec le magnifique Michel Foizon venu renforcer avec sa guitare éloquente son ami Sébastien Loup, lui aussi guitariste, chanteur et organiste.
- Les « pros » entrent en scène avec MG and the Two A'S, c'est le groupe de l'étonnante chanteuse Gladys Amoros avec son abattage et sa voix noire. Bien sûr, Michel Foizon est à ses côtés et il faut parler de la section rythmique avec : Abdell B.Bop (b) et le puissant Andy Martin (dr).
- Enfin, venant spécialement pour nous de Madrid, le formidable guitariste-chanteur de blues Tonky de la Pena à la tête de son Tonky Blues Band, avec saxo-ténor, second guitariste, basse et batterie. Tonky de la Pena et Michel Foizon comptent actuellement parmi les meilleurs guitaristes de blues d'Europe.

- En invité bonus il y eut l'étonnant Harmoniciste Cadijo qui, en parfait fil rouge, a joué ça et là avec toutes les formations. 
Après l'entr'acte les pros ont remis la gomme, avant la jam-session finale, sous les ovations d'un public tellement nombreux ... que la salle était archipleine !
Donc, succès absolu, public et musique de haut niveau : tout y était pour cette grande fête. Merci à tous. On attend maintenant le 100ème anniversaire !

Jacques MORGANTINI   - Président du Hot Club de Pau

20/04/2016 REMISE DU PRIX BLUES 2013 AU FRENCH BLUES ALL STARS527

Dimanche 20 mars 2016, à Saint-Jean-de-Braye – près d'Orléans – l'association du blues O' swing présentait le French Blues All Stars dirigé par Simon « Shuffle » Boyer (dr) avec Youssef Remadna (voc,harm), Anthony Stelmaszack (gu, voc), Stan Noubard Pacha (gu), Benoît Ribière (clv), Christophe Garreau (b). Ils ont donné un magnifique concert, tout en diversité et contrastes.

Réflexion d'une auditrice à l'entracte : J'avais oublié que le blues pouvait être autant diversifié.

 

Remise du Prix à Simon Boyer

(Ph: Eric Fouqueau)

Cliqez sur le visuel pour l'agrandir 

 

C'est donc devant un public ravi et debout, qu'à la fin du concert j'ai remis à Simon Boyer le Prix Blues 2013 du Hot Club de France qui leur fut décerné pour leur splendide CD : French Blues All-Stars, Live in Paris. J'ai aussi rappelé qu'en 1995, le père de Simon Boyer - Pierre Boyer (ts) - avait obtenu le Prix Musicien Français 1991 du Hot Club de France pour son CD Harlem Nocturne.

Pierre INGRIN    Responsable Artistique de l’association du blues 0’ swing – Membre du Hot Club de France

Note du site : Prochain concert de l’association du blues O’ swing : Nikki & Jules, 24/04/2016 à 17h

(voir Forum-Dates)

18/04/2016 SAXOPHONE CHU BERRY 526

La maison C.G. CONN (USA) a fabriqué - entre 1925 et 1931 - une série de Saxophone Ténor sous le nom de Chu Berry, en l'honneur du fameux saxophoniste. La gamme Chu Berry de Conn comportait des Soprano, des sax altos, ténors et barytons.

Ce sont ces modèles que vous pouvez trouver sur eBay ou sur d'autres sites de vente via internet. Je ne pense donc pas qu'il puisse s'agir ici d'un saxophone ayant appartenu à Chu Berry.

 

Des saxophones de la gamme Chu Berry étaient produits avec une finition plaqué or 14 carats, comme celui faisant l'objet du message précédent. On peut voir sur le site de Cadences music d'interessantes photos de détails d'un tel saxophone ténor.

Ces instruments bénéficient d'une forte notoriété tant auprès des musiciens professionnels que des collectionneurs.

 

Michel STOCHITCH   Membre du Hot Club de France

Note du site : Le saxophoniste André Villeger nous fait une remarque similaire : Est-ce vraiment LE saxophone de Chu Berry ou bien, comme je le pense, un modèle Chu Berry?

17/04/2016 SAXO de CHU BERRY A VENDRE525

Je viens de remarquer que le Saxophone-Ténor Conn de Chu Berry est actuellement en vente, aux enchères, sur ebay, à la mise à prix modeste de... 4200 € !

 

 

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Bertrand MATHIEU   Membre du HCF Paris

11/04/2016 DUKE ELLINGTON - MUSIC IS MY MISTRESS EN FRANCAIS524

Publié pour la première fois aux États Unis en 1973 , chez Da Capo Press New York - soit quelques mois seulement avant la mort de Duke Ellington - Music is my Mistress est à nouveau édité et, cette fois, en Français, aux Editions Slatkine & Cie. La traduction limpide est due à Françoise Jackson et Clément Bosqué, avec le précieux concours de Christian Bonnet - Président de La Maison du Duke.

Cette autobiographie de Duke Ellington, riche de près de 600 pages, s'ouvre avec une préface explicative de Claude Carrière , ellingtonien de toujours et auteur-présentateur, sur France-Musique d'un inoubliable et inégalé Tout Duke  - émission de radio qui dura pas moins de 9 ans (1976 à1984).

La parution de cet ouvrage dans notre langue est un apport essentiel pour tenter de mieux appréhender d'une part l'existence - le mode de vie - de l'homme et d'autre part l'immensité et l'universalité de l'œuvre du musicien. Il était attendu par ceux qui possédaient l'édition américaine, mais dont la lecture s'avérait difficile et par ceux qui espéraient - sans plus y croire vraiment !- pouvoir, un jour, lire les mémoires,  depuis longtemps quasi introuvables, du compositeur, pianiste et chef d'orchestre.

 

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Music is my Mistress est, en schématisant, une succession de souvenirs de Duke Ellington, depuis son enfance à Washington - le portrait admiratif de sa mère, Daisy - jusqu'à l'interrogation finale dans l'avant dernier chapitre intitulé La retraite, pourquoi faire? (parfaite traduction de Retire to what sur l'édition américaine). Inépuisable suite d'anecdotes les plus diverses et très souvent souriantes , des notices bienveillantes mais en général assez condensées sur les musiciens de ses orchestres - à la notable exception toutefois de Billy Strayhorn qui sera , sans surprise ,cité pas moins de 78 fois - et aussi sur quelques autres avec qui il aura travaillé, seul ou avec son orchestre. On découvrira également des portraits indulgents sur des personnalités côtoyées au gré des tournées et des réceptions données  en son honneur à travers le monde. La vie de Duke Ellington fut aussi une succession de rencontres dues à son charisme et sa gentillesse .

Afin de conserver le souvenir précis de faits majeurs ou qui lui tenaient à cœur, Duke utilisa, durant une grande partie de sa vie, une méthode simple : il notait tout, parfois même sur des bouts de papier, au fur et à mesure du déroulement des événements. Il remettait ensuite ses notes à Stanley Dance, un ami fidèle, journaliste de profession, qui était chargé, avec Mercer Ellington son fils, de la mise en forme. Ainsi, le lecteur peut découvrir, de l'intérieur, sous le sous-titre Journal de ... , une dizaine de passionnants comptes-rendus des tournées effectuées par l'orchestre, en dehors des Etats-Unis, durant la période 1963 / 1972. A retenir :

- Le long déplacement organisé en 1963 par le Département d'Etat, qui durera dix semaines et qui sera interrompu le 22 novembre, jour de l'assassinat du Président Kennedy. 

- En Septembre 1968, les deux venues de l'orchestre en Amérique latine avec, au Mexique, la première version de ce qui sera The Latin American Suite.

Et puis, il y a le Journal de Goutelas, cet étonnant moment qui, en février 1966 , verra Duke Ellington, venir en France seul, et jouer dans une petite commune du département de la Loire afin de soutenir le projet de rénovation du château local. Ce séjour dans le Forez - où il resta non pas un jour mais trois - sera immortalisé, quelques années plus tard avec la création en 1971 de The Goutelas Suite.

Par ailleurs, beaucoup se réjouiront de la présence de deux copieux chapitres consacrés l'un aux Suites - Jump for Joy - et l'autre aux Concerts de Musique Sacrée, des domaines souvent négligés par les amateurs de Jazz et auxquels pourtant le Duke accordait toujours une place importante dans ses concerts.

Enfin, observateur attentif et fin analyste de sa propre existence publique, l'homme - qui est avant tout un musicien - fait l'impasse totale sur sa vie privée, un choix de bon sens .

Un livre riche et élégant - comme l'était son auteur - et qui est une invitation à se replonger, avec délectation, dans une œuvre monumentale.

 

Michel LALANNE   Vice-Président du Bordeaux Hot-Club

06/04/2016 HOT ANTIC JAZZ BAND ET NICOLLE ROCHELLE523

Jeff Guyot, vidéaste et washbordiste, a placé sur You Tube une video tiréé d'un concert du Hot Antic Jazz Band, auquel il a participé.

 

Le Hot Antic Jazz Band, un des meilleurs et des plus anciens orchestres de jazz traditionnel de l'hexagone, nous propose là un vieux standard - There I'll be happy - sous la direction éclairée du trompettiste Michel Bastide.

Et, cerise sur le gâteau, c'est la pétulante chanteuse Nicolle Rochelle qui se joint à l'orchestre pour interpréter, avec malice et beaucoup de présence en scène, cette pétillante version de There I'll be happy. On notera la belle cohésion de la collective, mais aussi le solo du pianiste Martin Seck plein d'à-propos et de délicatesse.

 

Christian SABOURET    – Président du Bordeaux Hot Club

Note du site : Jeff Guyot est, entre autres, le vidéaste officiel du Jazz Band Ball depuis 1981.

31/03/2016 DUKE ELLINGTON EN EUROPE (1933) PAR JEAN-FRANCOIS PITET 522

Afin de mettre à disposition de son conférencier les techniques audiovisuelles informatisées appropriées, la maison du Duke avait choisi - Mardi 29 mars 2016 - un nouveau lieu, parfaitement équipé : l'Espace Bernanos à Paris 9e.

La conférence de Jean-François Pitet, sur La tournée européenne de Duke Ellington en 1933, fut remarquable dans son ensemble : claire, très bien documentée et présentée de manière chaleureuse, avec beaucoup d'humour. Elle fut illustrée de nombreuses projections et d'enregistrements. 

Comment Jean-François Pittet a-t-il pu rassembler autant de coupures de presse, de copies de programmes, d'illustrations pertinentes…? Ses remerciements allèrent à ceux qui l'ont aidé dans cette démarche, avec une mention particulière à notre ami, le collectionneur Guy Shoukroun qui lui apporta sa contribution documentaire, suite à une recherche faite via le site Internet du Hot Club de France.

Nous avons eu confirmation :

- que Jack Hilton s'est réellement investi dans l'organisation de cette tournée.

- que cette tournée de Duke Ellington en Europe (Grande-Bretagne, Hollande et France) fut un grand succès, malgré des coûts très élevés – et évolutifs – demandés par le tourneur, et des prix de places assez exorbitants  quand on les évalue par rapport à ceux actuels.

- que Duke Ellington aurait souhaité revenir chaque année en Europe, mais que les organisations syndicales des musiciens britanniques ne facilitèrent pas cette démarche.

Des extraits des écrits d'Hugues Panassié sur les concerts de Duke en 1933, à Paris - Salle Pleyel, furent présentés et commentés (cf. Douze Années de Jazz - chap XII page 107 à 119) .

Nous savions Jean-François Pitet spécialiste de Cab Calloway, nous l'avons découvert ici dans un autre domaine, avec tout autant de compétences… Et de succès!

 

Immédiatement après cette conférence, Laurent Mignard exposa la nouvelle présentation du site internet de la Maison du Duke : Une documentation exceptionnelle sur Duke Ellington. 

 

Pierre ROBIN   Membre du Hot Club de France

Note du site : Prochaine conférence de Jean François Pitet : Cartoons et Jazzmen : le cas de Cab Calloway - Samedi 9 avril 2016 à 15h  - Péniche Le Marcounet (Paris 4e), dans le cadre des Cercles d'Etudes du HCF-Paris.

29/03/2016 AU SANCY SNOW JAZZ 2016521

Etonnant Sancy Snow Jazz qui, d'une année sur l'autre, arrive toujours à nous séduire et à enthousiasmer.

Il faut remercier les deux directeurs artistiques : Drew Davies et Sébastien Girardot. Il faut remercier aussi l'équipe municipale qui, cette année, fut privée de la présence de Marie Christine Dubourg - la dynamique présidente et organisatrice du Sancy Snow Jazz - pendant toute la durée du festival, en raison d'une cruralgie particulièrement douloureuse.

La soirée d'ouverture avec Echoes of Swing a d'emblée placé la barre très haut, avec un savant dosage entre finesse et sophistication - surtout chez Chris Hopkins (as) et Olivier Mewes (dr) - et swing impétueux, comme les solos de piano stride de Bernd Lhotzky ou les solos de trompette, à la Roy Eldridge, par Colin Dawson. 

Mais la barre fut à nouveau franchie par plusieurs formations :

- Le trio de Pierre Christophe (p) dans son hommage à Erroll Garner avec Raphaël Dever (b) et Mourad Benhamou (dr).

- Jérôme Etcheberry (tp), Aurélie Tropez (cl) et Shanon Barnett (tb) avec Julie Saury (dr), Bruno Rousselet (b) Philippe Milanta (p), David Blenkhorn (g).

- Le lendemain, Jérôme Etcheberry toujours avec Aurélie Tropez - mais, cette fois, avec Attila Corb au trombone - faisait toujours des merveilles, selon des amateurs chevronnés. Je n'y assistais pas, mais quelques jours plus tôt, j'avais été totalement séduit par le duo sans trompette : Atila Korb / Aurélie Tropez.

 - Le quartet de Michel Pastre (ts) avec Raphaël Devers (b) Pierre Christophe (p) François Laudet (dr) et son invité Patrick Bacqueville (tb), ont aussi survolé la barre.

 

Avec le français Patrick Bacqueville, l'Australienne Shannon Barnett - vivant en Allemagne - et le Hongrois Attila Corb, ce millésime 2016 du Sancy Snow Jazz fut exceptionnel pour les amateurs de trombone ! 

 

Pierre INGRIN   – Membre du Hot Club de France

21/03/2016 CHAMPIAN FULTON , PIANISTE ET CHANTEUSE520

Pour clôturer sa saison, la 13e édition de Jazz in Vaux accueillait la pianiste chanteuse américaine Champian Fulton, vendredi 18 mars 2016 à Saint Palais sur Mer et samedi 19 mars 2016 à Vaux Sur Mer. C'est au concert de Saint Palais sur Mer (F.17) que j'ai eu le plaisir de découvrir cette remarquable interprète qui se produisait en trio.

 

Champian Fulton

 

Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

On ne sait si on doit louer la chanteuse ou la pianiste, 

- Commençons par la pianiste : On est tout de suite saisi par sa musicalité, elle fait littéralement chanter son piano. Et puis vient son toucher dynamique, avec une attaque affirmée, dans la meilleure tradition du jazz. Sa technique extraordinaire lui permet d'exécuter des traits véloces dont elle n'abuse heureusement pas, la mélodie n'est jamais sacrifiée. En un mot elle swingue. Champian Fulton n'a que 31 ans mais il faut dire qu'elle puise son style aux meilleures sources en réalisant une  synthèse personnelle des divers styles pianistiques des années 1940-60. Mais c'est surtout Erroll Garner qu'elle rappelle, dans la forme assez souvent mais surtout dans l'esprit : continuité mélodique, swing, invention, audace harmonique, émotion. C'est dans les balades que l'on peut vraiment goûter son jeu de piano.

- Puis vient la chanteuse : Une voix qui peut être douce et tendre, mais aussi ferme avec un côté canaille qui rappelle Helen Humes et Dinah Washington et qui lui va très bien. Pas étonnant, elle ne cache pas que Dinah fut sa principale inspiratrice. Il lui manque cependant un peu de puissance . Mais, comme pour le piano, elle apporte du swing et de l'émotion.

Bravo à Carl Schlosser pour sa programmation de Champian Fulton, une excellente pianiste et chanteuse de jazz, incontestablement.

Seule ombre au tableau : l'acoustique de la Salle, qui est vraiment très médiocre.

Claude BISSERIEX   - Membre du Hot Club de France.

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