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03/02/2012 - LOUIS MAZETIER PRÉSENTE ET JOUE JAMES P.JOHNSON ET FATS WALLER :

Une totale réussite!
C'était une gageure que de vouloir, en guère plus de deux heures, illustrer les multiples facettes du jeu de James P.Johnson et de Fats Waller. Le pari a pourtant été impeccablement tenu par Louis Mazetier Samedi 28 janvier 2012, dans le cadre d'un Cercle d'Etudes organisé par le HCF Paris.

S'appuyant sur une connaissance approfondie de la musique, de la vie et des caractères de ces deux géants du piano stride, utilisant des exemples montrant au mieux leurs ressemblances comme leurs spécificités, Louis Mazetier réussit à donner aux auditeurs le sentiment d'être - presque – devenus de leurs intimes.
S'installant ensuite au piano, il déploya tout son talent pour une saisissante évocation des deux maîtres, qu'il s'agisse de maîtrise technique, de musicalité et de swing, d'attaque et de sens des nuances, de feeling pour le blues, de dons d'improvisation ou de facultés de composition. Ainsi, Louis joua-t-il, pour terminer, deux thèmes de sa plume, évocateurs de Fats puis de James P. : Big Filthy et A delicate brute.

Les auditeurs manifestèrent leur enthousiasme en applaudissant longuement Louis et … en achetant tous les exemplaires disponibles de son dernier CD: Louis Mazetier, My own stuff (Arbors 19 442)*.

Et, pour finir, ce message personnel : Attention à vous, James P. et Fats, car Louis est là ... et peut vous en conter !

François ABON - Président du HCF - Paris.

* Louis Mazetier, My own stuff (Arbors 19 442), sera chroniqué dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF (organe officiel musical du Hot Club de France).

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28/01/2012 - LIMOGES, UNE CAPITALE DU JAZZ : Je viens de lire deux livres qui prouvent l’importance de la ville de Limoges, dans l’histoire du jazz en France :

- Jazz à Limoges - La Saga du Hot Club et de Swing FM de Claude-Alain Christophe
.Ce livre retrace cette longue suite de concerts limougeauds, ininterrompue de 1948 jusqu’à nos jours, qui a vu défiler les meilleurs musiciens de jazz, de blues et de gospel. Le livre fait le portrait de ces artistes et aussi de tous ceux qui œuvrent ou ont œuvré pour organiser ces concerts : il commençe par Roger-Blanc, le précurseur, puis Jean-Marie Masse toujours à la manœuvre, et tous les autres, dont Claude-Alain Christophe lui-même et ... les Ribière .

- Jazz dans L’Objectif de Noëlle Ribière est un album de photos, avec des légendes et textes de présentation savoureux. Ces Photos furent prises par Mme Ribière, souvent lors des concerts limougeauds, mais aussi montalbanais, niçois... Pour ceux, qui ont assisté à ces concerts, sans prendre de photos ni filmer, ce livre est un émouvant voyage dans la mémoire.

Claude Bolling signe la préface du livre de Mme Ribière, où je lis : « … Noëlle et Jacques Ribière, grands connaisseurs de jazz, avec qui nous avons immédiatement eu des relations familiales, eu égard à nos affinités pour ce que nous considérons comme le Vrai Jazz ! ». Claude-Alain Christophe, lui, cite deux étudiants, Guitard et Tournadre, qui dans les années trente ont cosigné une phrase qui, selon moi, donne une clé de ce Vrai Jazz : Un retard imperceptible et variable de la note par rapport à son temps normal .

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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16/01/2012 - THIERRY OLLÉ TRIO, AVEC CARL SCHLOSSER, EN CONCERT A BASIN' JAZZ (14 Janvier 2012) : L’orchestre était composé de Thierry Ollé (p,lead), Carl Schlosser (ts, flute), Serge Oustiakine (b), Guillaume Nouaux (dr).

Punch, virtuosité, éclectisme, générosité...

- Le style de Carl Schlosser est plus proche de musiciens tels que Stanley Turrentine, Dexter Gordon ou Joe Henderson que de Ben Webster ou Lester Young. Sa fougue peut parfois faire penser à Illinois Jacquet dont il nous interpréta Black Velvet. Lorsqu'il choisit des ballades telles Wilow weep for me ou Georgia, il alterne le ténor et la flûte avec une belle sensibilité. Il semble apprécier tout particulièrement Roland Kirk dont il interprète plusieurs morceaux tel Now please don't you cry beautiful Edith.
- Éclectisme, avec des standards de Duke Ellington, Charles Mingus et un clin d'œil aux Beatles pour une version très swingante de Can't buy me love, avant la pause.
- Le brio et la générosité du jeu de Thierry Olé et l'invention présente dans les solos de Guillaume Nouaux, ont enflammé le public du bassin d'Arcachon.
En fin de deuxième set, le trio, tout seul, - Ollé, Oustiakine, Nouaux - nous enthousiasma dans un Summertime en tempo rapide, avec d'excellents solos de piano et de basse.

Bernard JOUAN - Jazz Hot Club du Bassin d'Arcachon

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15/01/2012 - PARIS NIGHT OWLS : Une des vidéos récentes de l'orchestre
Paris Night Owls nous fait goûter un moment exceptionnel de jazz authentique, tel qu’il se joue aujourd’hui.

Bugle boy march , une marche de la Nouvelle-Orléans, est jouée par cet orchestre composé de :
- Jérôme Etcheberry (lead), qui mène magnifiquement à la trompette,
- Christophe Deret (tb), très Kid Ory et bien réussi,
- Guy Bonne (cl), qui, au cours de son solo, monte en swing et casse littéralement la baraque (je ne crois pas avoir déjà entendu Guy swinguer autant!).
Si les souffleurs atteignent des sommets, c’est grâce à une section rythmique, hors pair, composée d’Enzo Mucci (bjo), Sébastien Girardot(b) et, tout particulièrement, du batteur : Guillaume Nouaux . Comme trop rarement aujourd’hui, Guillaume Nouaux insuffle le swing à l’ensemble et l’inspire.

Un grand moment, digne de l’âge d’or du jazz!

Ralph BALLMER

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12/01/2012 - GUILLAUME NOUAUX PRIX DE L’ACADÉMIE DU JAZZ 2011 POUR DRUMSET IN THE SUNSET : La cérémonie officielle de remise des prix de L'Académie du Jazz s'est déroulée le mercredi 11 janvier 2012 au Théâtre du Châtelet, à Paris. J'ai la grande joie de vous annoncer qu'il vient de m'être décerné le Prix de L'Académie du Jazz 2011, en tant que meilleur album jazz classique de l'année.

(Cliquez sur l'image)

À cette occasion et en présence de nombreux journalistes et musiciens de jazz, j'ai joué un morceau en batterie solo - Lil' Liza Jane - , thème issu de cet album Drumset in the Sunset, New Orleans Trio (avec Jacques Schneck et Guy Bonne).
Cette reconnaissance me va droit au cœur. Un grand merci encore à tous ceux qui me soutiennent depuis longtemps !

Guillaume NOUAUX - Batteur

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11/01/2012 - JAPANESE JAZZ (suite) - PETITE FORMATION :
Il y a aussi au Japon des jazzmen de qualité …en
petite formation.

Ralph BALLMER

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10/01/2012 - JAPANESE JAZZ - DES GAMINES QUI NE MANQUENT PAS D'AIR : C’est superbe ! Si vous fermez les yeux lorsque vous
cliquez, vous pourriez être convaincus que vous écoutez Benny Goodman ou Glenn Miller.
Mais si vous ouvrez les yeux, vous trouverez un groupe d'enfants japonais... Un grand moment de bonheur et d’émotions. J’espère que cela vous plaira à tous et à toutes.

( Message reçu d’un ami qui connaît mon amour pour le jazz. Je m’empresse de vous en faire profiter).

Henri DELHAYE - Membre du Hot Club de France

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06/01/2012 - CLARK TERRY : De passage aux Etats-Unis, j’apprends que le grand trompettiste Cark Terry - 91 ans le 14 décembre 2011 - a dû être hospitalisé très récemment, pour subir une amputation de la jambe.
Il se remet doucement de son opération et les messages de soutien et d'encouragement qu'il reçoit - et que lui lit son épouse - lui sont d'un grand réconfort . Ils l'aident dans sa convalescence.

Ceux qui l’ont connu, entendu et apprécié,
peuvent écrire leurs messages sur son site internet (clarkterry.com).

Dans son Dictionnaire du Jazz, Hugues Panassié écrivait : Clark Terry est un des trompettes le plus doué que le Jazz ait connu … il joue souvent avec beaucoup d’émotion et un swing intense qui n’est habituellement perçu que des connaisseurs …

Michel STOCHITCH

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François Desbrosses, président,
Les membres du conseil d’administration
du Hot Club de France,
Toute l’équipe de son site internet,
Vous souhaitent
Une année 2012 pleine de Jazz authentique,
avec beaucoup de découvertes.

Keep Swingin’


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31/12/2011 - TOMMY LADNIER - NOUVELLES TROUVAILLES :
Bo Lindström, co-auteur de Travelling Blues - la biographie de Tommy Ladnier - a trouvé de nouvelles informations sur Tommy Ladnier.

Si vous avez acheté ce livre, vous serez certainement intéressé de les lire.

Dan VERNHETTES - co-auteur de Travelling Blues .

Note du Site :
Traveling Blues - The Life and Music of Tommy Ladnier (en anglais), par Bo Lindström et Dan Vernhettes - Prix du Hot Club de France 2010 - est en vente auprès de Dan VERNHETTES .

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30/12/2011 - FILM L’AVENTURE DU JAZZ - CLIPS SUR YOU TUBE :
1 - Je viens de mettre en ligne, sur You Tube, une bonne partie du célèbre solo de batterie de Jo Jones:
Caravan . Le clip dure quatre minutes et, en l'occurrence, celle qui termine le morceau.
Je crois faire très plaisir à tous ceux qui rêvent depuis si longtemps de pouvoir l'enregistrer.

2 – Sur You Tube également, très gros succès de mon clip Benson/Milt Buckner/Jo Jones/Jimmy Slyde sur qui a déjà été visionné 10.242 fois... dont 2320 fois depuis le 25 décembre .

En 2012, la première des projections publiques de L'Aventure du Jazz aura lieu vendredi 9 mars 2012 à 20h30 au Théâtre Jacques Cœur de LATTES (F.34), une commune riveraine de Montpellier.

Louis PANASSIE .

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25/12/2011 - HOMMAGE A OLIVIER BRARD (3): Olivier, je regrette de ne pas pouvoir être là ce mercredi* .
Je suis allé te voir à l'hôpital, il y a quelque temps, quand j'avais appris la nouvelle. Bien qu'on ne se soit pas très bien connus, nous avions conduit quelques projets ensemble, avec ton énergie et ta détermination inoxydables, plûtôt étonnantes... J'avais une certaine appréhension à me confronter à cette situation dramatique, mais il m'a semblé évident de le faire quand même. Et, bizarrement, ça m'a fait du bien de te voir, et j'ai reçu quelque chose de toi : Si vulnérable, et en même temps débarrassé de tes fanfaronnades habituelles, tu étais émouvant, lucide et déterminé, bien vivant…encore.
J'ai vu aussi que ma visite t'avait surpris, et touché.

Je ne connais pas tous ceux qui te sont proches, mais pour tous ceux-là aussi, je suis heureux de t'avoir vu.

Manu HUSSENOT - Musicien .

* Note du site (Rappel):OBSÈQUES D'OLIVIER BRARD :
- Pour ceux qui veulent rendre une dernière visite à Olivier Brard, la mise en bière aura lieu Mercredi 28 décembre 2011 au Val de Grâce à 13h30.
- La cérémonie religieuse se déroulera Mercredi 28 décembre 2011 à 15h à Antony (92160 - Hauts de Seine), en l'église Saint Saturnin - 2, Place de l'église - (L'église St Saturnin est située à 500-600 m de la gare RER d'Antony - ligne de Sceaux).
- L'inhumation aura lieu ensuite au cimetière nouveau d'Antony.

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25/12/2011 - ADIEU MUSICAL AU PIANISTE PHILIPPE BAS : Beaucoup de monde - cette après-midi du samedi 17 décembre 2011, au Petit Journal Montparnasse - pour rendre un hommage musical à Philippe Bas, prématurément disparu à l’âge de 58 ans.
Sur l'estrade étaient disposés une grande affiche le représentant et l'un de ses deux fameux petits pianos droits, placé à côté du piano quart-de-queue du Petit journal Montparnasse. Grand merci à Joël Behuet qui mit la salle à disposition.

Les proches et amis de Philippe Bas étaient là . Parmi eux beaucoup de musiciens que nous ne pourrons pas tous citer.
- La musique débuta par l'écoute, fort émouvante, de morceaux figurant sur l'un des CD enregistrés par Philippe.
- Pour suivre, bien sûr de nombreux pianistes : Olivier Lancelot, Jean-Baptiste Franc, Ahmet Gülbay, Bishop Allan Tate (p,voc) - musicien américain qui interpréta plusieurs gospels -, Denis Castelli, Jean-Paul Amouroux, Philippe Souplet, Paul Marcorelles, Christophe Benz …
- Mais aussi des souffleurs : Jimmy Domange (cl), Olivier Franc (ss), Marcel Zanini (cl), Alain Marquet (cl), Claude Tissendier(as), Benoît de Flamesnil (tb), Jean Laborie (as), Charlie Leandre (tb) …
Le tout soutenu par Jean-Paul Papaz et Gilles Ribet au Washboard, ainsi que par un bassiste et un banjoïste. Jean-Paul Papaz joua également le rôle de maître de cérémonie.
Et puis, pas toujours dans le domaine du jazz, plusieurs chanteuses ainsi qu'un chanteur-fredonnant.

François Debrosses et Pierre Robin pour le Hot club de France, François Abon et Alain Richard pour le HCF-Paris, étaient aussi présents, pour partager ces moments d'émotion et d'amitié.

François ABON - Président du HCF Paris .

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24/12/2011 - HOMMAGE A OLIVIER BRARD (2) : Merci à toi, Olivier, pour ton dévouement, ton investissement et ta contribution à promouvoir le Jazz traditionnel et le Swing .
Chaque acteur de cette démarche est précieux et je ne suis pas certain qu'il y ait encore d'autres personnes actuellement qui se démènent, autant que tu le fis, pour ce travail fastidieux de production et de distribution discographique.
J'espère que le jazz continuera toujours à te guider là-haut!
Keep swingin'

Fred DUPIN - – Musicien (tp, lead).

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23/12/2011 - HOMMAGE A OLIVIER BRARD (1) : Je ne connaissais pas très bien Olivier, seulement des rapports en tant que mon distributeur, pas dans sa vie privée.
Mais cette nouvelle m'attriste particulièrement, car je pense que nous venons de perdre un grand défenseur du jazz classique. À ma connaissance, c'était le dernier en France à continuer de produire et distribuer du jazz qui "Swing" made in France. Et il le faisait avec passion et conviction.

Qu'il repose en paix!

Guillaume NOUAUX - Musicien de Jazz (dr,lead).

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23/12/2011 - OLIVIER BRARD, LE PATRON DU LABEL JAZZTRADE, NOUS A QUITTES : Hier nous sommes passés, avec Francis Quettier, voir Olivier Brard a l’hôpital, car sa sœur nous avait laissé entendre que son état s'était détérioré. Vers 15 heures, il était sous tranquillisants et somnolait.
Hier soir, il a pu voir l'aumônier de l'hôpital qui lui a été d'un bon réconfort pendant ces quelques semaines, même s'il se disait « petit mécréant ».

Sa sœur a passé la nuit auprès de lui, le redressant parfois pour l'aider à respirer. Ce matin, vendredi 23 février 2011, les infirmières ont fait sa toilette vers 6h30. Quand elles sont revenues pour terminer, Olivier était parti. Il était 7 heures.

Cette espèce de Don Quichotte, comme dit Francis Quettier, avait une grande gueule, se battait contre ses moulins, attendait le grand soir : celui du retour du jazz classique dans toutes les chaumières, radios et télés.

Il est parti en rageant de mourir si jeune ... parce qu'il avait encore plein de choses à faire.

Jean-Pierre DAUBRESSE.

INHUMATION :
- Pour ceux qui veulent rendre une dernière visite à Olivier Brard, la mise en bière aura lieu Mercredi 28 décembre 2011 au Val de Grâce à 13h30.
- Ses obsèques se dérouleront Mercredi 28 décembre 2011 à 15h à Antony (92160 - Hauts de Seine), en l'église Saint Saturnin - 2, Place de l'église - (L'église St Saturnin est située à 500-600 m de la gare RER d'Antony - ligne de Sceaux).

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20/12/2011 - MÉDIATHÈQUE DE LA GARENNE-COLOMBES - INAUGURATION : La
Médiathèque de La Garenne-Colombes a ouvert ses portes samedi 10 décembre 2011.
Cet équipement ultra-moderne, situé en plein centre ville, comporte un auditorium de 150 places. Il accueillera désormais les concerts du festival permanent Jazz In La Garenne - créé cette année et placé sous la direction artistique d’ Irakli – consistant en 4 à 6 concerts annuels, consacrés au jazz classique.
Lors de l’inauguration, François Desbrosses, président du Hot Club de France, et Irakli de Davrichewy ont remis à la ville les vidéos du mémorable festival Jazz For New Orleans qui s’était déroulé à La Garenne-Colombes en octobre 2005.

(Philippe Juvin -Maire- , F.Desbrosses, J.P.Hervo, Irakli - Cliquez sur la photo)

Le concert inaugural de cet auditorium, donné par un Sidney Bechet Memory Orchestra en grande forme, a eu lieu vendredi 16 décembre 2011 et a connu un très grand succès. Les prochains concerts sont programmés pour février et mars 2012*.

Rappelons que, depuis 2004, La Garenne a accueilli de nombreux musiciens de jazz classique tels qu’Irakli, Claude Tissendier, Pauline Atlan, le Paris Washboard, Certains l’aiment chaud, Jean-Paul Amouroux, Cécile Mc Lorin Salvant, Eric Luter, Marc Laferrière … et bien d’autres.

Jean-Pierre HERVO - Adjoint au Maire de La Garenne-Colombes

* Prochains concerts : Claude Tissendier Countissimo (17/02/2011) - Spirit of Chicago (30/03/2011)

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17/12/2011 - PHILIPPE BAS NOUS A QUITTES : J’ai eu la chance de jouer une vingtaine d’années avec Philippe Bas, de 1982 à 2002.
Détenteur d’une maîtrise de mathématiques, la vie de musicien – et le piano stride – fut pour lui un choix.



Parallèlement à ses activités de musicien d’orchestre – Olivier Franc Jazz Quintet, et plus récemment, Gilbert Leroux de Trio et Quintet – il adorait jouer dans les rues de Paris où il aimait diffuser sa musique à un public différent de celui rencontré dans les clubs et concerts de jazz. Il était assurément l’un des meilleurs pianistes de Stride depuis 30 ans.

Éternellement enjoué et expansif, il manquera beaucoup à tous ceux qui l’ont bien connu.

Olivier FRANC

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12/12/2011 - DÉCÈS DE JEAN-PAUL MURIEL :
Le banjoïste Jean-Paul Muriel est décédé subitement samedi 10 décembre 2011, à l’âge de 65 ans. C’était au cours d’une répétition : à la fin de son chorus il s’est effondré , mort.

Jean-Paul était le banjoïste attitré du Quartet de Raymond Fonsèque - Raymond Fonsèque (tb), Marcel Bornstein (tp), Francine Fonsèque (tuba), Jean-Paul Muriel (bj) -. Ce quartet se produisait régulièrement au Petit Journal Saint-Michel et dans divers restaurants.
Très grand ami de Raymond Fonsèque depuis 1962, Jean-Paul Muriel est décédé 3 semaines après lui.

Alain HAUTRIVE

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09/12/2011 - THE BROWN SISTERS AU JAZZ CLUB ÉTOILE DE PARIS : Pour leur unique concert donné à Paris, jeudi 1er décembre 2011, The Brown Sisters - groupe de gospel originaire de Chicago - ont ravi un public venu un peu moins nombreux qu'espéré. Les six chanteuses - dont deux jouent occasionnellement du piano et de la batterie - ont proposé un répertoire très classique où alternent traditionnels et originaux.
Ferveur communicative avec superbes contre-chants durant le premier set et, nous a-t-il semblé, davantage de véhémence communicative avec une impressionnante gradation dans la seconde partie.

(cliquez sur cette photo de Vanessa BROWN pour l'agrandir).

L'évidente conviction et l'irrésistible charisme de Vanessa Brown (alto et leader) impressionnèrent les spectateurs dans chacune de ses interventions en soliste. Le sommet fut Be Allright déchaîné - avec l'apport de l'orgue, du piano et de la batterie - à la limite de la frénésie.
Attribués à Phyllis, Lavette, Adrienne Brown et Chawanya Hayes, les incontournables Amazing Grace, Oh Happy Day, Down by Riverside et He's got the whole world in his hands, pourtant mille fois entendues dans tous les contextes possibles, mais ici profondément réadaptés pour six voix féminines, avaient rajeuni et retrouvaient leur charme d'antan.
Leur dernier CD, Live in Chicago (juin 2009), représentatif de ce concert, est tout à fait recommandable.

Michel LALANNE et Jacques BESSE

PS : Imaginons... The Brown Sisters avec deux musiciens de la Nouvelle-Orléans qui pratiquent le gospel avec talent - le pianiste Davell Crawford et le batteur Herlin Riley. L'ensemble ferait un malheur, par exemple à JazzAscona. Rêvons un peu...

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08/12/2011 - NICO DUPORTAL AND HIS RHYTHM DUDES ET VOLCANIC BLUES BAND - AU 5e VOLCANIC BLUES FESTIVAL (22 au 25 septembre 2011): Après Marc-André Leger et Wes Mackey, chanteurs guitaristes pour amateurs de blues mono maniaques - voir message du
03/11/2011 - il y eut un quintet et un quartet de jazzmen jouant aussi du blues ... qui étaient plus ma tasse de thé !
Ces deux orchestres avaient en commun la rythmique idéale : Simon « Shuffle » Boyer (dr) et Thibaut Chopin (b). Cétait, d’une part, Nico Duportal and His Rhythm Dudes avec Olivier Cantrelle (p) et Arnaud Desprez (ts) et, d’autre part, le Volcanic Blues Band avec Drew Davies (ts) et Julien Brunetaud (p, voc). Ces sept musiciens jouent le blues avec conviction et grand talent.

Julien Brunetaud, lui, n’a plus rien à prouver. On sait depuis longtemps qu’il est un très grand musicien qui, entre autres talents, chante et joue le blues à la perfection. Les autres, vous les retrouverez dans les deux CD de Nico Duportal (voc, gu) :
- Meet Me In The Basement et
- Goin’ Back To Ya.
Meet Me In The Basement est quasiment 100% Hot Club de France compatible. Vous y entendrez aussi un Drew Davies qui fait la pige aux plus velus des saxos ténors texans! Malheureusement, je ne connais pas d’enregistrement qui mette en valeur l’excellent Arnaud Desprez, ce jeune saxo ténor qui jouait avec Nico Duportal au Volcanic Blues Festival, et qui promet beaucoup.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

Note du site : Goin’ Back to Ya, le second CD de Nico Duportal, sera chroniqué dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF.

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07/12/2011 - RIVE DROITE RIVE GAUCHE (1) - SOIRÉE-HOMMAGE À MANDA DJINN : Vendredi 2 décembre 2011, Gérald Chauvin donnait un concert à Croissy-sur-Seine (F.78) avec son orchestre Rive Droite Rive Gauche. Pour ce concert, il avait invité des célébrités : Daniel Huck (as) François Biensan (tp), Liza Michael(voc) et Lionel Béché(claquettiste).
Comme d’habitude, la salle Courtel était archicomble, c’est-à-dire environ 240 personnes.
L’orchestre comprenait : Gérald Chauvin (cl,lead), Alain Perreau (tp,arr), Michel Simonneau, (tb), Philippe Merville (dr), Bernard Brimeur (b), et Micha Crichton (p). S’était joint exceptionnellement à l’orchestre Dominique Aubourg (gu), également responsable de la sonorisation du concert.

(cliquez sur cette photo de Manda DJINN pour l'agrandir ).

Gérald Chauvin annonça au public que cette soirée était dédiée à la chanteuse Manda Djinn. Elle était normalement programmée ce soir-là . Malheureusement décédée le 26 novembre dernier, ses obsèques avaient lieu ce vendredi au cimetière du Père Lachaise.

Alain HAUTRIVE

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07/12/2011 - RIVE DROITE RIVE GAUCHE (2) – LE CONCERT (vendredi 2 décembre 2011 à Croissy sur Seine F.78) :
Au premier set : Philippe Merville entre le premier en scène et commence sur la caisse tom basse. Arrivent le reste de l’orchestre - qui entame le premier morceau The Sheik of Araby - puis Daniel Huck (as) et François Biensan (tp) pour la première improvisation. It Had To Be You, est joué par Micha Crichton (p) et Gérald Chauvin (cl), ils sont accompagnés par Lionel Béché aux claquettes, très applaudi par le public pour ses performances acrobatiques. L’arrangeur de l’orchestre Alain Perreau (tp) expose Out of Nowhere, faisant ainsi la démonstration de son talent. Undecided, très beau thème où Daniel Huck et François Biensan, font des chorus remarqués. Lionel Béché revient faire des claquettes sur Whispering, un thème que Boris Vian avait pastiché dans « Ah ! si j’avais 2 francs 50 ». Le merveilleux scatteur qu’est Daniel Huck interprète You Rascal You, dont le thème est exposé par François Biensan en introduction et les riffs repris par l’orchestre (version Louis Armstrong et Louis Jordan).
La chanteuse Liza Michael, dans une superbe robe longue, coiffée d’une fleur dans ses longs cheveux - à la manière de Billie Holiday - chante Don’t Get Around Much Anymore, Route 66, We Will Be Together again - rythmique uniquement, plus Daniel Huck et François Biensan - et Them Their Eyes. C’est une très bonne chanteuse, mais aussi une excellente animatrice de revues. Elle a donné toutes les facettes de son talent en accompagnant chaque musicien lors de leurs solos. De plus, elle possède un très bon accent anglais et on la comprend parfaitement. Dans Them Their Eyes s’est joint un jeune guitariste bœuffer, Benjamin Sabbah, professeur de guitare dans les Yvelines. Également invité et ami des musiciens de l’orchestre, Gérard Goldblum (p,orch). Il est le producteur de très beaux festivals de jazz en région parisienne. Dans le public, on reconnaissait Michel Zagradski (tb, lead) et son épouse - une des Sœurs Étienne.

Au second set, tout d’abord une surprise : un invité de marque et voisin - il habite Chatou -: Hal Singer (ts). Ancien membre de l’orchestre de Duke Ellington, vivant en France depuis 1965. Hal avait naturellement apporté son saxo. Âgé de 92 ans, il nous démontra qu’encore à cet âge il peut interpréter pratiquement « ad lib » In A Sentimental Mood, accompagné, seulement, de la section rythmique. L’orchestre entame ensuite le thème Rosetta (d’Earl Hines), sur lequel Lionel Béché revient faire une démonstration de claquettes, suivi de Ain’t Misbehavin’ (Fats Waller). Daniel Huck seul au saxo alto, accompagné au piano par Micha Crichton, interprète magnifiquement une très belle mélodie Brother, Can You Spare A Dime, très applaudis du public. Some of These Days, encore un beau thème, suit - Gérald Chauvin a toujours le bon goût de choisir des standards connus et appréciés du public - La chanteuse Liza Michael revient interpréter les cinq derniers morceaux : Darling, je Vous Aime Beaucoup, The Lady Is A Tramp, Take The A Train, White Christmas, et pour clôturer When The Saints Go Marchin’ In.

Tous les ans, à la même époque, Gérald Chauvin revient donner un concert à Croissy, avec son orchestre Rive Droite Rive Gauche, toujours aussi attendu et apprécié. J’aime bien cet orchestre, mais pour cette soirée, j’ai un peu regretté qu’Alain Perreau (tp) n’ait pas eu l’occasion de s’exprimer plus, les solos de trompette ayant été réalisés par François Biensan, dans la plupart des cas ... Honneur aux invités, bien sûr!

Alain HAUTRIVE

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28/11/2011 - RAYMOND FONSÈQUE NOUS A QUITTÉS – REMERCIEMENTS :

Chers tous,

J’ai reçu tant de mails, tant d’appels téléphoniques, tant de preuves d’amitié de vous tous en ce moment difficile, que je ne sais comment vous en remercier.
J’ai été si touchée par la présence de tant d’entre vous à Chéronvilliers, pour accompagner Raymond à sa dernière demeure, que j’espère que vous ne vous offusquerez pas si j’utilise ce type de courrier pour vous dire combien votre présence, votre musique, m’a fait chaud au cœur. Et puis, j’aurais trop peur d’oublier l’un ou l’autre, car je ne suis même pas certaine d’avoir vu tous ceux qui sont venus et restés discrets pour ce dernier voyage.
La prière des instruments a été le plus bel hommage qui pouvait lui être adressé et cette prière était si intense ...
Je vous remercie tant d’avoir été là physiquement - ou par la pensée, pour ceux qui bien sûr devaient jouer ce jour-là - ceux avec lesquels nous jouions fréquemment autant que ceux que nous n’avions vus depuis longtemps.
Lui qui vivait pour et par la musique va, j’en suis sûre, faire planer son ombre sur tous les lieux où le jazz continuera de se faire entendre et restera à nos côtés à tous dès qu’un chorus retentira.

Merci, merci à tous, pour lui, pour moi, pour cette merveilleuse famille que représente le jazz.

Francine FONSÈQUE

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26/11/2011 - PANTRUCHE POULETTE AND THE PICKLE PICKERS - AU 5e VOLCANIC BLUES FESTIVAL (22 au 25 septembre 2011): Cette poulette parisienne chante un répertoire éclectique des années 30/40 plus des compositions personnelles, accompagnée par son ukulélé et deux cueilleurs de cornichons : Michael (gu ,voc) et Lawrence (p).
En juillet 2011, au Retro Rockin’ du Mont-Dore, elle se faisait appeler Dédé Macchabée et elle chantait avec un autre orchestre : Cattle Call. Je n’invente rien !
C’est une chanteuse hors normes : La voix de Dédé est aussi extravagante que celle d’Armstrong - mais une ou deux octaves plus haut – Et là, ça se complique car cette voix a absolument besoin d’un micro adapté, d’une sono bien réglée et d’une acoustique favorable. Au Retro Rockin' j’ai un souvenir peu agréable dans une salle à l’acoustique défavorable ; au Volcanic d’autres ont aussi maudit un plafond trop haut. Pour apprécier cette voix, il fallait aller Au Petit Paris, chez Mimi : un petit bar-restaurant décoré de nombreuses photos noir et blanc de musiciens de jazz et possèdant un rayonnage de bouquins sur le jazz.
Je l’y ai entendue, avec beaucoup de plaisir. Une fois passé l’effet de surprise, car vous l’aurez compris, ce n’est pas une voix que l'on attend dans le blues, on se dit que le swing est bien là.

Je vous recommande son CD : Early Jazz Blues Swing. Vous y trouverez Michaël (gu ,voc) et Laurence (p), plus Thibaut Chopin (b, harm) sur quelques morceaux, notamment dans :
- What’s The Matter with The Mill, où la basse rappelle les jug bands qui jadis accompagnaient les bluesmen et,
- I’m Sitting On The Top Of The World - un étonnant blues de neuf mesures - bien en phase avec Dédé, cette forte personnalité décalée.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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21/11/2011 - RAYMOND FONSÈQUE NOUS A QUITTÉS :

Chers amis du jazz,

Raymond Fonsèque, qui avait affronté depuis des années différents problèmes de santé, s’est éteint samedi 19 novembre 2011 à la clinique Pasteur d’Evreux où il se trouvait après s’être fracturé le col du fémur.
Son décès a eu lieu une demi-heure seulement après qu’il m’ait demandé de lui apporter le nouveau dictionnaire du jazz pour pouvoir en faire une chronique dans Jazz Dixie Swing. Jusqu’au dernier moment, il n’a donc pensé qu’à cette grande famille du jazz traditionnel au service duquel il s’était consacré depuis si longtemps.

Ses obsèques se dérouleront vendredi 25 novembre 2011 à 14h30 en l’église de Chéronvilliers (F.27) .

Il reposera dans le cimetière de cette petite commune qui nous avait accueillis en 1995 et où il désirait être enterré. Chéronvilliers est dans le sud du département de l’Eure, à côté de Rugles . Bien entendu,les musiciens présents pourront s’organiser pour lui offrir un dernier hommage, avec un peu de cette musique à laquelle il a voué sa vie.

Francine FONSÈQUE

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15/11/2011 - VERS UN HOT CLUB DU BASSIN D'ARCACHON : Samedi 12 novembre 2011, à L'Esperanza de La Teste de Buch, lors d'un concert du Jean-Pierre Bertrand Boogie System - organisé par Bassin’ Jass - Bernard Jouan est intervenu pour présenter son projet.
Il désire créer une association Hot Club du Bassin d'Arcachon (HCBA) qui serait affiliée au Hot Club de France. Ceci permettrait de prolonger les moments de musique partagés à La Teste de Buch, par des réunions-conférences, illustrées d'écoutes d’enregistrements sur des thèmes jazzistiques précis. Développant ainsi une culture jazz, affinant l'écoute...
Volontaire, mais prudent, Bernard Jouan a lancé une enquête, auprès du public de L'Esperanza, afin de bien cibler les besoins et les souhaits. Il envisage de déposer les statuts de l'association en janvier 2012 et d'enchaîner par une programmation mensuelle de réunions-conférences. (Extrait d'un article de Marceau Bonnecaze publié dans le journal Sud-Ouest du lundi 14 novembre 2011).

Bernard JOUAN - Membre du Bordeaux Hot Club

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12/11/2011 - LE JAZZ SUR RADIO CARAÏB NANCY : On peut se laisser tenter par deux émissions musicales préparées et présentées sur
Radio Caraïb Nancy (RCN) , par Xavier Brocker :
- Jazz Galaxies, le lundi de 11 à 12 heures.
- Les musiques des peuples le mardi, de 11 à 12 heures.
Avec possibilités de Podcast, à l’heure de son choix.

Bien que la terminologie Jazz, en usage dans ces deux émissions, ne coïncide pas toujours avec l’acception du terme défendue par le Hot Club de France, on y entend très régulièrement de l’excellent jazz authentique.

Le journaliste Xavier Brocker, dont l’érudition et l’enthousiasme pour notre musique sont évidents, fut l’auteur du livre Le roman vrai du Jazz en Lorraine et l'un des fondateurs de Nancy Jazz Pulstions . Il présente d’ailleurs régulièrement dans ses deux émissions, à la surprise de beaucoup, des artistes que l’on aime au Hot Club de France et qui sont inexplicablement tricards sur les ondes du service public. C’est ainsi que l’on peut y entendre, entre autres, Cecile Mac Lorin, Louis Mazetier, Michel Pastre, ou même Claude Bolling et Dany Doriz.

Jean ROUSSEAU - Membre du HCF Paris

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04/11/2011 - LE LIVRE JAZZ A LIMOGES: Je souhaiterais attirer l’attention des amateurs de Jazz sur un remarquable ouvrage de Claude-Alain Christophe, qui vient de paraître aux éditions L’Harmattan sous le titre :

Jazz à Limoges, la saga du Hot Club et de Swing fm

Ce livre retrace l’histoire passionnante du Hot Club de Limoges et de son Président Jean Marie Masse.

Le livre est, bien entendu, bourré d’anecdotes pleines d’humour, mais aussi d’émotion, sur les grands créateurs du jazz, du blues et du gospel qui se sont produits dans la ville. Il contient de savoureux portraits de quelques-uns des grands noms du jazz .

(cliquez sur cette couverture de Jazz à Limoges pour l'agrandir ).

Mais, Claude Alain Christophe ne se contente pas de décrire cette épopée du jazz à Limoges. Il dresse également avec pertinence, sans vaines polémiques, l’évolution du jazz des origines à nos jours, en distinguant bien ce qui en fait sa spécificité. Enfin Claude Alain à la naissance de la création de Swing fm - la radio du Hot Club de Limoges - nous conte, par le menu, la mise en œuvre de cette radio pas comme les autres, qui diffuse de la swingin’ music 24h sur 24 et qui, grâce à internet, peut être écoutée partout dans le monde.
Un livre que je recommande chaudement!

Dominique GOUGUET

Notes du Site :
1- JAZZ A LIMOGES - la Saga du Hot Club et de Swing FM - de Claude Alain Christophe est édité par L’Harmattan (ISBN 278-2-296-56100-7).
A commander sur
AMAZON ou chez votre libraire.

2- Une Analyse critique de JAZZ A LIMOGES est publiée sur ce Site internet du Hot Club de France (Page Livres,rubrique Histoire).

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03/11/2011 - WES MACKEY ET MARC-ANDRÉ LÉGER AU 5e VOLCANIC BLUES FESTIVAL (22 au 25 septembre 2011): De mieux en mieux! Je pense que ce festival va crescendo. Contrairement aux deux années précédentes je ne me plaindrais pas des orchestres qui jouent trop fort. Je m’habitue peut-être ! Mais tout de même, à mon goût, certains orchestres ont trop d’énergie et pas assez de nonchalance. Une réserve qui ne concerne pas les musiciens dont je vais vous parler .

Wes Mackey (gu, voc et pédalier) et Marc-André Léger (gu, voc) m’ont laissé pantois : j'ai découvert deux très grands artistes! Léger est un jeune Canadien blanc, Mackey un Américain âgé, noir, vivant au Canada. Tous les deux touchent à la perfection tant au chant qu’à la guitare. Mackey joue, en plus, des basses très pertinentes avec un pédalier d’organiste ! Mis à part cette originalité, c’est lui qui sonne le plus comme autrefois, avec un jeu dépouillé et une voix idoine. Léger est un virtuose véloce de la guitare et un très bon chanteur. Il se produit seul. Mackey, lui, jouait avec un harmoniciste et un batteur. Bien que Simon Boyer l’ait formidablement accompagné, je regrette de ne pas avoir entendu Wes Mackey seul, comme Marc-André Léger.
Encore une précision pour les amateurs : Mackey joue électrique alors que Léger joue acoustique avec le souci constant de la distance entre le micro et la guitare…un perfectionniste !
Je pense que, pour ceux qui aiment le blues plus que toute autre musique - ce qui n’est pas mon cas – la présence de ces deux musiciens, justifiait à elle seule le déplacement au Mont-Dore.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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31/10/2011 - HARLEM SWING AUX FOLIES BERGÈRES : La revue américaine Harlem Swing s'est jouée du 18 au 30 octobre 2011, aux Folies Bergères de Paris. Elle présentait un programme composé exclusivement des plus grands succès de Fats Waller. C'était, à peu de chose près, l'exacte copie du spectacle présenté au Théâtre de la Porte Saint-Martin, il y a 30 ans, tout au moins en ce qui concerne le répertoire (j'ai retrouvé dans mes archives le programme détaillé de la séance de 1980 à laquelle j'ai assisté et dont j'ai gardé un excellent souvenir). Mais, le personnel était totalement différent, compte tenu des années écoulées...

J'étais donc présent à la séance du 23 octobre 2011, en matinée. Le théâtre était absolument bondé - même les strapontins - et l'assistance, très enthousiaste, donnait l'impression, une fois de plus, que le grand public est vraiment en manque de tels spectacles de Jazz. Le personnel comportait cinq danseurs/chanteur - trois dames et deux messieurs - accompagnés par un orchestre de six musiciens : trompette, trombone, saxo/clarinette, piano, basse à cordes et batterie.
Disons-le franchement : la qualité musicale n'était pas toujours au rendez-vous! Le musicien le plus intéressant de cette troupe était le pianiste qui semble avoir bien assimilé l'esprit de Fats. Le reste de la formation évoluait du moyen au passable, mais faisait preuve cependant de l'énergie nécessaire à l'évolution des danseurs. Ces derniers ne sont peut-être pas des champions exceptionnels, mais ils se laissent regarder avec plaisir. Les talents des Messieurs vocalistes sont de bon niveau, avec une certaine tendance à accentuer un peu trop le côté burlesque ; mais c'est la loi du genre ! Les trois chanteuses forçaient souvent leurs voix, mais faisaient preuve d'un abattage certain. Le meilleur se retrouvait quand tout le monde chantait ensemble.

Nous avons regretté l'absence d'un programme - offert ou vendu - comme il est d'usage, à l'entrée de la salle. Et surtout, les artistes n'ont pas jugé utile de se présenter nominativement au public, en cours de séance, ce qui est extrêmement rare. Bien que leur nom ne soit pas connu du public hexagonal, nous aurions aimé au moins savoir le nom du pianiste.

Mais nous ne boudons pas notre plaisir : de telles revues ne sont pas fréquentes et les spectateurs semblaient tellement heureux ! Alors, rendez-vous dans 30 ans pour un nouvel hommage à Fats Waller?

François BALZER - Membre du HCF Paris .

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30/10/2011 - JAZZ A LIMOGES – UN LIVRE PASSIONNANT : J'ai passé un bien agréable week-end en dévorant Jazz à Limoges : C’est un ouvrage passionnant !
Ecrit sur un ton très convivial, il m'a permis de connaître - ou de mieux connaître - foule de personnages, dans la mouvance du jazz authentique, et de découvrir des faces cachées de la vie et de la personnalité de Jean-Marie Masse , le Président du Hot Club de Limoges, pour qui j'avais déjà beaucoup d'admiration et de respect.
Ce livre m'a aussi conforté dans mes connaissances et ma compréhension du jazz.
Il est toujours agréable de se promener de l'autre côté du décor, où Claude Alain Christophe a su nous entraîner avec malice, pour remonter le temps et découvrir des origines...
Pour ma part, je me sens maintenant un peu limougeaud !

Ce Jazz à Limoges - la Saga du Hot Club et de Swing FM intéressera tous les amateurs de jazz authentique, de swing.

Pierre ROBIN – Membre du Hot Club de France.

Notes du Site :
1- JAZZ A LIMOGES - la Saga du Hot Club et de Swing FM - de Claude Alain Christophe est édité par L’Harmattan (ISBN 278-2-296-56100-7).
A commander sur
AMAZON ou chez tous les libraires.

2- Une analyse critique de JAZZ A LIMOGES est publiée sur ce Site internet, Page Livres,rubrique Histoire.

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20/10/2011 - NIKKI YANOFSKY A BORDEAUX : Dans les Bulletin du HCF N°597 et 598, j’avais attiré l’attention des lecteurs sur Nikki Yanofsky - une jeune chanteuse canadienne au talent prometteur - en chroniquant deux de ses disques : Ella …of Thee I Swing (Universal) et Nikki (Decca).
Elle passait au théâtre Fémina de Bordeaux, mercredi 19 Octobre 2011. J’avais hâte de l’entendre sur scène et je n’ai pas été déçu. Bien que tout juste âgée de dix-sept ans, elle possède déjà un solide sens de la scène et la fraîcheur de sa voix, ainsi qu’un registre vocal étendu, lui permettant d’envisager un bel avenir. Son répertoire est plus particulièrement axé sur le jazz, ce qui peut que nous réjouir.

Parmi les thèmes phares, citons : I got a crush on you, Sweet Georgia Brown ou encore Plus je t’embrasse, signé Blossom Dearie, chanté en français d’une voix mutine. Elle met à l’honneur George Gershwin avec Someone to watch over me ou I got rhythm, ce dernier interprété principalement en scat. La partie fut gagnée auprès du public avec un éblouissant Mister Paganini qui se démarquait toutefois de l’interprétation bien connue d’Ella Fitzgerald. Citons encore No more blues mais aussi une surprenante version «a capella» du thème wallérien de I seat right down and write myself a letter et enfin Stompin’ at the Savoy qui termina en beauté ce concert. Bien que très jeune, elle n’hésite pas à prendre des risques, témoin une exceptionnelle version de Air mail special, entièrement chantée en scat, sur un tempo d’enfer et uniquement accompagnée par le batteur. Bluffant!

Elle était entourée par un quartet de musiciens nord américain : piano, basse, guitare et batterie, en tout point remarquable, avec une mention spéciale pour ce dernier au drumming tout en nuances. Une bien belle soirée !

Christian Sabouret – Président du Bordeaux Hot Club .

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05/10/2011 - KANSAS CITY SWING AU 15e FESTJAZZ D’HOULGATE (F.14) : Vendredi 19 août 2011, en soirée, concert sur la plage du quintet Kansas City Swing d'Alain Bouchet (cnt), avec Nicolas Dary (ts), Patrice Authier (vrai piano), Nicolas Sabato (b) et Sylvain Glévarec (dr). Avec une rythmique d'une telle qualité, cela ne pouvait que swinguer!

La grande expérience mainstream d’
Alain Bouchet était très en évidence. Son style varié se manifestait de façon volubile, voire plus tendre et expressive, avec utilisation fréquente d'une sourdine toujours bienvenue. Des échanges en 4/4 cornet/ténor, très réussis, se retrouvaient dans de nombreux morceaux et l'entente était exemplaire entre les deux souffleurs. Le style très élégant, flexible, quasi- aérien de Nicolas Dary s'est manifesté de façon continue : c'est l'exact contraire du ténor hurleur.
Le pianiste Patrice Authier n'était pas en reste dans ce milieu favorable au swing. Son superbe morceau de bravoure Love is Here To Stay, sans la présence des souffleurs, fit ressortir toute sa sensibilité, avec un accompagnement remarquable aux balais de Sylvain et un brillant chorus de basse. L'accompagnement particulièrement stimulant de Patrice faisait la part belle à des broderies toujours bienvenues, et ses chorus ne manquaient pas d'inspiration.
Nicolas Sabato, à la pulsation solide, est un bassiste virtuose (utilisation adroite de tous ses doigts de la main droite).
Quant à Sylvain Glévarec, son étonnante agilité et sa parfaite maîtrise ne sont plus à démontrer : il swingua comme toujours avec décontraction de bout en bout, tout en écoutant et ponctuant avec une précision étonnante le jeu des deux souffleurs, comme s'il connaissait à l'avance ce qu'ils allaient improviser... Sur Undecided , nous eûmes droit, bien sur, à son spectaculaire chorus coutumier dont nous ne nous lassons pas, avec balais, mailloches, mains nues puis baguettes, et …participation Clap Hands du public.

François BALZER - Membre du HCF Paris .

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04/10/2011 - A JAZZABAR 2011 : Du 9 au 11 septembre 2011, « Quel cirque ! »

JazzaBar 2010 fut un millésime exceptionnel, mais sans surprise. Il n’y eut que des musiciens reconnus depuis longtemps comme étant parmi les meilleurs.
Pour JazzaBar 2011 Jean-Pierre Chouleur - le directeur artistique - avait pris tous les risques! Certes, étaient présents Daniel Huck (as), François Biensan (tp et dr) et Jean-Pierre Derouard (dr et tp) : des musiciens qui ne peuvent que bien jouer. Pour les autres ce n’était pas gagné à l’avance et… il y eut quelques faux pas. Mais, l’originalité de ce programme et les excellentes prestations des orchestres que nous allons citer on fait de ce JazzaBar 2011 un très bon millésime.

-La Canne à Swing : un trio genre manouche, accompagné par des balais sur une caisse claire. C’est une très bonne idée surtout quand le guitariste soliste, Kevin Goubern, est bourré de talent.
- The Jive Aces et leur chanteuse Rebecca Grant : du jive anglais très swinguant, un show irrésistible même si le répertoire est archi connu. Difficile d’être plus festif. Arborant les couleurs du cirque, jaune et rouge, Matisse eut peut-être aimé !
- Les Oignons avec la claquettiste Marion Sandner . Cette danseuse, qui vient du cirque – tien tien… - fait jeu égal avec les quatre musiciens de très haut niveau. Les 2 solistes, Olivier Defays (ts) et le leader Julien Silvand (tp) sont constamment surprenants souvent swinguants. Pour moi, une grande découverte.
- Le trio de Laura Fedele. Cette délicieuse chanteuse italienne s’accompagne au piano et surtout se fait accompagner par Alberto Marsico, un superbe organiste. Elle est sur la scène, comme chez elle, allant jusqu’à se déchausser pour danser et africaniser son dernier morceau… Elle nous avait séduits au festival suisse JazzAscona, elle a réitéré à Bar-Sur-Aube.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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18/09/2011 - A - UN GRAND JOUR POUR L’INDUSTRIE PHONOGRAPHIQUE ET SES PLUS GRANDS INTERPRÈTES :
La directive d’allongement de 50 à 70 ans du domaine protégé des droits voisins du droit d’auteur vient d’être adoptée par le Conseil de l’Union Européenne. Cet allongement sera sans doute retranscrit au cours de l’année 2012 dans le Code de la Propriété Intellectuelle des différents États membres. Avec lui,la garantie que toutes les années ultérieures à 1961 appartiendront au domaine protégé producteur et interprète.
La nouvelle est bonne pour les major companies - peu d’indépendants ont 50 ans de production et l’indépendance économique à leur actif - qui pourront jouir pleinement de l’exclusivité de leur fonds de catalogue.
Cette situation est d’ailleurs plutôt saine, voire loyale, au vu du préjudice subi par l’industrie du disque ces dix dernières années, principalement en raison du téléchargement illégal qui a restreint les revenus des acteurs de la filière musicale et porté atteinte à la réalité du droit de la propriété intellectuelle et commerciale. On peut même penser que l’Europe en tant que législateur, après s’être désolidarisée de la production phonographique tout entière en refusant de qualifier pénalement de vol le téléchargement illégal - le considérant comme moyen d’attraction pour le développement d’Internet - redonne aujourd’hui un titre de propriété élargi aux producteurs et aux artistes interprètes.
Le texte voté le 12 septembre 2011 par le Conseil de l’Union européenne témoigne de cette volonté en allant jusqu’à légiférer le prorata des droits entre la maison de disques et ses artistes. Ce nouveau texte reconnaît par ailleurs aux artistes-interprètes une sorte de droit de suite, même lorsque les royalties ne leur étaient pas reconnues dans leur contrat initial.

Mais c’est aussi « un jour de deuil pour le patrimoine sonore … » (voir message ci-dessous)

Patrick FRÉMEAUX – Président de Frémeaux et Associés

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18/09/2011- B - UN JOUR DE DEUIL POUR LE PATRIMOINE SONORE. (suite du message ci-dessus) : En revanche, la journée du 12 septembre 2011 sera celle d’un enterrement de la diversité culturelle du patrimoine sonore (musical, parlé, théâtral, etc.) pour tous les enregistrements commençant au 1er janvier 1962.
En effet, si cette mesure garantit aux grands interprètes français et internationaux ainsi qu’à leurs maisons de disques une reconnaissance de propriété sur leurs enregistrements, elle interdit de fait à tous les artistes dont l’importance culturelle est pourtant supérieure à la réalité économique – le plus grand nombre – de pouvoir rééditer leurs œuvres passées, avec le concours de maisons de disques indépendantes ou de majors.
Par ailleurs, ces majors du disque, détenues majoritairement par des sociétés-mères de droit américain, ont pour politique commerciale de ne jamais licencier des titres ou des artistes - dont les ventes seraient trop faibles pour elles - à des maisons de disques indépendantes.
Les historiens de l’économie culturelle pourront sans doute appréhender l’histoire musicale dans une vingtaine d’années en expliquant que 60 % des enregistrements entre 1930 et 1961 sont disponibles dans le commerce ou en vente par correspondance, alors que seul 1 % des enregistrements postérieurs à 1961 seront disponibles sur support physique !

Frémeaux et Associés regrette que sa proposition de domaine public payant pour le droit interprète et le droit voisin, qui aurait pu être calquée sur la gestion collective des droits d’auteur, n’ait pas été retenue. Cette mesure aurait permis de rémunérer légitimement les producteurs et les interprètes, tout en laissant l’initiative de diffusion à des entreprises de toutes tailles économiques. Il est fort probable que cette idée législative verra le jour dans 10 à 20 ans, lorsque les experts en économie culturelle auront constaté la disparition de notre patrimoine sonore.

Patrick FRÉMEAUX – Président de Frémeaux et Associés

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17/09/2011 - PHILIPPE FEENY EST DÉCÉDÉ : Triste saison pour le Hot Club de Rouen : notre Président, Philippe Feeny, s'est éteint mercredi 14 septembre 2011 !

Philippe était la figure la plus marquante du Hot Club de Rouen, le seul administrateur de l'association de l'origine jusqu'à ses derniers jours. Né en 1927, il avait fait partie du premier orchestre de jazz à Rouen, au milieu des années 40. Pianiste - prix du Conservatoire National de Jazz en 1944 - il s'était aussi tourné vers la trompette qu'il pratiqua dans l'American Red Cross Band de 1944 à 1946. Il devint le premier secrétaire du Hot Club de Rouen qui fut créé en janvier 1946.

Sa profession d'architecte, de même que ses nombreuses activités, ne l'ont jamais complètement éloigné du jazz : pianiste jouant en amateur éclairé ou écrivain de romans policiers, dans lesquels apparaissait souvent la musique de jazz. Il fut élu en 1992 Président du Hot Club de Rouen, poste qu'il conserva jusqu'à maintenant, même si son état de santé ne lui permis pas d'assister à nos derniers concerts.
Modestie, courtoisie, humour et dévouement furent quelques-unes des qualités qu’il mit au service de notre association.
Nos pensées vont vers son épouse, Françoise, et ses enfants.

La cérémonie religieuse aura lieu mardi 20 septembre à 14h45, en l'église de Mont Saint Aignan Village, suivie de l'inhumation.

Gabriel RABARON – Secrétaire Général du Hot Club de Rouen.

Le Hot Club de France s’associe à la peine des membres du Hot Club de Rouen et présente ses sincères condoléances à la famille et aux amis de Philippe Feeny.
François DESBROSSES - Président du Hot Club de France

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05/09/2011 - LOUIS ARMSTRONG A NICE - LA REPONSE : Dans son message du 24 Août 2011, ci-dessous, Olivier Sauvage soumettait une question à la sagacité des lectrices et des lecteurs de ce forum : Qui saurait identifier les deux personnes situées à gauche de Louis Armstrong? Le site de l'INA avance le nom de Jacques Hess pour l'une d'entre elles. Qu'en pensez-vous ?

Voici la réponse : L’interview se déroule à Nice, mardi 31 janvier 1961, dans l’atelier du peintre Raymond Moretti. De gauche à droite: La journaliste Denise Glaser pose les questions, Hugues Panassié est à droite de Louis Armstrong qui répond. À gauche de Louis Armstrong, Jacques Médecin - Maire de Nice – qui assure la traduction en français, et le peintre Raymond Moretti, dont une toile représentant Louis Armstrong figure en arrière plan.

IRAKLI de DAVRICHEWY – Spécialiste de Louis Armstrong.

Note du site : Plusieurs propositions nous ont été faites pour répondre à cette question : certains tenaient pour Jacques Hess, que d’autres réfutaient. Une autre suggestion était que cette personne était Louis-Victor Mouly, directeur des disques Capitol, à la carrière jazzistique internationale. Presque tous reconnaissaient le peintre Moretti. Nous les remercions ici pour leur intérêt et leur démarche.
Mais, nous venons de découvrir que, dans le Bulletin du Hot Club de France N°106 de Mars 1961 page 107, Hugues Panassié, lui-même, confirme l’exactitude de la proposition d’Irakli de Davrichewy, en écrivant : « 31 janvier - Séance de Télévision avec Pops dans l’atelier du peintre Moretti – qui se spécialise dans les portraits de musiciens de jazz -. Pops est intérrogé d’excellente façon par Denise Glaser et Jacques Médecin tient de façon parfaite le rôle d’interprète (j’ai l’habitude de voir huit interprètes sur dix traduire tout de travers) »

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28/08/2010 - CHINA MOSES : Dans le cadre du compte-rendu du
14e Festival Jazz en Val de Cher, nous avions commenté le concert du Jean-Pierre Derouard Big Band vendredi 15 juillet 2011, sur l'île de Saint Aignan (voir message du 10/08/2011, sur cette même page).
La seconde partie de cet excellent spectacle comportait la participation de la superbe chanteuse China Moses - la fille de Dee Dee Bridgewater - dont la jeunesse, l'élégance et le charme firent l'admiration de tout le public. Voix fraîche, parfois sensuelle, jamais maniérée et un abattage irrésistible, elle chante et danse avec un dynamisme communicatif. Grande admiratrice de Dinah Washington, elle s'en inspire fortement quant au choix des thèmes et une certaine manière de poser sa voix, surtout dans le blues.
Quelques modifications dans le Big Band de Jean-Pierre Derouard qui l’accompagna : le pianiste Antoine Delaunay fut remplacé par le talentueux Raphaël Lemonier et Robert Meniére s’installa à la batterie.

China Moses nous a interprété :
- Teach Me Tonight, sur un arrangement de François Biensan - tout comme les morceaux suivants - avec intervention d'Eric Breton au ténor.
- Dinah's Blues : tempo moyen, thème prenant avec un chorus de piano sensible. China Moses chante et danse; chorus éloquent de Pascal Gachet à la trompette.
- Resolution Blues comprenant un duo de toute beauté : Jean-Pierre Derouard à la trompette et China Moses, avec des breaks saisissants.
- Fat Daddy : d'abord exotique avec Jean-Pierre Derouard à la trompette, puis reprise en swing avec Arno de Cazenove (tp).
- What a difference! : China Moses fut accompagnée uniquement au piano sur cette balade très sentimentale.

François BALZER - Membre du HCF Paris .

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27/08/2010 - DISCOGRAPHIES DE BILLIE HOLIDAY ET D’ELLA FITZGERALD :

- Un site en anglais présente une discographie complète de
Billie Holiday . Elle comprend des classements par sessions, par titres et par albums, ainsi que la liste des musiciens par session. Le site présente également des vidéos et des photos.

- Un site internet présente une discographie complète d’ Ella Fitzgerald.

Ralph BALLMER

Note du site : En accord avec Jean Labaye, responsable du contenu de la
page Liens de ce site internet du Hot Club de France, nous avons placé les deux adresses sur cette page Liens – section Discographies . Elles seront ainsi facilement accessibles en permanence.
Merci Monsieur Ballmer!

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26/08/2011 - UNE PLACE HONORE DUKE ELLINGTON A ST QUENTIN (F.02) : Suite à une demande de l’association Jazz aux Champs Elysées, la municipalite de St Quentin (Aisne – Picardie) a accepté d’honorer la mémoire de Duke Ellington en dénommant Duke Place un lieu du Jardin d’Horticulture sur les Champs Elysées.
L’inauguration de la place eut lieu Dimanche 21 août 2011 - précédant le concert d’Elington Moods - en présence de Marie-Laurence Maitre , Maire adjoint Chargée de l’administration générale et du personnel.

Cliquez sur la photo de Nicole Dutfoy, présidente de l’association Jazz aux Champs Elysées et Claude Tissendier, parrain de l’association.


À cette occasion, nous avons demandé à l’orchestre Claude Tissendier de jouer et de chanter Duke’s Place, qui fut repris en chœur par le public.

Didier DUTFOY - Jazz aux Champs Elysées

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24/08/2011 - LOUIS ARMSTRONG A NICE (SUITE - cf. message du 19/08/2011): Merci à Ralph Ballmer de nous faire partager ce document aussi précieux qu'émouvant. Il vaut effectivement la peine, pour Louis Armstrong et Hugues Panassié bien sûr, mais aussi pour Denise Glaser. On ne peut donc que se réjouir que l'INA ait enfin mis ce document, extrait de l'émission Discorama, sur son site.

- À ce propos, il me semble qu'il y ait une erreur de date* dans la notice laissée sur You Tube.
L'INA, source d'origine indique en effet la date de 1961.
- J'aurais, par ailleurs, une petite question à soumettre à la sagacité des lectrices et des lecteurs de ce forum : Qui saurait identifier les deux personnes situées à gauche de Louis Armstrong ? Le site de l'INA avance le nom de Jacques Hess pour l'une d'entre elles. Qu'en pensez-vous ?

Olivier SAUVAGE

*Note du Site :C’est effectivement en 1961 - et non en 1968 - que Louis Armstrong vint au Festival de Nice (concerts des 31 janvier et 1er février 1961), organisé par la ville de Nice et l’Académie du disque français , comme en témoigne le numéro 105 du Bulletin du Hot Club de France.
Pour éviter tout malentendu, nous corrigeons cette date surle message du 19/08/2011 et...nous tentons de la faire corriger sur You Tube.

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23/08/2011 - LA ROQUEBROU 2011 - (2) LES CONFIRMATIONS .
A la 13e édition du Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou les confirmations furent :
- Le pianiste allemand Frank Muschalle : Ce jeune quadra, qui se produit de façon régulière en France, à proposé comme de coutume un set tout à la fois brillant, sensible et varié : de Pete Johnson - et ce n'était pas du boogie - à Sonny Thompson. En supplément 2 duos réussis, l'un en ouverture avec l'anglais Big John Carter, l'autre en rappel avec Jean-Pierre Bertrand.
- Jean-Pierre Bertrand et son Boogie Systèm : L'an dernier le CD de Jean-Pierre Bertrand Hep Cat Shuffle n'était pas passé inaperçu. Le set que le sextet a donné, juste avant le final du festival, non plus ! Une dizaine de titres, pris souvent sur tempo rapide, avec deux excellents souffleurs – Guy Bonne (cl,ts) et Francis Guero (tb) - aidés par une rythmique à quatre dirigée depuis le piano.
- Le pianiste Anglo-Cantalien Julian Phillips présent avec son équipe, encore cette année :
Sur la grande scène, l'attraction - le plus - fut l’étonnant trio de claquettistes composé de Rihanna,(fille de Julian), Jelly Germain et le fils de ce dernier Osiris, un petit prodige de sept ans !
Dans la journée et après le spectacle du soir, le rendez-vous incontournable des fans de boogie reste le café-restaurant Le 107. Frank Muschalle et son compère Friederich zur Heide y étaient fréquemment et certaines nuits 100% boogie pouvaient s'achever fort tard - ou fort tôt - avec les trois pensionnaires du lieu : le fidèle Chris Davidson à la basse, Big John Carter au piano et à la batterie... Julian Phillips plus accordéon, plus vocal, plus invités…

Et selon la formule désormais consacrée : « Alors là, nous étions bien et heureux ... à La Roquebrou ».

Michel LALANNE - Vice-Président du Bordeaux Hot Club .

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23/08/2011 - LA ROQUEBROU 2011 - (1) LES COUPS DE CŒUR . Cette 13e édition du Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou fut celle des confirmations et des coups de cœur pour des artistes connus, mais sans véritable découverte ou révélation.

Les Coups de Cœur :
Sylvia Sanders - Howard, chanteuse américaine noire souvent présente à Paris, a séduit une large partie du public. Voix puissante, parfaite diction et élégance. Elle se déplace sur scène avec le charme et la légèreté d'une danseuse. Un répertoire très classique - Kansas City Here I Come, Sweet Home Chigago, Saint Louis Blues ... - et l'aide déterminante du tandem Enzo Mucci (b) et Simon Boyer(dr), lui permirent d'obtenir un beau succès.
Le Blues de Paris, que dirige le François Fournet (gu) bénéficia du renfort d'un troisième guitariste et de la chanteuse Gabi Schneider. Sextet dynamique, plusieurs chouettes arrangements et un répertoire largement puisé chez les Grands.
Bob Seeley : Sans surprise, pour les amateurs purs et durs de piano-boogie - Si Si! Il en existe encore beaucoup - Bob Seeley sera le grand vainqueur de tous les sets et confrontations diverses auquel il a participé. À l'applaudimètre il battra aussi un record, après son Boogie Woogie dream du premier soir. Ce doyen - 83 printemps ! - a, une fois encore, conquis l'ensemble des festivaliers.
Le Master Class qu'il offrit à Lucas Sestak (Allemagne), un après-midi au café Le joker devant une centaine de spectateurs, qui eurent la judicieuse idée de venir, restera pour tous un grand moment. Le jeune garçon, âgé seulement de 16 ans, sans conteste très doué mais trop sûr de lui, a reçu en prime une incroyable leçon de modestie.

Michel LALANNE - Vice-Président du Bordeaux Hot Club .

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23/08/2011 - AU PREMIER RÉTRO ROCKIN’ DU MONT-DORE 2011 : Thibaud Chopin à la guitare, à l’harmonica et au chant m’a le plus époustouflé dans le trio Tee Bo and The Blues Rockers (Voir mon message du 19 août 2011, ci-dessous). On le retrouvait aussi, à la contrebasse, avec d’autres orchestres dans lesquels j’ai découvert Little Lou, une excellente chanteuse au growl très facile* et Arnaud Desprez, un très fougueux saxo ténor . Ces deux jeunes-là sont à suivre de près .

J’ai aussi eu la confirmation de l’excellence de Nico Duportal (gu, voc) que j’avais déjà remarqué en 2009, et noté dans mon ordinateur. Duportal excelle à la guitare - accompagnements et solos - ainsi qu’au chant. Cependant, comme dans tous les orchestres que j’ai entendus lors de ce festival, il passe d’une musique binaire, très festive pour des rockers debouts, collés aux enceintes - attention aux acouphènes – , que je ne goûte guère, à une musique ternaire qui séduira les amateurs de jazz-jazz.
Par exemple, dans son dernier CD Goin’ Back To Ya, l’amateur de jazz devrait passer très vite sur le morceau éponyme puis se rassurer avec Please Don’t Go et enfin, mettre en boucle Ready For Raph et Don’t You See. Ready For Raph est un morceau dont on ne saurait se passer; Quand à Don’t You See, au Retro Rockin’, ils en ont donné une version encore plus enthousiasmante que celle du CD.

À bons entendeurs et amis, à bientôt … au prochain Retro Rockin’du Mont-Dore, du 26 au 29 juillet 2012.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

*À 11h du matin, Brasserie du Soleil, Louisa - alias Little Lou - est venue faire le bœuf avec Nico Duportal and The Rhythm Dudes. Que du bonheur, pour deux trop courts morceaux ! Mais il y aurait un CD en préparation …

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22/08/2011 - L’AVENTURE DU JAZZ – EXTRAITS SUR INTERNET : Récemment, trois vidéos de film dont je suis l'auteur, ont été mises en ligne sur
mon site internet. Il y a bien sûr celle intitulée Louis Armstrong.apprend Thats my Desire en français, que Monsieur Ralph Ballmer a reperrée (cf. son message du 18/08/2011 sur cette même page).

Les deux autres permettent aux internautes de pouvoir enfin télécharger, s'ils le souhaitent :
- Le générique du film L'Aventure du Jazz avec l'éblouissante prestation de Cozy Cole.
- Milt Buckner et Jo Jones dans I found a new chapeau suivis de George Benson, Jo Jones et Jimmy Slyde dans Mr X.

Depuis des dizaines d'années, des amateurs de jazz rêvent de pouvoir posséder une copie d'au moins quelques passages de mon film. Je pense et espère leur faire très plaisir avec ce cadeau.

Louis PANASSIÉ

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20/08/2011 - AU FESTIVAL INTERNATIONAL DE BOOGIE WOOGIE DE LA ROQUEBROU 2011 : Vous n’étiez pas à La Roquebrou parce que vous n’aimez pas le boogie woogie ? Grave erreur ! Je connais des mélomanes qui n’aiment pas le piano... Même eux devraient aller à La Roquebrou !

Au Festival 2011, il y avait Le Blues de Paris, orchestre sans piano de François Fournet, qui a fait un super concert - selon mes informateurs préférés - moi, je n’étais pas encore arrivé. Il y eut aussi :
- Un Big Band et quel big band! : celui de Claude Bolling
- Des danseurs à claquettes : Osiris (7 ans) et son papa. Le gamin irrésistible qui vous réconcilie avec le genre humain !
- Les Crazyers, trois couples de danseurs absolument enthousiasmants.
- Une rythmique en or : Enzo Mucci (b) et Simon Boyer (dr),
- Cinq très-grosses-pointures : Oliver Lancelot (pianiste stride, pas boogie woogie), Francis Guéro (tb), Nicolas Peslier (g), Didier Desbois (sa), Gilles Berthenet (tp).
Enfin, pour vous réconcilier avec le piano boogie : Frank Muschalle, un allemand infiniment souple, Jean-Pierre Bertrand, chef du Boogie System et Jean-Paul Amouroux - le directeur artistique ... sans qui il n’y aurait rien.

Si vous êtes vraiment allergique au Boogie, je vous déconseille la rue principale ou 6 pianos droits se déchaînent, mais je vous recommande vivement une « cure » au gymnase, à 21h, où les deux pianos de concert sont étonnamment bien sonorisés, jusqu’au fond de la salle. De plus, les 2 écrans géants - 5 caméras discrètes plus un réalisateur ! - montrent la scène en gros plans pour les auditeurs les plus éloignés. Une réussite technique exemplaire.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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19/08/2011 - TEE BO AND THE BLUES ROCKERS : Samedi 30 Juillet 2011 - au restaurant le 1050 - lors du Premier Festival Rétro Rockin’ du Mont-Dore, Thibaut Chopin (gu, harm, voc) Nico Duportal (gu rythmique) Pascal Mucci (dr) : Tee Bo and the Blues Rockers. Finalement, ici, il n’y a que la soul music qui compte et c’est ce que j’ai entendu. L’énergie est nécessaire mais pas suffisante. Il faut un supplément d’âme. C’est ce que proposait ce trio plus Blues que Rock. On ne sort pas indemne d’un concert comme celui-là.

Un trio soudé. Une formidable rythmique : Pascal Mucci, que je savais bon, m’est apparu shufflement subtil, fin, attentif, fusionnel avec Thibaut Chopin et Nico Duportal, obstinément swinguant. Un swing obtenu par la répétition des mêmes notes, des mêmes riffs. Tout est dans le feeling, du grand art, épuisant physiquement. Nico Duportal sait être un excellent soliste, tant à la guitare qu’au chant, mais pour ce concert - à un solo près - il n’a fait qu’accompagner Thibaut Chopin.

Un Thibaut Chopin prodigieux d’aisance, de faconde - un des rares à me rendre supportable les morceaux binaires! - C’est un grand guitariste, un grand harmoniciste, un grand chanteur, un raconteur d’histoire, aussi bien en jouant qu’en présentant les morceaux. Il connaît l’Histoire, les gens, l’Auvergne ... le bayou. Il nous apprend comment survivre dans toutes ces appellations, souvent peu claires, que sont : Rock, Rockabilly, Western-swing, Gulf Coast Music…
Les notes comme les mots lui viennent naturellement, il en fait ce qu’il veut, il s’éclate, dégoulinant de sueur. On devrait lui laisser plus souvent carte blanche.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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19/08/2011 - LOUIS ARMSTRONG A NICE EN 1961 :
Une vidéo de l’INA, qui vient d’être mise en ligne, nous rappelle que Louis Armstrong a reçu le prix de l’Académie du disque français en 1961.
Louis est interviewé par la journaliste Denise Glaser, avec à ses côtés un personnage important du Hot Club de France!

Cette vidéo vaut le coup d’être regardée, ne serait-ce que pour les 30 dernières secondes où Louis Armstrong joue seul et trop brièvement le thème de It’s Sleepy Time Down South.
Quelques notes très émouvantes!

Ralph BALLMER

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18/08/2011 - LOUIS ARMSTRONG APPREND THATS MY DESIRE EN FRANÇAIS : Dans une séquence inédite du tournage du film L’Aventure du Jazz, Claudine Panassié fait répéter à Louis Armstrong les paroles françaises de Thats My Desire !

Cette curiosité amusante, tournée par Louis Panassié le 17 juin 1969 à New-York City, peut être actuellement
visionnée sur You Tube .

Ralph BALLMER

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16/08/2011 - QUE SIGNIFIE JAZZ ? : Jeudi 28 avril 2011, Salle Cortot, nous étions grâce à vous avec Louis Mazetier, le grand Bernd Lhotzky et le blond Chris Hopkins. Il est bien entendu inutile de préciser que cette soirée jazz m’a fait un grand plaisir.

Je crois que j’ai, ici, encore mieux compris ce que jazz signifie. Musique conviviale avant tout, les notes libèrent les sentiments qui peuvent ainsi s’exprimer sans réserve, dans la joie d’être ensemble. Notre trio semblait heureux de jouer et s’amusait, sans contrainte d’aucune sorte, avec les instruments. Ils ne se donnaient pas en spectacle, ils étaient eux-mêmes le spectacle. J’ai senti à quel point cette musique exprimait - derrière toute la gamme de sentiments possibles - une formidable envie de dialogue, d’amitié et de liberté. Ces deux derniers mots sont, pour moi, l’essence même du jazz, en opposition avec les "process", les barrières et les contraintes.

Jazz veut dire liberté, amitié et convivialité. Vous en avez fait la preuve en nous faisant signe pour partager avec vous ces instants.
Thanks, Hot Club de France.

Gérard de BOISSIEU

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10/08/2011 - JEAN-PIERRE DEROUARD BIG BAND :
Vendredi 15 juillet 2011 – dans le cadre du
14e Festival Jazz en Val de Cher - le Jean-Pierre Derouard Big Band s’est produit en plein air sur l'île de Saint Aignan (F.41). Le concert se déroula dans des conditions excellentes, avec une sonorisation irréprochable.
La caractéristique première de cette somptueuse formation de 17 musiciens, est l'organisation précise et méticuleuse du programme présenté : les titres, l'ordre, la durée des chorus joués sont définis minutieusement à l'avance, même ceux des rappels éventuels... Mais rassurons-nous, le swing n'en pâtit pas et la qualité musicale non plus! Axé essentiellement sur le style des Big Bands de Count Basie, cet orchestre possède une section rythmique de rêve : par moments on croyait vraiment réentendre la section rythmique du Count - années 50 avec Sonny Payne -, d'autant plus que Ted Sheips (gu) adopte tout à fait la façon d'accompagner de Freddie Green.
Les ensembles furent étonnants de cohésion et d'homogénéité.

François BALZER - Membre du HCF Paris .

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07/08/2011 - DÉCÈS DE PAUL MANSI :
Fondateur et président du Hot Club de Marseille, Paul Mansi vient de décéder à Genève où il s’était retiré.
Ce fut un grand ami d’Hugues Panassié . Il était également très lié avec Louis Armstrong et participa à l’organisation de certains de ses concerts.

Jacques TAILLEFER .

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29/07/2011 - FESTIVAL INTERNATIONAL DE BOOGIE WOOGIE DE LA ROQUEBROU 2011 : Du jeudi 11 au dimanche 14 août inclus, le
Festival de La Roquebrou (F.15 Cantal/Auvergne) - dont ce sera la 13e édition - change, me semble-t-il, de format avec une programmation renforcée qui s'étendra sur quatre jours, pour la première fois.

Cette année, les nombreuses têtes d'affiche seront :
- Pour les orchestres, Claude Bolling Big band (17 musiciens et 2 chanteurs), le Boogie Orchestral de Jean-Pierre Bertrand et le Blues de Paris, quintet avec chanteur.
- Pour les pianistes, outre Jean-Paul Amouroux - également Directeur artistique du Festival - retour de deux noms bien connus et déjà entendus dans le Cantal : le séduisant Franck Muschalle (Allemagne) et l'éternel Bob Seeley (USA), trois ans après un passage resté dans toutes les mémoires. Citons aussi Big John Carter, associé en 2010 au sympathique anglo-cantalien Julian Philips, Friederich zur Heide (Allemagne) et ... quelques petits nouveaux venus de toute l'Europe, qui seront à découvrir.
- Plusieurs voix féminines se feront entendre pour la première fois ici : La chanteuse américaine Sylvia Howard, entendue il y a peu à Paris, ainsi que le duo Tori Robinson /Joniece Jamison qui se produira, le dimanche après-midi, à l'église de La Roquebrou pour un concert de Gospel. La clôture de la manifestation se fera avec un Bal Swing Boogie - une première dans le genre ? - à la Salle Polyvalente, dés 19h .
Quatre soirées bien remplies !

Le Off, toujours aussi copieux, permettra d'assurer les animations de rues et des lieux habituels, dés 11h du matin. Il accueillera cette fois : le Paris New Orleans Brass Band de Dan Vernhettes (dix musiciens), le Quintet d'Olivier Lancelot - stride orchestral - et le French Préservation Hall (sextet Franco - Anglo - American). Le premier groupe sera chargé, samedi après-midi, d'entraîner les festivaliers amoureux de superbes panoramas, dans la montée vers le château féodal des seigneurs de La Roquebrou.

Il sera bien temps ensuite, pour les uns comme pour les autres, de prendre un peu de repos.

Michel LALANNE - Vice-Président du Bordeaux Hot Club .

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26/07/2011 - DREW DAVIS RHYTHM COMBO : Dans le cadre du
14e Festival Jazz en Val de Cher, j'ai pu assister, mardi 12 juillet 2011, à un concert du Drew Davis Rhythm Combo qui eut lieu en la salle des Fêtes du village de Pouillé (F.41).
Ce quintet, genre tout pour le swing se composait de Drew Davis (ts,voc), Fabien Saussaye (p), Pascal Fouquet (guitare électrique), Thibaut Chopin (b) et Simon Boyer (dr). Il interprètait ici une musique rock - dans le bon sens du terme - des années 50, appelée à l'époque Rhythm and Blues et jouée dans l'esprit swinguant des deux Louis : Prima et Jordan. Les thèmes ne furent jamais des standards, mais uniquement des titres empruntés au répertoire de l'époque. Drew Davis possède au ténor une ample et belle sonorité, qui rappelle fortement Red Prysock ou Sam The Man Taylor dans leurs meilleurs jours. Il chante en privilégiant expressivité et décontraction à la façon d'un Roy Milton. La section rythmique le soutient de façon vigoureuse et efficace, avec un pianiste solide et stimulant, un guitariste impétueux et excitant, un bassiste au tempo rigoureux qui sait à l'occasion slapper de façon spectaculaire. Et surtout, Simon Boyer au jeu très enlevé et bien adapté au style gorgé de swing de ce combo.

La vaste piste de danse, au parquet impeccable, reçut la visite de très nombreux danseurs de tous âges, surtout des jeunes . Dans cette petite localité vigneronne, il fut surprenant de constater à quel point la musique rock des années 50 est appréciée ... et si bien dansée, avec enthousiasme!

François BALZER - Membre du HCF Paris .

Note : Drew Davis Rhythm Combo se produit fréquemment au
Caveau de la Huchette à Paris, avec un succès important en raison de sa propension à faire danser.

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20/07/2011 - ENSEMBLES FÉMININS DE STYLE QUARTET : Les Inspirational Charms - dont il est question sur la page Forum Propositions, Recherche N°633 - sont un des rares ensembles féminins de style quartet. Cela ne signifie pas qu'elles soient quatre, mais qu' elles "travaillent" avec des harmonisations à quatre voix.

Les Southern Harps, de la Nouvelle-Orléans, furent le plus connu des quartets féminins, avec notamment Bessie Griffin et Linda Hopkins. Excusez du peu !
Les groupes qui pratiquent encore cet art sont masculins et les meilleurs sont en voie de disparition : Soul Stirrers, Sensational Nightingales, feu les Dixie Humingbirds, les Harmonizing Four...Sans parler des Clouds of Joy, du Swanee Quintet, des Zion Harmonizers, des Blind Boys (ceux de l'Alabama et ceux du Mississippi) et aussi les Pilgrim Jubilees.
Je suppose que j'en omets comme, par exemple, Edna Gallmon Cooke, une enseignante de Washington qui avait épousé Barney Parks (voc) - fondateur notamment des Nightingales -. Edna Gallmon se produisait avec un petit groupe masculin, dans le style quartet.
N'oublions surtout pas les Gospelaires de Dayton dans l'Ohio : de la dynamite! Au début de leur carrière, ils étaient encore tous très petits et portaient des chaussures blanches. Lorsqu'ils sautaient à pieds joints tous ensemble, la congrégation et l'Église entraient en transe . Ha!

Willy LEISER - Iba Productions .

Note du site : Edité par Iba Productions, le CD Swing Low des Inspirational Charms a recu le
Grand prix 2006 du Hot Club de France

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12/07/2011 - JAZZASCONA 2011 - IMPRESSIONS :

Je n'ai pu venir que pour les deux derniers jours – vendredi 1er et samedi 2 Juillet 2011 - Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié ce beau festival JazzAscona, qui offre un choix assez large.

J'ai surtout remarqué : - Le Big Band de Michel Pastre , ainsi que sa petite formation (quintet)avec notamment Jérôme Etcheberry - le Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazz Band, renforcé ici de Jean-François Bonnel - le trompettiste virtuose Jon Faddis, avec le batteur Alvin Queen et le fort bon pianiste Dado Moroni - le groupe, plus moderne, de Nicolas Dary (ts). J'ai pu découvrir aussi l'enthousiasmante chanteuse Caroline Mhlanga, vraiment très dynamique. Je fus séduit par le final du groupe d'Irvin Mayfield (tp), renforcé des musiciens du brass-band, au cours duquel il abandonna les galopades frénétiques pour faire danser les gens dans la rue... Satisfaction aussi, bien sûr, du côté de Bernd Lhotzky (p), de Trevor Richards (dr) et de Gerald French (dr), avec l'excellent pianiste Steve Pistorius qui évoquait Jelly Roll Morton de façon très convaincante. Par contre, Big Jay Mc Neely (ts) m'a laissé sur ma faim !
Ne possédant pas le don d'ubiquité, il y a nombre d'autres bons groupes que je n'ai pu écouter, en si peu de temps …

Bravo à l'équipe d'organisateurs , et notamment à Nicolas Gilliet pour cette belle programmation, et à Luca Martinelli.
Félicitations également à nos deux échotiers omniprésents : Michel Lalanne et Jacques Besse. Ils m'ont conseillé d’écouter plusieurs groupes que je ne connaissais pas, et qui se sont toujours révélés intéressants.
Cette trop brève plongée m'a donné largement envie de revenir plus longuement l'an prochain pour assister au Festival JazzAscona 2012 …et explorer aussi ce superbe site du Lago Maggiore.

François DESBROSSES - Président du Hot Club de France.

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14/07/2011 - JAZZASCONA 2011 - CLAP DE FIN (2) - QUELQUES REGRETS :

- Sets entiers :Que Bernd Lhotsky et Paolo Alderighi n’aient pas eu un set entier pour s’exprimer librement (l’équivalent des concerts au cloître de Jazz Aux Remparts); de même pour George Washingmachine(vio). L’an passé, au cours d’un set très libre, nous avions eu l’ heureuse surprise de découvrir un jeune pianiste : Ehud Asherie.
- L’absence préjudiciable de Father Jerome LeDoux qui savait si bien transformer la Chiesa Papio en église du sud des Etats-Unis. Retour espéré en 2012 ?
- Irvin Mayfield Octet : Si Jon Faddis, la vedette annoncée, n’a pas déçu (brio, technique, émotion et humour supérieurs), il n’en fut pas de même avec la formation , très attendue, d’ Irvin Mayfield . Cet octet, très apprécié par certains, fut abandonné définitivement par d’autres dés le second concert (Ils en donnèrent 9!). Virtuosité sans faille au service d’une musique complexe et sans grande joie. Contraste très marqué avec le reste de la programmation du festival.
- La sono est un sujet sensible entre amateurs de jazz ! Ici, elle connut des fortunes diverses. Au Jazz Club Torre, le technicien à l’ordinateur portable n’a jamais pu régler convenablement guitares basses et contrebasses : bouillie assourdissante ! Son collègue de Chiesa - en plein air - réussissait des prouesses chaque soir. Bravo à lui!

Merci encore à Nicolas Gilliet, le jeune directeur artistique du festival. Qu’il soit ici félicité pour le travail extraordinaire que lui et ses équipes réalisent. Mais, gardez-nous des aventures modernistiques où certains voudraient entrainer le festival !

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

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13/07/2011 - JAZZASCONA 2011 - CLAP DE FIN (1) - NOS PRÉFÉRÉS :

Avant de quitter Ascona, il nous a été demandé de remplir un petit questionnaire. Le Comité d’Organisation du Festival souhaitait recueillir les avis des journalistes et chroniqueurs présents tout au long de la manifestation. Il fallait classer , par ordre de préférence et selon la qualité de leurs prestations, les 5 formations puis les 5 musiciens préférés. Lourde tâche ! D’autant plus, que nous n’avions pu écouter que 39 des 57 formations présentes.
1 - Pour les formations nous avons retenu tous les deux les mêmes orchestres, sans nous consulter, mais dans un ordre légèrement différent : Le Memorial to Mahalia Jackson de Herlin Riley/Davell Crawford - Les Creole Syncopators de Gerald French - Le quintet de Jon Faddis - Le Big Band de Michel Pastre - Le duo Lillian Boutté(voc)/Christian Willisohn(p,voc).
2 - Pour les individualités, il en fut de même ou presque : Tom Fischer (le clarinettiste des Creole Syncopators) - Herlin Riley (tp,voc) - Davell Crawford - Jon Faddis(tp) - Bernd Lhotsky (pour Jacques Besse) ou Christian Willisohn (pour Michel Lalanne). Il s’agit là de musiciens et de groupes qui ont été nos « coup de cœur » et nos « découvertes », dont nous avons parlé longuement dans nos chroniques du 24 juin au 3 juillet 2011.

Ces choix nous ont paru très vite évidents, puis un peu injustes pour d’autres participants qui nous ont laissé une belle impression : En premier lieu, côté français, nous pensons à Jérome Etcheberry (tp) - une découverte pour nos amis suisses et italiens -, Guillaume Nouaux (dr), Cécile McLorin (voc), Jean-François Bonnel(ts, cl), Nicolas Dary(ts) …Ensuite, à Duffy Jackson (dr) , Thomas L’Etienne(cl,ts), Dan Barrett(tb), David Blenkhorn(gu), Alvin Queen … Enfin, à cette belle pléiade de pianistes : Dado Moroni - aussi fameux en solo qu’à l’accompagnement - , Silvan Zingg et Joachim Palden qui ,avec Christian Willisohn, jouent parfaitement le Boogie, tandis que leurs collègues Bernd Lhotsky et Paolo Alderighi sont davantage Stride. Ce fut l'année du piano.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

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12/07/2011 - JAZZASCONA 2011 - BETTY LASTIE WILLIAMS :

Betty Lastie Williams tribute to Mahalia Jackson (cf. concerts des
23 juin et 26 juin sur cette même page) .

Betty n’est pas une chanteuse de Gospel exceptionnelle. Mais, sa ferveur, sa sincérité, son feeling compensent très largement ses petites imperfections.

Cliquez sur la photo © Maurice Fournier


Sa participation au quartet d’Herlin Riley évoque parfaitement le souvenir de Mahalia Jackson.

Jean-Marie « Papa » Hurel - Trompettiste - Membre du HCF Paris.

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03/07/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU SAMEDI 2 JUILLET 2011 - SOIRÉE D’HOMMAGES, SOIRÉE D’ADIEUX :

Jérome Etcheberry et Michel Pastre quintet : Dernière après-midi à la Piazzetta, en compagnie d’une partie des animateurs du club de l’hôtel Tamaro, où se tiennent à nouveau les jam-sessions. Michel Pastre, le saxo-ténor majeur du festival, quitte pour quelques instants Hawkins au profit d’Arnett Cobb. Jérome Etcheberry, à son tour, rend hommage à Roy Eldridge, dont il semble pouvoir être proche, avec trois thèmes dont le populaire Little Jazz. La rythmique, Alderighi (p) - Dever (b)- Nouaux (dr), assure sans faille. Toutefois, nous aurions aimé entendre Paolo Alderighi dans son style préféré : le stride.

Big Jay McNeely, le dernier survivant : L’époque des Honkers (ténors hurlants) est terminée depuis longtemps ... Un seul musicien maintient encore en vie ce genre musical, qui eut un grand succès dans les années 50 : Big Jay McNeely. Âgé de 84 ans, l’homme en habit blanc continue de souffler dans un saxo rouge (!) - certes un peu moins fort qu’autrefois - et à chanter les tubes des surprises-parties de l’époque. Salle conquise et nostalgique.

Dana Gillespie et Joachim Palden band : Connus depuis longtemps par les amateurs, la chanteuse anglaise Danna Gillespie et le pianiste autrichien Joachim Palden, réunis sur scène, ont proposé un programme dynamique alliant Blues et Boogies. Répertoire traditionnel, proche de celui des petits combos américains de l’après-guerre, avec pour inspiration Julia Lee ou Merline Johnson (the Yas Yas girl).

Pour finir, incontournable tournée d’adieux le long du lac Majeur, Arrêts obligatoires pour écouter :
- Lillian Boutté surnommée ici, à juste titre, The Queen of Ascona.
- Les Creole Syncopators de Gerald French, avec un fameux clarinettiste, Tom Fisher .
- Les deux Tribute to Roy Eldridge : l’un sous la direction de Colin Dawson, avec des tempos médium très affirmés et des arrangements bien faits; l’autre plus extériorisé avec Jon Faddis et le quartet de Dado Moroni . Jon Faddis (tp), cet équilibriste toujours sur la corde raide, nous offrit un West End Blues d’exception pour ultime morceau, rappelant ainsi, à sa façon, ce que tous les trompettistes doivent à Louis Armstrong.

Dans quelques semaines, il sera temps de faire une synthèse de ce festival qui fut un bon cru.
- En principe, pour ce En direct depuis Ascona , rendez-vous ici-même le 28 juin 2012, à l’ouverture du prochain festival. Longue vie à JazzAscona.


Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

- Un grand merci à Paola Gottraux et à l’équipe de l’Hôtel Sport qui nous ont permis d’utiliser leurs moyens de communication et de transformer, tous les matins, la salle du petit-déjeuner … en salle de presse.

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02/07/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU VENDREDI 1ER JUILLET 2011 :

Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazz Band : Le Swiss Yerba Buena est, hélas!, cette année, la seule formation jouant le répertoire des années 20/30. Son fonds de commerce est composé d'arrangements d’orchestres un peu oubliés aujourd’hui, tels que Cliff Jackson, Fletcher Henderson ou Noble Sissle. Le groupe de Lausanne reçoit le précieux renfort de Jean François Bonnel (ts, cl) et du multi-instrumentiste René Hagmann. L’orchestre, composé de musiciens amateurs, sonne comme un Big Band grâce à une front line dynamique de 6 souffleurs. Une mention spéciale pour les deux fils du leader Béat Clerc : Fabien à la trompette, Olivier à la batterie et au washboard.
Un bien bon moment.

Nicolas Dary with the Grasso brothers, featuring Duffy Jackson : Rencontre intéressante entre trois swingueurs - Nicolas Dary, Duffy Jackson et Raphael Dever - et deux boppers, les frères Grasso : Luigi (as) et Pasquale (gu). Le choc des cultures n’a pas eu lieu! Luigi sait aussi swinguer, comme pouvait le faire son inspirateur Charlie Parker à ses débuts. Et la pulsation de Duffy Jackson est telle qu’il emmène tout le groupe avec lui.
« Luigi sache que tu n’es pas payé à la note ! »

Sugar Pie and the Candymen : Les Candymen commencent le concert sans Sugar Pie (Gloria Ciavatta). Attaquer un concert par Artillerie lourde suivi par Lady B good, Nuages... est un risque impressionnant, pris par le jeune groupe italien. Mais les deux guitaristes virtuoses, Jacopo Delfini (à la guitare manouche) et Renato Podesta (à la guitare électrique), s’en sortent parfaitement.
La seconde partie du concert - avec Sugar Pie - que l'on pourrait appeler Django chez Led Zeppelin, est aussi très surprenante! Dans un schéma utilisé déjà par Pink Turtle, ils jazzent la variété anglo-saxonne des années 60, rajoutent quelques compositions personnelles et ponctuent le tout par de beaux solos de guitare.
Une belle découverte.

A Big Celebration for Mister Little Jazz : Colin Dawson est le leader des deux quartets qui ont fusionné pour l’occasion : Echoes of swing et BED (Beckie, Eddie et Dan quartet). À l’inverse de l’hommage rendu la veille par Jon Faddis, nous avons ici du Eldridge période soliste-vedette de divers grands orchestres : 1940 à 1955. Dans ce contexte, Colin Dawson n’est pas omniprésent et laisse abondamment la parole à ses partenaires, parmi lesquels se distinguent :
- Frank Roberscheuten (cl,ts).
- Dan Barrett qui nous surprend en utilisant, à deux reprises, une trompette coudée sans pour autant imiter Dizzy Gillespie.
- Autres surprises :Rockin’ Chair chanté par le guitariste Eddie Erickson, The nearness of you en duo Bernd Lhotsky / Rebecca Kilgore et Une petite laitue , rappel du passage de Roy à Paris, chanté en français par Rebecca Kilgore.
Un travail particulièrement soigné, avec des ensembles écrits, pour la plupart d’entre eux, par Dan Barrett.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

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02/07/2011 - MICHEL PASTRE BIG BAND INVITE DUFFY JACKSON (
Petit Journal Montparnasse jeudi 23 juin 2011) : What a fantastic band to play !* Ce sont les mots prononcés par Duffy Jackson, en s’installant sur la batterie que François Laudet venait de lui laisser. Duffy était en grande forme et ... heureux de retrouver ce big band. Michel Pastre était heureux de jouer avec Duffy derrière lui. Et nous, membres du Hot Club de France, nous étions heureux d’être devant, d’être là, de nous être déplacés.

Seize musiciens, seize pointures ! Tous avec une pêche d’enfer ! Un swing d’enfer ! Une densité rare de solistes de haut niveau . Je ne vais pas vous les citer tous, sauf François Laudet revenu, entre autres, pour un « 4 mains » délirant, sur la batterie. C’était aussi un vrai big band : avec toute la musicalité que permettent le jeu des sections et les arrangements de François Biensan.

On ne louera jamais assez Michel Pastre, pour son talent ... et sa manière d’être.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

*Quel orchestre fantastique pour jouer!

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01/07/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU JEUDI 30 JUIN 2011 -
DU JAZZ HOT (maintenant on dirait classique):

Après une première partie du festival très marquée par les musiques de La Nouvelle Orléans, une deuxième vague de musiciens a débarqué sur le lac Majeur et nous entrons dans la partie Classics de la manifestation ( New Orleans and Classics).

Trevor Richards trio : Trevor Richards (dr) - élégant et qui sait écouter - Bernd Lhotsky (p) et John Defferary (cl), entourent la chanteuse de Northampton Denise Gordon. Le répertoire est des plus classiques. Le pianiste est à son meilleur niveau et intervient longuement sur chaque thème, évoquant ses amours - Fats Waller ou Willie Smith - mais jouant aussi dans un style rappelant des pianistes plus jeunes. Denise Gordon une habituée d’Ascona (elle est venue 3 fois avec le Ginger Pig Band) a une belle voix et beaucoup de dynamisme, par exemple sur Them Their eyes et I don’t mean a thing bien enlevé . Ce dernier fut interprété en partie en scat, avec un accompagnement stride du maestro.

The Rebecca Kilgore quartet : Le seul orchestre américain entièrement blanc. Les trois californiens : Rebecca Kilgore (voc), Dan Barrett (tb) et Eddie Erickson (gu) sont soutenus par la basse du Newyorkais Joe Forbes. Dan Barrett, brillant au trombone - son seul instrument hier - fait toujours preuve d’une grande maîtrise technique et apporte un soutien constant à la chanteuse. Cette dernière a choisi un programme de variétés américaines sans pratiquement de standards, un choix difficile pour maintenir l’attention du public. Ce pari fut gagné! Eddie Erickson, banjoïste et guitariste, est également un animateur souriant et ne refusant pas de dialoguer avec les spectateurs. A noter une belle interprétation de Nuages chantée en français par Rebecca.

Pink Turtle : Un nouveau répertoire très jazz, avec en particulier la prestation de Jean Marc Montaut(p) et de Stéphane Roger (dr) rappelant les plus beaux jours du duo Duke Ellington/ Sam Woodyard, sur un titre non identifié. Un bon concert où les surprises humoristiques jaillissent des interprétations extrêmement originales des standards pop des années 60 à 80. Pink Turtle est aussi moins "Guignol" qu'étaient les Gigolos. Mais que de bons musiciens dans cet orchestre! (J.B.)

Jon Faddis « Tribute to Roy Eldridge » : L’un des très grands moments du festival 2011. Jon Faddis (tp) attendu avec joie ou inquiétude, a fait l’unanimité en sa faveur, y compris chez nos amis spécialistes de la trompette. L’hommage rendu à Roy Eldridge était d’une grande fidélité et a permis d’entendre l’évidente filiation entre Roy, Dizzy et Faddis. Sa technique, son sens de la scène, son rôle discret et efficace de chef d’orchestre ont impressionné. Son entourage, choisi avec intelligence, comprenait le pianiste italien Dado Moroni - un grand du clavier-, le bassiste Marco Panascia (une découverte pour nous) , le guitariste David Blenkhorn -impressionné mais brillant- et le batteur Alvin Queen, toujours juste et capable de s’adapter à tous les styles.
Et vivement demain pour écouter la suite!

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

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30/06/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU MERCREDI 29 JUIN 2011 -
LA MUSIQUE ET L’ÉNERGIE:

Nawlinz Lagniappe featuring Caroline Mhlanga : Un orchestre allemand, dont une partie des membres étaient déjà présents en 2010, joue une musique joyeuse et énergique. Leur répertoire est issu de la Nouvelle Orléans (traditionnel et rhythm and blues). Ils entourent la belle chanteuse Caroline Mhlanga. Depuis l’année dernière, Caroline a pris de l’assurance et de la technique. Elle est très présente sur scène, aussi à l’aise sur Jeepers Creepers que sur I’m walking. Elle est notre Coup de Cœur du jour. Une mention aussi pour le multi-saxophoniste Achim Hamacher et pour le batteur Peter Hermann.

Gospel concert: Au Chiesa Collegio Papio, Lillian Boutté et Denise Gordon ont donné un beau concert de gospel. La constante énergie bien connue de l’une, se mariant avec la belle maîtrise vocale de l’autre. Le quartet qui les accompagnait a fait le job.
On retiendra particulièrement l’émouvant final sur le très classique What a Wonderful World , pris sur tempo lent et au cours duquel Lillian Boutté, sans micro, a chanté au milieu des allées de l’église. Même le ciel a apprécié et les éléments - la pluie non invitée à la fête - se sont calmés pour la sortie du public.

Philipp Fankhauser «Try my love»: La formation de Philipp Fankhauser était l’invité de JazzAscona pour un concert-vedette. L’orchestre joue le Chicago Blues , le chef ayant été longtemps l’accompagnateur de Johnny Copeland. Ils interprètent avec une grande énergie un répertoire très personnel. Fankhauser a une voix très blues, légèrement cassée comme souvent chez les chanteurs de La cité des vents. Ils ont été rejoints sur scène par les souffleurs du ReGeneration brass band ,dans un ensemble où l'on sentait que tous ces musiciens parlaient le même langage.
Avec des Boules Quies, nous avons passé un fort et excellent moment.

Soirée d’adieux pour J.A.B. Just Another Band : L'organisation dut couper la lumière et les micros à deux heures du matin ! On citera les deux souffleurs : l’hôte, Ezra Brown au saxophone ténor et l’invité, Michael Watson - de ReGeneration Brass band - au trombone.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France.

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29/06/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU MARDI 28 JUIN 2011 - LA JOURNÉE DU JAZZ FRANÇAIS:

Cecile McLorin et Jean-François Bonnel : Ouverture par le sextet de Jean-François Bonnel, avec Sylvain Glevarec à la batterie - remplacé les premiers jours par Guillaume Nouaux - et Cecile McLorin (voc). Le public s’est déplacé pour écouter la jeune chanteuse, déjà vainqueur d’une compétition internationale de jazz vocal*. Dotée d’une voix qui fait penser par instants à Ella Fitzgerald jeune, elle chante un répertoire souvent difficile - peut-être trop ? -, sous les yeux de son professeur et brillant accompagnateur à l’alto (Jean François Bonnel).

Michel Pastre Big Band : La soirée était consacrée à l’évocation de Count Basie et de Lester Young par le All-Stars de Michel Pastre. Le répertoire retenu, alterne les périodes des années 30-40, puis 50. Michel lui-même, au saxo ténor, est souvent en valeur sur les grands standards que sont : Blue and Sentimental, Harvard Blues et Lady be good. Jérome Etcheberry (tp) très démonstratif sur Stardust, François Biensan (tp) sur Blue backstage et Blue Michel, Luigi Grasso (as) et son compère Nicolas Dary (ts) - dans un style très parkérien (première période)sur Body and Soul ou Swingmatism. Une mention très spéciale pour la section rythmique : Paolo Alderighi brillant et fidèle dans le rôle de Count Basie, Enzo Mucci(gu) et Raphael Dever(b), assurant une impeccable pulsation et … Le boss Duffy Jackson (dr) drivant l’ensemble avec une grande maestria - et son regard émerveillé -; on comprend pourquoi Basie, Hampton et Jacquet ont fait appel à ses services sur des périodes assez longues!
Le second passage, vendredi 1er Juillet, devrait également faire le plein !

Drew Davies and Rhythm Combo : Notre Gallois de Reims, avec son quintet habituel dont Simon Boyer à la batterie, joue son répertoire Jump et Rhythm and Blues, inspiré des succès des petits groupes noirs des années 50 tels que : Amos Milburn,Wynonie Harris ou Tiny Grimes. Orchestre très populaire à Ascona depuis ses passages de 2010.
Drew Davies a aussi accompagné le pianiste Sylvan Zingg pour un set complètement déchaîné (ils viennent d’enregistrer un CD ensemble).

Burlesque show - Deux précisions ( voir Concerts du 26/06/2011) : Le spectacle est une idée originale de Gerald French. Le magicien «Magic Mike» - de son vrai nom Michael Braland - est né à Saint Nazaire. Surtout, ne l’invitez pas chez vous, car il fait disparaître les bouteilles et change le vin en eau!

Michel LALANNE et Jacques BESSE (avec la participation de Maurice Fournier) - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France

*Note du site : Cecile Mc Lorin a également été récompensée par le Hot Club de France :
Prix Découverte 2010.

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28/06/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU LUNDI 27 JUIN 2011 - LA SOIRÉE NOUVELLE ORLÉANS, DEUX ACCORDS ET UN DÉBAT :

La plupart des scènes proposent, dès le début de soirée, une programmation axée sur les musiques qui, aujourd’hui, sont jouées à la Nouvelle Orléans. Nous vous avons déjà dit tout le bien que nous pensions des New Orleans Rejects de Thomas L’Etienne, des Creole Syncopators de Gerald French et du Tribute to Mahalia Jackson de Herlin Riley et Davell Crawford.

Irvin Mayfield and the New Orleans Jazz Playhouse Revue : Le mot Revue doit être pris dans le sens de passer en revue . Il s’agit plus modestement d’un octet, dirigé par le trompettiste américain Irvin Mayfield, qui interprète des thèmes classiques dans un style très moderne avec des références à peine voilées au hard bop, au bop (duel de trompettes) et quelques touches de West Coast … Kid Chocolate Brown et Don Vappie semblent isolés et prennent peu de solos. Avis très partagé du public sur cette formation. Signalons quand même le pianiste Ronald Markham, souvent intéressant, rendant un bel hommage à James Booker.

Christian Willisohn Southern Spiritt, with Special Guest Lillian Boutté : Le pianiste allemand avait invité son ancienne complice Lillian Boutté. Le tandem déjà entendu à Ascona en 2009, fonctionne à la perfection, dans un programme largement puisé dans l’œuvre de Dr John et des Neville Brothers. Le dynamisme et le charisme de la chanteuse ont enthousiasmé le public tout acquis à sa cause. Christian Willisohn se surpassa , nous rapelant qu’il est aujourd’hui un des tout meilleurs pianistes dans la tradition de Professor Longhair, Fats Domino ou James Booker.

Jive Aces with special guest Rebecca Grant : C’est notre découverte et notre Coup de cœur de la journée. Un groupe anglais de Jump and Jive au look d’éternels adolescents, une pêche d’enfer - notamment le pianiste acrobatique Vince Hurley -. Un sextet très uni, dans un répertoire des années 50-60, dirigé par le virevoltant Ian Clarkson (tp, voc) et renforcé par la présence de la sémillante chanteuse Rebecca Grant. Un programme dont nous reconnaissons tous les titres dés la première mesure (Shake, Rattle and Roll, Smile, Gigolo, Boogie Wooogie Country Girl ...). A fond dés le début, puis à pleine accélération pendant tout le show!

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France

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27/06/2011 - PHILIPPE AUDIBERT QUINTET - DOWN BY THE OLD MILLSTREAM : Je vous invite à découvrir un merveilleux enregistrement du Philippe Audibert Quintet (1992), Down By The Old Millstream - classique du jazz traditionnel - que j'ai posté en exclusivité
sur mon site internet .

L'enregistrement commence sur la partie Intro 4/4 en Fa majeur, et tous les chorus se font sur la partie en Fa. Le piano clôture la série des improvisations et le titre se termine sur l'exposition du thème, en Si bémol majeur. Le saxophone soprano d'Alfred - surnom d'Audibert - est ici joyeux et bondissant, merveilleux et rond dans sa sonorité et son "vibrato" très Sidney Bechet, qu'il maîtrise magnifiquement. Derrière lui, des sidemen excellents : batterie, contrebasse, trompette - très swinguante! - trombone. Au piano le grand spécialiste de Count Basie et remarquable pianiste Philippe Milanta

Du vrai et du bon jazz. Bonne écoute!

Note : Cet enregistrement n’a jamais été publié en disque. Quel dommage!

Benjamin INTARTAGLIA - Pianiste de Ragtime et Jazz traditionnel

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27/06/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU DIMANCHE 26 JUIN 2011 - QUELQUES MERVEILLES ET DE JOLI(E)S DÉMONS :

En l’absence de Father LeDoux et de ses traditionnelles messes gospel, Chiesa Papio - la petite église d’Ascona - a accueilli, à l’heure des vêpres, un double concert en Hommage à Mahalia Jackson. L’acoustique du lieu ne se prête guère à la musique et le premier groupe - de Harlem - a, de plus, été la victime d’un sonorisateur mal inspiré. Le vacarme qui en découla découragea de nombreux spectateurs.
Le second groupe, plus habile, fit baisser considérablement le son et tout redevint audible. Le trio, composé de Davell Crawford, George French et Herlin Riley, accompagna magnifiquement Miss Betty Lastie Williams. Ces quatre artistes, tous vocalistes nous donnèrent une heure de parfait bonheur. Moment inattendu de grâce, Herlin Riley se saisit de sa trompette et, accompagné des seuls oiseaux, interpréta un spiritual. Moment magique ! Deux petites minutes qui illuminent une journée musicale.

Jazz Burlesque: Creole Sweet Tease starring Trixie Minx with The Creole Syncopators. En dernière partie de soirée, l’orchestre de Gerald French (the gentle giant) accompagne un spectacle burlesque. Ce show est basé sur les musiques de l’époque du quartier réservé de La Nouvelle Orléans : Storyville . Il met en valeur 4 belles danseuses dans des numéros d’effeuillage (paillettes et plumes d’autruche) bien enlevés et séduisants, sous la direction artistique de la meneuse de revue Trixie Minx. Le présentateur et magicien Magic Mike, plein d’humour, occupa les intermèdes avec brio. L’orchestre et la chanteuse Janya Morgan rythment les évolutions des danseuses ; on sent le rôle stimulant de chacun des deux groupes sur l’autre.

La découverte du jour : le chanteur et joueur de steel drums Gregory Boyd (de La Nouvelle Orleans !) a enthousiasmé le public difficile de la Piazzetta, lors de son passage avec l’orchestre chevronné Jazz Lips de Peter « Banjo » Meyer; sa présence sur scène éleva le niveau de l’orchestre .

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France

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26/06/2011 - FESTIVAL JAZZ AUX SOURCES 2011 À CHÂTEL-GUYON : Un condensé du meilleur du jazz international. Trois jours au cours desquels chaque orchestre sort de l’ordinaire et se produit deux fois.
Parmi ceux que j’ai écoutés :
- Je place en tête, celui de David Paquette (p, voc) – américain habitant la Nouvelle Zélande – Je l’ai écouté au piano tout en pensant à Ray Bryant et en me disant : Le Roi est mort, vive le Roi! Les Français : Jérôme Etcheberry (tp , bugle), risque tout, Jean-Pierre Rebillard (b) sans doute trop méconnu - souvent le lot des contrebassistes - et Guillaume Nouaux (dr), savant comme Cozy Cole, accompagnaient à la perfection ce très grand pianiste de notre époque.
-Deuxième orchestre extraordinaire, composé de : L’américain Dan Barrett (tp tb), le hollandais Franck Roberscheuten (sa, st , cl) , les Australiens David Blenkhorn (gu, voc) et Sébastien Girardot (b), le français Stan Laferrière (dr , voc ). Un orchestre époustouflant tant par son swing que par sa musicalité.

Autres orchestres extraordinaires, mais qui m’ont un tout petit peu moins enthousiasmé :
- Celui du hollandais Harry Kanters (p) où l’on retrouve les australiens David Blenkhorn (gu, voc) et Sébastien Girardot (b) et dans lequel j’ai découvert un très plaisant trompette anglais : Enrico Tomasso.
- Celui des Français : Michel « Boss » Quéraud (tp,cl) un autre risque-tout, Francis Guéraud (tb) infaillible, Jean-Luc Guiraud (dr, voc), Pierre-Luc Puig (b) et un excellent banjo : Laurent Arlet, que j’entendais pour la première fois.

Et, pour terminer, encore deux orchestres où, contrairement aux précédents, j'ai entendu le meilleur du jazz, mais pas de manière continue :
- Celui qui accompagnait la chanteuse américaine de blues Shana Waterstone, au style âpre et rauque. À noter la prestation du français Jean-Paul Amouroux (p) qui joua magnifiquement Blues et Boogie en attendant la chanteuse.
- Enfin, celui de l’américain Duffy Jackson (dr), au jeu toujours aussi dynamique swinguant et généreux, avec entre autres un stupéfiant trompette qui peut sonner comme Clark Terry : Stepko Gut, d’ex -Yougoslavie.
N’oublions pas tous ces danseurs, amateurs ou professionnels, qui inspirent tant les musiciens! Notamment, l’américain Walter « Sundance » Freeman (tap), qui nous avait déjà enthousiasmés au même festival,l’an dernier.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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26/06/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU 25 Juin 2011 - PREMIÈRE JOURNÉE NOUVELLE ORLÉANS :

- Creole Syncopators featuring Jayna Morgan : Un habitué du festival, le batteur Gerald French, au jeu carré mais tout en nuances, propose cette année un concert autour de la musique de la Louisiane du début du vingtième siècle.
Il a pour cela fait appel à l’excellent clarinettiste - et ténor - Tom Fischer particulièrement remarqué sur Farewell to Storyville, pris sur tempo medium, et High Society. Une découverte à la clarinette chez un musicien qui, lors de sa dernière prestation à Ascona dans l’orchestre de Mark Braud en 2006, s’était cantonné au saxophone ténor. La chanteuse Jayna Morgan, dans ce contexte très favorable, a séduit pour son abattage et notamment sa version de Trixie (Lulu) is back in town.

- ReGeneration Brass Band : Six jeunes musiciens qui marchent sur les traces de leurs aînés de Treme, maintenant des habitués d’Ascona. Le trompettiste Stephen Lands, très puissant, et le trombone Michel Watson déjà invité à se produire sur d’autres scènes, sont impressionnants de virtuosité. L’avenir est assuré !

- NewOrleans Rejects : Thomas L’Etienne ne nous a pas encore donné l’explication du nom de son groupe. Mais, a priori, ils ne rejettent pas la Nouvelle Orléans ; peut-être en sont-ils un rejet?
Un sextet très uni, fidèle aux origines de leur musique (Louis Armstrong, Kid Ory), qui toutefois, n’hésite pas par instants à se rapprocher des sonorités brésiliennes, l’autre passion de Thomas L’Etienne. Des fidèles d’Ascona comme Freddy John (tb) et Harry Kanters (p) entourent un jeune et prometteur trompettiste au style très traditionnel : Christian Riehm. À noter la venue pour le second set du clarinettiste Uli Wunner, surnommé « le jumeau », habituel partenaire du leader.

Hors Nouvelle Orléans, nous avons apprécié le saxophoniste vétéran Gustl Mayer, qui accompagnait le pianiste allemand Paul Kühn (Ascona JazzAward 2011).

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France

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25/06/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU 24 Juin 2011 - JOURNÉE JAZZ SUISSE :

Le jazz helvète est, cette année, très représenté au festival JazzAscona
. Il le fut abondamment au cours de cette seconde journée. Nous avons pu apprécier trois formations peu connues, semble-t’il, des amateurs français.

- Buddha’s Gamblers : Le septet du bon pianiste Buddha Scheidegger - que nous avions déjà croisé à Ascona, il y a 5 ans - nous a semblé toujours en pleine forme, en particulier le trompettiste Heinz Bühler (proche de Roy Eldridge à la trompette bouchée) et le guitariste Roberto Bossard très inventif en solo. Buddha lui-même nous a délivré de bons passages en stride, hélas desservi par une sono qui ne favorisait pas le pianiste .

- Les Amis du Jazz du Cortaillod : Ce groupe de 12 musiciens, qui fêtait ses 40 ans d’existence, a délivré un concert composé de standards (de big bands), joliment interprétés, avec une section de 5 sax bien unie.

- Big Band Connection, featuring Steven Mitchell : Une grande formation de 18 musiciens très professionnels, avec un répertoire emprunté aux meilleurs arrangeurs des époques 1940 à 1960 (Frank Foster, Duke, Benny Goodman ...). En invité, Steven Mitchell - un américain chevronné - jouait plusieurs rôles : chanteur et animateur. Il dirige une école de danse (Lindy Hop) et ses élèves se produisirent devant la scène, à plusieurs reprises et avec réussite. Les danseurs ont continué la nuit avec Drew Davies au grand plaisir des spectateurs - et des musiciens – et , au grand déplaisir … des cinéastes amateurs!

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France

Nota : Nous sommes allés revoir - et nous n’étions pas les seuls - l’hommage à Mahalia Jackson. Nous vous en reparlerons après-demain.

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24/06/2011 - JAZZASCONA 2011 - CONCERTS DU 23 JUIN 2011 - DES RETROUVAILLES PIANISTIQUES HEUREUSES :

1 - Silvan Zingg trio : Ouverture du 27éme festival avec le pianiste tessinois Silvan Zingg, dans le cadre des Jardins de l’hôtel Seeschloss. Accompagné par ses deux habituels complices Nuno slap Alexandre et le discret batteur Valerio Felice, Silvan Zingg a proposé un programme classique alternant blues et boogies historiques (Honky Tonk train blues ou Pinetop’s boogie woogie) , ajoutant, ici ou là, des trouvailles comme des versions inattendues de Jumping at the Woodside - avec une intro très Basie - ou de Tequila pris sur un tempo rapide.

2 - Mrs Betty Lastie Williams’ Tribute to Mahalia Jackson : Erreur sur le titre du concert ! C’était, en fait, Le Quartet de Davell Crawford avec Mrs Williams en invitée.
Le jeune pianiste et chanteur Néo-Orléanais, Davell Crawford - rare en Europe, exception faite d’un concert en novembre 2009 à Mantes La Jolie -, est notre premier Coup de Cœur du festival.

Cliquez sur le visuel


Ce grand pianiste de Gospel actuel : inventif à souhait, spectaculaire, brillantissime (et sans exagération !), a entraîné ses partenaires - le bassiste George French et le toujours remarquable batteur Herlin Riley (un des vainqueurs de l’Ascona Jazz Award 2010) - dans une soirée digne des meilleures églises baptistes de la Louisiane.
La chanteuse Betty Lastie Williams (mère du batteur Herlin Riley) avait derrière elle un accompagnement de très haut niveau. Nous l’avons appréciée et reviendrons l’écouter, dimanche 26 juin, à l’église du Collegio Papio, avec le groupe de Anthony Morgan et Mother Alice McCLarity.

Michel LALANNE et Jacques BESSE - En exclusivité pour le Site internet du Hot Club de France

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22/06/2011 - FESTIVAL JAZZ MUSETTE DES PUCES 2011 A ST OUEN (F.93): Ce festival est fait, entre autres, pour les amateurs de jazz manouche. Ceux qui apprécient Minor Swing n’avaient que l’embarras du choix. J'y étais seulement Samedi 18 et dimanche 19 juin 2011 et, loin d’avoir écouté tous les orchestres j’ai du entendre ce morceau 4 fois .

Mon penchant naturel va vers les rythmiques avec batterie. Aussi, n’est-il pas étonnant que les deux orchestres qui m’ont particulièrement plu furent Aurore Quartet et Le Swing Society. Ce dernier, animé par Kevin Doublé* - chanteur, harmoniciste et guitariste -, comportait même trompette et saxo. Ce qui est une autre manière d’être fidèle à Django Reinhardt qui grava des disques inoubliables avec Rex Stewart, Bill Coleman, Coleman Hawkins et Benny Carter.

Toutefois, deux orchestres de jazz manouche, sans batteur, ont retenu aussi mon attention:
- D’abord celui dans lequel jouait Fiona Monbet (violon).
A Salbris, en 2008 ,elle m’avait déjà fortement impressionné. Son aisance, sa facilité sont effectivement impressionnantes, sa justesse aussi. Et si elle plante ses yeux bleus dans les vôtres … votre jugement raisonné, s’évapore instantanément! Cet orchestre accueillit, pour un morceau Swan Berger; c'est un très jeune garçon qui montre une fois de plus l’incroyable fécondité de ce jazz manouche. A noter, dans ce festival, la présence du très jeune Levis Adel Reinhardt …descendant de Django.
- Ensuite,autre orchestre remarquable,Trénet Manouche. Je voulais y découvrir celle dont on dit beaucoup de bien, Mathilde Febrer (violon)... et j’y ai trouvé Eve-Marie Bodet (violon), dont je n’ai que du bien à dire. C’est Charles Trénet qui a introduit le jazz en France dixit mon papa. C’est vous dire si je trouve bonne l’idée !

Retour vers ma préférée : Aurore Voilqué (violon et voc). Samedi j’ai écouté longuement son quartet avec Mourad Benhammou (dr), Bazile Mouton (b) Siegfried Mandacé (gu). J’étais exactement dans ce que j’aime.Benhammou absolument épatant aux balais, Mouton -jeune bassiste toujours swinguant- est très aguerri à l’accompagnement et toujours inspiré en solos. Mandacé et Voilqué sont deux fortes personnalités, deux stylistes, et j’adhère à leurs univers. Ce ne sont pas des musiciens caméléons !

. Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

* Kevin Doublé a reçu le Prix Découverte 2006 du Hot Club de France pour son CD Blues In The Morning.

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20/06/2011 - DUFFY JACKSON ET SA FORMATION AU JAZZ CLUB ÉTOILE :
Ce Jeudi 9 juin 2011, l'affiche était prometteuse : L’excellent batteur Duffy Jackson, entouré de musiciens réputés, pour un programme Count Basie nous avait-on dit.

Or, ce que nous avons entendu ce soir-là, ne correspondait pas à notre attente, car les musiciens jouaient des musiques fortement dissemblables :
- Les uns, du swing véritable, comme Michel Pastre au saxo-ténor et l'intéressant trompettiste Stepko Gut, originaire de l'ex-Yougoslavie. Spécialement bon au bugle, Stepko Gut s'exprimait à la façon de Clark Terry pour la sonorité et d'Harry Edison pour la construction de ses phrases.
- Un autre, du pur bop : le saxo-alto Luigi Grasso, alignant les clichés avec la sonorité de Charlie Parker.
- Tandis que le saxo-ténor Nicolas Dary se situait tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Il était apparemment aussi responsable du choix des thèmes, de la composition et de l'orchestration de certains, généralement dans l'idiome bop , achevant ainsi de gâcher notre plaisir.

Duffy Jackson, lui-même, était du coup loin de son meilleur, ferraillant et jouant trop fort (le bassiste et le guitariste, anodins, restant dans l'ombre), malgré certains passages où, fort heureusement pour nos oreilles malmenées - que le bop est donc triste, dissonant et sans ressort rythmique!-, le jazz véritable redevenait langue commune.

En résumé : Une déception, en raison de la juxtaposition, contre-nature, de deux musiques n'ayant aucun rapport entre elles, ni dans la façon de faire sonner les instruments, ni dans le discours musical, ni dans l'accentuation rythmique : d'une part le jazz swing véritable, d’autre part le bop.

François ABON - Président du HCF Paris .

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14/06/2011 - LES ZINZINS DU JAZZ METTENT EN SCENE LES ANNEES 20 : C’est un spectacle avec projection de dessins animés - Bosko, Félix le Chat,Mickey, Betty Boop,Laurel et Hardy, Chaplin - en arrière plan d'un concert de jazz, américain et français, des années 20 . Le tout coordonné par un Maître de cérémonies qui introduit projections et morceaux.

Les ZinZins du Jazz ont choisi d’interpréter une sélection de morceaux, très rarement repris de nos jours, issus des répertoires des McKinney’s Cotton Pickers et Chocolate Dandies, de Paul Whiteman, de King Oliver, de Duke Ellington et de Fletcher Henderson. Ils jouent également des morceaux du répertoire du chef d’orchestre Julien Porret qui, en 1915, rapporta du jazz en France, au retour d’un voyage aux Etats Unis.

Ce nouveau Tentet est composé de : Michel Mondou, Jérôme Gatius et François-Marie Moreau (sax cl, voc), Pascal Drapeau et Fred Dupin (tp et voc), Jérôme Laborde (tb), Laurent Mastella (bj,gu), Bernard Thore (tuba), Alain Barrabès (p), Benoît Aupretre (dr). Le maître de cérémonies étant incarné par le comédien Hervé Guyonnet.

Rappelant les fameux shows du Cotton Club à Harlem, des interventions de danses - Swing, Charleston et Lindy Hop - sont assurées par Pierre Maury et sa partenaire.

Fred DUPIN – Musicien et Coordinateur Artistique .

Note du site : Un spectacle des Zinzins du Jazz est
programmé en Juin à L’Amadeus Song de Bordeaux.

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12/06/2011 - LE CD AUTOPRODUIT :

- L'autoproduction d'un disque coûte, pour les seuls enregistrement, taxes, pochette, et coût du pressage, entre 4000 € - pour mon CD Piano Killers - et 12000 € , pour mon CD Concerto pour piano en do # mineur en 1000 exemplaires . Le reste, (savoir faire, temps passé), n'est pas chiffrable. Et, ces chiffres ne prennent pas en compte des frais de promotion ! Le saviez-vous ?
- Pour la plupart des musiciens qui s’autoproduisent, l'amortissement de telles sommes dépend pour 90% de la vente aux concerts, pour 5% des ventes sur internet et pour 5% des ventes en magasin. Donc, pas de concerts signifie : pas de ventes de disques. Le revenu éventuel constitué par la vente de disques autoproduits n'est donc pas alternatif mais complémentaire. Un agenda vide et tout s'écroule !

Voir la suite : CHOIX D’UN THÈME DE CD AUTOPRODUIT sur
Forum-Proposition – Recherche N°630

Fabrice EULRY – Pianiste.

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11/06/2011 - JAZZ STREETS : À Montpellier, dans le lotissement Les Bouissettes, les rues portent les noms les plus illustres du Jazz authentique, sans aucune pollution de « grands » du bop ou du free. L’un de mes amis habite Impasse Louis Armstrong … Il a bien de la chance d’avoir une telle adresse !

(cliquez sur la photo )

Il y aussi, entre autres, les Places Django Reinhardt, Kid Ory, Sidney Bechet, les Impasses Ella Fitzgerald, Duke Ellington et ... une Allée Hugues Panassié.

Red Beans and Ricely Yours, comme disait le Grand Louis !

Alain BARDE – Membre du Hot Club de France …depuis des lustres.

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07/06/2011 - ERROLL GARNER - VIDEO :

Hallucinant! Erroll Garner jouant, partiellement,
Honeysuckle Rose en stride...
Une vidéo d'un concert à Londres, actuellement sur You Tube.

Ralph BALLMER

Note du Site : Pour les amateurs d'Eroll Garner, rappelons que le
Prix Vidéo 2010 du Hot Club de France fut attribué à Live in 63 and 64 , un DVD de 2 concerts d'Eroll Garner.

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31/05/2011 - BOY! WHAT A GIRL :
- Le trio de Slam Stewart avec John Collins (gu) et Beryl Booker(p),
- L’orchestre de Big Sid Catlett avec Gene Kruppa en guest star,
participent au film d’ Arthur H. Leonard titré : Boy ! What a Girl, produit en 1947 .

Ce film peut être actuellement visionné sur le site d’Instant Jazz

Ralph BALLMER

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31/05/2011 - JAZZASCONA DU 23 JUIN AU 3 JUILLET 2011 : Dès le 9 mars, puis le 4 avril, Jacques Besse* - membre du HCF Paris - avait donné, sur cette même page, un avant-goût de ce que serait le festival
JazzAscona 2011.
Nicolas Gilliet et son équipe ont intitulé cette 27e édition: Body and Soul, du sacré au profane. Dans le programme finalisé, de nombreuses formations retiennent l'attention et l'on sait qu'elles se produiront à plusieurs reprises. Nous pouvons citer :
Un hommage à Mahalia Jackson, avec : Betty Lastie Williams qui sera accompagnée par le pianiste Dawell Crawford et l'excellent batteur Herlin Riley ... fils de la chanteuse, les 23 et 28 juin ; ainsi que Mother Alice Mc Clarity, une des dernières grandes interprèteS du genre, les 24 et 26 juin.
Un second hommage sera rendu à Roy Eldridge (né en 1911) avec :
- d'une part, un octet dirigé par le trompettiste Colin Dawson : Big celebration for Mr Little Jazz, les 29 juin et 3 juillet.
- d'autre part, avec le célèbre trompettiste Jon Faddis (rare en Europe) et le quartet du pianiste Dado Moroni + Alvin Queen, les 29 juin et 3 juillet .
Plusieurs grands orchestres seront présents dont ceux de Pepe Lienhard (26 juin en soirée de gala), de Michel Pastre avec le renfort du pianiste Paolo Alderighi et du batteur Duffy Jackson les 28 juin et 1er juillet, et le Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazzband avec René Hagman les 29 juin au 3 juillet.

Parmi les nouveautés, nombreuses cette année, il faut retenir :
- la New Orleans Playhouse Revue, du trompettiste Irvin Mayfield, qui réunira huit musiciens, dont Leon "Kid Chocolate" Brown (tp) et le banjoïste Papa Don Vappie, les 24 juin au 2 juillet,
- le Creole Tease Jazz Burlesque Show from New Orleans, danseuses et chanteuses avec les Creole Syncopators du batteur Gerald French.

Il y aura aussi:
- Des pianistes blues et boogie de renom tels : Silvan Zingg, Christian Willisohn et Joachim Palden,
- Des chanteuses Lillian Boutté, Dana Gillespie, Rebecca Kilgore,
- Trevor Richards, Nicolas Dary et les frères Grasso, Drew Davis,
- Les français Simon Boyer, Guillaume Nouaux, Jérôme Etcheberry, Pink Turtle ...
Et puis: Dan Barrett, Azzra Brown, Echoes of Swing, The Chicago Stompers (prix du public 2010 ), et un géant du R and B : Big Jay McNeely.

En résumé, 200 concerts sur 10 scènes, 51 formations et près de 300 musiciens pour environ 400 heures de musique. Un rendez-vous à ne pas manquer !

Michel LALANNE - Vice Président du Bordeaux Hot Club

* Note du site : Mandaté par le Hot Club de France, le team Jacques Besse/Michel Lalanne fera, sur cette page, un compte rendu quotidien Coup de Coeur de ce festival JazzAscona 2011.

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22/05/2011 - CYRIL JAZZ BAND : A Paris, nuit du 14 au 15 mai 2011 (suite)... au Quartier Latin . En montant à Paris, j’avais prémédité de faire l’impasse sur le dernier set d’Aurore Voilqué pour terminer la nuit au Petit Journal St Michel avec Cyril Jazz Band, ayant très envie de revoir François Fournet, récemment entendu au Mont-Dore dans deux concerts mémorables.
Mais François Fournet, empêché, avait laissé sa place à Gérard Pompougnac (bj), remplaçant idoine, assurant sans problème des morceaux en première lecture.
Cyril Guyot (ts, as, cl) possède un style âpre, rentre-dedans et réjouissant. Eric Luter (tp), excelle dans ses nombreux solos wa wa. Ils ont aussi chanté des duos en scat, étourdissants.

Comme souvent au
Petit Journal St Michel, le troisième set fut marqué par les boeufers :
- Olivier Michaud d’abord, qui joua tout le 3e set. A Salbris, en cette année 2008, il était le batteur de Marc Laferrière et j’avais noté qu’il excellait aux balais. Là, muni seulement d’une caisse claire et d’une paire de baguette, il fut enthousiasmant! Exactement ce que j’aime.
- Il y eut des solos d’Olivier Lancelot (p) avec caisse claire et tuba de très haut niveau. Au tuba : Jean-Pierre Dumontier, déjà remarqué à Ascona pour son excellence ... au trombone!
- En fin de set, Pauline Atlan (voc) et Nicolas Peslier (bj) ont chanté et joué les derniers morceaux avec tout ce talent qui m’avait séduit, il y a peu de temps Chez Papa , à St Germain des Prés, où ils se produisaient en trio avec Louis Mazetier(p).

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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21/05/2011 - AURORE QUARTET AVEC SIEGFRIED MANDACÉ, BASILE MOUTON ET JERRY EDWARDS : A Paris, nuit du 14 au 15 mai 2011, dans Le Marais ...

En 2008, au festival Swing 41 de Salbris, j’avais découvert, excellents et souriants, une musicienne et un musicien gourmands de la musique que j’aime : Aurore Voilqué (violon et chant) et Siegfried Mandacé (gu). L’envie de les revoir ne m’ayant jamais quittée, je suis monté à Paris ce samedi 14 mai 2011. Elle et lui jouaient avec Jerry Edwards (tb) et Basile Mouton (b) au
Royal Turenne, dans le Marais ( Il faut toujours remercier les établissements qui font travailler les musiciens, même quand les conditions de jeu et d’écoute sont spartiates !)
Je les ai retrouvés comme je les avais laissés à Salbris : enthousiastes !

Malheureusement et heureusement à la fois, j’avais trouvé une place ... juste derrière la contrebasse, m’empêchant d’apprécier totalement la chanteuse violoniste. Mais j’ai rarement aussi bien entendu une contrebasse! Et, Basile Mouton est jeune et déborde de talent, à suivre ...

Quand au tromboniste Jerry Edwards, il ne cesse de croiser ma route : à Ascona sur la grande scène ou aux jam sessions, à Paris sur le pont St Louis qui relie l’Île de la Cité à l’Île St Louis, ou au Jazz Club Etoile dans le Big band de Michel Pastre ; et ce soir-là, inattendu partenaire d’Aurore Voilqué! Pour moi, il n’est jamais meilleur que lorsqu’il joue wa wa.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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14/05/2011 - MIDNIGHT IN PARIS : Vu...et entendu, avec beaucoup de plaisir, le dernier film de Woody Allen , Midnight in Paris, qui se déroule en grande partie dans le Paris des années 20. Comme souvent dans les films de Woody Allen – clarinettiste et amateur de jazz authentique – notre musique est très présente.

Le film débute, et se termine, avec une interpretation sonore de Si tu vois ma mère par Sidney Bechet. On entend aussi plusieurs compositions de Cole Porter : You've got that thing, Let's do it, You do something to me. Ainsi qu’un Charleston composé par James P.Johnson et Ain't she sweet, interprètés par le Charleston City All Stars.

Une soirée vraiment swingante, dans un Paris de rêves.

Pierre ROBIN - Hot Club de France

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06/05/2011 - 13e FESTIVAL INTERNATIONAL DE BOOGIE WOOGIE DE LA ROQUEBROU ( du Jeudi 11 au Dimanche 14 Aout 2011 ) : Cette fois ça y est, le record est battu !

En effet, douze pays sont invités cette année au
13e Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou : les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne, le Brésil, l’Italie, l’Autriche, la Belgique, la France, auxquels quels s’ajoutent trois pays encore jamais invités : l’Australie, le Danemark et la Hongrie. Qui dit mieux ?

Le big band de Claude Bolling sera le plus gros jamais proposé aux festivaliers avec ses dix-neuf musiciens !

Par ailleurs, l’ajout d’une quatrième journée – le dimanche 14 août – fera que la fête n’aura jamais été si longue. Qui s’en plaindrait ?

Enfin, le nombre de musiciens proposés n’aura jamais été aussi élevé avec, cette fois-ci, soixante-huit artistes internationaux de haut niveau.

Le chiffre treize sera donc bien celui de tous les records. Décidément, plus que jamais La Roquebrou mérite son qualificatif du plus grand festival de boogie woogie du monde.

Jean-Paul AMOUROUX , Directeur Artistique du Festival

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02/05/2011 - TOURNEE AURORE QUARTET AU MAROC : Nous sommes de retour d’une belle tournée au Maroc où nous avons fait 5 magnifiques concerts :
- Trois au bistrot de l'hôtel Pietri, chez notre ami Driss Benhabdallah.Une ambiance de dingue! Imaginez 200 personnes répondant toutes en choeur à une petite phrase musicale que je leur joue au violon... J'en ai eu des frissons!

- Deux concerts dans les instituts français de Rabat et de Fès :
A Rabat, dans la salle Gérard Philippe où j'allais écouter mes premiers concerts de jazz, quand j'avais 16 ans. Et là, c'était Aurore Quartet!
A Fès, nous avons joué dans un sublime Riyad "Dar Batha".

Nous nous rappellerons, toujours, de l'accueil que nous ont réservé ces gens chaleureux.

Aurore VOILQUÉ

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01/05/2011 - ERIC REED ET CYRUS CHESTNUT : Je tenais à adresser mes félicitations à Christian Sabouret pour le contenu de sa chronique du cd d'Eric Reed et de Cyrus Chestnut Plenty swing, Plenty soul (Savant SCD 2104), parue dans le
Bulletin du HCF n° 599 (mars 2011) page 22. Suite à cette chronique, j'ai fait l'acquisition de ce recueil et … je ne le regrette pas!
Pour être parfaitement honnête, certains enregistrements de ces deux pianistes sont peu jazz mais, dans le cadre de ce concert, ils donnent vraiment le meilleur d'eux-mêmes. Chestnut, né en 1963, et Reed, né en 1970, font partie avec Loston Harris des meilleurs pianistes noirs américains qui se sont révélés depuis Monty Alexander.

A titre personnel, j'ai parfois un peu de difficulté à aimer les duos de pianos en général, or dans ce disque Plenty swing, j'ai vraiment apprécié la complémentarité des deux pianistes. Les accompagnateurs, que je ne connaissais pas, sont excellents et restent parfaitement concentrés sur des interprétations de longue durée. Ils ne surchargent pas et ne sont jamais mis en difficulté, même lorsque les pianistes montrent leur fougue, leur virtuosité, leur invention.
En écoutant Eric et Cyrus, peut-être repenserez-vous à une foule de chefs-d'oeuvres et de références. Personnellement, mon esprit a vagabondé et j'ai repensé à :
Art Tatum avec Ben Webster dans All the things you are - Erroll Garner dans I'll remenber April du Concert by the sea - Monty Alexander dans It could happen to you, du cd We've only just begun - Ahmad Jamal dans All the things you are et Belows , du cd Chicago revisited - Oscar Peterson avec Benny Green dans If you only knew du cd Live at the Town hall - Mc Coy Tyner dans I will wait for you du cd Prelude and sonata et à différents enregistrements blues/gospel de Ray Bryant.

J’espère que vous serez nombreux à vous procurer ce cd Plenty swing, Plenty soul et à nous faire part, vous aussi, de votre ressenti.

Raphaël AUBIN

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07/04/2011 - SCOTT HAMILTON, UN GRAND CHEF POUR LA 100eme DE BASSIN’JASS : Samedi 26 mars 2011, à La Teste de Buch (F.33 - Aquitaine), la dynamique association Bassin’Jass fêtait, pour notre grand plaisir, son 100e concert.
Les petits plats étaient dans les grands avec la présence d’un Scott Hamilton trois étoiles, accompagné par le gratin français : Dany Doriz (vib), Philippe Duchemin (p), Patricia Lebeugle (b) et Michel Denis (dr). Luculus a merveilleusement swingué pour les gourmets du bassin d’Arcachon.
Un programme essentiellement constitué de standards, dont on ne se lassera jamais, et d’improvisations brillantes de tous les acteurs de cette belle soirée. Cerise sur le gâteau, Philippe Duchemin a joué une composition issue de son magnifique nouveau CD Massilia.
Félicitations aux organisateurs!

Bernard JOUAN - Membre du Bordeaux Hot Club

P.S : Le site internet de TVBA - la télévision du Bassin d’Arcachon - diffuse actuellement un
reportage vidéo de 9 minutes , sur ce concert .
Vous pouvez également voir et écouter des extraits de ce concert , sur le site de Bassin Jazz.

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05/04/2011 - LE DUKE ORCHESTRA A L’ALHAMBRA : Le concert du Duke Orchestra de Laurent Mignard - le 26 mars 2011 à l'Alhambra de Paris - fut un très grand moment de jazz. Devant une salle archicomble de 600 personnes, un grand orchestre mené de main de maître par Laurent Mignard.
Ce concert, exceptionnel de swing grâce à la qualité des musiciens et aux magnifiques arrangements, nous a permis d'entendre :
- des solistes en grande forme: François Biensan toujours impeccable à la trompette, Didier Desbois hodgien à l'alto, Aurélie Tropez époustouflante de swing, de technicité et de facilités à la clarinette,
- une très grande section de sax, avec Fred Couderc et Nicolas Montier au ténor, Philippe Chagne au baryton,
emmenés par
- une rythmique de haut niveau, avec Philippe Milanta au piano et François Laudet à la batterie.
Sur fond d'images originales de Duke , projetées sur grand écran et intelligemment mises en scène, l'orchestre s'est déchaîné, passant de compositions classiques, mettant en valeur chaque soliste, à des inédits tels qu’un Go Go superbement orchestré.
Un éblouissant répertoire, interprété par un orchestre de très grande qualité.

Si vous ne connaissez pas encore le Duke Orchestra de Laurent Mignard, courrez vite assister à son prochain concert!... à Paris et Ile de France ou dans les Régions françaises.

Michel STOCHITCH - Membre du HCF Paris

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04/04/2011 - JAZZASCONA 2011 - LES ORCHESTRES : Pour son programme 2011, le festival Jazz Ascona - 23 juin au 3 juillet - vient de publier une seconde liste provisoire. Elle contient 46 orchestres !
En plus des musiciens que nous avions repérés dans une première liste ( voir message), on peut mentionner la présence de trois grands orchestres, dont deux soirées avec le Big Band de Michel Pastre. Celui-ci comprendra , entre autres, Duffy Jackson à la batterie!
En ce qui concerne les musiciens plus bluesmen ,nous aurons droit à deux bons pianistes - le local Stephan Zwingg et l’Allemand Christian Willisohn - , à la chanteuse de blues anglaise Danna Gillepsie et … à une de nos découvertes de l’an dernier : le saxophoniste Azra Brown ; cette année, celui-ci tiendra (au sens propre) la tête de l’affiche et se produira avec les soulmen de DAB.
Le thème de cette année est Body and Soul : Body avec une troupe de danseuses burlesques et Soul avec un hommage à la grande Mahalia Jackson.
Pour ce qui est des orchestres que nous ne connaissons pas encore, nous vous en parlerons - avec mon ami Michel Lalanne - pendant le festival, au gré de nos découvertes, sur ce Forum – Réagir…comme nous l’avions fait en 2010.

Jacques BESSE Membre du HCF-Paris

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03/04/2011 - SIDNEY BECHET BUESCHER TRUE TONE : L’offre N°628, publiée sur la page
Forum-Propositions , m’a permis d'admirer des détails de ce beau soprano Buescher.
Mais, cette offre semble contenir une légère erreur : Sidney Bechet ne joua un Buescher True Tone qu’à partir, je crois, de 1942. Auparavant il jouait sur un saxo-soprano Conn . C’est également un Buescher True Tone que Sidney utilisa durant sa carrière française . Celui-ci fut mis aux enchères par son fils Daniel Bechet en décembre 2005. Il est maintenant utilisé par Olivier Franc.

Vendredi 8 avril 2011, vous pourrez entendre le son d’un autre Buescher True Tone, que je jouerai à L’Hippocampus.

Jimmy DOMANGE – Musicien (cl,ss).

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22/03/2011 - SCOTT HAMILTON EN QUARTET : Vendredi 18 mars 2011 à la
Salle Saint-Just d’Ivry-sur-Seine (94), l'association Jazz’Ivry nous présentait le saxophoniste ténor Scott Hamilton en quartet.
Avec un jeu à la fois vigoureux et velouté, Scott Hamilton nous démontra qu'il reste l'un des meilleurs sax ténor de jazz au monde, toutes tendances confondues.

Composé de Michel Denis (dr), Philippe Duchemin (p), et Patricia Lebeugle (b) , l'accompagnement fut à la hauteur de la situation.
Mention spéciale pour Patricia Lebeugle qui :
- en accompagnement sait parfaitement créer une ligne de basse,
- prend des solos mélodiques pleins de swing, vigoureux et originaux et,
- donne l'impression de vivre ce qu'elle joue.

La salle était bondée, prouvant que ce jazz peut encore attirer beaucoup de monde.

Jean-François COUTIN - Membre du HCF Paris.

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20/03/2011 - LE FESTIVAL SANCY SNOW JAZZ : Depuis fort longtemps, je ne rate jamais le festival
Sancy Snow Jazz - F.63 , Auvergne - et je partage entièrement l’enthousiasme dont fait preuve Pierre Ingrin sur ce site.
C’est le seul festival qui présente chaque année, pendant huit jours, d’excellents jazzmen dans des conditions très propices à leur mise en valeur et à leur contact avec le public.
Il faut en remercier la Présidente Marie-Christine Dubourg et ses dévoués collaborateurs, ainsi que le Directeur Artistique Christian Vaudecranne et le "consultant" André Vasset.

Si le succès est au rendez-vous, on peut quand même regretter que les vrais amateurs de jazz n’y soient pas plus nombreux. Je sais que certains y renoncent par crainte des conditions météo hivernales. Il faut donc savoir que Le Mont Dore et La Bourboule accueillent toutes les formations et la plupart de leurs prestations et que ces deux charmantes petites villes ne sont distantes que de sept kilomètres et reliées par une route sans problème. Si on laisse les autres lieux aux plus aventureux, il suffit donc que gens et voitures soient bien chaussés pour assister, sans se ruiner, au plus important festival de jazz authentique en France, actuellement.

Claude-Alain CHRISTOPHE – Vice Président du Hot Club de Limoges.

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19/03/2011 - HOMMAGE AUX HARICOTS ROUGES - SANCY SNOW JAZZ 2011 : En 1978 – puis dans les années 80 - j’allais à Nice, à la Grande Parade du Jazz. J’étais avide de voir et d’écouter les légendes du jazz attirées par George Wein. J’avais raison, mais je ne prêtais qu’une oreille distraite aux Haricots Rouges . Et là, j’avais bien tort!
Toutefois, j’étais très attiré par leurs facéties scéniques, leur loufoquerie et aussi par les dessins que Michel Boss Quéraud réalisait. Mais surtout, il y avait les parties de pétanque : Ah ! les parties de pétanque des Haricots Rouges dans les jardins de Cimiez, à l’ombre des oliviers ! Homériques ! Pagnoliques ! Historiques ! Elles attiraient un public nombreux qui, normalement, aurait dû écouter la musique jouée sur les podiums . Rien que pour ça, elles font partie de l’histoire du jazz .

En 2011, la pyramide humaine est toujours là, on tremble simplement un peu plus pour « Roro » Congrega ! La formidable rythmique New Orleans y est aussi présente avec Michel Sénamaud (dr) Alain Huguet (b) et Norbert « Roro » Congrega (bj). Pierre Jean (p, tp), Christophe Deret (tb) et Alain Meaume (cl, ss) prennent des solos de très bonne facture, voire de grande classe. Une mention particulière pour Alain Meaume qui joue les biguines aussi bien que son prédécesseur et qui, au soprano, a donné, j’en suis sûr, des frissons à tout l’auditoire en interprétant une ballade en duo avec le piano de Pierre Jean (ce fut l’un des membres fondateurs, en 1963 !).

Les Haricots Rouges ont mis un point final au Bœuf de Clôture du
22eme Sancy Snow Jazz 2011, avec la participation de Christian Vaudecranne (ss), George Washingmachine (violon), David Blenkhorn (g) et … de Michel Pastre (st).

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

Note du site : Le 23e Sancy Snow Jazz aura lieu du samedi 18 au samedi 25 Février 2012.

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18/03/2011 - MICHEL PASTRE ET SES INVITÉS AU SANCY SNOW JAZZ 2011 : J’attendais beaucoup de
Michel Pastre (ts) et de ses invités : François Biensan (tp) et Scott Hamilton (ts). Je fus comblé, au-delà de mes espérances.

Au festival Sancy Snow Jazz, j'ai assisté à quatre concerts de Michel Pastre et, quatre fois, je fus sur un petit nuage. Le mérite en revient peut être, en premier lieu, à la rythmique : Pierre Christophe (p), Raphaël Dever (b) et François Laudet (dr). Car,à chaque fois, j’ai entendu un François Laudet au top-niveau, une rythmique à l’américaine, une rythmique qui ne lâche rien, constamment à 100%. Pierre Christophe, le pianiste, le liant entre la rythmique et les soufflants, est aussi un soliste original, surprenant et séduisant.

D’après le programme du festival, François Biensan et David Blenkhorn n’auraient pas dû jouer avec Scott Hamilton mais, au 3e concert auquel j’ai assisté, et dès le premier morceau, ils furent tous sur scène, sans doute parce que c’est trop bon de se retrouver entre soi, avec même culture et le même talent. Scott Hamilton était aux anges , ce qui illuminait son visage lorsqu'il ne jouait pas. Michel Pastre, comme d’habitude, a déchiré - pour reprendre le mot du restaurateur, de la rue semi-piétonne, qui fait d’excellentes gaufres - Mais ils ont tous déchiré !

Au dernier concert, dit Bœuf de Clôture , les deux ténors – Michel Pastre et Scott Hamilton - seuls soufflants jusqu'à l’antépénultième morceau, ont donné leur pleine mesure. Et là, on se rend compte que tout est dans le son. C’est la sonorité qui détermine la mélodie, le rythme, l’harmonie. Une note de l’un ou de l’autre...et tout est dit!

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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17/03/2010 - DES INÉDITS DE HUGUES PANASSIÉ : Sur mon nouveau
site internet Louis Panassié, j'ai mis en ligne le 8 mars 2011 une seconde tranche de six pages extraites de Réflexions Anachroniques, le manuscrit inédit de mon père Hugues Panassié. Je viens de mette en place une troisième série.

Dans un futur raisonnablement rapproché, je mettrais également en ligne des documents extraits des archives de mon père , en ma possession, concernant :
- l'organisation du premier Festival de Jazz de Nice en 1948,
- son second voyage aux Etats-Unis en 1948.

Louis PANASSIÉ

Note du site : Consultez sur cette même page , en date du 2 mars 2011, le message intitulé : Le Nouveau Site de Louis Panassié

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16/03/2011 - DAVID BLENKHORN ET FRANCIS GUERO, AU SANCY SNOW JAZZ (FEVRIER 2011) : Ce festival Sancy Snow Jazz eut beaucoup de hauts et très peu de bas. Pour éviter les bas , il suffisait, entre autres, de suivre un fil conducteur nommé David Blenkhorn. C’est un grand guitariste (australien) que, semble-t-il, tout le monde s’arrache. Ainsi était-il programmé initialement avec l’orchestre de Michel « Boss » Quéraud et avec celui de GeorgeWashingmachine, son compatriote australien .

Mais Blenkhorn fut aussi, l’invité surprise de Michel Pastre au côté des invités programmés ( Scott Hamilton et François Biensan) . Enfin, il a nettement rehaussé l’orchestre Magic Swamp, pendant tout le concert donné au restaurant Le1050 , en remplaçant le guitariste des premières prestations. David Blenkhorn excelle dans tous les compartiments du jeu : il peut accompagner à la Freddie Green mais aussi, par des ponctuations à la manière de Billy Mackel. Là, son imagination illimitée et son drive font merveille ! On retrouve cette haute inspiration dans ses solos gorgés de mélodies et d’harmonies. Enfin, son aisance harmonique et son swing sont égaux quel que soit le morceau ou le style de l’orchestre.

Dans l’orchestre de Boss Quéraud et dans Magic Swamp, il y avait également Francis Guéro (tb) qui, lui aussi, a dû tomber dans la marmite du jazz quand il était petit! Chez Magic Swamp, avec Guy Bonne (cl) et Gilles Berthenet (tp), Francis Guéro et David Blenkhorn ont joué des improvisations collectives et des solos de très grande classe. Cet orchestre Magic Swamp, habituellement presque parfait, a atteint la perfection… grâce à la présence de David Blenkhorn.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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15/03/2011 - AVEC SI AU SANCY SNOW JAZZ (Février 2011) : Si la neige fraîche venait, chaque matin, remplacer celle de la veille, comme la fleur de tiaré, sans cesse coupée, sans cesse renouvelée, blanchit la Polynésie. Si Bill Bailey revenait à la maison. Si la batterie be-bop était moins chaotique. Si la radio et la TV diffusaient régulièrement François Fournet (gu), Anthony Stelmaszack (gu), Bernard Rabaud (vib), Michel Boss Quéraud (tp, cl), Francis Guéro (tb) ; Sidney Bechet et Louis Armstrong autrement que pour des publicités …
Si Michel Pastre (ts) jouait tous les jours avec François Biensan (tp) et Scott Hamilton (ts). Si les yeux rieurs d’Audrey (voc) envahissaient les magazines. Si l’Australie n’était pas si loin. Si les ondes diffusaient David Blenkhorn (g), George Washingmachine (violon), Sébastien Girardot (b) et Dave Kelbie (g). Si on revenait en arrière, au temps du cinéma muet. Si les média diffusaient aussi Fabien Saussaye (p), Drew Davies (ts, gu), Thibaut Chopin (b, harm) et Simon Shuffle Boyer (dr) …
Si on allait directement à la fin, quand tous ces Si se réaliseront, naturellement et sans dièse ni bémol… Alors, seulement, on n’aurait plus besoin d’aller au Mont-Dore … plus besoin de témoigner sa sympathie pour le festival Sancy Snow Jazz, son conseiller artistique Christian Vaudecranne et sa directrice Marie-Christine Dubourg!

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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13/03/2011 - MEILLEURS CD, DVD, LIVRES CHRONIQUES EN 2010 : Au cours de l'année 2010, le
Bulletin du HCF - Organe officiel musical du Hot Club de France - a chroniqué environ 115 CD, DVD et livres.
Sur la page Forum-Documents (en date du 13/03/2011) nous publions la liste de ceux que le Hot Club de France recommande plus particulierement.

* Cette liste des meilleurs CD, DVD et Livres chroniqués en 2010 dans le Bulletin du HCF est publiée dans le n°598 du Bulletin du HCF (Février 2011).

Dominique BRIGAUD - Rédacteur en Chef du Bulletin du HCF.

Note du site : Si vous rencontrez des difficultés pour vous procurer l'un ou l'autre de ces Meilleurs CD, DVD ou Livres chroniqués en 2010, vous pouvez
nous contacter, nous vous aiderons à le trouver.

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10/03/2011 - FILMER LE JAZZ, LE LIVRE : La sortie du livre Filmer le Jazz est maintenant certaine. Ce sera en Avril 2011, aux Presses Universitaires de Bordeaux, sous la direction de Thierry Maligne. Le retard est dû à des difficultés pour certains textes et aussi pour réunir le budget... Publier un tel livre tient parfois du combat!

La première partie du livre contient un long entretien avec Louis Panassié concernant son film L'Aventure du jazz .

Louis Panassié nous a proposé, en outre, de sélectionner des lettres de son père et de lui-même. Et, nous avons l'immense privilège de publier des documents inédits et exceptionnels, d'une immense richesse, dans un chapitre intitulé : Correspondance inédite autour de L’Aventure du jazz .
Dans une note d’introduction à ce chapitre, l’éditeur précise : « Les lettres ici reproduites sont inédites et appartiennent à Monsieur Louis Panassié. Elles représentent une sélection, effectuée dans une plus vaste correspondance, qui montre l’influence d’Hugues Panassié sur L’Aventure du jazz , tant pour le tournage, qu’après coup, lors des choix de montage. On se fera également une meilleure idée des inouïes difficultés rencontrées par le jeune aventurier pour réaliser son film. Enfin, une lettre exceptionnelle, tant par l’émotion qu’elle engendre, que par le document qu’elle représente, nous permet d’embarquer en voiture avec Louis et Lucille Armstrong, pour une soirée en famille, en compagnie du jeune couple de cinéastes.
Certaines de ces lettres sont écrites sur papier pelure de couleur bleue, qui a laissé transparaître l’encre du verso des feuillets. Les Presses Universitaires de Bordeaux ont numérisé ces documents et les ont retravaillés afin d’offrir le meilleur confort de lecture possible, mais tout en prenant garde de conserver l’aspect original.
»

Thierry MALIGNE

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09/03/2011 - AU FESTIVAL D’ASCONA 2011 (23 Juin au 3 Juillet) : Le site de
JazzAscona vient de donner la première liste des musiciens invités à Ascona , au festival 2011 , qui se déroulera du jeudi 23 juin au dimanche 3 juillet . Pléiade d’artistes et d’orchestres, habitués ou à découvrir (au moins 38 orchestres) :
- Des grands solistes américains : Duffy Jackson, Dan Barett et son DEB, Big Jay McNelly…
- Une forte présence de la Nouvelle-Orléans : Gerald French, Papa Don Vappie, Herlin Riley (avec sa maman) ; Lilian Boutté, Davell Crawford, Tom Fisher et un bon brassband…
- Quelques-uns de nos meilleurs Français : Pink Turtle, Michel Pastre (et son big band), Guillaume Nouaux, Jean-Francois Bonnel et Cecile McLorin-Servant, Drew Davies combo, David Blenkhorn (d’adoption), Nicolas Dary .
- Quelques-uns des meilleurs Européens : Frank Roberscheuten, Luigi Grasso, Echoes of Swing, Paolo Alderighi, Thomas Lhetienne, Dado Maroni.
Sans oublier nos deux Australiens préférés : Georges Washingmashine et Sebastien Girardot.

Nous ne vous parlons que des musiciens que nous connaissons et il manque environ un quart du programme et … les spectateurs !

Vivement le 23 juin.

Jacques BESSE Membre du HCF-Paris

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02/03/2011 - LE NOUVEAU SITE DE LOUIS PANASSIE : Louis Panassié, connu dans les milieux du jazz à la fois pour la publication sous son label Jazz Odyssey d’enregistrements historiques et pour son fameux film L’Aventure du Jazz, vient d’ouvrir son
site internet Louis Panassié qu’il enrichit constamment, au hasard de ses souvenirs, recherches et découvertes.

Il ne s’agit naturellement pas que de musique, car Louis Panassié a été le réalisateur de films dans d’autres domaines et le héros d’autres aventures, mais le jazz y est très présent et Hugues Panassié, père du cinéaste, abondamment cité et évoqué. Louis Panassié a en particulier ouvert plusieurs chapitres consacrés à des textes inédits de son père – et souvent tirés de ce qui était connu sous le nom de Réflexions anachroniques. Cet ouvrage, constamment cité par les éditeurs comme « à paraître » et dont le manuscrit est resté inédit.

Visitez ce site , où figurent aussi d’excellentes photographies. Il est déjà bien connu des moteurs de recherches sur lesquels vous pouvez aussi indiquer simplement Louis Panassié .

Pierre ROBIN – Membre du Hot Club de France .

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12/02/2011 - EHUD ASHERIE - RENCONTRE AVEC UN GRAND DU PIANO : La venue à Bordeaux, pour deux soirs, du pianiste américain Ehud Asherie fut un événement dans le petit monde du jazz local, où les concerts de ce niveau de qualité sont aujourd'hui peu fréquents. Mercredi 9 et Jeudi 10 février 2011, le restaurant Le 5 Allées a fait le plein de dîneurs-spectateurs . Ils ont quitté heureux l'établissement.

Ehud Asherie Photo : Michel Lalanne
Cliquez sur la photo

Révélation majeure de l'édition 2010 du festival d'Ascona (Suisse), Ehud Asherie , jeune trentenaire à l'allure discrète et aux comportement modeste, a ravi un public qui le découvrait. Le garçon possède un riche éventail de qualités : créativité, harmonie, aisés changements de rythme et de tempos avec, en plus, de magnifiques passages en stride …dont il va devenir, s'il continue, le meilleur spécialiste du genre. Sa somptueuse version de China Boy peut le faire penser.
Programme équilibré et très classique avec majoritairement des standards : Ain't Misbehavin, I found a new baby, Sweet Georgia Brown, Honeysucckle Rose, Indiana et un hommage à Duke Ellington avec C'Jam Blues et Take the "A" train. Pas de spécialités puisque chacun intervient sur tous les thèmes.

Privé momentanément de son fidèle saxophone baryton, Xavier Richardeau s'était déplacé en Gironde avec son alto et son ténor. Avec l'un comme avec l'autre, il démontra combien son jeu pouvait être varié et ses capacités d'adaptation grandes : le trio se produisait pour la première fois . Ses nombreuses et copieuses interventions étaient toutes frappées du sceau d'un swing parfaitement naturel avec un bon et gros son (concert sans micro, quelle différence !). Xavier Richardeau connaît bien les grands ténors classiques et il les a écoutés sans souhaiter les copier ...et cela s'entend ! Stéphane Séva, manager, tourneur, aimable chargé des relations public/musiciens , est aussi le leader, le présentateur et celui qui impose le tempo avec son Washboard/batterie. À deux reprises - une fois par set - il chante. Cette fois ce fut sur Do You know what it means et sur un Hit de Frank Sinatra.

Amateurs de jazz parisiens qui lisez ces quelques lignes, réservez tout de suite votre soirée du Mercredi 16 ou du Jeudi 17 février 2011, pour aller écouter ce trio rare au jazz club Autour de Midi ... et de Minuit. Ehud Asherie retournera aux États-Unis dès le lendemain matin.

Michel LALANNE – Vice président du Bordeaux Hot Club .

Note du Site : Le récent CD d'Ehud Asherie Welcome to New York est chroniqué dans le numéro 597 du
Bulletin du HCF (janvier 2011).
Tous les anciens numéros du Bulletins du HCF sont disponibles à la vente.

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03/02/2011 -LES PRIX DU HOT CLUB DE FRANCE 2010: Un comité de spécialistes du Hot Club de France a décerné les Prix du Hot Club de France 2010, sélectionnés sur l'ensemble des œuvres chroniquées dans le Bulletin du HCF (organe musical du Hot Club de France), pendant l'année 2010.

- GRAND PRIX 2010:
à STEEVE LAFFONT ,
pour son CD : SWING FOR JESS , édité par Le Chant du Monde , sous référence 2741757 .
Chroniqué par Raphaël Aubin dans le Bulletin du HCF N°588, Page 13.

- PRIX DÉCOUVERTE 2010:
à CECILE MCLORIN SALVANT ,
pour son CD : CECILE MCLORIN SALVANT ET LE JEAN-FRANÇOIS BONNEL PARIS QUINTET. Autoproduit.
Chroniqué, par Daniel Janissier, dans le Bulletin du HCF N°596, Page 14.

- PRIX INEDITS 2010 :
au coffret Verve : ELLA FITZGERALD , TWELVE NIGHTS IN HOLLYWOOD , Distribution Universal .
Chroniqué, par André Vasset, dans le Bulletin du HCF N°588, Page 11.

- PRIX VIDEO 2010 :
au DVD Jazz Icons : ERROLL GARNER , LIVE IN '63 AND '64,
Edité par Reelin' in the Years Productions sous référence Naxos 2.119021 .
Chroniqué, par Jacques Canérot, dans le Bulletin du HCF N° 587, Page 23.

- PRIX LIVRE 2010, au livre :
TRAVELING BLUES , The Life and Music of Tommy Ladnier de Bo Lindström et Dan Vernhettes
édités par Les Editions Jazz’Edit , ISBN 978-2-9534-8310-9 .
Chroniqué, par Alain Carbuccia et Jacques Canérot, dans le Bulletin du HCF N°587 Page 25 .

- PRIX DOCUMENT 2010 :
Au livre : JAZZ ET SOCIETE SOUS L'OCCUPATION, de Gérard Régnier
édité par Les Editions de L’Harmattan, ISBN 978-2-296-10134-0.
Chroniqué, par Alain Carbuccia dans le Bulletin du HCF N°589, Page 24.

Nous vous recommandons de vous procurer ces documents primés par le Hot Club de France , pour les écouter, les visionner et les lire.

Dominique BRIGAUD - Coordinateur du Comité d'attribution des Prix du Hot Club de France.

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02/02/2011 - WILLIE "THE LION" SMITH ET LE BLUES : En réaction au commentaire de Pierre Ingrin, du 1er février, sur Willie Smith "The Lion" et le blues, je dirai que, dans le morceau magnifique où le Lion accompagne Big Joe Turner, le fait que Willie Smith n'utilise pas les blues notes n'a rien de gênant. Tout d'abord, son accompagnement et son solo sont parfaitement bienvenus. Le contraste entre son jeu et la voix imprégnée du blues de Big Joe, n'en est que plus frappant.

Certes, si je pense à un bluesman, ça n'est pas à Willie Smith que je penserai en premier, mais force est de reconnaître que, notes bleues ou pas, ce duo Big Joe / The Lion était une réussite !
Encore merci à Louis Mazetier de me l'avoir fait découvrir.

François BIENSAN - Trompettiste, Compositeur.

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01/02/2011 - WILLIE « THE LION » SMITH ET LE BLUES : Samedi 29 janvier 2011, au Cercle d’études du H C F – Paris*, le pianiste
Louis Mazetier présentait Willie The Lion Smith : une conférence suivie d’un mini-concert.
Depuis belle lurette j’aime Willie Smith et je l’ai placé au panthéon des musiciens de jazz, aussi ai-je savouré la présentation/démonstration par celui qui est l’un de nos tous meilleurs pianistes. Je n’étais pas le seul, il y avait là de nombreux membres et sympathisants du HCF-Paris, ainsi qu’Alain Marquet (cl) et François Biensan (tp) qui rejoignèrent Louis Mazetier à la fin de son mini-récital.

Louis Mazetier nous a fait remarquer que Willie Smith jouait peu le blues. Et Louis de citer Jean-Paul Amouroux , qui semble avoir des doutes sur les qualités de bluesman du Lion. Et pourtant, nous avons pu écouter Le Lion accompagnant le chanteur de blues Joe Turner dans un morceau qui fut une réussite artistique incontestable. Alors quelle leçon faut-il en retenir? Côté blue notes, Le Lion , pourtant grand harmoniste - Louis nous l’a dit, redit et démontré - n’est pas un expert. Mais côté swing, il est difficilement égalable car il a cette mise en place en retard sur le temps, lazy et nonchalante, qui vient du blues : … un indéfinissable mélange de fougue et de nonchalance, il s’en dégage un swing d’une intensité qui semble insurpassable (Dictionnaire du Jazz d’Hugues Panassié et Madeleine Gautier).
Une autre leçon du blues est la rage de vivre . Et là, Le Lion est un expert : n’a-t-il pas survécu à la Grande guerre !

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

Note du Site : * Le
HCF-Paris est une association affiliée au Hot Club de France.

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28/01/2011 - FILMS JAZZ SUR INTERNET : Sur le site Free Classic Moovies , j'ai pu visionner avec interêt les 3 films suivants :
- He-De-Ho (1947), avec Cab Calloway .
- Shake, Rattle and Rock (1956), avec entre autres Fats Domino et Big Joe Turner.

- J'y ai découvert une version de Rhythm and Blues Review (1955), avec Lionel Hampton, Sarah Vaughan, Count Basie, Big Joe Turner, Martha Davis, Nat King Cole et bien d’autres, qui est de meilleure qualité que celle signalée dans mon message du 8/01/2011.

Ralph BALLMER .

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26/01/2010 - PRIX DE L'ACADÉMIE DU JAZZ 2010 : La remise des prix 2010 de L’Académie du Jazz, à laquelle j’ai pu assister, nous a réservé cette année quelques bonnes surprises. En effet :
- Le prix de la meilleure réédition fut attribué à The complete Ahmad Jamal Trio Argo Sessions 1956-1962 » (Mosaïc).

- Le prix du blues fut attribué à une vieille connaissance, Roy Gaines pour son album Tuxedo blues (Black gold). Aujourd’hui septuagénaire, Roy avait dû hypothéquer sa maison et sa voiture pour financer ce disque. Il n’a donc pas pu venir à Paris pour la remise, mais a envoyé une lettre sympathique où il remerciait tous ceux qui l’ont aidé dans sa carrière, à commencer par le Hot-Club de France !

- Enfin, et j’aurais pu commencer par là car ils ont ouvert la soirée - mais je le gardais pour la bonne bouche - nos amis d’
Echoes of Swing - Bernd Lhotzky (p), Chris Hopkins (as), Colin Dawson (tp) et Oliver Mewes (dr) - se sont vus remettre le prix jazz classique. Ils ont interprété, avec brio , plusieurs extraits de leur tout dernier opus Message from Mars , un peu dans l’esprit, empreint de sophistication, de la célèbre formation de John Kirby. (Le Bulletin du HCF chroniquera prochainement ce joli disque).
Echoes of Swing sera en tournée en France du 13 au 19 février 2011 (Voir : sélection de Concerts en Île-de-France et de Concerts en Régions).

François Lacharme, l’actuel président de l’Académie du Jazz, a eu l’amabilité d’annoncer notre concert du Jeudi 28 Avril 2011, salle Cortot - avec Bernd Lhotzky, Chris Hopkins et Louis Mazetier – organisé par le HCF Paris et Accord Majeur.

François DESBROSSES - Président du Hot Club de France

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19/01/2011 - JEAN-PIERRE BATTESTINI : Un ami de longue date vient de nous quitter.
Amateur de jazz érudit, Jean-Pierre Battestini s'est éteint, à son domicile, mercredi 12 janvier 2011. Il avait 73 ans.
Professeur d'anglais, il s'était spécialisé, au fil des années, dans un domaine très particulier : l'interview des musiciens de jazz américains. Une passion dévorante! Il était fréquent de le voir avant et après chaque concert, dans le Grand Sud-Ouest ou bien dans les festivals (Nice, Montauban, Marciac, Ascona ...), petit magnétophone en main, en grande conversation avec les interprètes ou leurs managers, afin d'en savoir plus sur leurs carrières et leurs goûts musicaux. Beaucoup ignorent qu'il n'hésitait pas, jouant avec les fuseaux horaires, à téléphoner aux États-Unis aux domiciles de certains musiciens, venus en France dans le passé, avec qui il avait noué des relations amicales durables.
Depuis plusieurs décennies, il fut possible de lire un nombre considérable d'articles - cosignés avec son épouse Claude - où la parole était donnée aux musiciens. Ses propos recueillis - probablement plusieurs centaines - virent le jour, au début des années 70, dans le Bulletin du Hot Club de France. Mais, généreux, il donna aussi des textes à des revues éphémères comme Jazz Greatest (Hot Club de la Côte basque) ou Just Jazz Aquitaine . (Bordeaux). Par ailleurs, entre 2000 et 2006, il fit paraître La Lettre, réalisée uniquement pour ses amis et ses proches. Ce courrier, à parution variable, fait la part belle aux activités musicales du moment, de toute une génération de musiciens un peu oubliés aujourd'hui. Pas moins de 40 Lettres furent publiées ,remplies de renseignements indispensables au discosgraphe.

Nous étions nombreux et très tristes, samedi 15 janvier 2011, à l'église de Saint-Vivien-de-Monségur (Gironde), puis au cimetière de cette petite commune toute proche de Monségur où, chaque été, se déroule, début juillet, Les 24 heures du Swing. Fidèle, Jean-Pierre n'y manquait jamais une seule soirée.
Plusieurs musiciens bordelais étaient présents lors de ses obsèques et jouèrent pour lui : Un hommage mérité !

Michel LALANNE – Vice président du Bordeaux Hot Club .

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18/01/2011 - EN PENSANT A JEAN-PIERRE LELOIR : Le talentueux photographe Jean-Pierre Leloir nous a quittés en décembre dernier. Nous nous connaissions depuis de longues années, nous rencontrant, bien sûr, lors de concerts.
Il fut le premier à me photographier sur scène, en 1960, à Antibes lors du 1er Festival Européen du Jazz. Sa photo fut la première, avec ma tête, à paraître dans un magazine : le Jazz Hot de septembre 1960.
Plusieurs années après, ayant fait sa connaissance, je lui ai demandé de me tirer les photos de ce concert. Cependant, j'ai laissé passer beaucoup de temps avant d’aller les chercher chez lui, bien qu’il me disait à chacune de nos rencontres, qu’il les tenait, dans une enveloppe, à ma disposition. L'occasion se présenta lorsque, Gérard Conte et moi, nous sommes allés lui demander de tirer une grande photo de Louis Armstrong, pour l'inauguration de la Place Armstrong à Paris ,dans le 13e arrondissement.

Louis Armstrong (1959) Photo Jean-Pierre Leloir
Cliquez sur la photo

Le jour de l’inauguration de cette Place Louis Armstrong, en juin 1998, Jean-Pierre arriva avec cette magnifique photo de Louis montée sur un panneau de 140x100.
Après l'inauguration, Jean-Pierre me dit: Tu admires tant Armstrong, que cette photo te revient de droit. Quelle surprise et quel immense plaisir, ce fut pour moi. Il m’a montré, ce jour-là, sa grande gentillesse et son estime à mon égard. Je lui en suis encore reconnaissant.

Jean-Pierre Leloir n'a pas photographié que des jazzmen. Son oeuvre est abondante et une exposition retrospective de son travail serait de bon aloi.
Merci encore !

IRAKLI de DAVRICHEWY – Président de la Louis Armstrong Association .

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16/01/2011 - JEAN-PIERRE ET CLAUDIA BATTESTINI : En hommage à notre ami
Jean-Pierre Battestini, qui nous a quittés mercredi 12 janvier 2011 .

Photo © S.Waehnert

Jean-Pierre et Claude
Claude et Jean-Pierre,
Ces deux-là sont in-dis-so-ciables!
Partout où il y a du jazz, ici où là-bas ...ils sont là.
On voit d'abord arriver Jean-Pierre,
Ses deux paires de lunettes autour du cou !
Ah! les lunettes de Jean-Pierre...elles sont toujours emmêlées
Et par-dessus les lunettes, l'appareil photo au cas où...
A la main, la caméra, sait-on jamais...
Sans oublier , dans la poche gauche de la veste,
L'indispensable petit calepin...
Vous savez le petit carnet orange sur lequel il note tout :
Le lieu, la date, l'heure, le nom des musiciens, le nom des groupes,
Le titre des morceaux...très important les titres !
Le nombre de chorus, les soli, les ponts etc...etc...
Tout et plus encore...pour les articles.

Et puis, derrière, arrive Claude, presque nonchalante,
Avec toujours un sourire aux lèvres...

Ces deux-là sont connus comme le loup blanc
Ils connaissent tous les musiciens
Tous les musiciens les connaissent...et les aiment bien!

Michelle AGUILLAUME

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08/01/2011 - FILMS DE JAZZ : Le site
Internet Archives, mémoire du web répertorie, parmi ses 86 milliards de pages, 45 000 concerts, plus de 100 000 films et 200 000 enregistrements audio. J’y ai visionné 3 films intéressants du point de vue jazz :

- Paradise in Harlem (1939) , film de Joseph Seiden et William Alexander avec entre autres : l’orchestre de Lucky Millinder, Mamie Smith, Juanita Hall et bien d’autres ...
- Cabin’ in the Sky(1943), film de Vicente Minnelli, avec entre autres Ethel Waters, Louis Armstrong, Duke Ellington.
- Rhythm Blues review (1955), film de Joseph Kohn et Leonard Reed avec Lionel Hampton, Sarah Vaughan, Count Basie, Big Joe Turner, Martha Davis, Nat 'King' Cole, Cab Calloway.

Ralph BALLMER .

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31/12/2010 - VLADIMIR POUTINE CHANTE ARMSTRONG : Vendredi 10 décembre 2010 à St Petersbourg, invité d’honneur d’un gala de Charité, Vladimir Poutine est monté sur scène pour interpréter Blueberry Hill en anglais, accompagné d’un pianiste au synthétiseur qui reprend l’arrangement de Gordon Jenkins lors de la séance avec Armstrong du 6 octobre 1949 . Même la voix de trompette de Billy Butterfield est reproduite textuellement. Qu’il a l’air gentil, Poutine, quand il chante !

Sur
la vidéo de ce spectacle, il est applaudi par l’assistance, visiblement ravie, dans laquelle on reconnaît Monica Belluci, Gérard Depardieu, Sharon Stone, Alain Delon et d'autres stars du grand écran. Mais, mise à part une femme inconnue , seul Depardieu tape dans ses mains comme il faut !

IRAKLI de DAVRICHEWY – Président de la Louis Armstrong Association .

Note : Fats Domino est mentionné, en commentaire de la vidéo, car il avait repris cette mélodie.

07/01/11 - Mais qui a retiré cette video ?

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28/12/2010 - DÉCÈS DE JEAN-PIERRE LELOIR : Le grand photographe du jazz et de l'univers musical, Jean-Pierre Leloir, s'est éteint dans la nuit du 21 décembre 2010 à l'âge de 79 ans, des suites d'une longue maladie.

Jean-Pierre Leloir avait collaboré régulièrement au Bulletin du Hot Club de France - Bulletin du HCF, et ce dès le numéro 27 d’avril 1953 avec une photo de Taps Miller et une de Della Gresson et Nick Nicholson; c'était l'un des premiers numéros du Bulletin illustré de photos. Jean-Pierre Leloir considérait, à juste titre, ses photos comme créations artistiques et était particulièrement exigeant quant à leur modification et à leur recadrement.

. Les éditions Fetjaime/La Martinière viennent d'éditer Portrait Jazz, un recueil de photos de Jean-Pierre Leloir. Ce livre est chroniqué par Alain Carbuccia dans le numéro 596 (décembre 2010) du Bulletin du HCF. Pour l'amateur de jazz le nom de Jean-Pierre Leloir évoque nombre de photographies qui ornaient les pochettes de microsillons.

Dominique BRIGAUD - Rédacteur en Chef du Bulletin du HCF.

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24/12/2010 - HARLEM A MONTMARTRE : Très beau témoignage documentaire, lundi 20 décembre 2010, sur la chaîne de télévision Arte, avec Harlem à Montmartre,une histoire du Jazz à Paris. Le film rappelait que de nombreux musiciens noirs étaient restés en France après la fin de la guerre en 1918, pour fuir la ségrégation raciale des Etats-Unis et donnait, au sujet de cette implantation, un éclairage sociologique intéressant. Ces musiciens jouèrent dans de nombreux clubs parisiens et particulièrement à Montmartre.D'autres musiciens noirs américains sont venus les rejoindre pendant les années folles. D’autres vinrent, après 1945, pour présenter leurs grands succès du moment.
C'est un important épisode de l'histoire du jazz qui fut retracé là, avec un bon choix d'archives : Une étude sur les différents styles interprétés à ces époques - jazz authentique, swing, be bop – avec évocation de la création du Hot Club de France par Hugues Panassié et Charles Delaunay et du rôle majeur de notre association pour le développement de la connaissance du Jazz en France . Le tout illustré d’interprétations de grands musiciens dont Louis Armstrong et Duke Ellington, mais aussi d’importantes séquences sur Sidney Bechet et sur le Quintette du Hot Club de France avec Stephane Grappelli et Django Rheinhardt .
Toutes ces séquences étaient entrecoupées d'actualités cinématographiques d’époque et d'enregistrements des classiques les plus connus, par un orchestre actuel de cinq musiciens noirs américains assez sensationnel et magnifiquement photographié.

Un montage intelligent, une excellente sonorisation, vraiment un grand moment !

Jean THIERCELIN – Membre du HCF Paris.

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20/12/2010 -

LETTRE AUX MUSICIENS



Chers amis,

Depuis que j’ai été amené à prendre la responsabilité du Bulletin du HCF - et à plus forte raison, maintenant que j’ai également celle du Hot Club de France - je me suis efforcé d’éviter les polémiques, presque toujours stériles quand elles ne sont pas simplement néfastes. Sans pour autant mettre notre drapeau dans notre poche.

Pour parler clair et sans langue de bois, il me paraît évident que ce n’est pas le rôle du Hot Club de France de dire aux musiciens ce qu’ils doivent jouer ou ne pas jouer, le jazz étant avant tout une manière de jouer : « Tain’t what you do, it’s the way that you do it ! »
Par contre, quand ils jouent la musique qui correspond à nos choix esthétiques et à notre raison d’être, nous devons nous efforcer de les soutenir par tous les moyens dont nous disposons.

Déjà près de trente musiciens sont abonnés au Bulletin du HCF et nous savons que bien d’autres le lisent (ils nous adressent un message à l’occasion). Votre soutien, vos remarques, vos conseils et vos critiques constructives nous sont précieux pour être encore davantage au fait de l’actualité et exprimer en termes concrets la vie du jazz d’aujourd’hui.

Dans l’environnement économique difficile où nous nous trouvons tous, il importe de faire agir dans le même sens le maximum de compétences et de bonnes volontés. C’est pourquoi nous vous remercions par avance pour votre contribution, sous la forme que vous aurez choisie.

Bien entendu, nos colonnes vous sont ouvertes…

François Desbrosses



François DESBROSSES - Président du Hot Club de France

Cette "Lettre ouverte aux Musiciens" est publiée dans le Bulletin du HCF N°596 (Décembre 2010).

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18/12/2010 - MANO RENA, ADIEU L'ARTISTE : J'avais eu le plaisir d'écouter et d'applaudir, des dizaines de fois, Mano et Jimmy lorsqu'ils se produisaient tout l'été, dans les années 60, au casino de Saint Céré (Lot). J'étais alors adolescent et guitariste dans un orchestre de bal de la région. Que du bonheur!

J'ai eu le privilège - plus triste - de l'accompagner vers sa dernière demeure samedi 4 décembre 2010 . Nous étions une cinquantaine, parents et amis, pour la plupart musiciens.
Elle a rejoint Jimmy - décédé 15 ans plus tôt - dans le caveau de famille du cimetière de cette même petite localité quercynoise. Adieu l'artiste!

Jean-Claude GALY

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13/12/2010 - VOIE DUKE ELLINGTON A LIMOGES : Grâce à l'action de son Hot Club, la Ville de Limoges peut s'enorgueillir de posséder déjà une rue Louis Armstrong, une rue Bill Coleman et une rue Buck Clayton (ces deux derniers ayant été présidents d'honneur du Hot Club de Limoges).
A l'occasion du concert du Duke Orchestra, le 6 janvier 2011, Alain Rodet maire de Limoges inaugurera une artère au nom de Duke Ellington.
Si l'on ajoute que Limoges possédait déjà une aire de repos pour gens du voyage au nom de Django Reinhardt, cela fait 5 grands jazzmen honorés par notre ville.

Claude-Alain CHRISTOPHE – Vice Président du Hot Club de Limoges.

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10/12/2010 - DISPARITION DE MANO RENA – NOTES DISCOGRAPHIQUES : Pour réécouter Mano , voici quelques notes discographiques .

- Jazz for Dance : Le trio Jimmy Rena (Jimmy, Mano et le batteur Al Craig) a enregistré - en public- ce microsillon le 14 mai 1975, pour la marque Flame (le label de Pierre Voran). Pour Mano : You always hurt the one you love, Topsy, Blues for Papa Jerez. Ce disque fut chroniqué dans le
Bulletin du HCF n°250 .
- One More Time : Le trio Jimmy Rena "and the Gili Brothers" - avec Carles Gili à la batterie - a enregistré un autre album, pour le label Audiovisuals de Sarria S.A. (Barcelone), avec en plus Ricard Gili, trompette, vocal) et Toni Gili, saxophones ténor et soprano). Pour Mano : On the sunny side of the street. Ce disque fut chroniqué dans le Bulletin du HCF n°329.
- When You're Smiling : Le CD (label Rose Valley Records), que mentionne Georges Bonfils, fut enregistré à la Guitarra (Palafrugell), le port d'attache estival des Rena, au cours de l'été 2001. Mano avait alors 83 ans. Elle y joue de la guitare, entourée d'un trio de musiciens catalans, augmenté de Ferran Calla Martinez, trompettiste armonstronguien. Et elle y chante, en plus!

LE SITE -

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07/12/2010 - CHRISTOPHE BENZ ET BRUNO DUYÉ PIANO BOOGIE : Nous avons assisté Samedi 4 décembre 2010 , Raphael Aubin et moi , à un remarquable concert de deux jeunes pianistes : Christophe Benz et Bruno Duyé. C’était à L’Odéon, salle chaleureuse de Lille (F.59), créée par deux passionnés de musique swing et de danse, Alain Dubois et Régis Monein.
La formation
Piano Boogie est composée de Bruno et de Christophe, pianistes très swing, jouant notamment des Boogie Woogie, leur spécialité, accompagnés d’ Olivier Verhote à la batterie; trio auquel s'était adjointe la chanteuse Amélie.

Ce fut un grand bonheur d’écouter ce jazz authentique que nous aimons, fidèlement repris dans l'esprit, mais aussi remanié par les improvisations de ces jeunes talents. Chacun des deux pianistes joue une musique à la fois personnelle et riche de nombreuses influences, pétillante, inventive, au swing infaillible. Ensemble, ils forment un mélange bouillonnant, où chacun soutient et relance l'autre avec une parfaite synchronisation. Leur complicité était telle que l'on avait l'impression d'entendre un seul pianiste ... à quatre mains !
En fin de spectacle, Raphael Aubin, nous a dévoilé ses talents de chanteur, avec une touchante interprétation de Georgia on My mind, accompagné par Christophe Benz (p) et Olivier Verhote (dr). Le be-bop fut aussi présent pour le plaisir des yeux, dansé avec maestria par les parents d'Olivier .
Alors, réchauffé de corps, de coeur, et d'esprit, je me suis senti vraiment très bien!

Alain RICHARD - Membre du HCF Paris.

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02/12/2010 - DISPARITION DE MANO RENA, mercredi 1er décembre 2010 : L’histoire de Mano Larroque - Rena est musicalement étonnante.
Née en 1919, à Montauban, elle étudia les mathématiques avant de rencontrer René Larroque, pianiste et chanteur, connu sous le nom de Jimmy Rena. Ils se marièrent en 1939 et écriront ensemble une page du Jazz Français.

" MANO RENA (© Georges Bonfils) "
Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Pendant la guerre Mano apprit la guitare. Ses professeurs furent Mac Kac, Big Bill Broonzy, Django Reinhardt! Ce dernier composa en son honneur un morceau nommé Mano. Proche de Hugues Pannassié - critique de jazz et créateur du Hot Club de France - elle aura l’occasion de jouer avec des musiciens aussi prestigieux que Lionnel Hampton, Michel Warlop, Guy Laffitte, Wallace Davemport, Memphis Slim …
Débutant sa carrière à Toulouse, dans les années 40, elle accompagnera son mari , Jimmy Rena, jusqu’à la mort de celui-ci en 1995.

Après avoir fait les saisons sur la Côte d’Azur et en Suisse, ils créent ensemble, à partir de 1962, les clubs de jazz Les Chandelles à Saint-Lary - où ils passent la saison d’hiver - et La Guitara à Calella de Palafrugel, en Catalogne , où ils passent l’été. En ces lieux mythiques du jazz live différents musiciens, Catalans ou Français , viennent faire le bœuf.
Mano enregistra son dernier disque, en 2001, à l’âge de 83 ans, pour le label allemand Rose Valey Records. En 2007, ne pouvant plus jouer de guitare, elle chantait encore, tous les soirs, à La Guitara pour le plus grand plaisir des amateurs.
Mano Rena est décédée mercredi 1er décembre 2010.

Georges BONFILS - Contrebassiste et ancien président du Hot Club de Montauban.

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27/11/2010 - LES HOOZEE FOOZEE DE JEROME ETCHEBERRY : Samedi 20 Novembre 2010, au
Petit Journal Saint-Michel , le trompettiste Jérôme Etcheberry présentait, à un public venu nombreux, son nouveau quartet au nom facétieux : les Hoozee Foozee. Il était entouré de Pierre Christophe (p), Raphaël Dever (b) et de Mourad Benhammou (dr).
Un quartet très homogène qui dispense un swing réjouissant, dans la veine mainstream, sur un répertoire où le leader, fait alterner standards et compositions originales soignées (une mention à Miss V aux accents gospel prononcés).
Le jeu limpide de Jérôme Etcheberry séduit autant par sa clarté que par son discours toujours bien maîtrisé, en cela ses partenaires le complètent parfaitement. Le pianiste Pierre Christophe, appliqué à l’accompagnement, possède un beau toucher et émaille ses soli de robustes passages en block chords, du meilleur effet (cf. son solo sur Always). Les deux gardiens du temps, le bassiste Raphaël Dever et le batteur Mourad Benhammou apportent, de leur côté, un soutien efficace remarquable.

Cette soirée se voulait aussi destinée à rôder plusieurs des thèmes, que l’on retrouvera dans le disque enregistré, par les Hoozee Foozee, au cours de la semaine passée.

Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club
, Vice-Président du Hot Club de France.

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17/11/2010 - CÉCILE MCLORIN-SALVANT ET LE JEAN-FRANÇOIS BONNEL PARIS QUINTET (Petit Journal St Michel 28/10/2010): Une Soirée Attendue, à laquelle participèrent une dizaine de membres du HCF Paris et sympathisants, dans une salle comble.
Attendue car, à 22 ans, Cécile McLorin-Salvant est une étoile déjà haute au firmament du jazz vocal. Élève au conservatoire d'Aix en Provence, son professeur Jean-François Bonnel détecta aussitôt son potentiel et l'aida à progresser. Le résultat est aujourd'hui plus que probant et le talent de la jeune chanteuse est même reconnu internationalement, puisqu'elle vient de remporter le premier prix du plus coté des concours de jazz vocal, aux États-Unis.
Attendue, car le quintet qui l'accompagne est absolument sensationnel. Dirigé par le remarquable Jean-François Bonnel (as,ts), il comprend : Jacques Schneck (p) , Enzo Mucci (gu), Pierre Maingourd (b)et Sylvain Glévarec (dr).
Attendue, car Cécile McLorin-Salvant et son groupe ne se produisent pas souvent à Paris. La dernière fois, c'était le 22 avril 2009 - également au Petit Journal Saint Michel - et j'étais présent. Je peux donc vous dire que, depuis cette date, l'évolution est très sensible : Cécile McLorin-Salvant a beaucoup gagné en facilité technique, sa voix passant désormais sans heurts et avec naturel d'un registre à un autre. Elle a aussi beaucoup gagné en assurance, ce que l'on constate, entre autres, en voyant que c'est elle qui, désormais, indique le tempo à l'orchestre.
Autre différence notable par rapport à 2009 : Cette fois-ci, Jean-François Bonnel a essentiellement utilisé le saxophone alto, dont il joue étonnamment bien, dans le style de Benny Carter. Un défi sur le plan technique et un véritable bonheur pour moi! Bonheur d'autant plus grand que, parmi les morceaux interprétés, figuraient bon nombre de compositions du même Benny Carter. En aparté, Jean-François Bonnel m’a dit qu'il considérait Benny Carter comme le meilleur de tous les saxophonistes alto de jazz, ce qui est aussi totalement mon opinion!

Deux souhaits s'adressent à Cécile McLorin-Salvant :
- qu'elle interprète davantage de blues à la façon de Bessie Smith, car ce soir-là, la seule interprétation tirée du répertoire de Bessie , Frosty Morning Blues , fut l'un des sommets de la soirée.
- qu'elle choisisse davantage d'interprétations en tempo médium ou médium-vif, car, ce 28 octobre 2010, les thèmes en tempo lent prédominèrent largement.
Ce ne sont que de minuscules remarques au regard de l'immense plaisir que nous avons éprouvé à l'écoute de Cécile McLorin-Salvant , pour laquelle les membres du HCF-Paris ne tarissent pas d'éloges !

François ABON - Président du HCF Paris .

Note du site: Le nouveau CD 2010 Cécile McLorin-Salvant et le Jean-François Bonnel Paris Quintet est
téléchargeable sur Amazon (lien direct).

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06/11/2009 - LECTEURS ET CD INCOMPATIBLES : Des lecteurs de CD, dont des hauts de gamme, ne permettent pas de lire certains disques. Pourquoi ? M'étant trouvé dans ce cas, voici l'explication que m'a donnée le vendeur :
« Il existe depuis de nombreuses années un Red Book qui fixe les caractéristiques que doivent respecter les fabricants de lecteurs et les éditeurs de CD. Il semblerait que ces normes, anciennes, ne soient plus toujours respectées par les éditeurs de disques et notamment par certains éditeurs de CD de jazz. De leur côté les fabricants de lecteurs alignent, strictement ou non, leurs matériels selon ces normes »
Et le mien respectait trop bien ces normes! Il m'a été échangé contre un autre, qui lit maintenant tous les CD en ma possession.

À mon avis, il serait prudent, lors de l'achat d'un lecteur de CD de le tester avec des CD provenant des mêmes éditeurs que ceux qui m'avaient posé problème.
Je reste à la disposition des amateurs intéressés pour leur fournir, par mail, la liste de quelques-uns de mes CD qui furent réfractaires pour le lecteur concerné (refus de chargement et de lecture, chargement obtenu mais défaut de lecture comme,par exemple, refus de certains titres).

Edmond RAVIER - Membre du HCF Paris

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04/11/2010 - AURORE QUARTET : Mais que se passe-t-il ? Et bien, on s'éclate chez Aurore Quartet. Oui, on s'éclate avec tous ces supers musiciens qui acceptent de participer à notre projet.
Oui, ça change ! Je dis ça pour tous nos amis djangophiles. Surtout, ne vous inquiétez pas, on saura toujours faire vivre cette musique-là, et l'équipe du quartet à cordes sera toujours d'actualité. Mais, dans la vie, on évolue, c'est bon d'avancer, de se redonner des challenges, de créer de nouvelles choses. C'est énergisant. Moi, ça me donne une patate d'enfer!

" Aurore Voilqué et Jerôme Etcheberry aux Esselieres"

Deux albums en vue :
- Un "Best of" avec ce son manouche que l'on aime tant, qui reprendra les "tubes" de ces six dernières années.
- Le nouvel album, plus jazz/swing/bee bop, pour faire sonner la nouvelle formule avec batterie.

Aurore Quartet, ce sera deux couleurs. Ou bien de toutes les couleurs. En tout cas, ce sera coloré. Ça va vivre !

AURORE VOILQUÉ (violon,voc,lead)

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03/11/2010 - SWING FM AU SERVICE DES AMATEURS DE JAZZ AUTHENTIQUE : En plus d’une nouvelle présentation, que nous avons voulue plus esthétique et plus conviviale,

SWING FM - la radio du Hot Club de Limoges -
offre, maintenant, plusieurs prestations importantes pour les amateurs de Jazz :

- Au fil de l’écoute, tous les renseignements précis concernant les caractéristiques de l’enregistrement diffusé - titre, interprètes, orchestre, date d’enregistrement, durée du morceau, références …- apparaissent sur l’écran.
- Les 20 dernières émissions Swingtime, de Jean-Marie Masse, sont aisément téléchargeables . Ceci permet d’éviter toute panique, pour ceux qui n’auraient pu être à l’écoute lors de leurs programmations (le jeudi à 21h, avec rediffusion le dimanche à 11h) .
- Différents icônes sont à la disposition des internautes pour leur permettre d’écouter SWING FM en utilisant les Players disponibles sur le net. Tous les players internet - de type Screamer radio, Radio Sure, Radio Fr Solo - affichent en temps réel les titres et les interprètes, des plages diffusées.

Les amateurs de Jazz authentique doivent toutes ces améliorations au travail, bénévole, minutieux et compétent, de Matthieu Réjou .

Alain RÉJOU – Président de SWING FM

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02/11/2009 - AURELIE TROPEZ : C’est à Toulon, Porte d’Italie Vendredi 29 octobre 2010, qu’à l’invitation du Jean Dionisi Jazz Band, la clarinettiste Aurélie Tropez remontait sur scène après un long congé de maternité. Le public toulonnais, qui la connaît pratiquement depuis ses débuts, était ravi de la retrouver, et d’apprécier le chemin qu’elle a parcouru depuis qu’elle s’est installée à Paris.
Brillante et véloce instrumentiste : Tiger rag , la maturité lui a apporté sérénité dans l’exécution : Really the blues ; Feeling également : The blues my naughty baby gives to me.

Aurélie Tropez fait désormais partie du peloton des meilleurs clarinettistes français.

Jean DIONISI – Trompetiste et Chef d’orchestre

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01/11/2010 - COMFORT ET ASHBY ( Réponse à la remarque de Jean-Pierre BERTHET du 30/10/2010) : Bravo à nos amis suisses ! Il faut avoir leur souci de la précision pour avoir relevé ces deux inexactitudes.

Pour bien connaître Jean- Marie Masse, je me permets trois remarques :
1/ Jean- Marie Masse écrit tout à la main...et très mal, d'où peut-être une erreur de lecture lors de la saisie informatique. Et ce, malgré une relecture du Bulletin du HCF que je sais très précise.
2/ Il a pu commettre lui-même les erreurs, car il ne s'intéresse que médiocrement à l'histoire …et a toujours été fâché avec les dates.
3/ Il ne se considère pas comme un érudit. C'est, par contre, un grand connaisseur et analyste du jazz. Dans cet article, son analyse est parfaite et c'est ce qu'il faut en retenir.

Claude-Alain CHRISTOPHE – Vice Président du Hot Club de Limoges.

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30/10/2010 - COMFORT ET ASHBY :Dans le
Bulletin du HCF n° 594, l'article de Jean-Marie Masse sur Jackie Davis était très intéressant.

Mais, sur WikiPedia :
- Irving Ashby (gu) est mentionné comme décédé en 1987, et non 1997 comme indiqué dans l’article,
- Joe Comfort (b) est mentionné comme décédé en 1988 , et non en 1980, comme indiqué dans l’article.
Je m'étonne qu'un homme aussi érudit que Jean-Marie Masse ait pu se tromper deux fois dans la même page ; à moins que les informations sur Internet soient inexactes !

Jean-Pierre BERTHET – Nyon (Suisse).

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12/10/2010 - CLYDE LUCAS EST DÉCÉDÉ : Je viens d’apprendre, par la voix de Carole son épouse, que le batteur Clyde Lucas est décédé. Celui-ci avait joué, entre autres, avec Count Basie, Frank Foster, Monty Alexander, Clark Terry...Il était bien connu pour sa participation à l'orchestre d'Illinois Jacquet et était l'accompagnateur préféré de Wild Bill Davis.
Nous avons eu le privilège de l'apprécier, ici
à Yverdon (Suisse), en 1983 - 1986 - 1987 - 1988 , ainsi qu’à Genève avec Wild Bill et Guy Lafitte.
Clyde Lucas dirigeait une école de batterie aux Etats-Unis et avait publié, chez Addine Publishing Company, un livre intitulé The Amazing Batom qui illustrait son concept original de la batterie. C'était un homme plein de joie de vivre, aimant la bonne table et le bon vin.

Georges E. MATHYS

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07/10/2010 - CECILE MCLORIN SALVANT LAURÉATE DU PRIX THELONIUS MONK 2010 : Mardi 5 octobre, au Kennedy Center in Washington, DC., La chanteuse Cécile McLorin Salvant a remporté le Concours de Jazz vocal Thelonious Monk 2010 .

Pour la finaliste , ce concours était doté d’une bourse d’études de 20 000 dollars. De plus, à cette occasion, Cécile McLorin Salvant a reçu une offre d’enregistrement de la part de l’éditeur Concord Music Group.

Jean-François BONNEL – Musicien et Chef d’orchestre.

Note du site : Cécile McLorin Salvant chante actuellement en France, avec l’orchestre de Jean–François Bonnel . Elle sera , entre autres, Jeudi 28 octobre 2010 à Paris au
Petit Journal St Michel.

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06/10/2010 - CATHERINE RUSSELL, UN BONHEUR SANS FIN : A JazzAscona 2010, Catherine Russell donna 6 concerts, accompagnée de son sextet : Mark Shane(p), Matt Munisteri(gu), Jon-Erik Kellso(cnt), Dan Block (cl,ts), Lee Hudson (b), James Wormworth (dr). J’ai assisté à 5 d’entre eux et je l’ai aussi entendue chanter You Go To My Head, en duo avec le violoniste George Washingmachine, au cours d’un bœuf de l’orchestre franco-australien Paris Sidney Swing Connection.
Après les deux premiers concerts, je fus persuadé que je n’entendrai rien de plus beau, aussi ai-je voté pour elle. Je ne savais pas, alors, que j’anticipais le résultat de la votation officielle des représentants de la presse : Bravo Catherine!

Peu après Ascona, Catherine Russell chanta au Sunside de Paris. Ce fut l’occasion pour notre Président, François Desbrosses, de lui remettre son Prix Découverte 2008 , décerné par le Hot Club de France pour son CD Sentimental Streak (distribution Harmonia Mundi). Occasion aussi, pour moi, de constater qu’accompagnée du seul trio Mark Shane(p), Matt Munisteri(g), Lee Hudson(b), Catherine Russell restait toujours aussi enthousiasmante. Elle chanta juste avec une énergie réjouissante pendant tout ce concert parisien, malgré une atmosphère caniculaire.
Sa constante justesse, son swing indéfectible, son interprétation du blues, l’originalité de son répertoire - par exemple, ses deux mélodies de Fats Waller We The People et Inside This Heart Of Mine, peu jouées, mais par elle magnifiées - en font une grande artiste. De même, sa capacité de transformer n’importe quelle mélodie en jazz , comme Just Because You Can, morceau composé en 2009 par Rachelle Garniez.
Catherine Russell, c’est le bonheur du jazz qui se renouvelle sans fin.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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05/10/2010 - AU 4e VOLCANIC BLUES FESTIVAL DU MONT-DORE (23 au 26 septembre 2010) : Il y a des déserts de sable ou d’eau … en musique, ce sont des déserts de nuances! Les bluesmen ont trop souvent tendance à nous infliger un milieu hostile : le désert des fortissimos. Oublions ceux-là, et réjouissons-nous avec les autres.

D’abord, le guitariste Stan Noubard-Pacha, musicien constamment inspiré, mélodique, souvent swinguant , délectable de justesse et de sonorité. Je vous recommande son CD Ready To Go , dans lequel je vous conseille le titre Trust Me et les suivants, le morceau éponyme étant trop binaire à mon goût. Ce CD fut enregistré avec les musiciens qui l’entouraient au Mont-Dore ; ce sont tous des superlatifs : François Fournet (guitariste et initiateur du projet) , Simon Boyer (batteur et directeur artistique du Volcanic Blues Festival) , Thibaut Chopin (bassiste … et charismatique).
Autre musicien qui m’a attiré : Drew Davies, superbe saxo-ténor et chanteur ancré dans le Rythm n’ Blues des années 40 et 50. Il était accompagné par les omniprésents - qui s’en plaindra ! - Simon Boyer (dr) et Thibaut Chopin (b) et par de plus rares, mais parfaitement dans le coup, que sont Pascal Fouquet (gu) et Fabien Saussaye (p) ; ainsi que par Jean-Marc Labbé, excellent saxo-baryton, que je découvrais ici.
Je ne connaissais pas non plus Tia Guttebel, la chanteuse et guitariste des Boogiematics - Thomas Troussier (harm) et Pascal Fouquet (gu) - Un trio qui m’a fait passer un excellent moment, où le Boogie Chilum de John Lee Hooker m’est venu à l’esprit.
Et, pour finir, voici mon préféré : Julien Brunetaud (p,voc). Avec lui tout devient facile : le blues, le jazz - Topsy, Honeysuckle Rose, Russian Rag - le swing, la profondeur, la joie, le chant, le piano. Il s’est produit avec un égal bonheur en orchestre (Simon Boyer, Thibaut Chopin, Antony Stelmaszack, Stan Noubard-Pacha) et en duo avec des guitaristes : Anthony Stelmaszack, puis François Fournet.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

A noter : Le Prochain rendez-vous swingant au Mont-Dore (F.63 – Auvergne) sera le Sancy Snow Jazz du 26 février au 5 mars 2011.

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01/10/2010 – LE JAZZ, TEL QU'ON LE JOUE AUJOURD'HUI A LA NOUVELLE-ORLEANS, par Jean-Marie Hurel (Cercle d'études du HCF-Paris du samedi 25 septembre 2010) : Passionné de jazz, fin connaisseur, Jean-Marie Hurel est un spécialiste de cette musique telle qu'on la joue aujourd'hui à la Nouvelle-Orléans, musique qu'il pratique d'ailleurs en tant que trompettiste et chef de l'orchestre Fidgety Feet.
C'est aussi en qualité de membre du Comité Directeur du HCF-Paris qu'il est venu faire une présentation de ce que l'on peut entendre de meilleur actuellement à la Nouvelle Orléans. Il a ainsi convié 26 membres ou sympathisants du HCF-Paris réunis en Cercle d'Etudes (réunion privée) , samedi 25 septembre 2010, à une visite de la ville pendant la période des grands festivals de jazz, en avril et mai. D'abord le
French quarter Festival (17 podiums simultanément durant 3 jours), puis le New Orleans Jazz and Heritage festival (12 podiums durant 7 jours), séparés par un intervalle d'une bonne dizaine de jours, permettant de fréquenter les jazz-clubs de la Cité du Croissant. Ce sont, en particulier : le Palm Court Café, Le Gazebo, le célèbre Preservation Hall, le Irvin Mayfield's jazz play house, le Snug Harbour jazz bistro, le French Market Café, le Spotted Cat .
Tout cela illustré par des morceaux savamment choisis (liste ci-dessous), témoignant de la richesse et de la diversité du jazz à la Nouvelle Orléans.
Avec un hommage particulier et plein d'émotion à la magnifique chanteuse Juanita Brooks, prématurément disparue, à l’âge de 55 ans, le 10 septembre 2009.

- Juanita brooks (voc) et Kermit Ruffins : When I die ... , Big eazy , Basin street record -
Lex Getrex (gu, voc) : Stoop down mama , Sings the classics , Sound of New Orleans 1063 -
Evan Christopher(cl) avec Bucky Pizarelli (gu) : Mojo blues, The rememboring song, Arbors-ARCD 19383 - Steve Pistorius(p) et Duke Heitger(tp) : Ole Miss , Rags and stomps , Solo Art SACD -123. - Leon Brown (tp) et Davell Crawford (p) : Birth of the blues , The piano in the vaults vol 3 , (Autoproduit) -Leroy Jones(tp) et Trevor Richard (dr): Bourbon St parade , Singapore 1986(Autoproduit) - Eclipse alley Heavenly seven: Old rugged cross , Journey in the sky , GHB BCD-354 - Lucien Barbarin (tb, voc) avec Mark Braud (tp), Steve Pistorius (p) : Girl of my dreams , Spirit of NO.Live in Barcelona 2006(Autoproduit) - Marva Wright (voc) : A change is gonna come ... - WWOZ on CD - Shannon Powell (voc,dr): you don't know me , Hommage à Ray Charles , Powell's place (Autoproduit) - Onward Brass band: Darktown strutters bail , The tradition continues (Autoproduit) - Don Vappie: Blue rhythm , Creole jazz serenaders , En direct de la Jazz Fest 2010 . - Shamarr Allen (voc) : Meet me on Frenchmen street , 2007 , Pome Music BMT. - Juanita Brooks (voc): Bye bye blackbird , More Jazz (Autoproduit).

François ABON - Président du HCF Paris .

Note du site : En 2011, le French quarter festival aura lieu du 8 au 10 avril, le New Orleans Jazz and Heritage festival dit Jazz Fest" du 29 avril au 8 mai.

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23/09/2010 - JULES HURET – ÉCRITS PRÉMONITOIRES (suite) : L’ouvrage de Jules Huret ,
En Amérique – De New York à la Nouvelle Orleans peut être consulté dans son intégralité sur internet, soit 420 pages.
Il est présenté dans un tirage relié de 1905 (onzième mille) , toujours édité par Eugène Fasquelle.

Bernard BROSSE - Membre du HCF Paris.

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22/09/2010 - JULES HURET – ÉCRITS PRÉMONITOIRES : Je suis sûr que si l’Amérique produit des musiciens, ils seront noirs, peut-on lire dans l’ouvrage du journaliste Jules Huret : En Amérique – De New York à la Nouvelle Orleans, qui fut édité en 1904, par Eugène Fasquelle et proposé au Prix Goncourt de 1905.

Ce livre contient d’autres propos concernant notre musique de jazz que l’on peut considérer aussi comme prémonitoires :
- Pages 171-172 : « Je regardais et j’écoutais trois ou quatre nègres en train de laver le carrelage du sol. Armés d’une longue lavette, qu’ils promenaient avec de lents mouvements rythmiques sur le sol, ils chantaient . Leurs voix étaient sonores et douces, c’étaient des airs mélancoliques comme des psaumes de deuil ; leurs voix d’une justesse irréprochable, se mariaient à la tierce, à la quinte, elles s’élevaient rythmiques et pures. Quelque chose d’insurmontablement nostalgique émanait de ces chants et de ces faces noires… »
- Page 197 : « Le banjo résonnait dans le salon. La guitare nègre rythmait les airs de cake-walk. Et des hommes sérieux - des avocats, des banquiers, des magistrats, des médecins et des littérateurs - cédant à l’irrésistible entrain de la danse, battaient le plancher de leurs jambes folles… »
- Page 361 : « Les membres de la confrérie viennent faire la veillée autour des morts…. Mais comment vous rendre ce que je vis et entendis là durant deux heures? : Pendant que le pasteur, parlait(en anglais),la salle entière criait, geignait, se lamentait sur un ton douloureux. Des femmes, la bouche fermée, se plaignaient sourdement comme d’une insupportable douleur. D’autres pleuraient, sanglotaient, avec des exclamations désespérées. D’autres, enfin, entamaient des mélopées lugubres qu’elles improvisaient. Quand l’inspiration cessait, elles se contentaient de crier: « O Lord !, O Lord !" sur des tons plaintifs et suppliants : O lord help us, have mercy ! Tout d’un coup une voix splendide de femme s’élève, une voix de cuivre, une voix de contralto : c’est une jeune négresse d’une grande beauté qui prie pour les défunts… Les pieds commencent à frapper le plancher de bois, très vite…. Cette folie pourrait nous gagner. »

Rappelons que les écrits d’Ansermet, Cocteau et Soupault sur le jazz datent, eux, de 1919 .

Michel GOUY de JOIGNY

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01/09/2010 - LA BASSE DE CHRIS DAVIDSON : Dans son message du 19/08/2010 - sur cette même page - Michel Lalanne indiquait que le pianiste Julian Phillips « est souvent accompagné par son partenaire habituel, Chris Davidson, un personnage singulier qui utilise une contrebasse très rudimentaire, puisque constituée seulement d'une ficelle, d'un manche à balai et d’un cube en bois. »

- cliquez sur la photo de Chris Davidson (© Michelle Aguillaume) pour l'agrandir -

Voici une photo qui illustre parfaitement ce propos . On y retrouve bien : la monocorde en ficelle, le manche de tension mobile qui fut en bois et est maintenant metallique , la caisse de résonnance, sous forme de cube de bois, qui sert de support à l’ensemble. Et ça pulse !

Michelle AGUILLAUME

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27/08/2010 - PHILIPPE AUDIBERT , COUP DE CŒUR : Partagé par beaucoup de spectateurs durant cette 12e édition du Festival International de boogie woogie de La Roquebrou, mon coup de coeur n'est pas pour un débutant. Il s'adresse à un musicien français de longue experience : Philippe Audibert, surnommé Alfred, saxo ténor - mais aussi clarinette et saxo soprano - de haut niveau.

- cliquez sur la photo (© Hot Club de France) pour l'agrandir -
Philippe Audibert (ts) avec Thibaud Bonte (tp) , Nicolas Dubouchet (b) et Nicolas Peslier (gu)

D'allure discrète et de comportement toujours modeste, Philippe Audibert a ravi le public du festival off, où il jouait au sein du combo de Thibaud Bonte, tout comme le public du soir . En effet, il fut aussi invité à se produire sur la grande scène, avec les petites formations que dirigeaient Jean-Pierre Bertrand et Jean-Paul Amouroux.
Souvent inspiré par le jeu de Buddy Tate et des Texas ténors, il nous a offert, entre autres interprétations réussies, une magnifique version de On the Sunny Side of the Street.

Dès que l’occasion se présentera, je vous recommande d’aller découvrir ou réentendre Philippe Audibert, qui se fait actuellement trop rare en concert comme dans les clubs.

Michel LALANNE - Vice Président du Bordeaux Hot Club.

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24/08/2010 - JAZZ A MONTARGIS : Pour fêter trente années de concerts de jazz dans l’agglomération montargoise, le
Hot Club du Gatinais va mettre ses habits de lumière pour une saison exceptionnelle…
Rien ne prédisposait l’agglomération de Montargis à devenir un des hauts lieux du jazz classique, un bastion du swing, du blues et du gospel. C’est fin janvier 1981, salle Anne Franck à Chalettes qu’eut lieu le premier concert historique avec le quartet formé par Oliver Jackson, Cliff Smalls, Leonard Gaskin et le saxophoniste ténor de Jimmy Smith et Bill Doggett : Percy France … l’émeute et la révolution pour ceux qui eurent la chance ou la bonne idée d’être là, ce soir-là !
On connaît la suite, d'abord avec l’APSM, puis sous sa propre responsabilité à partir de 1989, avec l’appui de plusieurs municipalités dont celles d’Amilly, Paucourt, Chuelles, Chevillon et surtout Montargis, le Hot Club du Gâtinais a organisé plus de 150 concerts avec des musiciens et orchestres célèbres (Arnett Cobb, Ray Bryant, Harry Edison, Jaki Bayard, Luther Johnson, Marcel Zanini, Junior Mance, Maxime Saury, Les Haricots Rouges, Al Copley, Gerry Wiggins, Irving Stokes…) .Avec aussi d’autres d'autres musiciens et orchestres, hélas peu connus du grand public, mais qui tous ont contribué à cette déferlante de swing et apporté ce caractère torride qui caractérise le jazz authentique

Pour la saison 2010-2011, toujours avec l’aide, l’appui et la complicité des municipalités de Montargis, Paucourt et de la communauté d’agglomération, le Hot Club du Gâtinais présentera Huit concerts qui sont autant de promesses et d’étapes dans un parcours musical qui touchera à de nombreux aspects d’une musique appelée jazz.

Jean-Marc BERLIERE – Président du Hot Club du Gâtinais.

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22/08/2010 - JO SCHUMACHER, LA DECOUVERTE : Il faut obligatoirement accorder une mention spéciale à celui qui, pour beaucoup, a été la révélation de ce Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou 2010 : le pianiste allemand Jo Schumacher. Né à Berlin en 1965, peu connu en France, où il n'a joué que rarement (il était au Duc des Lombards de Paris en février dernier), il ne lui aura fallu qu'un trop court set en piano solo - juste une vingtaine de minutes ! - pour recueillir l'adhésion de la salle qui, avec force, réclama un rappel … bien malencontreusement refusé! (mais timing déroulement du spectacle oblige).
Ayant découvert le boogie dans les années 80, à l’écoute d’Axel Zwingenberger dont il n'a pas adopté le style, le jeu du Révérend Joachim Schumacher - pasteur d'un temple protestant de Brême - peut être qualifié de souple et d'élastique (dixit Jean-Paul Amouroux) . Il est aussi fort mélodieux, avec une prédilection marquée pour les tempos vifs.

- cliquez sur la photo de Jo Schumacher (© S.Waehnert) pour l'agrandir -

Jo Schumacher fut également apprécié, toujours sur scène, dans des duos avec son compère autrichien Christoph Rois puis put s'exprimer longuement, en toute liberté, dans le cadre des jam-sessions de fin de soirée.

On pouvait le retrouver au 107, lorsque Julian Phillips, titulaire des lieux, officiait ailleurs. Jo Schumacher donnait alors une leçon d'histoire du boogie passant de Meade Lux Lewis à Albert Ammons puis à Pete Johnson et tous les autres. Il y joua ,jusqu'à des heures impossibles, entouré par ses nouveaux amis - confrères très attentifs et admiratifs -, par le bassiste Chris Davidson, et même par Les Crazyers, deux couples de danseurs qui, faute de place, se produisirent juchés sur le comptoir de l'établissement. Des moments de qualité et de grande convivialité, justement appréciés par tous. Le boogie avait repris sa vraie place : la première . Et là, nous étions réellement...à La Roquebrou !

Michel LALANNE - Vice Président du Bordeaux Hot Club.

Note du site :
Jo Schumacher a enregistré et produit récemment deux CD :
- Zeitlos Boogie Woogie et Blues en piano solo. - The spirit of boogie woogie, avec batteur.
Ces deux CD, que nous a remis Jo Schumacher, seront chroniqués dans un prochain numéro du Bulletin du HCF, par des spécialistes du Hot Club de France.

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19/08/2010 - JULIAN PHILLIPS ET SES AMIS ANGLAIS ONT DEFINITIVEMENT CONQUIS LA ROQUEBROU : Au Festival International de boogie woogie de La Roquebrou , tous les amateurs connaissent ou reconnaissent Julian Phillips, sa haute silhouette et son sourire.
Invité pour la première fois en 2004, ce sympathique pianiste anglais est devenu, au fil des ans, le musicien étranger le plus populaire du festival. Il revient chaque été dans le Cantal et s'installe au 107 (ex Restaurant des Chasseurs), où il retrouve son piano et ses habitudes. On peut dire, en exagérant à peine, qu’il arrive le premier, avant midi, et part le dernier, fort tard dans la nuit. Entretemps, il aura joué - et chanté - pendant des heures, des boogies, des blues et des thèmes louisiannais. Il est souvent accompagné par son partenaire habituel, Chris Davidson, un personnage singulier, qui utilise une contrebasse très rudimentaire puisque constituée seulement d'une ficelle, d'un manche à balai et d’un cube en bois. Et ça pulse!

(cliquez sur la photo de Julian Phillips pour l'agrandir).

Cette année - du 5 au 7 août 2010 - Julian Phillips n'avait pas fait le déplacement seul. Il était accompagné par quatre autres musiciens/chanteurs. Tout d'abord, Tom Lower, un grand garçon un peu timide de 18 ans qui est aussi un jeune pianiste très prometteur - sur la grande scène le vendredi - que nous avions découvert en 2008, lors d'un duo avec le grand Bob Seeley. Puis, le dernier soir, ce fut au tour de Rihanna , la fille de Julian , élégante claquettiste, de se produire sur la grande scène accompagnée au piano par son père. Un peu plus tôt, dans la même journée et à deux reprises dans la salle du Joker (ex restaurant l'Etoile), une chanteuse (Liz Nelson ?) s'était jointe au tandem de pianistes formé par Julian lui-même et Big John Carter.Ce dernier, autre découverte heureuse de La Roquebrou, séduisit Jean-Paul Amouroux - Directeur artistique des festivals Boogie Woogie in et off de La Roquebrou - au point que ce dernier l'a, publiquement et à plusieurs reprises, invité pour l'édition 2011.
Signalons aussi qu’une petite colonie britannique suivait avec assiduité les prestations de leurs compatriotes qui bénéficiaient également, à chacun de leur passage, de longs applaudissements et divers encouragements amicaux de la part des habituels festivaliers.

Michel LALANNE - Vice Président du Bordeaux Hot Club.

Note du Site : Julian Phillips organise chaque année, début Juillet, le
UK International Boogie Woogie Festival à Sturminster Newton, dans le Comté de Dorset (Angleterre) . Ça donne envie d'y aller !

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16/08/2010 – CINE RAGTIME : Mercredi 11 août 2010, j'ai eu la joie de partager ma passion et de faire découvrir le piano Ragtime dans un tout autre contexte que mes traditionnels concerts de piano solo.
Le festival Les Musicales d'Hossegor, organisé dans le très beau salon bleu du casino d'Hossegor, a pris l'initiative de proposer cette année une manifestation musicale sortant un petit peu de l'ordinaire : il programmait un ciné-concert, c'est-à-dire une projection de films muets, accompagnés en direct par un pianiste.

Même s'il sagit là d'un exercice difficile, tant pour la préparation du concert que pour la performance physique au niveau de l'endurance, c'est une expérience extraordinairement passionnante et plaisante. Quel bonheur, de découvrir que l'humour des années 20 n'a pas pris une ride, et que les facéties et les gags des animations ou des films de Keaton et de Chaplin émerveillent encore autant les parents que les enfants!
Quel bonheur, aussi, de faire appel à son imagination pour créer une atmosphère musicale en adéquation avec les scènes à l'écran et d'avoir la sensation, l'espace d'une soirée, d'être dans la peau et dans la situation de mes héros du piano, comme à l'époque!
Le Ragtime est une musique belle et vivante, elle possède plein de couleurs contrastées qui peuvent illustrer des scènes comiques comme sentimentales...

Benjamin INTARTAGLIA – pianiste de ragtime et de jazz traditionnel.

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15/08/2010 – AURÉLIE TROPEZ : Swingante et imaginative, l’une des meilleures clarinettistes européennes est assurément Aurélie Tropez ! En recherchant sur internet des liens vidéo pour la page
Concerts (Paris et Ile-de-France) de ce site, j’ai trouvé quelques magnifiques vidéos d’Aurélie Tropez.
j'ai souhaité partager ces découvertes avec vous :
- Blues my naughty Sweetie gives to me
- Honeysuckle Rose
- Shine
- Shoe Shine Boy
- Them There Eyes

Ces enregistrements ont eu lieu, en Angleterre, au Whitley Bay International Jazz Festival 2009 . Aurélie Tropez y est accompagnée par le pianiste britannique Paul Asaro, bien inspiré de Fats. Très belle complicité!

RALPH BALLMER - Collaborateur du site internet du Hot Club de France.

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28/07/2010 - SWINGIN' THE BLUES AU FESTIVAL JAZZ EN VAL DE CHER : Dans le cadre du Festival Jazz en Val de Cher, mercredi 14 juillet 2010, j'assistais au dîner concert de l'hôtel Le Moulin de la Renne de Thésée (F.41). Situé dans un superbe environnement champêtre. cet établissement se consacre chaque année à une soirée jazz du Festival . Ce soir-là, c'était l'ensemble Swingin' The Blues, le quintet du tromboniste Jean-Paul Liard, qui était à l'honneur . Il comprenait deux saxo- sopranos – ce qui n’est pas si courant ! - l'un courbe, celui de Pascal Perrin (ss,cl), l’autre droit, celui de Mathieu Random. La rythmique était assurée par Gilles Reseux au piano électrique, Claude "Audoux" Cueillens à la basse à cordes ou au soubassophone.

Ce groupe, résolument traditionnel, nous a réservé quelques agréables surprises :
- La complémentarité des deux saxo-sopranos, qui permettait des comparaisons intéressantes dans Careless Love, Royal Garden Blues et Christopher Columbus .
- Le jeu très souple et inventif de Pascal Perrin à la clarinette dans Alexander's Ragtime Band et Charleston .
- Le jeu fortement inspiré de Sidney Bechet sur le saxo droit de Mathieu Random dans The Preacher et Alexander's.
- Le style très vigoureux du leader au trombone, mais aussi particulièrement expressif dans les morceaux lents - Wabash Blues. When It's Sleepy Time, Roses de Picardie - où sa tendresse et sa sensibilité contrastaient avec un physique plutôt athlétique...
Jean-Paul Liard est, par ailleurs, un présentateur sympathique, plein d’ humour et d’entrain. Il nous a chanté, avec succès, Sunny Side of The Street, Les Copains d'abord et When The Saints. Claude Cueillens de son côté alternait adroitement contrebasse et soubassophone, selon les morceaux. Il était responsable de la pulsation en l’absence - regrettable - d'une batterie ou d'un banjo. Mais, heureusement, Gilles Relisieux au piano animait toutes les interprétations avec naturel et facilité. La dernière pièce - When The Saints - le mit bien en valeur à la trompette tandis que, invité de dernière heure, Xavier Trotignon le remplaçait au piano.

François BALZER – Membre du HCF Paris.

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27/07/2010 - BOOGIE / STRIDE - LE CD DE LA PAIX : La guerre boogie woogie / stride a bien eu lieu, déclenchée notamment par le pianiste stride Fats Waller qui exigeait par contrat, de ne pas être obligé de jouer le boogie dans ses concerts! Un traité de paix s’imposait. Il est maintenant signé par Jean-Paul Amouroux, spécialiste du boogie, et Pierre Calligaris, spécialiste du piano stride, dans leur nouvel album : Piano Duel produit par Jazztrade.

(cliquez sur la couverture CD de Piano Duel pour l'agrandir).

Il faut bien reconnaître qu’en cent ans de jazz, la formule stride / boogie simultanés n’avait jamais été expérimentée dans un enregistrement. Il s’agit donc d’une première mondiale! L’aventure, plus difficile que prévu, se révéla passionnante pour les deux pianistes. Les morceaux sont placés sur le CD dans l’ordre d’enregistrement, ce qui permettra à l’auditeur de bien suivre l’évolution de cette séance particulièrement originale.
Piano Duel sortira en Aout 2010 . Tout comme le CD Boogie Woogie aux Grandes Orgues , il sera mis en vente , en avant-première, dès le 5 aout 2010, sur le stand Jazztrade, au
12e Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou (5 au 7 août 2010).

Jean-Paul AMOUROUX - Pianiste de blues et de boogie woogie

Note du site : Ce CD sera chroniqué, par un spécialiste du Hot Club de France, dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF .

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24/07/2010 - SWINGTIME AU FESTIVAL JAZZ EN VAL DE CHER : La 13e édition de ce Jazz en Val de Cher (9 AU 17 juillet 2010), qui s'est déroulée comme les années précédentes dans différentes communes de la région de Saint-Aignan, a connu cet été encore un franc succès. Ceci grâce à la compétence et au dévouement de Xavier Trotignon, le directeur du festival.

Lundi 12 juillet, sous le chapiteau de l’île plage de Saint Aignan, le Swingtime Quartet de Claude Tissendier (cl), avec Jacques Schneck (p), Bemard Rabaud (vib) et Sylvain Glevarec (dr), nous emmenait du coté de Benny Goodman et Lionel Hampton. En dépit de plusieurs écoutes de cette petite formation en des lieux différents, on se laisse toujours prendre par le swing phénoménal, la cohésion remarquable et la virtuosité de ces quatre musiciens qui se fréquentent depuis longtemps.
Claude Tissendier est parfaitement à l'aise dans tous les contextes. Sa technique et sa sonorité, toujours irréprochables, contribuent a renouveler des thèmes pourtant bien connus comme Don't Be That Way, On The Sunny Side of The Street, It Had To Be You, Runnin' Wild . Le Son Goodman est respecté, mais avec une touche Tissendier qui ajoute à notre plaisir.
Jacques Schneck, très en forme, bénéficiait d’un excellent piano sur lequel il s'est livré à des démonstrations de stride très convaincantes - Benny's Bugle, It Had To Be You -. A noter aussi If Dreams Come True, un morceau de bravoure qu’il joue seul avec Sylvain Glevarec, dans lequel son toucher perlé sur tempo vif faisait merveille. Ceci avant la rentrée des deux autres musiciens et un chorus magistral de battene !
Tout au long du concert,Sylvain Glevarec éveillait l'intérêt par l’accompagnement subtil et énergique dont il est coutumier (avec quatre cymbales et charleston). Son Sing, Sing, Sing. morceau qu'il reprend habituellement et destiné à mettre en valeur toutes ses qualités de drummer et de showman, était particulièrement réussi ce soir-là : chorus avec mailloches, puis mains nues, puis baguettes. Le public était ravi!
Bernard Rabaud au vibraphone, n'était pas en reste . Son impressionnante vélocité dans les thèmes vifs contrastait avec un jeu plein de subtilités dans les morceaux plus lents, tel Stardust, sa spécialité en tempo moyen, démarquage chaleureux et plein de feeling de la celèbre interprétation de Lionel Hampton. Il chante aussi, bien agréablement, sur On The Sunny Side, et surtout dans le dernier morceau du concert : un boogie effréné dans lequel tout le monde se déchaîne comme il est d’usage, avec reprises vocales par le public sur les injonctions de Bernard, incluant l'incontournable Hey Ba Ba Re Bop, et le chorus légendaire de piano à 2 doigts, interprèté par le même ...

François BALZER – Membre du HCF Paris.

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12/07/2006 - REMISE DE PRIX DU HCF A CATHERINE RUSSELL : Après son triomphe au festival JazzAscona 2010 *, la chanteuse américaine Catherine Russell, fille de Luis Russell, était mercredi 7 juillet 2010 au Sunside de Paris pour un unique concert en France. Elle était accompagnée de son trio composé de Mark Shane(p), Matt Munisteri(g) et Lee Hudson(b).

François Debrosses, président du Hot club de France, a saisi cette occasion exceptionnelle pour lui remettre, officiellement, le
Prix Découverte 2008 du Hot Club de France. Celui-ci lui avait été décerné pour son album Sentimental Streak (World Village 468075) , distribué par Harmonia Mundi.

(cliquez sur la photo de François Desbrosses et Catherine Russell pour l'agrandir)- Photo Pierre Ingrin.

La cérémonie de remise de prix s'est déroulée en présence de Paul Kahn - Concerted Efforts (l’ imprésario de Catherine Russell) - et de Pascal Bussy Labels Manager d'Harmonia Mundi.

Ce concert au Sunside était organisé pour le lancement du troisième CD de Catherine Russell : Inside This Heart Of Mine ** (World village 468092), également distribué par Harmonia Mundi.

Pierre ROBIN - Membre du Hot Club de France

Note :* : Voir, sur cette même page, les commentaires de Jacques Besse/Michel Lalanne (29/06/2010) et de Pierre Ingrin (28/06/2010)
** : Inside This Heart Of Mine est chroniqué, élogieusement, par Christian Sabouret, dans le
Bulletin du HCF N° 592 (Juillet-Aout 2010).

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11/07/2010 - EN SOUVENIR DE GEORGES PETIARD :
Il y a 5 ans déjà nous quittait Georges Pétiard.
Il fut durant de nombreuses années l'actif et efficace vice-président, puis président , de notre Hot Club de France Paris. Passionné de notre Jazz, il le connaissait dans ses moindres détails et savait nous compter, en un langage de qualité, souvenirs personnels et anecdotes recueillis au cours de sa longue carrière en France et aux États-Unis.
Je pense me souvenir que c'est sous son impulsion que furent instituées nos réunions du samedi,
Cercles d'études, toujours très suivies, et que fut lancée la Gazette du HCF Paris…Encore un grand merci à lui !
Georges Pétiard me fit l'honneur de me compter parmi ses amis et je ne voulais pas que cet anniversaire passe sans qu'un nouvel hommage lui soit rendu.

Jean-Marie HUREL - Musicien , Membre du HCF - Paris

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04/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (10) - JACKY MILLIET :

* Coup de chapeau à... Jacky Milliet(cl) pour la qualité de ses passages et pour son élégance lors de l’hommage appuyé rendu à Claude Luter, avec pas moins de 4 thèmes enchaînés. Bien entouré par le tandem Gérard Siffert (tp) – Jean-Pierre Dumontier(tb) et s'appuyant sur une rythmique solde, Jacky avait invité la chanteuse Bonnie Taylor. Par son dynamisme, cette partenaire de longue date électrisa le public à chacune de ses interventions.

* La découverte: Ezra Brown (ts) joue tous les soirs avec l’orchestre de Roy Bennett and Gordon Edwards’ Stuff, dans le style de King Curtis. Ezra Brown a été invité à se produire sur d’autres scènes où il fit admirer sa technique, son dynamisme et son adaptabilité.

Il sera temps, pendant les vacances, de faire une synthèse du festival.
A l’année prochaine et ... Longue vie à JazzAscona !

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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03/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (9) - ROSSANO SPORTIELLO :

Rossano Sportiello (p) : Le premier de la classe.

Le festival 2010 fut riche en pianistes de qualité, avec notamment les deux révélations : Ehud Asherie et Aaron Diehl. Malgré tout, le plus brillant nous a semblé être Rossano Sportiello .
Comme certains de ses prédécesseurs Rossano est en perpétuelle recherche, de rupture peut-on dire, à l’instar d’un Monty Alexander ou d’un Barry Harris. Il faut admettre ce mélange culturel et s’y faire . Ensuite, quel plaisir ! On peut, au début, être surpris lorsqu’il démarre avec Chopin (le 1/7) ou Léonard Bernstein (le 2/7) pour ensuite, par de multiples touches, revenir vers le jazz et terminer en stride sur un tempo ultra-rapide. Ce qui, à tous les coups, fait réagir le public. Inattendue aussi sa version de Line for Lyons (le 2/7), thème de Gerry Mulligan qui fut fort bien exposé au ténor par Frank Roberscheuten. Le temps passant, on est attentif à ces seules interventions et on l’espère en solo. Enfin libre de ne jouer que ce qu’il veut.

Pendant l’émission animée par Judy Carmichael, Rossano Sportiello fut le remarquable accompagnateur de China Moses... Bientôt sur les ondes.

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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03/07/2010 - LILA AMMONS ET AXEL ZWINGENBERGER A JAZZASCONA 2010 : Au 6e jour de ce festival j’ai eu à nouveau un coup de cœur pour une chanteuse, Lila Ammons, très différente de Catherine Russell, mais non moins charismatique. Son répertoire est très orienté blues et Boogie Woogie ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent les disques de son grand-père : Albert Ammons.
Elle est accompagnée par Axel Zwingenberger (p), Dani Gugolz (b) et Peter Muller (dr). Ce fut pour moi l’occasion de découvrir ce pianiste dont la réputation avantageuse et méritée était déjà arrivée jusqu’à mes oreilles. Je ne suis pas près d’oublier le concert qu’ils ont donné le mardi 29 juin 2010 à la Piazza Torre .

J’ai noté , avec plaisir, que cette scène a recouvré, en partie, la vue sur le lac Majeur qui m’avait tant séduit la première année où je suis venu à JazzAscona et qui avait été supprimée depuis.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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02/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (8) - EDDIE METZ JUNIOR ENCORE ET TOUJOURS ! :

Ce Jeudi 1er juillet :

* Troisième passage de la semaine du tandem Nicky Parrott (b) - Eddie Metz Junior(dr), et cette fois dans le contexte d’un Big band international, dirigé par le jeune - 28 ans - Attilio Troiano (ts, cl, tp, tb, voc). Ce dernier nous a proposé un programme sur ses propres arrangements très proches de Count Basie (cité à plusieurs reprises). Et c’est là qu’ Eddie Metz Jr, entraînant inlassablement les sections, moins spectaculaire qu’un Sonny Payne ou un Butch Miles mais au moins aussi efficace, a joué un rôle essentiel dans la réussite du projet. Ici la formule le cœur de l’orchestre s’applique pleinement.
* Cocorico ! les trois français de ce Big band furent parmi les meilleurs :
- L’indispensable Guy Bodet, appelé spécialement pour ce concert, était 1er trompette ,
- Patrick Artero(tp) nous offrit une très bonne version Fiesta in Blue .
- Michel Pastre (ts) impérial et websterien sur Blue and Sentimental, dans l’arrangement de … Michel Pastre.
* On retiendra aussi le spectaculaire hommage rendu à Count Basie par les six saxophones debout sur le devant de la scène : Michel Pastre (ts), Frank Roberscheuten (as), Matthias Seuffert(ts), Luigi Grasso (as), Gianfranco Menzella (bs) et Attilio Troiano, lui-même, sur son meilleur instrument le saxo ténor. Sans aucun doute, l’un des sommets du festival.

* En concert d’ouverture, nous avions apprécié le jeune Jordan Officer (gu) qui a, dans un contexte rendu difficile par les dîneurs voisins, montré des qualités certaines. A réécouter dans de meilleures conditions.

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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01/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (7) :

Ce mercredi 30 juin :

- Les Statesmen : PDG du label Arbors Records, Mat Domber a présenté lui-même ses neuf musiciens : les Statesmen. Programme choisi : des « swing standards » . On retiendra 3 thèmes ; Rosetta, Take the A train et Strike up the band (avec un duo de trombones).
Que de grands professionnels! WarrenVache (tp) en bonne forme et Nicki Parrott (bs) - énorme pulsation et sourire ravageur - nous ont paru au dessus du lot..

- Gospel : Auparavant, se produisait le Antony Morgan’s Inspirational Choir of Harlem. Nous aurions aimé ne retenir que la très bonne prestation des vocalistes et en particulier celle de la toute jeune Noreda Street : un petit bijou avec l’envergure pour être meneuse de revue musicale à New York … Mais un batteur, redoutable cogneur, sans nuances malgré des efforts répétés, n’a heureusement pas réussi à casser le concert.

- Marsalis' Boys : Contrat terminé, départ annoncé et regretté du quartet Wycliffe Gordon (tb) - Aaron Diehl (p) - Reginald Sulivan(b) - Herlin Riley(dr). Issus de la grande école Marsalis (père et fils) ils laisseront le souvenir d’un groupe uni, revisitant avec talent et humour la musique de La Nouvelle-Orléans.

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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30/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (6) - L'ARMADA ARBORS :

Mardi 29 Juin, l'Armada Arbors a débarqué sur le lago Maggiore !
Les Statemen of Jazz de Mat Domber, producteur du label Arbors Records, sont arrivés et même le boss a fait le déplacement.
Une bonne dizaine de pointures ! Cela permet un nombre important de combinaisons. Dans toutes Warren Vache (tp) est le leader, partout et c’est ainsi ! Nicki Parrott (voc, b) est aussi omniprésente. Ajoutons les deux Allred (tb) - Bill et John , père et fils - , un revenant : Howard Alden (gu), les vétérans Jay Leonhart (p) et Mickey Roker (dr). Quelques autres complètent ce groupe dont on attend beaucoup.
Et pour bien confirmer l’importance de l’événement Mat Domber a été l’invité de la pianiste Judy Carmichael qui anime une émission de radio : aimable discussion de salon au Teatro del Gatto, mais néanmoins instructive.

La découverte du jour : Alberto Marcico qui accompagne à l’orgue B3 Laura Fedele (voc), dans un style proche Wild Bill Davis.
Deux confirmations :
- Le quintet Jumpin Jive de Drew Davies (ts) - gallois de Reims - super-dynamique .
- La rencontre improbable entre Axel Zwingerberger,pianiste de Boogie Woogie, et Lila Ammons, chanteuse de formation classique et petite fille d’Albert Ammons, qui interprète avec talent le répertoire des chanteuses de blues des années 20 à 40.

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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29/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (5) - LE DUO DES DAMES :

Soirée consacrée aux chanteuses :
Au JazzClub Torre, se sont succédé Catherine Russell et Nicki Parrott : la brune et la blonde. Tout les oppose et pourtant …

- La première, connue depuis longtemps effectue un retour spectaculaire au premier plan. C’est la parfaite chanteuse de jazz : tous les styles, les genres et les tempos sont passés en revue avec bonheur. On regrettera toutefois que les accompagnateurs soient demeurés en dedans.

- La seconde, Nicki Parrott a choisi – presque - l’option inverse . Blonde et joliment maniérée, elle fait penser aux chanteuses des grands orchestres blancs des années 40 dont elle a repris plusieurs thèmes. L’entourage n’est pas, non plus, le même ; il y a là une machine bien huilée autour de la contrebassiste et de Warren Vaché.

Notre coup de cœur fut le départ de Shannon Powell qui, pour l’occasion, était entouré des Anthony Morgan’s Inspirational Choir of Harlem.
Et c’était la fête !

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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28/06/2010 - CATHERINE RUSSELL AND HER BAND A JAZZASCONA 2010 : En Suisse on est facilement invité à une votation. Alors, au bout de 3 jours de festival, je vote sans hésiter pour Catherine Russell (voc) et pour son orchestre : Mark Shane (p), Matt Munisteri (g), Jon-Erik Kellso (cornet), Dan Block (cl, ts) Lee Hudson (b) James Wormworth (dr).

La fille de Luis Russell (p et Band leader), qui sauta sur les genoux de Louis Armstrong, a plus d’une corde à son arc. Son répertoire, variable d’un concert sur l’autre, est puisé chez Bessie Smith, Fats Waller, Hoagy Carmichael, Willie Dixon, Frank Sinatra, Peggy Lee, Dinah Washington, Duke Ellington et … Papa !
Elle passe d’un genre à l’autre avec un parfait naturel, sans ostentation mais avec une remarquable présence sur scène . Le public est ravi et … j’en fais partie.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

Note du Site: Le
PRIX DÉCOUVERTE 2008 a été décerné a la chanteuse Catherine Russell, par le Hot Club de France, pour son CD Sentimental Streak, Label World Village, réf. 468075 (Distribution: Harmonia Mundi).

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28/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (4) - LA MESSE DU DIMANCHE :

Ce dimanche soir, 28 juin, nous n’avons pas écouté la délicieuse Niki Haris…

Evénement incontournable de JazzAscona, les messes gospel dans une petite église du XIV siècle aux riches peintures murales. Cette année encore, le Père LeDoux a célébré l’office avec beaucoup d’énergie et de dynamisme, accompagné par les voix émouvantes du Anthony Morgan Inspirational Choir of Harlem.
Le premier coup de cœur de la journée avait été pour la prestation du Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazz band , une formation suisse de neuf musiciens renforcée par Jean Francois Bonnel. C’est un précieux encouragement pour une nouvelle écoute des orchestres des années 20 et 30, un peu négligés aujourd’hui par les amateurs. Ce SYBCR a dû répondre à 2 rappels pressants.
Enfin, la bonne surprise de minuit fut Ginger Pig, un groupe anglais de Northampton : Dix artistes qui jouent, dans la joie, la musique de la Nouvelle Orléans (celle d’hier et d’aujourd’hui).

A Suivre …

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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27/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (3) - SOIREE DE GALA :

Ce samedi 26 juin ne fût pas, pour nous, la soirée des découvertes mais plûtot celle des confirmations :

Le haut niveau était à l’affiche au Jazz Club Torre avec deux concerts précédant la remise des Ascona Jazz Awards. - Ouverture avec le Niki Haris/Wycliffe Gordon sextet , quelques thèmes «choc» tels Oops! et un Caravan éblouissant pour le batteur Herlin Riley.
- Seconde partie avec le quartet de Shannon Powell pour un programme de festival louisianais .
- Herlin Riley et Shannon Powell (dr) reçurent ensuite leur Ascona Jazz Award avec diplômes, statuettes et …bouteille de Champagne.

Le concert s’acheva sur une version délirante de Litlle Liza Jane avec le renfort de Wendell Brunious, Wycliffe Gordon et de Herlin Riley, lui-même, au tambourin et au chant, devant une foule dansante. Fou! Fou! Fou!

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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25/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (2) :

Vendredi 25 juin, Trois découvertes :

- Laura Fedele, pianiste et chanteuse italienne, revisite avec dynamisme et charme les grands standards du jazz. A l’évidence, elle a beaucoup écouté Ella, Sarah et Nina.

- Leon Kid Chocolate Brown, trompettiste de La Nouvelle-Orléans que nous avait chaudement recommandé Jean Marie Hurel, est le très intéressant soliste du Shannon Powell quartet. Les anciens d’Ascona l’avaient repéré une première fois il y a 10 ans. Il reste fidèle à la tradition .

- Ehud Asherie, pianiste new-yorkais, était l’invité du Paris Sidney Swing Connection (Pastre, Nouaux, Girardot, Washingmachine, Blenkhorn). Arrivé anonyme, il a quitté la scène sous les applaudissements d’un public étonné par les interventions swingantes et inspirées du jeune soliste, dont certaines en stride ont agréablement surpris.

De plus, moment tout à fait agréable avec le Milano Jazz Gang : un septet dont les membres sont multi-instrumentistes. Les deux saxophonistes - Claudio Perelli et Andres Gillani - sont dans la lignée des Texas Tenors.

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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24/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (1) :

- Wycliffe Gordon est ce trombone découvert, il y a une douzaine d’années, dans les diverses formations de Wynton Marsalis, vu plus récemment à Paris avec Les Statesmen of Jazz.
Jeudi 24 Juin 2010, le soliste a surpris son public en se transformant en vocaliste et en entertainer. Il est, pour cette 26éme édition de JazzAscona, le partenaire de la chanteuse Niki Haris. Le duo paraît fonctionner à merveille et le long set (près de 2 heures) s’est terminé dans une douce euphorie.
Connu et apprécié pour son style inspiré de Tricky Sam Nanton, il a évolué permettant de découvrir de nouvelles facettes dans un jeu toujours puissant, mais plus ouvert, qui nous a rappelé le meilleur Al Grey. Il a galvanisé le quintet que nous avions vu en 2009 et qui est toujours codirigé par Herlin Riley.

- Le très jeune pianiste, Aaron Diehl, a également attiré notre attention à plusieurs reprises.

Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France

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13/06/2010 - AU FESTIVAL DIXIE DAYS : Comme chaque année, le Festival Dixie Days 2010 était consacré presque exclusivement à 1a musique traditionnelle que nous aimons tant.Une trentaine d'orchestres, soit plus de 100 artistes (excusez du peu !) étaient présents pour ces fêtes de la Pentecôte, et le public , encore plus nombreux qu'à l'ordinaire, ne boudait pas son plaisir. Les 22 et 23 mai, les quatre podiums en plein air, ainsi que certaines brasseries en ville, ont présenté dès 11 heures le matin, jusque tard dans la nuit, une multitude de formations de styles très différents (il y en avait pour tous les goûts !) mais cela swinguait toujours, avec une sonorisation constamment de premier ordre. Le jazz new et dixie était représenté en abondance par des formations très diverses, certaines moins performantes que d'autres, mais toutes pleines d'un enthousiasme communicatif. Parmi les meilleures, notons :
- Les Dixie Fellows de Bruno Avenel au cornet, avec Philippe Lecompte (bj), Gérard Delloué (p, wash), Eric Simon (souba), Loic Séron (tb,vo), Frédéric Ooghé (ss,cl). Un orchestre parfaitement rôdé et homogène que nous avions apprécié dans bien d'autres festivals ,
- Le Old Time Jazz Band tout aussi réputé,
- Le Loic Séron Swing 4 + 1 avec Loic (trombone très expressif, et vocaliste convaincant), Jean-Baptiste Gaudray (gu), Gérard Delloué (p), Jean-Pierre Rebillard (b).
En ce qui concerne les Grosses vedettes du Festival* : Paul Chéron (as,cl)dirigeait en soirée du samedi le prestigieux septet mainstream Paul Chéron Natural Seven, avec Jerôme Etcheberry (tp), Cyril Dubilé (tb), Thierry Ollé (p), Henri Chéron (bj, gu), Pierre-Luc Puig (b) et Guillaume Nouaux (dr). De telles pointures ne pouvaient que nous offrir une prestation de très haute qualité . La précision des ensembles, la belle sonorité et l'inspiration constante de chacun des solistes, la virtuosité du batteur, les arrangements efficaces dus à Paul Chéron, sur des standards qui semblaient recréés, n'ont pas manqué de séduire la foule des auditeurs massés autour du podium. Nous avons retrouvé le même épatant orchestre le lendemain, mais désigné sous le nom du célèbre Banana Jazz.
Il faut remercier vivement les organisateurs, en particulier Jean-Paul Bravard, adjoint au Maire de Ste Adresse, et Martine Lajarige, directrice du Festival, dont les compétences contribuent non seulement à combler de plaisir le public mais aussi à faire s'exprimer des artistes qui le méritent amplement.

François BALZER - Membre du HCF Paris

* Je n'ai pu hélas assister à certains concerts, comme ceux donnés en soirée à l'Espace Sarah Bernardt : Patrick Artero sextet et son Projet Vaudoo , Evan Christopher quartet et son Django à la créole , suivi d'un boeuf de clotùre avec l'orchestre Old Time Jazz Band.

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12/06/2010 - AUX RÉCITALS DES MASTERS DU CNSMDP : J'ai suivi avec grand intérêt les Récitals des Masters et des prix du Département Jazz et musiques improvisées au CNSMDP*.
La cuvée 2010 est prometteuse en instrumentistes et au vu de l'énergie déployée par cette nouvelle génération dont l'esprit est très bon. Il faudrait citer bien des noms.
- Chez les trompettes, pour ma part, je fus subjugué par : Quentin Ghomari - dont le projet, très beau, était à mon humble avis le plus jazz , Louis Laurain et Olivier Laisney mais aussi, au Mellophone, en l'occurrence Mellow Tone, Emmanuel Domergue.
- Aux anches : j'ai salivé en entendant Benjamin Dousteyssier, capable de faire sortir de son alto des sons allant de celui d'une cuica à ceux de tous les animaux de l'Arche de Noë, mais aussi de se montrer sobre et somptueux au baryton. Esteban Gondin saxes et clarinettes, y compris à la clarinette basse - il va, à nouveau, assurer prochainement le remplacement d'Aurélie Tropez dans le Duke Orchestra -, Antonin Tri Hoang, très bon sur les mêmes instruments et dont le son à l'alto est génial, Geoffroy Gesser (le "Gonsalves" de la soirée Duke) également très bon au soprano, instrument dominé par Yoann Durant, véritable charmeur de serpents…et de spectateurs.
- En rythmique : Simon Tailleu est un contrebassiste avec qui on aurait vraiment envie de jouer. Aux drums : le magistral Elie Duris, mais aussi Julien Loutelier et Matthieu Penot . Parmi les pianistes : Paul Lay qui sait être superbe.
- J'ai gardé pour la fin les trombones et notamment Fidel Fourneyron - magnifique tromboniste , compositeur et arrangeur - qui passait en dernier, le jeudi soir - Ah ! sa version de Mood Indigo fut la plus étonnante avec celle de Yoann Durant - . Ses copains l'ont rejoint à la fin pour une parade, dans le meilleur style, et une jam "After Hours" dans le patio du CNSM. S'y joignit François Théberge armé, s'il vous plait, d'un soprano Conn de 1923!
Pour nos oreilles un peu vétustes, certains projets auraient pu s'appeler Panique à l'asile mais à écouter de près, quel travail d'écriture, quelle maîtrise et quelle leçon d'humilité.
Merci à tous : la relève est assurée!

Jimmy DOMANGE – Musicien.

* CNSMDP : Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris

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10/06/2010 - EULRY ET HUCK AU FESTIVAL DIXIE DAYS 2010 : L’après-midi du Dimanche 23 mai 2010, un phénomène est apparu en bord de mer : le pianiste Fabrice Eulry y donnait un récital, seul sur scène , pour la première fois à Ste Adresse .
Il réussit d'emblée à conquérir un public parmi lequel beaucoup ne le connaissaient pas encore. Elégamment vêtu de blanc - y compris veste et gilet - et ce, malgré une chaleur accablante, son répertoire extrêmement diversifié toujours interprété avec une science des contrastes qui force l'attention . Ainsi, des intros souvent jouées dans une veine romantique, suivies soudain d'un foudroyant démarrage en stride, swinguant avec intensité et incitant les auditeurs à taper dans leurs mains. Mais, Fabrice Eulry peut jouer aussi avec sensibilité et feeling . Ce diable d'homme sait tout faire, et son comportement sur scène est spectaculaire : tourné à demi vers ses auditeurs, il les fixe parfois d'un regard faussement courroucé, semblant surveiller avec sévérité s'il est attentivement écouté. La joie qu'il provoque ainsi n'est pas feinte, et la véhémence dont il fait preuve dans ses boogies, assortie de temps à autre de rugissements inattendus, entraîne l'adhésion d'un public admiratif devant un tel déchainement de swing.

En fait, Fabrice n'était pas tout à fait seul ... Un bien sympathique personnage - non annoncé dans le programme des manifestations - vint le rejoindre muni de son sax-alto. Il s'agissait de Daniel Huck que tout le monde connaît, et qui apparaît souvent sans crier gare en plein milieu de concerts ayant lieu dans les endroits les plus imprévus ! Un franc-tireur - comme le qualifie Fabrice Eulry - dont le talent et le sens de l'humour le font apprécier de tous les musiciens, avec le plus grand plaisir, car il sait mettre en valeur l'orchestre dans lequel il s'introduit grâce à ses multiples talents. Saxophoniste hors pair, toujours inspiré, il peut jouer aussi bien dans un style Benny Carter que Charlie Parker, suivant le style de la formation invitante. Ses interventions en scat recueillent toujours le même succès mérité. Mais, l'on connaît moins ses qualités exceptionnelles de chanteur de blues, démontrées lors de cette prestation avec Fabrice Eulry : sa voix très expressive le ferait facilement confondre avec celle d'un indigène bluesman du Mississippi . Un vrai régal! Daniel et Fabrice ont formé un duo épatant, genre tout pour le swing, et le public était ravi.
Nous avons pu également apprécier les brillantes interventions de Daniel Huck dans d'autres groupes du Festival (il s'invite partout avec bonheur...) . En particulier dans le Loic Séron Swing 4+1, ainsi que dans dans le Tandem Jazz Quartet du saxo Philippe Chebrou.

François BALZER - Membre du HCF Paris

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05/06/2010 - 26e JAZZASCONA - 24 JUIN AU 4 JUILLET 2010 INCLUS : Dès le 15 février 2010, Jacques Besse - membre du HCF Paris - avait donné, sur cette même page, un avant-goût du
JazzAscona 2010.
Aujourd'hui, la programmation est arrêtée et propose 11 journées - et soirées - d'un très haut niveau musical. De nombreuses formations retiennent particulièrement l'attention et l'on sait déjà qu'elles se produiront à plusieurs reprises. Citons-en quelques-unes :
- La chanteuse Niki Haris qui, après ses toniques passages en 2009, revient pour une semaine entière (24 au 30 juin) accompagnée par le trombone Wycliffe Gordon et le batteur Herlin Riley,
- Le jeune et talentueux saxo-ténor italien Attilio Troiano jouera avec son quartet, puis à la tête d'un Big Band où il retrouvera une pléiade de solistes européens et américains (1er juillet),
- La chanteuse de blues Catherine Russell - en septet - avec le trompettiste Jon-Erik Kellso,
- Le trio vocal féminin The dixie Cups, avec Gerald French à la batterie.
- Le Shanon Powell All stars Band.
- Jacky Milliet (cl) et son équipe franco-suisse, dont le vétéran Poumy Arnaud et la chanteuse Bonnie Taylor (2 et 3 juillet),
- Le Paris Washboard avec Louis Mazetier, et le Paris Sydney Swing Connection avec Michel Pastre,
- Et, cerise sur le gâteau (un plein panier de cerises !) : The Statesmen of Jazz - une dizaine de pensionnaires du label Arbors Records de Matt et Rachel Domber - avec, à leur tête Warren Vaché, les Allred (tb, père et fils), Nicki Parrott, Ed Metz, ...

Et puis, il y aura aussi : Sammy Rimington avec Wendell Brunious, Judy Carmichael, Axel Swingerberger avec Lila Ammons, Patrick Artero, China Moses, le saxo Drew Davies avec Simon Boyer (dr), Birelli Lagrène, Charlie Miller, Le Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazz Band avec René Hagman, Rossano Sportiello, et quelques dizaines d'autres... Sans oublier la traditionnelle soirée Ascona Jazz Award (nominés : les batteurs Shanon Powell et Herlin Riley) et les deux messes gospel avec Father Jerome Ledoux et le groupe vocal Inspiration Choir of Harlem (27 et 29 juin). En résumé, ce seront 200 concerts sur 12 scènes, 48 formations avec plus de 250 musiciens ... pour 400 heures de musique. Un rendez-vous immanquable!

Michel LALANNE - Vice-Président du Bordeaux Hot Club

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23/05/2010 - NICOLAS DARY ET SON QUARTET : J'ai écouté vendredi 21 mai 2010, au
River Jazz Café, restaurant péniche amarrée sur la seine, à Issy les Moulineaux (F.92), un jeune saxo ténor, Nicolas Dary, qui est extrêmement talentueux.
Influencé par Don Byas, entre autres, son jeu , très mélodieux et imaginatif, est digne des plus grands.
Son inspiration , sa technique et son swing sont remarquables. Il était accompagné ce soir-là par Gilles Réa, excellent guitariste, très inspiré, plein de feeling et Mathias Allamane, solide contrebassiste. J'ai un peu moins apprécié le batteur, Vincent Frade.
Après la pause, ils ont été rejoints par Stan Laferriere, qui était dans la salle, au piano. Nous avons eu alors droit à un programme absolument époustouflant sur des standards du jazz .
Si vous avez l'occasion d'écouter Nicolas Dary, n'hésitez pas; Vous ne serez pas déçus !

Michel STOCHITCH - Membre du HCF Paris

Note du Site : le River Jazz Café programme des soirées musicales de qualité chaque mercredi et vendredi à partir de 20H30. Certains de leurs concerts de Jazz Authentique sont sélectionnés sur la page
Concerts Paris et Ile de France de ce site.

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13/05/2010 - GILBERT ROST NOUS A QUITTES :Trompettiste et chef d’ orchestre,Gilbert Rost s'est éteint à l’âge de 77ans, mercredi 12 mai 2010, à l'hôpital Cochin de Paris, à la suite de lourdes complications intestinales et pulmonaires (et après un séjour en psychiatrie à l’Hopital Ste Anne). Totalement inactif depuis plus de 15 ans, il vivait, dépressif et comme un reclus, à Paris 16e, dans son studio de la rue de Civry. Ses obsèques auront lieu Mardi 25 mai à 10h45 au Cimetière du Père Lachaise, à Paris
Né en 1933 à Paris, son goût pour la musique s'était déclaré dès sa jeunesse sous l'influence de ses parents. Il avait été accroché définitivement au jazz par le disque That Lucky Old Sun de Louis Armstrong. Oliver, Ladnier, Armstrong devinrent ses maîtres et sa formation se fit en autodidacte, à l'écoute de leurs disques. En 1959, il prend la direction d’un l'ensemble appelé New Orleans Dippers, qui avait été fondé deux ans plus tôt par Gérard Pisani (cl), et Marc Bernardin (tb) - l’actuel directeur artistique à l'Espace Léonard de Vinci de Lisses -. Cet orchestre fut parrainé par le HCF-Paris et fit de nombreux concerts, notamment grâce à Mezz Mezzrow qui le prit sous son aile. Gilbert jouera au Tournois (près de la gare St Lazare), puis au Kentucky ou Chez Alex (rue Valette), on l’entendra aussi au Caveau de La Huchette, aux Deux Ponts, au Gill's Club, au Lady Bird, au Montgolfier ...
En 1971, il enregistre, pour la marque S.F.P. d'André Poulain, avec l'orchestre au complet et, en quartet, avec Philippe Baudoin (p), Roland Lobligeois(b) et Bernard Artault (dr)*. A partir de 1972, il devient un des piliers de la Cave du HCF rue Pavée, avec le concours indéfectible de Jean-Claude Vartanian (p). Suite à un accident de scooter, qui affaiblit ses moyens physiques, il dut réduire ses activités .
Gilbert connaissait parfaitement le jazz dont il appréciait toutes les formes, mais il ne pouvait supporter le style be-bop et voulait ignorer totalement le prétendu free jazz et ses dérivés. Son style trompette était excellent et montrait qu'il s'était parfaitement assimilé le jazz en profondeur ; au point qu'un jour, lors d'une répétition, Cat Anderson lui dit : « Mais vous n'êtes pas un Blanc, vous êtes un Noir! ». On pouvait seulement déplorer une passagère faiblesse dans l'attaque des notes. Dans un entretien de 2005 pour la revue Jazz Dixie Swing , il nomme comme ses trompettistes préférés : Louis Armstrong, Roy Eldridge, Jonah Jones, Sydney DeParis et Buck Clayton …Toutefois, l'an dernier, il avait modifié cet ordre, et m'avait précisé qu'il préférait Roy et Buck à Armstrong lui-même.
Adieu Gilbert, tes amis ne t'oublient pas!

Jacques PESCHEUX

*disque réédité en CD par Milan-Music, sous référence 108 534-2

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04/05/2010 - EBERLUANT SANCY SNOW JAZZ 2010 : Eberluant … 21eme édition ! Eberluant … plus de 80 concerts, plus de 70 musiciens. Eberluant … la neige à profusion !
Eberluant! : le solo de batterie, sur tempo lent, de Guillaume Nouaux dans Doctor Feel Good. Ce mot éberluant n’est pas de moi mais d’André Vasset . Il l’a utilisé, dans le Bulletin du HCF*, en chroniquant ce même morceau où Mariannick Saint-Céran, Michel Pastre, Thierry Ollé et Serge Oustiakine, entourant Guillaume, ont joué un chef d’oeuvre.
Stupéfiant! : Evan Christopher, avec son orchestre Django à la créole, a donné, dans la Salle de spectacle du Casino, un concert mémorable où les auditeurs ont fait silence religieux pour mieux entendre les pianissimi invraisemblables de la clarinette.

J’ai assisté à 17 concerts, écouté 50 musiciens et 14 orchestres. Parmi ces orchestres , deux viennent encore s’ajouter à ce que j’ai entendu de mieux pendant ce festival :
- Le quintet de Philippe Audibert (cl, ss, st) avec Benoît de Flamesnil (tb) Jacques Schneck (p) Jean-Pierre Rebillard (b) Pascal Mucci (dr). Audibert est le type même de musicien que Benny Carter aurait pu engager dans son orchestre où n’avaient place que les plus doués… (dixit François Abon sur la jaquette du CD From Ragtime to Swing d’Audibert)
- Tenormadness - l’orchestre de la soirée de gala - avec , glamours et sexys comme il se doit pour des ténors , Serge Rahoerson, Guy Bonne et Drew Davis ; avec aussi Julien Bruneteaud (p) et Anthony Stelmaszak (g) qui chantent et parlent le blues comme là-bas ; avec enfin, la rythmique que j’ai préférée : Thibaut Chopin (b) et Simon Boyer (dr) .

Il faut féliciter Marie-Christine Dubourg, directrice du festival, et Christian Vaudecranne, son directeur artistique, pour le remarquable travail accompli. Ils peuvent être fiers du résultat.
Notez vos deux prochains rendez-vous au Mont Dore : du 23 au 26 septembre 2010 Volcanic Blues Festival et, du 26 févier au 5 mars 2011, Sancy Snow Jazz 22e édition .

Pierre INGRIN - (ébahi, éberlué, stupéfait!) - Membre du Hot Club de France.

* Sous la signature d’André Vasset, le Bulletin du HCF N° 589 (organe musical du Hot Club de France) a publié un compte-rendu plus complet de ce Sancy Snow Jazz .

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22/04/2010 - 3 FOR SWING - HOMMAGE A NAT KING COLE : Jacques Schneck au piano, Christophe Davot à la guitare et au chant, Enzo Mucci à la contrebasse constituent le trio 3 for Swing. Cette composition est identique à celle du fameux Nat King Cole trio et lui emprunte aussi, dans l'hommage qu'il lui rend, des morceaux de son répertoire y compris leurs arrangements originaux.
3 for swing s'est produit pour la première fois à l'automne 2009 au Petit Journal Saint Michel . Depuis, il y est programmé une fois par mois. Lundi 8 mars 2010, une vingtaine de membres du HCF Paris sont allés l’y écouter.
Disons le tout net, la manière dont les trois musiciens parviennent à faire revivre la musique du Trio King Cole est stupéfiante : les ensembles sonnent parfaitement, les solos sont excellents. Bien sûr et heureusement, Jacques Schneck, tout en étant imprégné du jeu de King Cole, interprète celui-ci à sa manière. De même, Christophe Davot le chante avec sa propre émotion, son propre phrasé, dans son registre à lui. Pour ma part, j'ai trouvé que son chant swinguait beaucoup plus constamment que celui du Maître. Ses interventions de guitare étaient toujours d'une belle inspiration, sans oublier son accompagnement parfaitement dosé, contribuant pour beaucoup au swing collectif.
Le déroulement ciselé et incisif du jeu de piano retenait l'attention en permanence, que ce soit en accompagnement ou en solo. En fait, j'ai rarement entendu Jacques Schneck jouant avec une telle force persuasive et ce pendant toute une soirée ! Son autorité montrait combien il se plaisait à interpréter cette musique, combien il se faisait plaisir au sein de ce trio.
De son côté, Enzo Mucci apporte une swingante et dynamique contribution à l'ensemble, jouant souvent dans le registre grave de sa contrebasse dont il tire un son ample et précis à la fois.
Et puis ...et puis, il y avait ce soir-là un invité de marque : Nicolas Montier au saxophone ténor. Celui-ci réussit l'exploit de parfaitement s'intégrer au trio sans pour autant en modifier l'équilibre et l'identité. Ses solos, toujours superbement construits, sa belle sonorité veloutée et ferme - à la Hawkins dans certains morceaux, comme Sweet Lorraine - son attaque, son swing naturel en font vraiment l'un des tout meilleurs jazzmen sur la scène du jazz.
Des moments privilégiés que nous ne sommes pas prêts d'oublier !
Alors, longue vie à 3 for Swing (avec Nicolas Montier, chaque fois que cela sera possible). Ne manquez pas ce trio quand vous le verrez programmé. La prochaine fois, ce sera Lundi 3 mai 2010... au Petit Journal Saint Michel.

François ABON- Président du HCF-Paris

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21/04/2010 - CLAUDE BOLLING SOUFFLE SES 80 BOUGIES : Jeudi 15 et vendredi 16 avril 2010, le
Petit Journal Montparnasse avait organisé deux soirées de gala pour fêter, avec la complicité de son Big Band, les 80 printemps de Claude Bolling... sur lequel l'âge ne semble pas avoir de prise!
Une quinzaine de membres du Hot Club de France, du HCF Paris ou d'autres Hot Clubs, étaient de la fête le 16 avril, manifestant leur admirative amitié à l'un des plus illustres musiciens de l'histoire du jazz. En effet, Claude Bolling ( pianiste - compositeur - arrangeur - chef d'orchestre) , s'est produit et est reconnu dans le monde entier. Les amateurs ont pu l'entendre sur les plus grandes scènes en pianiste soliste, en trio ou dirigeant une petite formation. Mais, le plus souvent à la tête de son fameux Big Band constitué de brillants musiciens et beaucoup de remarquables solistes.
Ce vendredi 16 avril,
- La première partie mit notamment en valeur des compositions du chef, figurant dans l'indispensable coffret Rolling with Bolling* (années 1973 - 1982).
- La seconde partie illustra d'autres talents du maître : jazzification de West Side Story et d'airs populaires chantant Paris, musiques de films (Borsalino, Les Aristochats). Avant d’en venir à des morceaux solidement swingués, pour notre plus grand plaisir!
A noter enfin que, parmi les cadeaux offerts à Claude Bolling pour cet anniversaire, figurait un remarquable ensemble de statuettes représentant certains de ses proches, réalisées par le talentueux musicien et dessinateur-humoriste Boss Quéraud .

François ABON- Président du HCF-Paris

*Coffret de 3 CD FA 5029
(Frémeaux et Associés) , chroniqué dans le Bulletin du HCF N° 511

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18/04/2010 - PAULINE ATLAN, LOUIS MAZETIER, NICOLAS PESLIER ET ...FRANÇOIS BIENSAN , CHEZ PAPA : Les 26 et 27 mars 2010 , deux sensationnelles soirées,
Chez Papa, à Paris rue Saint-Benoît . Salle bondée ! Pas étonnant, la programmation était inespérée, avec en tête d'affiche la bonne chanteuse Pauline Atlan, accompagnée - excusez du peu - par Louis Mazetier au piano et Nicolas Peslier à la guitare.
Ces accompagnateurs sont aussi des solistes exceptionnels . Nous avons pu les apprécier en tant que tels, au début de chacune des trois parties - et au cours de celles-ci, lorsque Pauline Atlan voulait reposer un peu sa voix - tout au long d'étonnants duos piano-guitare et de quelques superbes solos de piano, Louis Mazetier jouant avec un punch incroyable !
Pauline Atlan, on le sait, s'inspire notamment d'Ethel Waters et d'Anita O'Day ; sa voix mélodieuse, son swing aisé firent merveille. Elle avait choisi d'interpréter surtout des thèmes du génial Fats Waller dont certains peu connus (Hold my hand, Do me a favor, Dream man ...). Mais d'autres compositeurs furent aussi sollicités , ainsi Gershwin avec un The Man I Love qui fut un des sommets de la soirée.
Et puis, une très bonne surprise nous attendait le 27 : François Biensan rejoignit la scène à compter de la deuxième partie, jouant de la trompette avec sourdine et s'intégrant au trio avec un goût parfait.
Précipitez-vous
Chez Papa lorsque cet ensemble sera à nouveau programmé.

François ABON- Président du HCF-Paris

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13/04/2010 - LES DUMOUSTIER STOMPERS...SUITE (En réponse au message de Pierre Ingrin du 7 avril 2010) :
L'été dernier, la fin du parcours des Dumoustier Stompers n'était naturellement pas celle de leur amitié, ni celle de leurs retrouvailles musicales. Mais ces retrouvailles musicales ne se produiront désormais qu'au hasard de contextes festifs, comme le fut ce week-end pascal autour de l'inauguration de leur DVD ; week-end organisé, de main de maître, par l'association souillacaise Les Artistes autour du Puits et sa trémulante présidente Claudine Arnal .

On ne reverra donc plus les Dumoustier Stompers sévir dans les réseaux parcourus en tous sens par les amateurs de jazz. Mais, le Dumoustier Homecoming ne manquera pas de se retrouver pour faire la fête ici ou là... et peut-être même ailleurs! D'autant plus qu'on n'a pas fini, dans notre beau pays, de se marier, de commémorer les grandes et petites dates, ou de se réunir en de sérieux congrès débouchant sur de belles soirées dansantes...

Laurent VERDEAUX

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12/04/2010 -TÉLÉCHARGEMENTS MUSICAUX : Le téléchargement musical suscite des réactions et des propositions. L'un des membres du HCF-Paris nous a suggéré de nous intéresser au site Beezik.
Plus besoin de ruser,
BEEZIK est un site de téléchargement, gratuit et légal, de musique (non spécialisé). Il offre, au téléchargement intégral, principalement en MP3, plus de 2 millions de titres provenant des principaux éditeurs de disques, dont l'intégralité de certains catalogues. La durée de préécoute est très limitée.
La démarche marketing de ce site est originale et tout à fait dans l'esprit d'Internet .Le financement des titres, achetés par Beezik auprès des maisons de disques, est assuré par la publicité : pendant le téléchargement de chaque titre, qui dure seulement une vingtaine de secondes, vous devez obligatoirement visionner une vidéo publicitaire, que vous avez vous-même choisie en fonction de vos centres d'intérêt. C'est la marque concernée qui vous offre le titre !
Encore une avancée dans la voie du Triomphe du numérique virtuel !

Le Site du Hot Club de France

Tous vos commentaires, critiques, observation et suggestions au sujet du téléchargement musical seront toujours les bienvenus.

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11/04/2010 - HOMMAGE A JEAN-PIERRE SASSON : Dans le cadre des Cercles d’étude, réunions privées du
HCF Paris, le clarinettiste et chef d’orchestre Michel Mardiguian a présenté ,samedi 10 avril 2010, le guitariste, compositeur et chanteur Jean-Pierre Sasson, dont il fut un ami très proche. Il nous livre ici ses impressions de conférencier.

Merci au HCF-Paris de m'avoir fourni les moyens logistiques pour faire cette causerie sur Jean-Pierre Sasson. Deux heures, c'était peu et il y eut des manques inévitables : les sessions avec Buck Clayton, avec Jonah Jones, avec Milt Buckner, la brève existence des Four Saladers où il composa la Petite laitue immortalisée, plus tard, par Roy Eldrige...Mais cela aurait peut-être lassé et donc finalement c'était bien ainsi, car l'attention des amateurs présents fut très soutenue.
Jean-Pierre s'était éteint pratiquement dans l'oubli; l'article que j'avais fait à sa mort dans la revue Jazz,Dixie, Swing avait rappelé qui il était - le formidable article de Pierre Lafargue dans Jazz Classique l'avait fait mieux encore - Mais samedi, grâce au HCF Paris, on lui a rendu un peu de cette justice posthume qu'il méritait, et ce de la meilleure façon qui soit : en l'écoutant jouer !
De plus, nous avions, entre autres, deux invités on ne peut plus opportuns : la vieille garde avec Franck Bauer, et la jeune génération avec le talentueux guitariste Marc Fosset.
Je crois qu'un peu de Jean-Pierre était dans la salle avec nous, cet après-midi-là. Outre les miens, j'ai repéré quelques yeux humides quand sa voix a chanté, de façon si poignante, Stormy Monday.

Michel MARDIGNIAN

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07/04/2010 - LES DUMOUSTIER STOMPERS A SOUILLAC (3 ET 4 AVRIL 2010) : Pourquoi Les Dumoustier Stompers s’arrêteraient-ils de jouer ? Je n’en vois aucune raison valable : je reviens de Souillac où, les 3 et 4 avril, ils se sont produits dans une forme olympique !
Samedi 3 avril, ils ont donné un concert en fin de journée, après avoir projeté, dans l’après midi, le DVD, très émouvant, retraçant leur extraordinaire aventure humaine qui dure depuis 20 ans .
Elle était là, Carol Leigh (voc) revenue tout exprès du Connecticut, égale à elle même, admirable et indomptable, diseuse incomparable, danseuse ondulant comme personne, et connaisseuse encyclopédique de la musique que nous aimons (je le sais ... j’ai mangé à sa table).
Ils étaient là, Laurent Verdeaux trompettiste, cornettiste et…même trombone, qui se joue des aléas du corps ; Jean-Pierre Rougeron, saxo soprano infaillible, de l’apéro-concert au concert du soir, béchétisant à souhait . Ecoutez, dans le DVD, comment il joue Indian Summer, Renversant!
Ils étaient là : Henri Perrier (tb), Alain Martien (tp)et Natasha Border (voc) qui semblent faits pour une jeunesse éternelle. Ils étaient là aussi, les musiciens des débuts qui ont donné la couleur à l’orchestre, Dominique Brigaud (g), Bruno Bonté (dr), Olivier Chabot (tuba) et les nouveaux venus, tellement sécurisants, que sont Philippe Carment (p) et Michel Boss Quéraud (tp , cl).
J’ai écouté, j’ai filmé, je me suis régalé !
Dimanche 4 avril, ils ont joué à la messe pascale, dans la très belle église abbatiale de Souillac. J’ai écouté, j’ai filmé, j’ai prié ... Alors, Les Dumoustier Stompers, peut être à bientôt ?

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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05/04/2010 - BULLETIN DU HCF – OFFRE DÉCOUVERTE : Connaissez-vous la nouvelle formule du Bulletin du HCF? Voici l'occasion de la découvrir à prix très réduit :

ABONNEMENT A 5 NUMÉROS POUR SEULEMENT 20 EUROS (France )
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(cliquez sur la photo du Bulletin du HCF N°584, pour l'agrandir)

Le Bulletin du HCF c'est chaque mois, un panorama de l'actualité et des nouvelles du jazz - des chroniques de CD, de DVD, de livres par des critiques spécialisés - des articles de fond - des interviews de musiciens - des concerts et des festivals.., avec la participation de l'équipe de rédaction du Hot Club de France et de personnalités reconnues dans le domaine du jazz.
Une revue indispensable à tous les amateurs.

CETTE OFFRE EST VALABLE JUSQU'AU 31 AOUT 2010
,(Elle est réservée aux nouveaux abonnés).


Règlement par chèque - tiré sur banque française - à l'ordre de Bulletin du HCF
Adressé à Henri Delhaye, 10 rue des Tournelles F. 92290 - Châtenay-Malabry.

Henry DELHAYE– Membre du Hot Club de France - Gestionnaire du Bulletin du HCF

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03/04/2010 - ZORA YOUNG AU DUC DES LOMBARDS : C'est à Paris, à l'issue d'un excellent set dans l'atmosphère très cosy du Duc des Lombards, que François Desbrosses - Président du Hot Club de France - remit vendredi 2 avril 2010, à Zora Young personnellement,
le Prix Blues 2009 du Hot Club de France. Ce prix lui a été décerné pour son album The French connection, avec Boby Dirninger.

(cliquez sur la photo de Zora Young pour l'agrandir)

Ce soir-là, Zora Young fit preuve d'un talent sans faille, dans des chants aux accents très profonds, toujours swingante. Elle a une excellente présence scénique, un plus par rapport aux interprétations sur le CD primé. Zora Young partagea la vedette avec Boby Dirninger, non seulement son guitariste accompagnateur, mais aussi pianiste, chanteur de Blues et harmoniciste.
La rythmique était assurée par :
- Un remarquable bassiste très adapté au Chicago Blues : Domenico Stocchi (nous l'avions découvert en 2002, sur la Croisière du Hot Club de France, dans la formation Chicago blues de Simon Boyer).
- Catherine Girard (Cajoune) virtuose du Wasboard. Elle est leader de Sweet Mama qui fut, en 2003, lauréat du Prix petite formation du Hot Club de France pour le CD Live!.

Rappelons que le Duc des Lombards - programmation Jean-Michel Proust - a pour principe de proposer deux prestations des mêmes artistes, l'une de 20h à 21h45, l'autre à 22h : une formule qui ne manque pas d'intérêt! Les concerts de Jazz authentique, encore trop rares, y sont de qualité et nous les suivons de très près (Voir sélection du Hot Club de France sur la page Concerts Paris-Ile de France de ce site).

Pierre ROBIN - Membre du Hot Club de France, Coordinateur du Site Internet.

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31/03/2010 -LES FRERES GRASSO : Dans son message du 13 mars 2010 ( sur cette mème page), Jimmy Domange disait grand bien des Freres Grasso - l'ainé Luigi (as,ts), le cadet Pasquale (gu) -
Le
Luigi et Pasquale Grasso Quartet a été filmé lors de son concert Salle St Just d’Ivry sur Seine (F.94) ( association Jazz'Ivry), le 19 février 2010 .
Etonnant!

Dan VERNHETTES - Directeur Aristique de Jazz Ivry

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30/03/2010 - SACKVILLLE - DECES DE JOHN NORRIS : Nous apprenons la mort subite de John Norris, des suites d’une crise cardiaque,à l’âge de 76 ans. Avec Bill Smith, il fut en 1968 le cofondateur de Sackville Recordings à Toronto (Canada).
Sous la direction de John Norris furent édités sous le label Sackville , en microsillons puis en CD, d’excellents musiciens de jazz authentique, parmi les meilleurs, comme : Dick Hyman, Jay Mac Shann, Junior Mance, Sammy Price, Red Richards, Ralph Sutton, Jay McShann… ainsi que des concerts , enregistrés le plus souvent en Europe, avec : Benny Carter, Henri Chaix, Doc Cheatham, Buck Clayton, Bill Coleman, Albert Nicholas, Rex Stewart, Ben Webster, Teddy Wilson…
Nous espérons que la disparition de son fondateur et animateur n’affectera pas l’avenir de Sackville Recordings.

Edmond RAVIER – Membre du HCF Paris.

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26/03/2010 - POUR ÉCOUTER SWING FM DIRECTEMENT PAR LE WEB : Afin de permettre à un plus grand nombre d'auditeurs de se connecter sur son programme, Swing FM - la radio du Hot Club de Limoges - a dû changer d’opérateur pour son streaming .
Du coup, certains auditeurs qui se conectaient directement par le web pour écouter notre programme, sans passer par notre site, ont perdu le contact.
En allant sur le
site de Swing FM, ils peuvent récupérer le nouveau lien qui leur permettra de se connecter à nouveau.

Claude Alain CHRISTOPHE - Secrétaire de SWING FM.

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25/03/2010 - TÉLÉCHARGEMENTS MUSICAUX : L’article paru dans le Bulletin du HCF de février 2010, sous le titre Le triomphe du numérique virtuel, mentionne le site
Deezer d’écoute intégrale gratuite d’enregistrements.
Je vous signale que le site Here is Old Time Jazz on line propose, gratuitement, en mp3, à l’écoute intégrale et au téléchargement, des milliers d’enregistrements de jazz tombés dans le domaine public (Loi Lang) : depuis ceux de l’O.D.J.B. jusqu’à ceux réalisés dans les années cinquante.
Ce site s’enrichit, chaque jour, de nouveaux titres (lastest acquisitions).

Jean ROUSSEAU - Membre du HCF Paris

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25/03/2010 - UN STAGE CHEZ JACQUES MORGANTINI A GAN :On se dit d’abord : « Un stage chez Jacques Morgantini ? Mais voilà 40 ans que j’écoute du jazz ! J’ai déjà une bonne discothèque et la lecture de mon Bulletin du HCF mensuel m’aide à y voir clair, même si je suis loin de tout connaître, certes ».
Puis finalement pourquoi pas ? Ce sera l’occasion de voir en chair et en os ce Jacques Morgantini, signant d’enthousiasmants textes de pochette de disques, quelques anciennes chroniques d’enregistrements sortis aux USA dans le Bulletin du HCF, et clamant son enthousiasme pour Herschel Evans en mettant tous ses solos bout à bout sur une bande magnétique.
Et me voilà à Gan !
Là les choses deviennent sérieuses, ou plutôt pas du tout, car Jacques a un humour corrosif et une autodérision hors du commun.
Il faut dire que globalement, l’amateur ordinaire que je suis, a baigné dans une approche du jazz que je qualifierais d’harmoniste, c'est-à-dire que le jazz, ce sont d’abord les feux d’artifice d’Armstrong, les subtilités de Benny Carter et d’Hawkins, les harmonies de Duke … qui priment, à placer au-dessus de tout.
Jacques remet les choses à leur vrai place : il nous fait percevoir tout le jazz qu’il y a aussi dans une inflexion, une pulsation, un riff lazy à souhait … En un mot, un shake de Sidney Deparis ou d’Hot Lips Page ( qu’il « réhabilite » à juste titre ), les breaks de guitare de T.Bone Walker, le chant véhément de Sonny Parker, le feeling de Magic Slim, la pulsation de Fred Bellow, et de bien d’autres encore que l'on croyait connaître, contiennent tout le génie du peuple noir américain du XX° siècle.
Car Jacques sait de quoi il parle. Bien que le jazz n’ait jamais été son métier, il a fréquenté intimement les plus grands jazzmen en Europe et aux Etats-Unis, il a supervisé bénévolement de nombreuses séances d’enregistrement, découvert avec son épouse de grands bluesmen …
Il faut aussi dire l’ambiance extraordinaire créée par Jacques. C’est une atmosphère joyeuse et amicale où les contrepèteries sont les bienvenues. Et tout cela se passe dans la maison du Maître, par groupe d’environ six personnes, qui deviennent vite des amis.
En revenant de chez Jacques Morgantini, on n’écoute pas le jazz autrement, on l’entend mieux …

Claude BISSERIEX

Note du site : Les prochains stages de perfectionnement à l'écoute du Jazz de
Jacques Morgantini, à Gan (F.64), auront lieu en avril et mai 2010.

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24/03/2010 - DECES DE ROBERT R. MACLEOD : J’apprends, avec beaucoup de tristesse, la disparition fin 2009 de Robert R. Macleod , physicien, mais aussi musicologue et historien britannique, qui contribua largement à la connaissance du Blues. Il était né en 1927 et avait donc 82 ans.
L'oeuvre capitale de Bob Macleod fut la transcription, directement par l'écoute des interprètes, d'environ 10.000 textes de blues :
- Dans une première série, deux volumes des 81 L.P. de Yazoo.
- Puis, en collaboration avec Johnny Parth, 10 volumes des Document Blues (5001 à 5398) et d'un volume Blues Document (6001 à 6050).
- Par la suite, il réédita les Yazoo avec quelques corrections et ajouts.
L'ensemble de son oeuvre a été édité par Pat Publications - à Edimbourg (Ecosse) - avec la collaboration précieuse de son épouse Patricia, disparue un peu avant lui.
J'ai bien connu Bob, au travers de notre correspondance dans le cadre de ses recherches et de demandes de précisions. Je craignais le pire, n'ayant pas eu de ses nouvelles fin 2009, ce qui n'était pas dans ses habitudes. C'était un homme ouvert et généreux, pratiquement inconnu en dehors du monde anglophone.

Bernard BROSSE - Membre du HCF Paris.

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23/03/2010 – TELECHARGEMENTS MUSICAUX : J'ai lu avec intérêt l'article de Pierre Robin, concernant les nouveaux modes d'enregistrement du son et plus particulièrement du MP3, publié dans
Le Bulletin du HCF n° 588 sous le titre Le triomphe du numérique virtuel.
Je voudrais faire part ici de mon expérience personnelle :
Après quelques réticences, j'achète désormais 80% de mes disques via le téléchargement sur internet et plus particulièrement sur le site iTunes.
Comme la compression audio se fait en rognant sur l'intégralité du signal, je craignais une perte de qualité sonore. Après avoir gravé mes téléchargements sur CD audio classique et les avoir joués sur une chaîne HIFI - que je crois être de qualité - je me suis rendu compte qu'il n'en était rien; et ce, pas seulement pour les repiquages faits, à l’époque, à partir d'anciens 78 tours, mais aussi pour les albums stéréos excellemment enregistrés des années 60 et 70. J'ai eu l'occasion de comparer certains téléchargements avec le CD original, et je dois avouer n'avoir pas perçu de réelle différence ! Quand on sait que la compression audio enlève des fréquences que l'oreille ne peut physiologiquement entendre, cela semble logique. Il faut aussi dire qu'il y plusieurs niveaux dans la compression, et celle d’iTunes est correcte. L'inconvénient majeur du MP3 téléchargé est l'absence de notice sur les enregistrements. Mais pour le Jazz, les discographies sont là pour nous aider, lorsqu’il sagit d'enregistrements anciens, ce qui est souvent le cas.
Je crée donc des CD audios, ce qui me permets d'avoir un support matériel à partir duquel je peux prendre des notes et écouter dans d'excellentes conditions.

Claude BISSERIEX

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17/03/2010 - STAGE « CONNAISSANCE DU JAZZ » A PARIS : Amateur chevronné, grand connaisseur de la musique noire, Jacques Morgantini a captivé un groupe d'amateurs de la région parisienne, samedi 13 mars 2010, avec sa présentation du style Kansas City et des grands noms qui ont marqué l'histoire du jazz : Count Basie, Hot Lips Page, Hershel Evans, Buck Clayton, Buddy Tate, Jay Mac Shann, et bien d'autres.
De nombreux enregistrements rafraîchirent la mémoire des participants, dont des prises de son remarquables réalisées, par le conférencier lui-même, dans d'excellentes conditions techniques (et psychologiques , faut-il le dire, les musiciens s'étant sentis particulièrement en confiance). La présentation fut étendue ensuite aux grands solistes pour lesquels le blues est une expression naturellement profonde, enracinée dans la vie de tous les jours : Arnett Cobb, Buddy Tate, Lips Page, Tiny Grimes, Pete Johnson, Wild Bill Davis ... Avec le blues, nous sommes au coeur du jazz, c'est une vérité éternelle où l'esbroufe et le clinquant n'ont pas part.
Émaillée de nombreuses anecdotes et de plaisanteries délassantes, cette journée studieuse et amicale a rappelé que divertissement et connaissance vont de pair, pour autant que la carrure du responsable soit suffisante. Et Jacques Morgantini est bien là !

Daniel JANISSIER – Membre du Hot Club de France

Notes du site :
- Ce stage avait lieu dans le cadre d’une réunion privée, organisée par le HCF-Paris à l'intention de ses membres.
- Jacques Morgantini organise régulièrement des stages de « Connaisance du Jazz » (initiation et perfectionnements) dans sa discothèque personnelle, à Gan (F.64 - Pyrénées Atlantique), banlieue de Pau.

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17/03/2010 - IRAKLI - BULLETIN DE SANTE : Notre ami, le trompettiste Irakli de Davrichewy, a eu, il y a quelques semaines, un accident de santé mineur : à la suite de deux saignements de nez, survenus au cours de son sommeil, il a perdu une importante quantité de sang .Ceci l'a affaibli.
J'ai eu l'occasion de rencontrer Irakli. Il va bien, est en convalescence et récupère parfaitement. Bien sûr, il a dû annuler sa présence dans plusieurs concerts et conférences, mais il devrait être de retour rapidement sur scène.
Irakli a toujours accès à sa boite mail et, si vous le souhaitez, je pense que des messages de sympathie lui feraient certainement plaisir et soutiendraient son moral pour un retour encore plus rapide.
Pour ma part, je souhaite à notre ami Irakli un prompt rétablissement.

Pierre ROBIN – Membre du Hot Club de France.

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13/03/2010 - NICOLAS MONTIER QUARTET A BAYONNE - Joli concert proposé, vendredi 26 février 2010, par Dominique Burucoa au Théâtre de Bayonne(F.64) :
Nicolas Montier et son quartet, avec Stan Laferrière (dr), Pierre Maingourd (b), Philippe Milanta (p), rejoignaient Nicolas Dary (ts,as) et Maître de cérémonie.Nicolas Dary avait complété la formation avec les Frères Grasso : l'ainé Luigi (as,ts), le cadet Pasquale (gu). D'une virtuosité affolante, ces deux jeunes extra-terrestres italiens ne cherchaient pas à épater la galerie, mais réussissaient à se mettre au niveau de leurs aînés.
D'excellents moments de plein swing, très appréciés par une salle comble. Bravo à tous ! Quand on voit Nicolas Montier sur une affiche, il faut toujours y courir, car on est sûr de ne pas se tromper.

Jimmy DOMANGE – Membre du HCF Paris.

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19/02/2010 - DUKE ORCHESTRA (Jeudi 18 février 2010) : Je suis encore abasourdi du concert d'hier soir à la Maison du Duke! Le Hot Club de France a vraiment fait le meilleur choix pour son Grand Prix 2009 : Duke is really alive ! La Far East Suite fut remarquablement interprétée. Comme à l'époque de Pleyel ou de Chaillot, il faudrait citer tous les musiciens …
La belle Aurélie Tropez (cl), qui va bientôt êre maman, était remplacée par le clarinettiste Antonin Tri Hoang, jeune phénomène que j'avais déjà entendu lors de l'hommage à Duke des élèves du CNSMDP sous la houlette de François Théberge. Il est également un bon pianiste et avait relevé à la feuille les voix de Jubilee Stomp. Hier, c'était lui Mynah, l'oiseau peu farouche dont Billy Strayhorn avait relevé le chant. Cet Antonin Tri Hoang est un oiseau rare, Foi de clarinettiste !

Jimmy DOMANGE – Musicien (cl,ss) , Membre du HCF Paris.

Note du Site : La Maison du Duke est actuellement en résidence à
L'Entrepot.

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15/02/2010 - JAZZASCONA 2010 : La première mouture du programme 2010 du festival de jazz d’Ascona vient d’être publiée sur son site internet. Actuellement, ce sont surtout les cuivres et les chanteuses qui semblent préparer nos meilleurs moments ; la programmation (déjà 48 orchestres annoncés) comprend notamment :
- Waren Vache (à la tête d’un All-stars de musiciens habitués de l’éditeur Arbors),
- Wendell Brunious, Charlie Miller , John Erik Kelso et nos Français Patrick Artero, Francois Biensan et Gerard Sifert, entre autres, pour les trompettes .
- Wyclife Gordon avec la chanteuse Nikki Haris et John et Bill Aldred au trombone,
- China Moses (avec son orchestre français), Nikki Haris, Catherine Russel, Lila Ammons (avec Axel Zwingerberger) …
On retrouvera aussi à Ascona : Rossano Sportello (p), Mathias Seufert (sax), Shannon Powell (à la tête d’un All-stars de la Nouvelle Orléans), Herlin Riley, le Paris Washboard , Michel Pastre, David Blankhorn, Guillaume Nouaux, Simon Boyer avec Drew Davies, et même Jean Francois Bonnel …
Et, en hommage à Django Reinhardt, le trio de Bireli Lagrene.

A suivre … et à venir écouter à Ascona du 24 juin au 4 juillet 2010.

Jacques BESSE – Membre du HCF- Paris

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13/02/2010 - CULLY JAZZ : Connaissez-vous
Cully Jazz, ce petit festival suisse où de temps à autre il y a quelque chose de swinguant à glaner ?
Cette année, il y aura deux concerts de Hank Jones le 10 avril 2010 et Dorado Schmitt Family le 11 avril 2010 .
Cully se trouve dans l’agglomération de Lausanne.

Ralph BALLMER

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12/02/2010 - LE TROMPETTISTE ROGER GUERIN : Il avait joué avec les plus grands, il était un des rares musiciens français à avoir joué au festival de Newport... avant d'accompagner Claude Nougaro avec Maurice Vander et autres amis...Il avait pris sa retraite à côté de La Selle-en-Hermois puis avait opté pour le soleil des Saintes-Marie de la Mer...On l'avait entendu à la tête de son big band à Pannes, et il n'hésitait pas à apporter son cornet et à faire le beuf avec Louis Mazetier, Patrick Saussois quand il venait à nos concerts...Il vient de mourir à 84 ans, mais les anciens spectateurs du du Hot Club du Gâtinais se souviennent...

Jean-Marc BERLIÈRE - Président du Hot Club du Gatinais.

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05/02/2010 - AVEC ART TATUM ET LOUIS MAZETIER : J'ai lu avec énormément d'intérêt les observations de Gérard de Boissieu, ou plutôt son ressenti de ce sensationnel après-midi du 30 janvier 2010. Ses impressions rendent parfaitement compte du caractère exceptionnel de la présentation et du concert qui a suivi, tout à fait dans la même ambiance.
Mis à part le pianiste américain Dick Hyman, aucun autre musicien que Louis Mazetier n'aurait pu atteindre à ce degré de qualité, de vérité.
Ce succès nous a amené à envisager, avec Louis Mazetier, de renouveler, dans quelques mois, cette expérience avec un autre pianiste d'exception, Willie "The Lion" Smith.

François ABON- Président du HCF-Paris

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03/02/2010 - CHEZ PAPA, AVEC ART TATUM ET LOUIS MAZETIER : Samedi 30janvier 2010 - au cœur du Hot Club de France, via le HCF-Paris – nous avons pris un pot avec Art Tatum que nous a présenté Louis Mazetier. Bien sûr nous connaissions Arthur Tatum, mais pas de cette façon, pas de cette manière à la fois si vivante et réfléchie.
Nous avons compris toutes les qualités de cette musique, faite de rigueur et qui s’enchaîne de manière à la fois logique et imprévisible. Nous avons apprécié l’image, développée par Louis Mazetier, d’un sauteur de lianes en lianes et qui toujours retrouve la bonne prise, alors que la chute semblait certaine…Mais non ! Il retombe toujours sur ses pieds.
Notre orateur avait construit un exposé parfaitement rationnel qui nous a permis de comprendre comment la musique classique et la pulsion stride ont, dès le départ, donné à Art ce mélange de grande rigueur et de formidable envol de successions rythmiques. Construit, rigoureux, logique et plein de fantaisie, pourrait-on écrire sur la copie …
A titre personnel, cette rencontre m’a permis de trouver une réponse à une question fondamentale que je me suis toujours posée à propos du jazz : celui-ci s’écrit-il sur une partition ? Art Tatum a appris la musique classique en braille et ne voyant pratiquement pas, ne pouvait bien entendu utiliser un document écrit. J’ai compris cette construction à base de standards qui sont autant de repères à partir desquels tout peut se faire.
Art Tatum avait placé la barre très haut…Toscanini, Horowitz l’admiraient (et réciproquement). Notre orateur évoque une équation que je résume, en la trahissant certainement un peu : Classique + Piano stride + Blues + merveilleuse aisance de mains au piano+ grand intérêt pour la maîtrise du son + utilisation de la pédale droite = le prodige d’Art Tatum.
Faut-il rester seul ? En 1943, notre musicien découvre les avantages du trio, en s'inspirant de la composition de celui de Nat King Cole (piano,basse, guitare). Conséquence inattendue : sa main droite dégagée lui permet d’improviser, encore plus librement, en phrases merveilleusement développées.
Dans un souci d’équilibre notre orateur tint à nous montrer les points faibles de notre héros. Reprenons les habitudes de correcteur : ne sait pas faire simple, ne sait pas accompagner…introduit trop longuement, se répète, copie chez les autres... je passe le mauvais goût qui lui est parfois reproché, pour finalement tout résumer en citant Louis Mazetier : Tatum parle le tatumien…alors peu importe le reste. Le torrent de la qualité emporte les critiques très loin vers l’aval… Tatum est éternel ! En mettant la barre très haut, il a traumatisé des générations de pianistes, et après lui, le jazz ne se joue plus tout à fait de la même façon.
Quelques travaux pratiques ont illustré et suivi la brillante présentation de notre orateur : extraits de films ou de disques. Mais surtout,
Louis Mazetier s’est mis au piano pour nous faire une démonstration de ce qui peut arriver sous influence de Tatum : 45 minutes époustouflantes de brio. Développement de merveilleuses phrases, à la fois construites et libres, ne perdant jamais la liane évoquée plus haut.

Nous sommes sortis de Chez Papa beaucoup plus riches qu’à l’arrivée, en connaissances de ce merveilleux jazz du XXème siècle et en formidables sensations musicales.

Gérard de BOISSIEU

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02/02/2010 -
LES PRIX DU HOT CLUB DE FRANCE 2009: En janvier 2010, un comité de spécialistes a décerné les Prix du Hot Club de France 2009, sélectionnés sur l'ensemble des œuvres chroniquées dans le Bulletin du HCF (organe musical du Hot Club de France) pendant l'année 2009.

- GRAND PRIX 2009 :
LAURENT MIGNARD DUKE ORCHESTRA , DUKE ELLINGTON IS ALIVE
CD édité par Amoc, label Juste une Trace , sous référence AMOC 305369175646.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°584 Page 17.

- PRIX RÉÉDITION 2009 :
LIONEL HAMPTON BIG BAND, EUROPEAN CONCERTS 1953-1954 .
Double CD édité par Frémeaux et Associés sous référence FA 5240 .
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°581 Page 16.

- PRIX HOMMAGE 2009 :
PARIS SWING ORCHESTRA - ANDRE VILLEGER, SWINGIN' SIDNEY BECHET
CD édité par Black and Blue , sous référence 706.2.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°584 Page 18.

- PRIX BLUES 2009 :
ZORA YOUNG with Bobby Dirninger , THE FRENCH CONNECTION,
CD édité par Delmark sous référence DE 802 .
(distribution française Mosaïc Music sous référence 394 472 .
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N° 586 Page 18.

- PRIX GOSPEL 2009 :
GENERATION SINGLETON, I'M GOING UP YUNDER
CD édité par Ebony sous référence EGCD 2014.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°581 Page 15.

- PRIX VIDEO DE JAZZ 2009 :
SHIRLEY CAESAR, AFTER 40 YEARS...STILL SWEAPING THROUGH THE CITY
DVD édité par Shu Bel Records et distribué par Light Records sous référence 6930.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°579 Page 22.

- PRIX LIVRE DE JAZZ 2009 :
FRANKIE MANNING ET CYNTHIA R. MILLMAN,
FRANKIE MANNING - L'AMBASSADEUR DU LINDY HOP
Traduction française Christian Rolland, éditée par Ch. Rolland Editions (ISBN 978-2-9526753-5-2) Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°583 Page 24.

Nous vous recommandons de vous procurer ces documents primés par le Hot Club de France , pour les écouter, les visionner et les lire.

Dominique BRIGAUD - Coordinateur du Comité d'attribution des Prix du Hot Club de France.

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02/01/2010 - LA LOCOMOTORA NEGRA A LIMOGES (samedi 23 Janvier 2010) :Un grand merci à Jean-Marie Masse et au Hot Club de Limoges qu’il préside de nous avoir permis de (re)voir le big band
La Locomotora Negra – orchestre catalan de Barcelonne - à Limoges. C’était là une occasion unique de retrouver cet excellent orchestre, qui ne se produit malheureusement quasiment jamais en France et qui avait fait tout spécialement le déplacement afin d’honorer le Hot Club de Limoges.
Ce big band de dix-sept musiciens n’est pas un nouveau venu sur la scène musicale puisqu’il se produit depuis plus de trente-cinq ans avec toujours le même succès. Il est composé de musiciens amateurs, pour la plupart d’entre eux. Depuis l’origine ce sont des musiciens des familles Gili, Trepat et Gonzalez qui en constituent l’ossature et qui représentent presque la moitié de l’orchestre. Ricard Gili en est le leader charismatique : Trompettiste de talent, dans la veine de Louis Armstrong, il mène ses musiciens avec autant de passion que de fougue juvénile.
Il faut citer quelques temps forts de ce concert :
- Deux de leurs compositions : un hommage appuyé à Duke Ellington avec un Hi! Duke fort bien arrangé ainsi qu’un fumant Three bones shuffle entièrement dévolu à la section de trombones.
- Jungle blues (?) chanté et mimé de façon cocasse par un trio vocal amené par Ricard Gili. - Une version orchestrale de Shipyard social function, tirée du répertoire de Lucky Millinder, parfaitement swinguée par l’ensemble des sections mélodiques.
- Frankie and Johnny, pris sur un tempo de boogie woogie, avec pour soliste le guitariste Albert Romani interprétant le thème à la manière de Tiny Grimes.
- After hours, un succès incontournable de l’orchestre Erskine Hawkins, fit la part belle au pianiste Tofol Trepat, très inspiré sur ce blues et bien soutenu par des riffs orchestraux sur la coda.
Un orchestre au swing généreux avec des sections mélodiques de haut niveau et un plaisir de jouer manifeste. Le public ravi leur a réservé un accueil enthousiaste et parfaitement mérité. Ce fut une soirée mémorable !

Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club et Vice-Président du Hot Club de France.

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01/02/2010 - I’M LAZY, THAT’S ALL ! : « Le blues, le jazz, le swing...Bon sang, mais c’est bien sûr !»

Je ne goûte guère les tempos très rapides, car la mise en place lazy ne peut pas s’y épanouir. Il en va de même avec les tempos très lents.
Jouer lazy , c’est jouer détendu.
Un blues qui n’est pas lazy est un blues sans saveur.
Jouer lazy, c’est jouer en retard sur le temps.
Lisez les interviews de musiciens et vous constaterez que les locutions : Jouer en retard sur le temps, jouer en avance sur le temps, se retrouvent souvent dans leurs propos.

Et le swing, dans tout ça ! Le swing peut-il être présent quand le jeu est en retard sur le temps ? Oui ! …et aussi présent quand le jeu est en avance sur le temps ? Non ! : I’m lazy, that’s all !

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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29/01/2010 - CHU BERRY - PRECISION : Dans le Bulletin du H.C.F. N° 585 d’octobre / novembre 2009, page 31, figure une précision concernant des photos de Chu Berry publiées dans le N° 584 . Il y est écrit notamment : « Ces photos ont été prises à Pittsburg par Charles Teenie Harris, photographe au Pittsburg Courrier entre le 20 et le 26 février 1941, seules dates – à ma connaissance – où l’orchestre Calloway est venu à Pittsburg durant la période Chu Berry ».
Cette précision m’est attribuée indument. Elle m’a été communiquée par l’un de mes correspondants, Jean-François Pitet, probablement l’un des meilleurs spécialistes français, sinon le meilleur, de Cab Calloway, comme en témoigne son blog
THE HI DE HO BLOG.

Jean ROUSSEAU - Membre du HCF Paris

Note du Site : Jean Rousseau est l’auteur d’un site consacré aux
Lieux de Jazz à Paris de 1900 à 1969. Ce site est référencé, depuis plusieurs années, sur la page Liens (catégorie Histoire)de ce site du Hot Club de France.

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28/01/2010 - COLLECTION DU DOCTEUR CLAVIÉ : La Maison du Duke vient de faire l'acquisition de la collection du Docteur Clavié . Cette collection est composée de 300 bandes magnétiques représentant 650 heures de concerts de Duke Ellington (de 1945 à 1970).
Nos experts ont entrepris de trier, identifier, référencer, avant de procéder à leur numérisation. A suivre !

Laurent MIGNARD – La Maison du Duke

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19/01/2010 - NOUVEAUX LIVRES JAZZ : Trois nouveaux ouvrages viennent d'etre placés sur la
Page Livres de ce site. Ces nouveaux ouvrages sont indiqués sur la page Forum-Documents.

La Page Livres de ce site internet présente une sélection de près de 300 ouvrages, traitant du Jazz authentique, du blues et du gospel, recommandés par le Hot Club de France. Ces ouvrages sont classés selon 12 rubriques thémathiques et par ordre alphabétique d’artistes . Pour la plupart d’entre eux, une information technique sur l’ouvrage (éditeur, langue, format , ISBN …) et une courte analyse peuvent être consultés en cliquant sur le visuel de couverture présenté.
Un Index des ouvrages figurant sur la Page Livres, complète cette information.

LE SITE

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16/01/2010 - DÉCÈS D'ED THIGPEN : Le batteur de jazz américain Ed Thigpen, accompagnateur d'Oscar Peterson et d'Ella Fitzgerald, est décédé mercredi 13 janvier 2010 à l'âge de 79 ans, a indiqué sa famille vendredi 15 sur son site internet.
Réputé pour son jeu de balais et pour ses méthodes d'enseignement, Ed Thigpen était admiré dans le monde du jazz pour ses talents de musicien et d'enseignant.

(cliquez sur la photo d'Ed Thigpen pour l'agrandir)

Né en 1930, lui-même fils de batteur, Ed Thigpen a débuté dans les années 50. Il a fait partie du trio d'Oscar Peterson entre 1959 et 1965, avant d'accompagner Ella Fitzgerald en 1966, puis de 1968 à 1972.Il a également joué avec Johnny Mathis, Pat Boone, Andy Williams, Peggy Lee! , Oliver Nelson et Gerald Wilson. En 1972, il s'était installé à Copenhague où il travaillait en free lance et enseignait.
Ed Thigpen est l'auteur de plusieurs manuels d'enseignement de la batterie et le compositeur de la suite Denise.

Jean-Marc BERLIÈRE

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12/01/2010 - BUREAU DU BORDEAUX HOT CLUB : A l’issu de l’Assemblée Générale du Bordeaux Hot Club, le Bureau sortant qui se représentait a été réélu . Sa composition est donc la suivante :

Christian SABOURET : Président - Chargé des relations avec les musiciens.
Michel LALANNE : Vice-Président - Chargé de la programmation et de l’édition de
Jazz en Poche.
Alain de LOSTALOT : Trésorier
Yvette CHAMBERLIN : Secrétaire
Francis SEPEAU : Responsable logistique
Alain CREN: Conseiller à la programmation

Le Bordeaux Hot Club, fondé en 1934, est une association d’amateurs de Jazz authentique, affiliée au Hot Club de France .

Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club et Vice-Président du Hot Club de France.

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11/01/2010 - TOUT TOMMY LADNIER EN MP3 : Conjointement à l’édition de
Traveling Blues - The Life and Music of Tommy Ladnier - les auteurs (Dan Vernhettes et Bo Lindstöm) ont réalisé un CD audio qui contient les 191 enregistrements auxquels Tommy Ladnier a participé. Vendu séparément de l’ouvrage, ce CD en est un complément qui apporte une illustration sonore de ses analyses et commentaires , mais il peut être acquis individuellement.
Produit au format MP3, ce CD audio peut être écouté à partir de la quasi-totalité des ordinateurs, chargé sur les lecteurs type I-Pod, sur beaucoup d'autoradios récents avec lecteur de CD intégré et sur certains lecteurs de DVD.
Il est possible de convertir les fichiers des plages format MP3 en format WAVE , grâce à l'utilisation d'un logiciel de conversion tel que le propose , par exemple, la suite de logiciels Nero et les logiciels gratuits comme Audacity ou Free Sound Recorder
téléchargeables. Ces plages format WAVE, gravées sur de nouveaux CD, peuvent alors être écoutées sur tout lecteur de CD.
Il y aussi la possibilité d’acheter un Discman compatible MP3.

Jean MERCIER – Membre du HCF Paris.

Note du site: Le 12 janvier 2009,Traveling Blues - The Life and Music of Tommy Ladnier a obtenu une Mention Spéciale au Palmarès 2009 de l'Académie du Jazz .

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10/01/2010 - BOOGIE MATT WEAVIL : Né Matthieu Fromont, Boogie Matt Weavil* - guitariste, harmoniciste, chanteur - révère depuis son enfance les grands du blues (de John Lee Hooker à Elmore James en passant par des musiciens plus « primitifs » comme Bukka White). Cela
s’entend et il l'explique :
« La plupart des artistes de Blues authentiques, à quelques exceptions près, se sont maintenant éteints, ainsi va la vie. La qualité des nombreux enregistrements, qu’ils nous ont laissés, atteste de leur culture et de leur savoir-faire. La jeune génération américaine actuelle dédaigne cette culture et s’est éprise d’autres formes musicales, mais elle a sans doute oublié que la plupart ont pour racine commune le Blues. Je ne suis pas américain, je ne suis pas noir et l’anglais n’est pas ma langue maternelle, pourtant j’ai grandi et évolué avec le Blues et j’y suis toujours resté fidèle ; paradoxalement il me nourrit et m’abreuve autant qu’il m’asphyxie parfois. Je suis un musicien autodidacte et instinctif, mes lacunes techniques sont nombreuses. Peu m’importe, le Blues a continuellement guidé mes doigts et ma voix, et le temps fait le reste. Et même si je le souhaite parfois, je n’arrive pas à jouer autre chose...
Quand je suis sur scène, je prêche le Blues avec toute ma passion et ma verve, je vis alors dans l’instant présent, et cela me permet un moment d’oublier qu’à la fin du film, le héros meurt. Car c’est bien là selon moi la raison d’être de la musique, un moment éphémère que je partage avec les autres musiciens et, autant que possible, avec notre auditoire.»
Boogie Matt Weavil sera le 31 janvier 2010 à Paucourt, dans le cadre du concert Blues beyond the roots (voir Forum-Dates).

Jean-Marc BERLIERE - Président du Hot Club du Gâtinais.

* En 1927, Charley Patton enregistra Mississippi Bo Weavil Blues, premier titre enregistré évoquant le Bo Weavil ou Boll Weevil : un charançon dévastateur qui se nourrit du coton que cultivaient les métayers sur les terres du Mississippi au début du XXème siècle. Insecte prolifique et résistant, le Boll Weevil est aussi, pour le peuple du blues, un symbole de pugnacité, de résistance à l’oppression et à la ségrégation.

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08/01/2010 - PADDY SHERLOCK QUARTET AU PETIT JOURNAL SAINT MICHEL (mercredi 6 janvier 2010): Trop tard sans doute, j'avais envoyé un mail aux membres du HCF-Paris pour les encourager à venir écouter Paddy. Non parce que c'est un de mes amis et qu'il joue souvent dans les Fidgety Feet, mais parce que c'est un excellent jazzman - entertainer et que la formule qu'il présentait, ce mercredi au Petit Journal Saint Michel, était originale et attrayante.
Malheureusement il y eut très peu de monde ce soir là au Petit Journal Saint Michel où nous avons passé, avec quelques amis, une soirée épatante. Si, malgré cette faible assistance, Coco reprogrammait à nouveau le Paddy Sherlock Quartet, un conseil : venez l'écouter.
Quelques mots sur ce concert :
- Paddy a été égal à lui-même, encore plus jazz que dans les disques que, peut-être, vous connaissez de lui. Son entrain , son jeu de trombone très swing, son chant malicieux enthousiasmerent l'assistance.
- Jérôme Etcheberry, quel magnifique trompettiste! Il a tout : les idées, la technique, le feeling, la gentillesse. Je considère qu'aujourd'hui , il faut voir en lui l'un des meilleurs en France, et même au-delà .
- Chris Cody, stupéfiant! Voilà un pianiste à découvrir. Je ne le connaissais pas ,mais Paddy m'en avait dit grand bien .Il se trompait car il aurait dû m'en dire un très grand bien. Chris, Australien vivant en France depuis plusieurs années, a parfaitement assimilé le piano-jazz inspiré des grands maitres que sont Earl Hines, Wynton Kelly, Ray Bryant. Excellent soliste, il sait aussi écouter ses collègues musiciens et leur apporter le soutien le plus solide qui soit. Comment se fait il qu'il ne soit pas plus connu ? A suivre…
- Marten Ingle, contrebassiste américain vivant en France depuis plusieurs années, habitué à jouer avec une chanteuse et plus branché musique pop que jazz. Mais, grâce à un grand métier, il fait parfaitement un boulot efficace dans une formation swing.
Le répertoire fut Classique ( Blue Sky , Night and Day , Blue Monk ) et compositions originales dont un second line que ne renieraient pas les meilleurs Neo-Orléanais.
Bref, une intéressante formule, de solides jazzmen, une soirée de haut niveau. C'est pourquoi je demande à la direction du prestigieux Petit Journal Saint Michel de renouveler l'expérience, et aux amateurs de jazz authentique de Paris de venir se régaler... en écoutantt le Paddy Sherlock Quartet.

Jean-Marie HUREL - Musicien et Leader - Membre du HCF Paris

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25/12/2009 - LE BLUESMAN EDDIE C.CAMPBELL (Ivry-sur-Seine - 18 décembre 2009): Un petit cadeau de Noël avant l'heure, grâce à l'association Jazz-Ivry qui présentait,vendredi 18 décembre, le guitariste et chanteur de blues Eddie C.Campbell . Dès ses premières mesures, celui-ci conquit un public venu en nombre. Pas de doute, nous avions là du pur blues !
Né dans le Mississippi voici 70 ans, ce musicien s'installa très jeune à Chicago et , dès l’âge de 12 ans, eut l'occasion de monter sur scène avec Muddy Waters. Rappelons que, par la suite, il fut l’ accompagnateur de Luther Alison, Magic Sam, Lowell Fulson, Percy Mayfield...
Dans les années 60, il devint directeur musical et accompagnateur de Jimmy Reed. Dans les années 70, il accompagna Koko Taylor avant de rejoindre le Chicago All Stars de Willie Dixon. Il a enregistré de nombreux albums sous son nom, le tout dernier pour Delmark :Tear this World up * .

(cliquez sur la photo d'Eddie C.Campbell à Jazz-Ivry - © Hot Club de France - pour l'agrandir)

Son jeu de guitare, inspiré des Grands du blues, cités ci-dessus, ainsi que d’Elmore James, est assez contrasté mais sans éclats violents ; tandis que sa voix, grave et chaleureuse, n'offre qu'assez peu de relief. En fait, si Eddie C.Campbell est parfaitement représentatif du blues authentique, il n'est toutefois pas un musicien du niveau de ces Grands du blues.
Cela n'empêcha pas de passer de bons moments à l'écouter, d'autant que ses accompagnateurs remplissaient fort convenablement leur rôle, n'apparaissant que très rarement en solo. Il s'agissait de trois Français : Jean-Pierre Duarte (gu), Ludovic Binet (claviers), Jean-Marc Despeignes (gu basse) et d'un anglais Marty Vickers (dr). Ce dernier marquait constamment le contretemps sur sa caisse claire et, comme une même figure mélodique était souvent reprise tout au long d'un morceau, il s'en dégageait un climat envoûtant, presque hypnotique dans nombre d'exécutions.

François ABON - Vice Président du HCF Paris

Note du site : *Tear this World up (Delmark DE 799) est en cours d’analyse, il sera chroniqué dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF (organe musical du Hot Club de France).

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20/12/2009 - CD CLASSICS - OFFRE EXCEPTIONNELLE : Dans le Bulletin du HCF N° 585 d’Octobre - Novembre 2009, une publicité de Body and Soul fait une offre exceptionnelle portant sur plus de 50 références de CD Classics, à prix très réduit.
J'ai reçu hier les 27 CDs Classics objets de ma toute récente commande. C'est l'évidente confirmation de la confiance que l'on peut mettre dans cette opération dont je suis très satisfait.

Michel MERCIER

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19/12/2009 - AXEL ZWINGENBERGER, PIANO, À LA SALLE CORTOT (Paris,14 décembre 2009): Un grand et solide gaillard, à l'abondante chevelure, aux pommettes roses... et aux doigts d'acier - nous nous en apercevrons très vite - s'assoit devant le Steinway . Et, nous voilà partis pour plus de deux heures de musique revigorante, axée principalement sur le blues.
Tempos très allants, souvent vifs, le clavier ronfle sous une telle poigne mais sans lourdeur. Les boogie-woogies déchaînés emplissent la Salle Cortot avec une maestria peu commune, une imagination renouvelée et un swing indéniable. Grande variété des thèmes choisis : un Sheik of Araby aux basses solides, un Saint Louis Blues paisible et «low down» , traités avec un «feeling» constant.


(cliquez sur la photo d' Axel Zwingenberger à Cortot - © Jean Mercier - pour l'agrandir)

Un pianiste qui domine son instrument et ne fait pas regretter l'absence d'un batteur, cela n'est déjà pas si fréquent, et lorsque s'y ajoutent dynamisme et inspiration …
Le seul petit regret, pour ma part et c'est une question de goût, le trop petit nombre d'interprétations en tempo lent ; certains blues avaient un climat et une saveur particulière qui en appelaient d'autres.
En conclusion, un récital roboratif et riche par un musicien de talent.

Daniel JANISSIER – Membre du Hot Club de France

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15/12/2009 - ELLA FITZGERALD : Au titre du Bulletin du HCF, nous venons de recevoir un luxueux coffret de 4 CD d’Ella Fitzgerald intitulé : Twelve nights in Hollywood - (Verve B0012920-02 - Distribution Universal).
Enregistré en public au club Crescendo d'Hollywood en 1961 et 1962 , le contenu de ce recueil est , dans sa quasi-totalité, composé d’inédits. Ella s'y montre dans une très grande forme et presque constamment au sommet de son art. Elle est fort bien accompagnée par un trio ou un quartet et l'enregistrement stéréo est de qualité : il n’y a pratiquement aucun déchet !
Nous avons confié ce coffret à l’un des chroniqueurs attitrés du
Bulletin du HCF. Sa chronique paraîtra dans l’un des prochains numéros, début 2010.

Dominique BRIGAUD – Membre du Comité de Rédaction du Bulletin du HCF

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14/12/2009 – LOUIS ARMSTRONG ET DANY KAYE : En 1959 Melville Shavelson réalise, en vistavision couleurs, le film The Five Pennies (Millionnaire de cinq sous) , la biographie du trompettiste Red Nichols joué par Dany Kaye.
On trouve maintenant sur le net un grand moment de ce film : Oh When the Saints …(3’04) interprèté en duo par
Louis Armstrong et Dany Kaye.
Ne manquez pas de le regarder !

Daniel SIREJOLS.

Note du site : Ce film a été édité en DVD en 2007 (DVD Paramount CC 05823).Louis Armstrong et son All Star de l'époque y jouent dans plusieurs séquences.

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11/12/2009 - GRANDE PARADE DU JAZZ DE NICE EN 1977 ET 1978. Jean-Marie Hurel - membre du HCF Paris - a présenté ses vidéos de la Grande Parade du Jazz de Nice, au Cercle d’Etudes du
HCF-Paris (réunion privée), samedi 5 décembre 2009. Deuxième séance ...le rêve continue.
Adolescent, au détour d’un microsillon de Count Basie, je tombe nez à nez avec Helen Humes que je ne connaissais pas.(cf. Blues With Helen de Count Basie 1938) Ce fut un coup de foudre: cette voix haut perchée était alors, pour moi, la quintessence de la féminité.
En 1978, une bonne dizaine d’années plus tard, je suis à Nice pour la Grande Parade du Jazz où se produisent Helen Humes et Carrie Smith. Aujourd’hui, en 2009, si j’ai gardé le souvenir du disque de Basie, je n’ai aucun souvenir des prestations d’Helen Humes à Nice, en revanche j’ai plein de souvenirs de l’excellence de Carrie Smith. En fait,si ma mémoire est défaillante , à l’époque j’avais pris des notes dans un carnet où je lis : J’ai accompagné Madeleine Gautier jusqu’au podium où chantait Helen Humes, qu’elle désirait vivement écouter (ça se lisait sur son visage)… Elle a chanté un blues à vous couper le souffle, avec break sur les 4 premières mesures et réponses de ténor (Guy Laffite) plus solo d’Edddie Davis… Inoubliable ! Claude Gousset a aussi pris un fort bon solo. D’ailleurs tout le monde était formidable. Quel moment ! Mais c’est Helen qui galvanisait tout ça. Heureusement que Jean-Marie Hurel a sélectionné ces deux chanteuses pour me rappeler l’Inoubliable .
Malgré la présence des deux chanteuses, cette deuxième séance, proposée par Jean-Marie, m’a semblé plus dense et moins glamour que la première. Trois saxos ténors ont illustré cette densité :
- Arnett Cobb dans The Nearness of You commence de manière quasi câline pour terminer avec une véhémence paroxysmique. Que s’est-il passé dans sa tête entre le début et la fin de ce morceau ?
- Illinois Jacquet, beaucoup plus fluide, beaucoup plus serein, a montré son incroyable maîtrise de la musique et de ses sentiments, notamment par un chorus sans aucun accompagnement.
- Troisième ténor, Guy Laffitte, sur Stardust a montré qu’il n’avait rien à envier à ces deux américains.
Pour détendre l’atmosphère, il y avait Clark Terry et son bugle qu’il peut jouer en le tenant à l’envers : les pistons en bas ! Façon de rappeler que le jazz est aussi divertissement (entertainment). Pour cette deuxième séance, c’est lui qui a sabré le champagne et peu importe que ses quintes soient diminuées ou justes, car elles swinguent, gage de jazzitude.
Autre bijou, et même rivière de diamants, de cet après midi : le quartet de Jonah Jones avec André Persiany, Milt Hinton et JC Heard.
Il y avait aussi deux géants toujours en activité, bien que vétérans : Ray Bryant (p) et Hank Jones (p) ; ce dernier accompagnait Carrie Smith avec un sourire qui en disait long sur son plaisir, mais était-ce la chanteuse ou les paroles du blues qui le mettait en joie ?
Enfin, d’autres musiciens ont tous swingué au plus haut niveau : Gerry Wiggins (p), Pee Wee Hervin (tp), Joe Newman (tp et chanteur à la Armstrong), Bob Wilber (saxos et cl) lui aussi vétéran qui joue toujours magnifiquement ( je l’ai entendu tout récemment à Montargis lors d’un concert organisépar le Hot Club du Gatinais) .
Allez Jean-Marie, on attend la séance N°3 ! Pour que le rêve continue ...Il était une fois le jazz.

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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10/12/2009 - TRIO PHILIPPE MARTEL : Vendredi 4 décembre, au
Jazz Cartoon, il y avait Georges Billecard avec le trio de Philippe Martel: c'était mieux que très bon !
Philippe Martel est un pianiste tout terrain , centré peut-être sur le meilleur côté d'Oscat Peterson qu'il a personnellement connu à Toronto. Son fils Valentin est un batteur très swinguant et lisible, tant aux balais qu'aux baguettes et André Wentzo, un bassiste jouant très juste avec aussi une belle technique à l'archet et de la pêche à revendre. Ajoutez que les trois compères naviguent dans une bonne humeur communicative.
Je ne parlerai pas de Georges Billecard, que j'admire depuis mes 15 ans et qui matchait parfaitement avec le trio. Ils ont notamment rendu hommage à Duke : j'ai, entre autres, bien apprécié le I got it Bad

Jimmy DOMANGE – Musicien , Membre du HCF Paris.

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01/12/2009 - GENERATION SINGLETON : Vendredi 27 novembre 2009, le Hot Club de Limoges et son partenaire le CCM Jean Gagnant accueillaient Generation Singleton.
Ce groupe de gospel est digne de tous ceux que notre ami Willy Leiser nous a fait découvrir depuis 40 ans. C’est en effet en 1969 que nous faisions venir pour la première fois un de ses groupes de gospel : les merveilleuses Stars of Faith dont la fondatrice, Frances Steadman, vient de s’éteindre.
Generation Singleton a pour lui la vitalité de la jeunesse, le swing, une grande présence scénique, une parfaite entente entre ses membres dont plusieurs sont de très bons solistes, au milieu desquels, une perle rare : Camilla Singleton.
Je ne saurais trop vous recommander d’aller voir et écouter ce groupe s’il passe près de chez vous . Et même si c’est assez loin!

Claude Alain CHRISTOPHE - Vice-Président du Hot Club de Limoges.

Note du Site : Au cours du mois de Décembre 2009, Generation Singleton se produira en France: Lundi 7 et Mardi 8 à Paris (75) - Jazz Club Etoile du Méridien, Mercredi 9 à l'église St Pierre de Trelaz (49), Jeudi 10 à l'abbaye de l'Epau Le Mans (72), Mardi 15 au Théatre (scène nationale) de Bayonne (64), Mercredi 16 à la Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse (31) et ... à Monaco , Jeudi 17 au Théatre Princesse Grace.
Ces dates, comme celles de bien d'autres concerts, figurent, sur ce site, dans les sélections du Hot Club de France sur les pages
Concerts Paris /Ile de France et Concerts dans les régions françaises.

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29/11/2009 CHICAGO BLUES : Rappel des leçons précédentes !
1. Le Blues est une des racines du jazz, comme le gospel, mais avec des paroles disons ...
plus terrestres.
2. Pour des raisons à la fois économiques, géographiques et législatives, beaucoup de noirs ont fui le sud ségrégationniste des Etats-Unis pour Chicago, cette grande métropole du nord, où ils pensaient trouver travail et absence de ségrégation . Les musiciens ont suivi le même chemin et les plus grands bluesmen s’y retrouvent dès les années 1930/1940 (Big Bill Broonzy, John Lee Hooker, Muddy Waters, Memphis Slim ... ).
3. Le Chicago Blues résulte de ces différents apports stylistiques, autant que des conditions qu’y ont trouvées ces émigrés de l’intérieur. Il va s’épanouir dans les années 1950/1960 qui resteront une période d’une incroyable richesse pour tous les amateurs de blues ; à commencer par de jeunes blancs de la middle-class (notamment des Anglais) qui feront tous le pèlerinage vers cette Mecque du Blues qu’était devenue Chicago (Eric Clapton, Johnny Winter, John Mayal et un certain Robert Zimmerman ... plus connu sous le nom de Bob Dylan).
Le guitariste et chanteur Eddie C. Campbell est un authentique représentant de cette tradition : il a grandi dans ce milieu et y a peu à peu conquis ses lettres de noblesse et sa place au côté des Otis Rush, Magic Sam, Luther Allison ou Jimmy Dawkins.
(cliquez sur la photo d'Eddie C.Campbell pour l'agrandir)

C’est donc Le Blues, son histoire et son évolution que nous pourrons entendre Dimanche 6 décembre 2009 à 17h au Tivoli de Montargis (F.45 ). Une musique qu’il sera particulièrement intéressant de comparer avec celle, pure et dure, sans aucune concession à une mode quelconque, qui sera jouée, à la Salle des Fêtes de Paucourt (F.45), fin janvier 2010 par de jeunes Français fous de cette musique, nourris et abreuvés aux meilleures sources.

Jean-Marc BERLIERE - Président du Hot Club du Gâtinais.

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27/11/2009 - JAZZ DANS REVEILLE WITH BEVERLY : En 1943, Charles Barton tournait, pour Columbia, le film Reveille with Beverly dont deux séquences peuvent intéresser les amateurs de Jazz, par une musique ultra swingante et de très bonnes images (format mp4).
- La premiere séquence présente l’orchestre de Count Basie jouant :
One O’clock Jump
- La seconde séquence présente le Big Band de Duke Ellington jouant Take The A train .
Cet orchestre comprend notamment Alvin Raglin Junior (b) , Ben Webster (ts) et Betty Roché (voc) .

Ralph BALLMER

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24/09/2009 - COUPS DE CŒUR DE MARC LAFERRIERE : Le N° 585 du
Bulletin du HCF (Octobre - Novembre 2009) vient de paraître avec, au sommaire, le second volet d'une nouvelle rubrique régulière : Les rencontres Coups de Cœur de Marc Laferrière.
Ce grand clarinettiste et saxo-soprano, unanimement apprécié et respecté, se propose de livrer chaque mois ses impressions sur ce qui lui est cher : le Jazz vivant et son public ; mais il prévient qu’il ne parlera pas ... de ce qui lui aura déplu.
Après s'être intéréssé au quartet Aurélie Tropez (cl),Jacque Schneck (p), Nicolas Montier (gu !), Jérome Etcheberry (tp) dans le Bulletin du HCF de Septembre 2009, il rend hommage à la démarche de l'éditeur Olivier Brard (Jazzophile) dans ce numéro 585 d'Octobre Novembre 2009. A Suivre ...

François DESBROSSES – Directeur du Bulletin du HCF.

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20/11/2009 - QUAND LE CLAVECIN RENCONTRE LE BOOGIE WOOGIE : Dans un message publié sur
Forum - Date(19/11), Jean-Paul Amouroux - pianiste de Boogie Woogie et directeur artistique du festival de Boogie Woogie de Laroquebrou - nous incite à aller écouter, samedi 21 novembre 2009, du Boogie Woogie interprété, au clavecin, par Sonia Donabédian à Sainte-Croix des Arméniens Catholiques .

Il me paraît opportun de rappeler que Jean-Paul Amouroux est orfèvre en la matière :
- En 1981 il enregistra, lui au piano, en duo avec Memphis Slim au clavecin : Low Down Harpsichord .Ce morceau fut publié en CD par Jazztrade dans un album intitulé : Boogie Woogie for 2 pianos (SLCD 1501).
- En 1994, Jean-Paul Amouroux enregistra, avec main droite au clavecin et main gauche au piano : Boogie for Piano and Harpsichord. Ce morceau fut publié dans l'album CD intitulé : Boogie Woogie piano solo, par Marcal (JA 940 902). On aurait pu craindre que le son du clavecin paraisse grêle et dépourvu de force expressive à côté du piano, il n’en est rien. Jean-Paul Amouroux tire de ce clavecin des effets d’une drôlerie irresistible à la Tex Avery…(Bulletin du HCF N°441 de 11/95).
- La même année (1994), Jean-Paul Amouroux enregistra plusieurs morceaux de Boogie Woogie au clavecin solo. Ces morceaux n'ont jamais été publiés et c'est bien dommage ! Quel éditeur saura saisir l'opportunité de le faire ? Je pense que, comme moi-même, de nombreux amateurs seraient intéressés de pouvoir les écouter.

Pierre ROBIN - – Membre du Hot Club de France.

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15/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA (Salle Pleyel ,à Paris, le 11 novembre 2009):
Je suis tout à fait d’accord avec les opinions émises par Daniel Janissier et par Pierre Ingrin.
Pour moi, ce fut une soirée trompeuse.

Alain HAUTRIVE – Membre du Hot Club de France

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17/11/2009 - A GAN, JACQUES MORGANTINI FAIT PARTAGER SA PASSION DU JAZZ : Le stage auquel j'ai participé, les 7 et 8 novembre à Gan (près de Pau), a parfaitement correspondu à mes attentes. Jacques Morgantini est en effet un grand connaisseur, doué d'un véritable talent pédagogique, mais c'est avant tout un passionné. Avec lui, tout amateur de jazz "swing", quel que soit son degré de connaissance, peut être assuré de vivre des heures vraiment extraordinaires, partagées entre disques et films. Une bonne moitié d’entre eux provient d'enregistrements privés inédits, réalisés par
Jacques Morgantini en France comme aux Etats-Unis.
L'ambiance, toute de cordialité naturelle, n'était pas non plus pour rien dans le succès de la session ... de même que la découverte de la cuisine du terroir.
Le matériel Hi-Fi utilisé étant aussi Cinq étoiles, j'encourage très vivement tous les amateurs à profiter,eux aussi, de tels moments d'exception !

François ABON - Vice-Président du HCF-Paris.

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16/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA : Un certain nombre de membres du HCF Paris ont assisté, Salle Pleyel de Paris, au concert du 11 novembre 2009, qui présentait d'une part le Preservation Hall Jazz Band de la New-Orleans, et d'autre part le groupe gospel des Blind Boys Of Alabama.
- En première partie de la soirée, Le Preservation interpréta des standards de N.O., avec Mark Braud (tp), Charlie Gabriel (cl), Ben Jaffe (tuba), Rickie Monie (p), Clint Maedgen (saxes) Walter Payton (b) et le remarquable Shannon Powell (dr). La salle était comble, l'ambiance chaleureuse et les solistes (également chanteurs) inspirés et décontractés. Ils témoignaient d'un profond feeling dans les thèmes lents, et d'un swing débordant de fougue dans les thèmes rapides, remarquablement soutenus par une rythmique d'autant plus efficace qu'elle comprenait à la fois basse et tuba, sans afficher la moindre lourdeur.
- En seconde partie, se présentèrent les quatre vocalistes, tout de blanc vêtus, des Blind Boys (leader Jimmy Carter).La section rythmique était constituée d'une batterie, d'une guitare, d'une basse et d'un orgue Hamond ou piano tenu par le talentueux Rickie Monie de la formation précédente. Conformément à l'usage qui prévaut souvent dans les cérémonies religieuses noires américaines, les chants gospel - parfois inspirés d'un répertoire profane - furent d'abord développés de façon recueillie sur des tempos lents ou moyens, avec intervention successive de chaque vocaliste. Puis, petit à petit, la tension monta, la véhémence devint de plus en plus prenante, les tempos plus rapides, allant jusqu'à provoquer dans l'assistance une sorte de transe jubilatoire stimulée par des riffs vocaux à la fois répétitifs et excitants... Bien sûr, les musiciens du Preservation Hall se joignirent à ceux des Blind Boys, contribuant à survolter encore davantage un public très participatif.
Il est évidemment très rare de profiter à Paris d'un tel spectacle se déroulant devant deux mille personnes enthousiastes – dont beaucoup de jeunes - chantant, claquant des mains, invités à danser sur la scène tandis que des musiciens défilent dans la salle... Devant une telle joie collective, il est hors de question de bouder son plaisir en recherchant vainement les petites dissonances susceptibles de surgir çà etlà. Let's the good time roll, et peste soit des trouble-fêtes !

François BALZER - Membre du HCF Paris.

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15/11/2009 - RODOLPHE RAFFALLI : Je suis allé au bar-restaurant corse
La Fonda où se produit chaque mercredi, depuis peu, le guitariste Rodolphe Raffalli en trio avec Ramon Galan (guitare d’accompagnement) et Sébastien Gastine ou Etienne Lemauf (b). L’endroit est très convivial et le public était emporté par un swing irrésistible.
Beaucoup de disciples de notre Django Reinhardt se produisent dans les cafés-concerts parisiens. Certains d’entre eux en sont de réels fils spirituels qui savent introduire le tempo swing du maître dans leur musique et non seulement une avalanche de notes virtuoses. Ce sont ces musiciens, style manouche, qui semblent attirer des générations plus jeunes vers cette forme de jazz authentique.
Je retournerai à La Fonda mercredi 18 novembre avec des amis et j’espère y rencontrer d’autres amateurs et notamment des membres du HCF Paris.

Alain RICHARD – Membre du HCF Paris.

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15/11/2009 - TRAVELING BLUES : Sur le blog
Jazzlives, vient d’etre publié sous la signature de Michael Steinman, une premiere analyse important de notre livre Traveling Blues , The life and music of Tommy Ladnier .
Cet ouvrage de référence, conçu et réalisé - en anglais - par Bo Lindström et Dan Vernhettes, est publié par JAZZ'EDIT.

Dan VERNHETTES - Historien du Jazz.

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15/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA (Salle Pleyel ,à Paris, le 11 novembre 2009): Je suis d’accord avec tout ce que Daniel Janissier à écrit ci-dessous (12/11/09) sur ce concert, sauf lorsqu’ il trouve que Shannon Powell manque de finesse. Ce batteur a, pour moi, toutes les qualités y compris la finesse; mais je dois aussi reconnaître que ce n’est pas à ce concert que l'on pouvait s’en rendre compte. La raison en était une sonorisation calamiteuse !
- Pendant la première partie - Le Preservation Hall Jazz Band - la sono était trop faible. La clarinette et plus encore le saxo ténor avaient du mal à arriver jusqu’à mes oreilles. Exception : la batterie qui était inexplicablement trop forte. Inutile de vous dire que dans ces conditions il était totalement impossible d’apprécier à la fois la contrebasse à cordes et le tuba !
- Pendant la deuxième partie - The Blind Boys of Alabama - au contraire une sono tonitruante ! Ironiquement, quand pour un morceau les 2 formations se sont réunies, c’est le saxo ténor qui a bénéficié d’un micro trop avantageux. Las, Daniel Janissier a bien raison d’écrire « Quelle déception ! », car avec Shannon Powell, musicien exubérant comme l’était Lionel Hampton à la batterie, Charlie Gabriel (cl) et Mark Braud (tp), on ne pouvait guère rêver meilleure formation!

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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13/11/2009 - WINTON MARSALIS - LEGION D'HONNEUR : Vendredi 6 novembre 2009, dans les locaux des services culturels de l’ambassade France à New-York, le trompettiste américain Winton Marsalis (48ans) a été promu Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur par Pierre Vimont , ambassadeur de France.
Cette
bien sympathique cérémonie eut lieu en présence , entre autres, de Georges Wein et d'Ellis Marsalis, père de Winton.

Jimmy DOMANGE – Musicien , Membre du HCF Paris.

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12/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA (Salle Pleyel ,à Paris, le 11 novembre 2009) : Quelle déception ! J'attendais beaucoup de l'orchestre annoncé, emmené par le sémillant Mark Braud, mais :
- le trombone de Freddy Lonzo avait cédé la place à un saxophoniste très quelconque : Clint Maedgen,
- le tuba de Ben Jaffe n'ajoutait rien de plus à la basse solide de Walter Payton,
- la batterie de Shannon Powell, énergique et d'un bon style - mais pas dans la finesse - était mise trop en avant par la sonorisation,
- la clarinette élégante de Charlie Gabriel se faisait rare ... au bénéfice de vocaux trop longs,
Bref, je garderai le souvenir des deux versions de Saint James Infirmary et d'une interprétation assez originale des Oignons entrelardée de breaks de batterie . Sans oublier le jeu virtuose du trompettiste, toutefois sans le poids d'un Wendell Brunious.
La seconde partie, où l'orchestre est intervenu brièvement, nous a valu un déluge de décibels par un ensemble de chanteurs qui n'ont, pour ainsi dire, jamais chanté ensemble ! De la soul au rock en passant par le doucereux type Platters, je ne crois pas que le Spiritual ait été bien servi.
Mais,la salle était apparemment ravie ; on était, il est vrai, dans l'air du temps.
J'étais venu pour Charlie Gabriel... Las!

Daniel JANISSIER - Membre du Hot Club de France.

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09/11/2009 - BOBBY DONALDSON : Dans le cadre des réunions privées hebdomadaires du Bordeaux Hot Club, j’ai fait, samedi 17 octobre 2009 , une présentation portant sur Le batteur Bobby Donaldson .
Né à Boston en 1922, Bobby Donaldson, dont le jeu était fortement inspiré de celui de Jo Jones, disparu prématurément à l’âge de 49 ans, en 1971. Il a, malgré tout, connu un succès plus qu’honorable durant sa carrière. Il se produisit essentiellement à New York et, principalement, au Metropole Café dans les années cinquante, dirigeant un orchestre de renom : The Seventh Avenue Stompers. Il enregistra un grand nombre de disques, les meilleurs se trouvant sous le label Vanguard.
Pour illustrer cette présentation j'avais sélectionné les 14 morceaux suivants (titre, album, label) :

Flaky ,CD, Ruby Braff Hustlin' and Bustlin' , Black Lion BLCD 760908 - It's Been So Long , LP, Buck Clayton band with Ruby Braff, Vanguard VSD 103 – Avalon, CD, Mel Powell It's been so long Vanguard VCD 79605-2 - California Here I Come, CD, Mel Powell The best of Mel Powell Vanguard VCD 79602-2 - Fidgety Feet, LP, 7th Avenue Stompers Savoy WL 70509 - Ferry Boat Romp, LP, 7th Avenue Stompers, Savoy WL 70509 - Don't Ever Love, CD, Blues by Lonnie Johnson, Bluesville OBCCD 502-2 - The Continental, LP, Eddie Heywood at the piano, Mercury MG 20590 - Roll'em Pete CD Mildred Anderson No more in life Bluesville OBCCD 579-2 - That Ole Devil Called Love,CD, Mildred Anderson No more in life Bluesville OBCCD 579-2 - Be Bop Irishman , CD, Ray Bryant Groove house COL-5753 - Backroom , CD, Ray Bryant Groove house COL-5753 - Too Marvellous For Words , CD, A night at Count Basie's Vanguard 662224 . Sing’Sing’Sing, CD , Benny Goodman Live At Basin Street,Yale University CIJ 60156Z.

Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club .

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04/11/2009 - TENORMADNESS (dimanche 25 octobre 2009 à Montargis): Ils sont trois saxos-ténors, Serge Raoherson, Guy Bonne et Drew Davis.
Je connais Serge Raoherson depuis…pfff, je préfère ne pas donner de date. A l’époque, il accompagnait, au piano, Jimmy Witherspoon, Eddie Lockjaw Davis, Benny Carter et bien d’autres au bar de l’Hôtel Méridien de Paris Etoile, quand Moustache en était le directeur artistique. Ça rajeunit ! Je connais peu Guy Bonne, mais j’ai pu récemment l’apprécier, à la clarinette, en accompagnateur du grand trompettiste, de la Nouvelle Orléans, Wendell Brunious. Enfin, je ne connaissais pas Drew Davis, jeune et excellent ténor gallois.
Ce dimanche, ils jouaient un jazz hyper-dansant, celui des années 1940-1950, celui de Louis Jordan, Arnett Cobb, Earl Bostic et… Plas Johnson . Ce dernier ayant l’avantage d’être encore parmi nous (il est le ténor contemporain préféré de Serge Raoherson).
Ils sont accompagnés par des bluesmen avertis : Anthony Stelmaszack (gu), Julien Brunetaud (p), Thibaut Chopin (b) et Simon «Shuffle» Boyer (dr).
Je vous recommande vivement ce nouvel orchestre dirigé par Simon Boyer. Le programme et les arrangements sont très bien conçus de façon à éviter une bataille où chacun essaierait de tirer la couverture à lui. Au contraire, les temps forts peuvent se trouver aussi bien dans tel ou tel solo, que dans les échanges en 8/8,4/4,2/2 finissant en improvisation collective.
Mais nos trois ténors, qui ont l’intelligence de se mettre en valeur les uns les autres, doivent se garder sur leur droite de Julien Brunetaud et sur leur gauche d’Anthony Stelmaszack. En effet, le pianiste et le guitariste sont à l’affut et savent fort bien mettre le public dans leur poche dès qu’on leur laisse le champ libre!
Après cette première à Montargis, grâce au Hot Club du Gâtinais, TénorMadness jouera mardi 10 novembre 2009 à Paris, au Jazz Club Etoile du Méridien, puis mercredi 17 février 2010, au Mont-Dore, pour la soirée de gala du Sancy Snow Jazz Festival.
Je vais mettre ma brosse à dents dans mon sac!

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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30/10/2009 - JOHNNY HODGES : Actuellement You Tube propose 8 minutes 27 secondes de video Haute-Qualité avec
JOHNNY HODGES (ts) en unique soliste, accompagné par Duke Ellington.
Exceptionnel !
Ralph BALLMER

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22/10/2009 - TRAVELING BLUES - TOMMY LADNIER : Le livre Traveling blues - The Life and Music of Tommy Ladnier, venait tout juste de paraître la veille que déjà, samedi 17 octobre 2009, Dan Vernhettes (co-auteur avec Bo Lindström) était l'invité du HCF Paris, dans le cadre d'un Cercle d'études exceptionnel .
Dan Vernhettes - trompettiste, chef d'orchestre et historien du jazz - exposa tout d'abord la méthodologie utilisée pour les recherches, rappelant que la base de l'ouvrage provenait des investigations du Suèdois Bo Lindström. Ce dernier s'est consacré pendant plusieurs dizaines d'années à des recherches spécifiques portant sur le trompettiste Tommy Ladnier. Dan Vernhettes participa à tout le travail de recherche des informations et des illustrations. Il apporta notamment sa connaissance approfondie de l'histoire des musiciens de jazz louisianais et son expertise de trompettiste dans l'identification des solos de trompette. Le contenu de chaque chapitre fut discuté entre les deux protagonistes dans un dialogue qui nécessita plus de 7000 courriels! L'apport d'Internet s'avéra essentiel pour le recoupement et le recentrage des informations. . Parmi ses sources, Dan souligna qu' Hugues Panassié est l'un des plus fiables sur ce sujet.
Après une séance de Questions-Réponses, avec un auditoire dans lequel on remarquait plusieurs éminents spécialistes du Hot club de France, vint l'écoute de morceaux rares ou inédits extraits d'un CD MP3 contenant la totalité des 189 enregistrements avec Tommy Ladnier; CD réalisé par les auteurs du livre.
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(cliquez sur la photo de Dan Vernhettes présentant Traveling Blues pour l'agrandir)

Traveling Blues mis en page, de façon originale par Dan Vernhettes lui-même, grâce à son expérience professionnelle de l'édition et de l'imprimerie, est un ouvrage de 216 pages format 285x260, imprimé en France, édité et commercialisé par JAZZ'EDIT . Il contient une riche iconographie - au moins une illustration par page - dont certains documents très rares, et une discographie. Il est publié en anglais. Le CD format MP3, est commercialisé par les mêmes voies et vendu indépendamment de l'ouvrage.
Le livre Traveling Blues et le CD seront chroniqués dans un prochain numéro du Bulletin du HCF mais, d'ores et déjà, le Hot Club de France le recommande chaleureusement, considérant que c'est là une contribution importante à l'histoire du jazz et à la connaissance de l'un de ses principaux interprètes.
La réunion se conclut par l'achat de Traveling Blues et du CD, par les amateurs présents, et une séance de dédicaces .

François ABON - Vice-Président du HCF Paris , Chargé des Activités Culturelles.

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15/10/2009 - CHU BERRY, LE GÉANT DU SAXOPHONE-TÉNOR TROP TÔT DISPARU - (Cercle d'études du HCF Paris du 3 octobre 2009) : Animée par François Debrosses, président du HCF Paris et nouveau président national du Hot Club de France, le Cercle d'études du 3 octobre 2009 (réunion privée du HCF-Paris) était consacré au saxophoniste-ténor Chu Berry,l'un des quatre ou cinq meilleurs saxophonistes-ténor que le jazz ait connu. Cette place lui est reconnue alors même que sa carrière fut brève : il décéda à 31 ans, fin octobre 1941.
Sa carrière se déroule, très logiquement, au sein des meilleurs orchestres de son époque, notamment ceux de Beny Carter, Fletcher Henderson, Teddy Wilson, Lionel Hampton et Cab Calloway, dont il fut le plus souvent le principal soliste-vedette.Il existe, heureusement d'assez nombreux enregistrements de ces orchestres, ainsi que quelques faces parues sous son propre nom en petite formation, qui le mettent en valeur et permettent de bien apprécier la plénitude de son talent.
Cette présentation était faite conjointement avec la publication d'une analyse, de l'incontournable spécialiste Jacques Morgantini, parue dans le
Bulletin du HCF (première partie dans le numéro 484 de septembre 2009).
François Debrosses a présenté 25 morceaux caractéristiques (voir ci-dessous : titre, orchestre, année), dont certains inédits rarissimes. Ils illustrent les différentes facettes de Chu Berry décrites dans l'article de Jacques Morgantini : le puncheur au drive intense (Penguin Swing), le musicien jouant avec douceur (When you're smiling), l'improvisateur au jeu plein d'émotion,de sensibilité (Stealin'apples), le super swinguant du ténor (Christopher Colombus), le Chu Berry créant une musique joyeuse et malicieuse (Run little rabbit) :

1- Six bells stampede - Benny Carter (1933) - 2- I never knew - Chocolate dandies (1933) - 3- Krazy kapers - Chocolate dandies (1933) - 4- Lookie(3),here comes - Teddy Hill (1935) - 5-When the robin sings … - Teddy Hill (1935) – 6- Stealin' apples - Fletcher F i e n d e r son - 7- Blue in C sharp minor - Teddy Wilson (1936) - 8- When you're Smiling - Teddy Wilson (1937) - 9- Christopher Columbus - Fletcher Henderson (1937) - 10- Penguin swing - Cab Calloway (1938) - 11 -At the clambake carnival - Cab Calloway (1938) - 12- Sittin'in 2 - Chu Berry (1938) - 13- 46 West 52nd - Chu Berry (1938) - 14- 15 minutes intermission - Cab Calloway (1940) - 15- Plucking the Bass n°2 - Cab Calloway (1939) - 16- Oh! Lady be good - Count Basie (1939) - 17- Shufflin' at the Hollywood - Lionel Hampton (1939) - 18- Wizzin' the wizz - Lionel Hampton (1939) - 19- Lonesome nights - Cab Calloway (1940) - 20- Run little rabbit - Cab Calloway - 21- Special deliver - Cab Calloway (1941) - 22- Get lost , Blue Lou - Jam session - 23- Get lost, Blue Lou - Jam session - 24- The great lie - Cab Calloway (1941) - 25- Chuberry jam - Cab Calloway.

François ABON - Vice-Président du HCF Paris , Chargé des Activités Culturelles.

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09/10/2009 - BLUES AU MONT –DORE (Auvergne) : Au 3e Volcanic Blues Festival, qui s’est déroulé du Jeudi 24 au dimanche 27 septembre 2009, cinq musiciens ont emporté mon adhésion totale : Riky Nye (p, voc), Loreney (vocf), Simon "Shuffle" Boyer (dr), Thibault Chopin (b,harm) et Stéphane Barral (b).
En plus, il y avait heureusement de très bons guitaristes :
- Anthony Stelmaszack (g), régulièrement plébiscité à l’applaudimètre, jouait avec Boyer et Chopin dans l’orchestre qui accompagnait Riky Nye, pianiste américain de Cincinnati (Ohio).Riky Nye est un superbe pianiste de blues et de boogie woogie ; c’est aussi un non moins bon chanteur. Surtout, il est constamment et parfaitement Lazy. Avec cet orchestre, le meilleur entendu pendant ce festival, Nye a fait un excellent CD : Ville du Bois-In Paris.
- Jean-Jacques Cigolini (g) accompagnait, avec Thierry Guignard (dr) et Stéphane Barral (b), Loreney qui chante le blues avec un parfait naturel, souriant et dansant. Elle ne force pas sa voix : c’est un régal ! Stéphane Barral – également connu comme bassiste de l’orchestre Sweet Mama - n’est pas pour peu dans la réussite de ce quartet.
- Nico Duportal (g) qui jouait avec l’orchestre Rosebud Blue Sauce.

Décibels : Mon arrivée tardive à ce festival ne m’a pas permis d’écouter tous les orchestres. J’ai aussi zappé au bout de quelques minutes certains orchestres au niveau sonore insupportable ! Heureusement, pour sa part, Simon « Shuffle » Boyer, batteur et directeur artistique de ce festival, joue mezzo ! Pour ceux qui l’ignoreraient encore, Simon compte parmi les meilleurs batteurs de jazz et, pour ce qui est du blues, en plus de son fameux shuffle, il a une qualité essentielle à mes yeux (et à mes oreilles!) : il ne se croit pas obligé de jouer constamment fortissimo!
On retrouvera Simon Boyer en février 2010 au festival de jazz :
Le Sancy Snow Jazz, toujours au Mont-Dore et dans les villes avoisinantes. Ce sera, comme pour le Volcanic Blues Festival, sous la houlette de Marie-Christine Dubourg, directrice et organisatrice, orfèvre en la matière .

Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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08/10/2009 – AU FESTIVAL JAZZABAR : Il faut bien l’avouer : le premier festival de jazz organisé à Bar-sur-Aube (F.10) fut un succès. Et, ce ne sont pas seulement les organisateurs qui l’affirment, ce sont les Baralbins – oui, ils existent, je les ai rencontrés – et les festivaliers venus des quatre coins de l’hexagone (!) et … même de Paris ! Ces étrangers ont découvert une belle petite ville au milieu des coteaux champenois, et le produit de ces coteaux.
Un temps superbe a permis à la Parade (Boss, Guéro, Bonne, Puig, Congréga, Sénamaud, Legendre, Pierre-Jean…) de parader, dans la tradition New Orleans. Ce même orchestre jouait dans une brasserie où fut servi un Jumbalaya gigantesque : que de belle musique et … quelle ambiance !
Les vendredi, samedi et dimanche virent défiler à la Salle des spectacles - qui jouit d’une bonne acoustique, d’un bar, de salons et d’un parc - d’excellents orchestres :
- La Belle Equipe – un groupe troyen (guitares / accordéon / basse), qui ne fait pas que du manouche , avec Marc Thomas, le crooner saxophoniste de Bolling.
- Dany Doriz quartet avec Marcel Azzola qui chauffe toujours à 82 ans dans un programme jazz - eh oui ! – (mais, la semaine dernière, j’ai entendu Bob Wilber (81 ans) , toujours avec Doriz, et le mème phénomène s’est reproduit : le swing, ça conserve…).
- Rhoda Scott avec Lucien Dobat donnèrent un concert exceptionnel devant un public médusé : ce fut un moment inoubliable.
- Et tout le reste du programme enchanta l’assistance, avec le quintet d’Olivier Franc, toujours au plus haut niveau, en apothéose ! Vous savez quoi ? (You know what ? comme on dit « là-bas »…) Des tas de gens ont eu la révélation du jazz (qu’ils ignoraient ou redoutaient), mais je sais pourquoi : c’était du JAZZ !
Jazzabar Ier est mort, vive Jazzabar II ! Avis aux amateurs : ce sera le 2ème week-end de septembre 2010... Parmi ces amateurs, il doit bien y en avoir quelques-uns, , qui ne font pas que collectionner et étiqueter des disques, mais qui vont aussi applaudir les artistes là où ils se produisent ! Ils seront tous les bienvenus à Jazzabar 2010.

Jean-Pierre CHOULEUR - Président du Hot Club de Champagne.

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02/10/2009 - DIANA KRALL : Excellent concert de Diana Krall mercredi 30 septembre 2009 au Zenith de Lille (F-59).
Des nouvelles versions de classiques, comme Let's Fall in Love et Deed I Do. Une excellente interprétation de Cheek to Cheek avec des passages rappelant l'Ahmad Jamal de ses débuts. Deux bossa-nova seulement : Ipanema et Quiet nights, mais chantées et jouées en jazz, à la différence de celles contenues dans son dernier disque. Beaucoup de solos de piano, recueillis ou endiablés, débordant de swing et de musicalité.
Des accompagnateurs convenables. Une prise de son correcte.
Raphaël AUBIN

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21/09/2009 : MES COUPS DE CŒUR A LA ROQUEBROU (6 AU 8 AOUT 2009) :Un bon cru ce Festival de Boogie-Woogie 2009 ! J’ai particulièrement apprécié :
- Les orchestres de rues, notamment les Jazzticots parade, avec Aurélie Tropez (cl), Jérôme Etcheberry et Gilles Berthenet (tp).
- Les Backlegs Breakers avec l’intéressant Richard Génipa chantant dans le style de Big Joe Turner.
- L’excellente troupe de danseurs acrobatiques de William et Maeva.
Bien sûr, comme chaque année, les amateurs de Boogie ont eu une abondante ration de leur style favori, avec une flopée de bons pianistes ; mention particulière pour Jean-Baptiste Franc, qui accompagnait la charmante chanteuse américaine Melody Federer. Mais venons-en aux orchestres :
Le premier soir, le groupe du saxo ténor Drew Davies, plein de punch, a fait tanguer la salle. Le lendemain, une découverte : la belle chanteuse noire américaine Shanna Waterstown (vous découvrirez sa photo dans le
Bulletin du HCF de Septembre) ; très dynamique, elle était accompagnée – fort bien – par le Paris All Stars de Pierre Calligaris . Elle fit sensation.
Mais, le clou du festival fut incontestablement, le troisième soir, Le Tuxedo Big Band renouvelé, dirigé par Paul Chéron le Magnifique, qui "remit les pendules à l’heure" avec une prestation magistrale, alliant swing à précision. Il nous a régalés, en première mondiale, d’arrangements inédits de Jimmie Lunceford, qu’il est allé dénicher, m’a-t-on dit, à la Bibliothèque du Congrès. Parmi les solistes, outre le chef, il faut citer François Penot (ts) et le trompettiste Jérôme Etcheberry (encore lui!) ainsi qu’une fort bonne chanteuse : Nadia Cambours.
Vous trouverez, bien entendu, le compte-rendu détaillé de ce Festival International de Boogie Woogie 2009, par André Vasset, dans le Bulletin du HCF d’Octobre, comme il le fait chaque année.

François DESBROSSES - Président du Hot Club de France

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20/09/2009 - DECES DE JUANITA BROOKS : Fly away, Fly away …
La très grande chanteuse et actrice de la Nouvelle-Orleans Juanita Brooks est décédée, jeudi 10 septembre 2009 à l’hôpital, de complications suivant une intervention chirurgicale. Elle n'était âgée que de 55 ans !

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(cliquez sur la photo de Juanita Brooks pour l'agrandir)


Indépendamment de ses participations à différents festivals de jazz aux USA et partout ailleurs dans le monde, en compagnie des meilleurs orchestres de la Nouvelle-Orléans, Juanita Brooks fut la vedette de plusieurs Music Halls; en particulier, elle joua et chanta dans One more time et interpréta le rôle-titre de Ma Rainey dans Ma Rainey's Black Bottom .
Juanita Brooks a enregistré des disques de Jazz, de Blues, de Rhythm 'n' Blues ainsi que de Gospel.

Dans quelque temps, l'émotion passée, je rédigerai une chronique complète sur celle que je considérais comme la plus grande chanteuse du moment, et présenterai son œuvre lors d'une réunion du cercle d'études du HCF-Paris.

Jean-Marie HUREL-Citoyen d'honneur de la Nouvelle-Orléans - Membre du HCF Paris

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17/09/2009 - CONSEIL D’ADMINISTRATION DU HOT CLUB DE FRANCE : Le
Trombinoscope présentant les membres du conseil d’administration du Hot Club de France et précisant les noms des membres du Bureau 2009-20011, avec leurs fonctions, vient d’être mis en place sur ce site.
Il est accessible directement par le lien ci-dessus ou par la page Hot Clubs, qui contient les coordonnées des clubs affiliés et sympathisants, puis en cliquant sur : Hot Club de France (conseil d’administration).
Le SITE.

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13/09/2009 - FRANÇOIS DESBROSSES NOUVEAU PRESIDENT DU HOT CLUB DE FRANCE : Le Conseil d’Administration du Hot Club de France s'est réuni, samedi 12 septembre 2009, pour élire les membres d’un nouveau Bureau, comme cela doit etre statutairement fait tous les deux ans. Etaient présents, membres du
Conseil d’administration : Dominique Brigaud, Henri Delhaye, François Desbrosses (président du HCF Paris), Alain Hautrive, Daniel Janissier, Jean Labaye, Jean-Bernard Leroy (président du Hot Club Le Havre) et Pierre Robin. Christian Sabouret (président du Bordeaux Hot Club), absent pour raisons familiales, était excusé. Laurent Verdeaux assistait également à cette réunion, au titre d’Expert musical auprès du Conseil d’Administration du Hot Club de France.

Le Bureau du Hot Club de France est désormais composé, pour une durée de deux ans, de la manière suivante :
Président du Hot Club de France : François Desbrosses
Vice-Président : Christian Sabouret
Secrétaire Général : Dominique Brigaud
Trésorier : Henri Delhaye
Trésorier adjoint : Alain Hautrive
Secrétaire Général adjoint : Pierre Robin

Le Conseil, unanime, a remercié Jean-Bernard Leroy , président sortant, pour la peine qu'il a prise et l'energie qu'il a déployée depuis quatre ans pour assurer le renouveau du HOT CLUB de FRANCE, renouveau que François Desbrosses s'est engagé à conforter par différentes actions qui seront définies lors du prochain Conseil d’Administration.
François DESBROSSES - Président du Hot Club de France

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08/09/2009 - ANDRÉ DOUTART : Il y a un an, le 10 septembre 2008, notre ami André Doutart nous quittait.
Ayons une pensée pour ce grand érudit et défenseur du vrai jazz.

Bernard BROSSE Membre du HCF-Paris

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08/09/2008 - RICHARD SUDHALTER : J’apprends , avec retard, la disparition le 18 septembre 2008 , à l’age de 69 ans, du cornettiste et critique américain Richard M. Sudhalter.
Grand admirateur de Bix Beiderbecke, Richard Sudhalter était l’auteur d'études remarquables sur ce musicien. Sous le titre Lost Chords, il publia également une importante analyse du rôle des musiciens blancs de 1915 à 1945, dans le respect des grands musiciens noirs qui les avaient inspirés.
Bernard BROSSE Membre du HCF-Paris

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06/09/2009 - JAZZASCONA : Un grand merci à vous tous, et en particulier à Jacques Besse, Annet Chamboux, Raphaël Aubin, Michel Lalanne, Christian Sabouret, pour les gentils mots, publiés sur cette page et sur votre
Page Festivals, à l'égard de JazzAscona 2009 et des musiciens qui ont participé au festival.
La 26eme édition JazzAsona se déroulera du 24 Juin au 4 Juillet 2010.
A presto, ciao!
Luca MARTINELLI - JazzAscona - Office de presse.

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31/08/2009 - THE LICORICE STICK : Dans le
Bulletin du HCF numéro 582 (juin 2009), j'ai lu avec intérêt la chronique de Daniel Janissier sur le CD de Claude Tissendier paru en 2003 : The Liquorice Stick (Djazz 729).
Effectivement, comme vous l’indiquez, vous l'aviez "loupé" et je m'étais étonné, à l'époque, que vous ne l'ayiez pas chroniqué. Je l'avais bien sûr acheté, de confiance, comme tous les CD de cet artiste.
Je dois dire que, dans ce disque, je préfère les références aux morceaux joués par la formation de Goodman à celles rappelant Artie Shaw, parfois un peu exotiques. Stompin' at the Savoy et Memories of you sont superbes, d'autant que la sonorité de Tissendier est bien plus belle que celle de Goodman. Les thèmes "français" sont très bons eux aussi, notamment le premier : le blues et Rue des Lavandières. Le drumming est tout aussi remarquable.
Vous vous très bien rattrapés. Merci!
Alain CHARBONNIER

Note du Site : Le Bulletin du HCF, organe officiel musical du Hot Club de France, est vendu
sur abonnement . Mais on peut se procurer tous les numéros déjà parus, depuis le numéro 1 (octobre 1950).

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15/08/2009 - TRANSCRIPTIONS DE PIANO STRIDE : Dans son Offre N° 534, publiée sur la page Forum-Propositons de ce site, Paul Marcorelles propose des transcriptions, note pour note, d'enregistrements de grands maîtres du piano stride.
Je vous recommande vivement ces partitions qui sont, sur papier, une copie conforme des enregistrements de l'époque. Un travail remarquable !
Je les utilise et, afin de vous faire une idée du résultat joué sur un piano, vous pouvez visionner quelques-uns de ces morceaux sur Youtube . Le nombre de videos sera augmenté petit à petit.

Jean-Claude VARTANIAN

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10/08/2009 - SWING FM À L'INTERNATIONAL : Je suis australien et, de Sydney, je me connecte régulièrement à
Swing fm - la radio du Hot Club de Limoges - via le lien que vous avez placé sur le site internet du Hot Club de France.
Il est bon de savoir que cette radio diffuse des musiciens de renom comme Memphis Slim. C'est mon interprète favori mais, maintenant, ses disques ne sont plus diffusés très souvent à la radio. Le premier disque de blues que j'ai acheté, je crois en 1965, était l'un des siens : Memphis Slim at the Gate of Horn.Ensuite, je l'ai découvert pianiste de Boogie Woogie lors d'une diffusion a l'entracte d'un concert. Plus tard j'ai trouvé plusieurs de ses Folkways en piano solo. Great Stuff !
J'ai pu entendre Memphis Slim, lui-même, dans un club lorsque j'ai visité Paris en 1973. Votre pays, la France, a accueilli tant de musiciens, de compositeurs et d'écrivains étrangers, en leur offrant un espace de liberté qui n'étouffait pas leur créativité.
Geoffrey GORDON - Australie.

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04/08/2007 - COLEMAN HAWKINS MEMORIES : Samedi 11 juillet 2009, à Noyers-sur-Cher, j’ai assisté à la première du quintet Coleman Hawkins Memories présenté par Nicolas Montier (st).
On est dans la cour des grands! La rythmique d’abord, avec l’espiègle Stan Laferrière (dr) et le sage Pierre Maingourd (b), est de très grande classe. Elle est épaulée par Philippe Milanta (p) au riche jeu harmonique et rythmique. Côté rythme sa main gauche me fascine tant elle est incisive et swingue. Ses solos, que je trouve peu mélodiques, sont néanmoins d’un grand intérêt car pleins d’humour et d’esprit issus du jeu avec les accords. J’ai pensé à Thelonious Monk et à Sir Charles Thompson.
Sur le devant de la scène Nicolas Montier évoque Hawkins à merveille, ce qui n’étonnera aucun amateur chevronné. Je trouve aussi que, dans ses improvisations, il pousse avec véhémence le bouchon du swing aussi loin que possible: j’ai pensé Arnett Cobb. Quand, derrière lui, la rythmique tourne à plein régime on atteint des sommets.
Reste le nouveau venu, Nicolas Dary (st) parfaitement dans le coup pour le jeu collectif et qui, en solo, fait preuve de beaucoup d’originalité, avec toujours le soucis du son, de la sonorité, ce qui est fait pour me plaire.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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02/08/2009 - LIVRES JAZZ : Parmi les livres sur le jazz que je viens de lire, deux ouvrages me semblent dignes d'intérêt.
- Le premier vient de paraître chez Allia, il s'agit de la traduction en français de Strange Fruit de David Margolick publié pour la première fois aux USA en 2000. C’est l'histoire du fameux morceau immortalisé par Billie Holiday.
- Le second d'Alain Pailler – l’auteur de Plaisir d'Ellington et de Duke's place chez Actes Sud – s’intitule La Preuve par Neuf. Il est publié dans la collection Birdland et traite des trios de jazz , nottament de ceux de Teddy Wilson, de Duke Ellington et d'Ahmad Jamal.
Michel STOCHITCH Membre du HCF-Paris

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01/08/2009 - PAGE LIVRES :Afin de mieux informer les amateurs, chaque nouvel ouvrage mis en place sur la Page Livres de ce site sera desormais signalé sur la page
Forum - Documents.
La Page Livres de ce site internet présente une sélection de près de 300 ouvrages, traitant du Jazz authentique, du blues et du gospel, recommandés par le Hot Club de France. Ces ouvrages sont classés selon 12 rubriques thémathiques et par ordre alphabétique d’artistes . Pour la plupart d’entre eux, une information technique sur l’ouvrage (éditeur, langue, format , ISBN …) et une courte analyse peuvent être consultés en cliquant sur le visuel de couverture présenté.
Un Index des ouvrages figurant sur la Page Livres, complète cette information.

LE SITE

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26/07/2009 – RENDEZ-VOUS AU FESTIVAL DE BOOGIE WOOGIE DE LA ROQUEBROU 2009 : Sans nous en rendre compte, portés par la musique boogie woogie, nous entrons dans la deuxième décennie du festival. Qui l’eut dit, qui l’eut cru ? Une musique noire américaine retrouvant un deuxième souffle dans un village du Cantal, voilà une originalité qui frise l’impertinence. Aucun créateur américain n’avait prévu cette aventure auvergnate ! La réalité éclate pourtant chaque année :
le Roi Boogie s’installe à La Roquebrou et distribue son bonheur à tout le monde.
Tous les ingrédients, une fois de plus, seront réunis pour cette onzième édition : des pianistes d’exception, des danseurs hors pair concrétisant leur musique préférée, un grand orchestre qui décoiffe, des chanteuses de blues américaines allant aux sources de la musique noire, sans oublier le bon vieux rock and roll, prolongement musclé du boogie woogie.
Les surprises ne manqueront pas et l’humour sera au rendez-vous. Du Jeudi 6 au Samedi 8 Août 2009, trois jours et trois nuits durant, La Roquebrou ressuscitera le Chicago d’avant-guerre, quand les basses charnues résonnaient dans les cafés, bordels ou dancings, mais aussi dans le très sélect night-club new-yorkais Café Society.
Le Festival de La Roquebrou est plus qu’une manifestation musicale, c’est un clin d’œil à l’Histoire dans un cadre exceptionnel.
Jean-Paul AMOUROUX –Directeur Artistique de Festival

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21/07/2009 - JEUNES SAXOPHONISTES A JAZZASCONA 2009 : A Ascona, j’ai pu assister à 60 concerts en 11 jours et écouté plus de 40 orchestres différents. Je ne vous parlerai pas des Yallopin Hounds que j'ai écoutés 5 fois, du quartet de Johny Varro (4 fois), de Niki Haris (3 fois), mais d'autres.
Ce festival, grâce à une direction artistique remarquable, permet de découvrir, si on s'en donne la peine, des musiciens peu ou pas encore célèbres. Je voudrais ici mentionner 3 saxophonistes-ténor qui m'ont étonné. Je pense qu'ils sont jeunes ou très jeunes (mais je n'ai pas vérifié) :
- Louis Ford - que je connaissais en disque comme clarinettiste - sonne au sax ténor comme son père (Clarence) qui fit les beaux jours de l'orchestre de Fats Domino. Louis Ford jouait avec Norbert Susemihl New Orleans All Stars.
- David Luther, entendu avec les Yallopin Hounds et à qui Joe Cavaseno laissait, jour après jour, de plus en plus d'espace pour s'exprimer.
- Le plus étonnant, Attilio Troiano, est un très jeune italien (du sud) qui a un très gros son dans la lignée des grands sax ténors noirs. Nous l'avions entendu brièvement l'année dernière où, après deux concerts les 2 premiers jours, il avait été invité à monter sur scène par les grosses pointures du festival. Atilio vient de temps en temps à Paris (au Caveau de la Huchette). Il fut moins convaincant au trombone et à la clarinette.
Je tiens à signaler aussi Roderick Paulin (ts), certainement légèrement plus âgé, jouant dans un style original, très typique des musiciens de la Nouvelle Orléans qui ont souvent un son très personnel ; il accompagnait Don Vappie.
Ces jeunes nous ont fait passer des moments aussi agréables que les anciens (Red Holloway, Johny Barnes) ou les déjà confirmés (Michel Pastre, Mathias Seufert ou Frank Roberscheuten).
Jacques BESSE – Membre du HCF- Paris

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21/07/2009 - NATASHA BORDER ET LES DUMOUSTIER STOMPERS A JAZZASCONA 2009: Les Dumoustiers Stompers, dont le leader a précisé un soir qu’Ascona était leur centième festival en vingt ans d’existence, n’ont pas donné moins de cinq concerts au bord du lac Majeur, un par jour, du 1er au 5 juillet.
Le premier de la série a été épique, dans un hôtel de luxe dont les responsables ne savaient pas, à l’heure théorique du spectacle, si celui-ci se passerait dedans ou dehors !
Le concert du lendemain se tenait sur une des grandes scènes du festival (Débarcadère). Les conditions étaient meilleures, et l’endroit noir de monde. C’est certainement là que les Dumoustier ont donné toute leur mesure, emmenés par un ensemble guitare-tuba-batterie jouant comme un seul homme avec une efficacité rarement rencontrée. Une des meilleures rythmiques de ce festival! L’orchestre nous a régalé en première partie de morceaux de la Nouvelle-Orléans, joués dans le meilleur esprit par quatre solides souffleurs.
Après un court entracte, nous avons eu la révélation d’une chanteuse remarquable, doublée d’une extraordinaire bête de scène : nous ne connaissions pas Natasha Border, quel swing et quel dynamisme, quelle émotion aussi ! Son talent dans le blues, en particulier, nous est apparu exceptionnel, mais l’orchestre et la chanteuse, qui entretiennent une étroite complicité musicale, ont terminé leur programme par un superbe gospel. Une mention spéciale pour Philippe Carment, pianiste tout à fait étonnant.
Les trois jours suivants, le groupe était à résidence dans un restaurant installé sur une petite place. Les programmes ont été très différents selon les soirées, et nous avons particulièrement apprécié le côté louisianais du dernier concert, donné le 5 juillet, avec champagne et souhaits au doyen de la formation, Henri Perrier, qui fêtait ce soir-là ses 85 ans. Un âge à peine croyable si l’on s’en réfère à sa verdeur musicale !
Annet CHAMBOUX

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19/07/2009 - NIKI HARIS : Dans son compte-rendu - Pianistes et Dames de cœur - du festival Jazzascona 2009, Michel Lalanne met tout particulièrement en valeur la chanteuse Niki Haris.
Fille du regretté pianiste Gene Harris, Niki chantait sur plusieurs plages d’un CD de son père, In His Hands (Concord 4758 – distribution Harmonia Mundi), qui fut chroniqué dans le Bulletin du HCF n° 471 de juin 1998.
La chronique était déjà élogieuse à son égard.
Raphaël AUBIN.

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16/07/2009 - ASCONA 2009 - PIANISTES ET DAMES DE COEUR : La lecture attentive du programme de ce 25e Jazzascona permettait de se rendre compte que les organisateurs avaient fait le choix de donner la part belle aux pianistes. Tous ne furent pas à la hauteur de nos espoirs. Certains même, par un manque évident de conviction, se limitèrent à un simple, quoique honorable, rôle d'accompagnateur. Ce ne fut pas le cas pour au moins trois d'entre eux :
- Rossano Sportiello (Ascona Jazz Award 2009) donna un set magnifique et intimiste, le 2 juillet.
- Ensuite, le 3 juillet, ce fut au tour de Judy Carmichael, dynamique à souhait et à la joie communicative, avec une rythmique fameuse : Blenkhorn (gu)/ Washingmachine (violon)/ Girardot (b) et Nouaux (dr).
- Enfin, entre le 30 juin et le 4 juillet, une déjà vieille connaissance : Christian Willisohn, toujours inspiré par la musique actuelle de la Nouvelle-Orléans.
De leur côté, les vocalistes étaient venues en nombre. Par ordre d'entrée sur les scènes, le public averti et connaisseur put applaudir quatre chanteuses qui firent l'unanimité :
- Topsy Chapman en compagnie de ses deux jeunes et habituelles partenaires, Jolynda Phillips et Yolanda Windsay, alterna habilement jazz et gospel. Elles étaient également présentes les 28 et 29 juin, pour les messes données en l'église du Collège Papio.
- La jolie Niki Haris a une parfaite maîtrise de la scène et possède un swing rare. Elle obtint un succès impressionnant - et mérité - à chacun de ses cinq passages.Elle fut la grande triomphatrice à l'applaudimètre. Elle était accompagnée par Herlin Riley (dr)et par le sympathique Red Holloway (ts).
- Wanda Rouzan, que je n'avais pas écoutée en direct depuis longtemps, a toujours une voix chaude et puissante. Elle était entourée par le Norbert Susemihl New Orleans All stars (du nom d'un jeune trompettiste allemand intéressant). Jason Marsalis était à la batterie.
- Et, bien sûr, Lillian Boutté que les fidèles du festival surnomment l'Icône d'Ascona (sic). Nous la connaissons bien en France puisqu'elle y vient vient chaque année. Dotée d'une présence chaleureuse et d'une très forte personnalité, ce petit bout de femme dynamisait chaque soir un septet dirigé par Don Vappie (gu, bj), avec un programme très N.O. Elle monta aussi sur scène le dernier soir (au dernier set ...), en guest, à la demande de Christian Willisohn, pour quelques duos vocaux que les spectateurs encore présents à une heure tardive (1:30 du matin) ne sont pas près d'oublier. Ce fut l'un des moments forts de ces 11 jours exceptionnels.
Michel LALANNE- Vice-président du Bordeaux Hot Club.

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11/07/2009 - DECES D’ETIENNE PERRET : Les amateurs Suisses de jazz ont appris avec tristesse la disparition d’Etienne Perret, de Cortaillod près de Neuchâtel, décédé le 1er juillet 2009 à l’âge de 87 ans.
Personnalité hors du commun dans le monde du jazz, Etienne Perret aura excellé comme musicien (tp), conférencier et collectionneur.
Stardust par Louis Armstrong (1931), extrait des 310 autres versions de ce morceau que contient sa collection, retentit en ouverture de la cérémonie d’adieux.Les musiques de Bill Coleman, Guy Lafitte et Django Reinhardt accompagnèrent une cérémonie simple et digne ; sans oublier le son de la trompette d’Etienne Perret, lui-même, en compagnie des Amis du Jazz de Cortaillod , la formation dont il fut l’un des fondateurs en 1942.
Eric GROSSENBACHER

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07/07/2009 - YALLOPIN'HOUNDS A JAZZASCONA 2009 : Membre éminent de l'orchestre d’Illinois Jacquet, le saxophoniste alto Joe Cavaseno a créé, il y a quelques années, le Yallopin'Hounds septet comprenant une partie des membres de l'orchestre de Jacquet, dont le batteur Dave Gibson et le remarquable trompettiste Brian Lord Sledge.
À Ascona, nous avons redécouvert Joe Cavaseno (as), à la sonorité puissante et très mélodieuse. C'est aussi un excellent chef d'orchestre.
Yallopin'Hounds est une formation très soudée composée de musiciens qui jouent souvent ensemble et qui apportent tous leur participation vocale. Dans leur répertoire, j'ai particulièrement apprécié l'ensemble de l'orchestre dans Caldonia et Who's My Band, Brian Lord Sledge dans On the sunny side of the street. Avec Yallopin'Hounds, nous avons eu droit à une prestation de très haut niveau, reconnue comme tel par l'ensemble des amateurs présents.
Christian SABOURET- Vice Président du Hot Club de France.

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06/07/2009 - FILM AVEC LOUIS ARMSTRONG : En complément de l’information publiée sur
Forum-Dates , le 20/06/2009, sous la signature d'Alain Carbuccia, j'ai le plaisir de vous informer que le film musical Le Millionnaire de 5 sous (The Five pennies) passera sur la chaîne Cine Famiz : Mercredi 8 juillet 2009 à 22h20, Jeudi 9 juillet 2009 à 8h05 et Lundi 12 juillet 2009 à 13h40 .
Ce film contient, effectivement, des prestations musicales époustouflantes de Danny Kaye et Satchmo!
À regarder ou à enregistrer.
Sauveur RODRIGUEZ

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02/07/2009 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2009 – SCOTT HAMILTON : Nous avons retrouvé, avec grand plaisir, le Saxo-Ténor Scott Hamilton et son Quartet ; nous venons de passer un excellent moment en sa compagnie.

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(cliquez sur la photo de Scott Hamilton, à JazzAscona 2009, pour l'agrandir)


Son drive, sa sonorité charnue et son sens de la mélodie nous ont régalés. Les accompagnateurs sont d'un niveau certes plus faible, mais assurent malgré tout un soutien efficace.
Incontestablement Scott Hamilton est toujours très bon sur la ballade (Stardust, There will be some other spring), comme sur tempo rapide (Cherokee).
Christian SABOURET- Vice Président du Hot Club de France.

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01/07/2009 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2009 - JOHNNY VARRO :Hier soir, mardi 30 juin 2009, nous avions l'hommage à Benny Goodman.
Nous avons pu particulièrement apprécier le pianiste Johnny Varro –
Grand prix du Hot Club de France 1999 – que personnellement je voyais pour la première fois.

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(cliquez sur la photo de Johnny Varro, à JazzAscona 2009, pour l'agrandir)


Il a une technique impressionnante, fortement inspirée bien sur de Teddy Wilson dont il possède beaucoup de ses qualités : inventivité, maîtrise technique du clavier. Allan Vaché (cl) et Joe Cocuzzi (vib) contribuèrent eux aussi à la bonne prestation d'ensemble. Répertoire bien connu du fameux quartet de Benny de la fin des années 30.
Public très réceptif et manifestement satisfait de leur prestation, tout comme moi d'ailleurs.
Aujourd'hui, nous attendons, avec impatience, la première prestation dans ce festival 2009 de notre ami Scott Hamilton (ts)...
Christian SABOURET- Vice Président du Hot Club de France .

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26/06/2009 - JEUX PIANISTIQUES : Sur YouTube j’ai repéré deux videos pédagogiques particulièrement intéressantes, ayant trait au jeu des pianistes.
- Sur la première, Ray Charles commente et compare
Art Tatum et Oscar Peterson.
- Sur la seconde Earl Hines explique sa technique et ses influences.
Ralph BALLMER

Note du Site : Sur la page
Forum-Documents, vous trouverez d’autres videos proposées récemment par Ralph Ballmer.

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25/06/2009 - CONCERT D’EVAN CHRISTOPHER TRIO (22/06/09 à Boulogne F.92) :Mes sentiments sont assez partagés sur le concert d’Evan Christopher à La Blanchisserie de Boulogne.
Les conditions étaient réunies pour un grand concert : bonne acoustique de la salle permettant de jouer sans amplification, public majoritairement de connaisseurs, deux excellents techniciens (à la batterie et à la contrebasse), un clarinettiste virtuose ayant l'habitude de jouer avec ses partenaires ... Et pourtant je suis resté sur ma faim !
La première partie comportait des morceaux assez éloignés des thèmes de jazz ( musique cubaine,...) que j'ai peu appréciés. La deuxième partie m'a semblé meilleure, peut être grâce à un répertoire plus jazz (Cheek to Cheek, Linger a While, The Mooch, Mood indigo...) et au talent indéniable d'Evan Christopher.
Néanmoins, malgré la qualité des interprètes, l'association batterie, basse, clarinette ne m'a pas convaincu . Guillaume Nouaux, impressionnant techniquement, manquait de nuances et jouait trop fort à mon goût. La partie basse de Sébastien Girardot était bien en place, mais des solos systématiques sur chaque morceaux devenaient un peu lassants. La musicalité aurait gagné si l'on avait ajouté un bon pianiste ( par exemple : Julien Brunetaud) ou un bon guitariste ( par exemple : David Blenkhorn ).En outre, les arrangements parfaitement au point techniquement semblaient peu propices au swing.
Il paraît que la musique jouée ce soir-là était représentative de la musique actuelle de la Nouvelle-Orléans. On est bien loin des célèbres trios précurseurs des musiciens de la Nouvelle-Orléans que furent Zutty Singleton, Jelly Roll Morton, Barney Bigard . Réécoutons les chefs-d'œuvre Turtle twist et Smilin'the blues away ...de 1929!
Michel STOCHITCH Membre du HCF-Paris

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24/06/2009 - CONCERT D’EVAN CHRISTOPHER TRIO : Lundi 22 juin 2009 en soirée, dans un sympathique endroit nommé La Blanchisserie, Evan Christopher (cl), Sébastien Girardot (b) et Guillaume Nouaux (dr) prodiguèrent une musique interactive, moderne tout en prenant ses racines à la Nouvelle-Orléans.
Il ne s'agissait pas d'un soliste accompagné d'une section rythmique, mais bien d'un ensemble soudé où chaque musicien s'appuyait sur les talents des deux autres.
Ce fut très original et fort plaisant.
Jean-François COUTIN Membre du HCF-Paris

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23/06/2009 - CONCERT D’EVAN CHRISTOPHER TRIO (22/06/09 à Boulogne F.92) - J’ai apprécié :
- L’interaction du rythme, de la mélodie et de l’harmonie, tel qu’Evan Christopher l’a expliqué en prologue au concert.
- La diversité du répertoire présenté et la diversité des rythmes.
- Le jeu du clarinettiste qui peut s’exprimer de manière classique ou plus jazzistique ; son jeu est nuancé et subtil.
- La connivence et la très bonne coordination dans le rythme et dans l’esprit entre les trois musiciens, tout en affichant une apparente décontraction.
- La mise en valeur des différents instruments du trio (clarinette, basse, batterie) qui a permis d’exploiter au maximum le potentiel de chacun d’entre eux. Ceci donnait l’impression d’une formation beaucoup plus importante.
- Notamment le jeu du batteur, Guillaume Nouaux, dont la dextérité et la réactivité sont étonnantes.
En résumé, un rendu très réussi de l’ambiance actuelle Nouvelle-Orléans .
Jean-Noël SIMONOT

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23/06/2009 - CONCERT D’EVAN CHRISTOPHER TRIO (22/06/09 à Boulogne F.92) : Je ne peux m'empêcher de donner mon impression de néophyte sur ce concert.
Tous les ingrédients étaient réunis pour produire du jazz authentique de qualité : un trio de très grands musiciens talentueux qui jouaient en parfaite osmose.
Guillaume Nouaux dans son rôle de batteur faisait un excellent travail. Evan Christopher suivait parfois, mais il faisait baisser la tension dès que la mayonnaise commençait à prendre. Le swing ne semblait pas être ici sa préoccupation première. Du coup, dans la salle, ce n'était plus le Hot-Club, mais plutôt le Cold Club!
Dans un premier temps j'ai pensé que le public, qui ne faisait rien pour faire monter l'ambiance, était un peu fautif. Mais, un spectateur m'a fait remarquer qu'il ne bat des mains et des pieds que si la musique le propulse....
Alain RICHARD - Membre du HCF-Paris

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22/06/2009 - SMOKY JOE COMBO : Scoop à Neuilly (F.92) ! Pour la Fête de la Musique, la Municipalité avait notamment engagé un groupe languedocien épatant dénommé : le
Smoky Joe Combo.
Trois soufflants (tp, sax et tb), une section rythmique complète et un chanteur plus que convaincant, excellent guitariste aussi, nous ont fait entendre des morceaux comme Viper Mad , Jack, I'm Mellow , Swing Brother Swing, Lulu's Back in Town, Route 66 et, en rappel, Take The A Train. Arrangements simples et efficaces, solistes et chanteur excellents, beaucoup swing et pas de faute de goût.
Le parvis de la mairie est encore tout ému d'avoir vu les neuilléens apprécier la musique que nous aimons et qui poussa certains à danser. Merci Monsieur le maire !
Jimmy DOMANGE

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19/06/2009 - BROADWAY BOOGIE-WOOGIE: Le peintre hollandais Piet Mondrian s'envole à New York au début de la seconde guerre mondiale. Il apprécia l'architecture de la ville et, en passionné de danse, fut fasciné par le jazz américain et plus particulièrement par le Boogie Woogie.

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(cliquez sur le tableau pour l'agrandir)


Dans ce tableau (1942-1943) titré Broadway Boogie Woogie, qui fut l'une de ses dernières œuvres, il évoque le beat syncopé et l'improvisation esthétique du boogie-woogie comme l'allié de sa propre destruction de l'apparence naturelle et de la construction au travers d'une opposition de moyens purs et de rythmes dynamiques.
Dans ce travail, les bandes chromatiques rouges jaunes et bleues, interrompues par une lumière grise, suggèrent le réseau électrique de la ville et son mouvement de circulation. Tandis que les vibrations des couleurs évoquent le rythme syncopé du jazz et le scintillement des lumières de Broadway.
C'est ainsi que le conservateur du MOMA de New York analyse ce tableau qui y est exposé.

Pierre ROBIN - Carnet de voyage (mai 2009).

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15/06/2009 - XIe JAZZ AUX SOURCES (29 au 31 Mai 2009) :Depuis des années je voulais aller à Jazz aux Sources,le festival de jazz de Châtel-Guyon. C’est chose faite et j’en reviens enchanté; non seulement parce que trois jours de soleil dans le Massif-Central ça ne se refuse pas, mais aussi parce que là-bas, on met la théorie en pratique.
Il ne suffit pas de dire que le jazz a pris le swing au blues et au gospel pour en faire une musique de danse, faut-il encore le réaliser! Or, il semblerait que ce festival soit, en France, celui qui va le plus loin dans ce sens : Six danseurs à claquettes, professionnels, dont le new-yorkais Omar Edwards, et des écoles de danses sont invités. Résultat : A tous les concerts, ça danse, les pros comme les amateurs. Ça danse partout, y compris sur la route fermée à la circulation (pas toujours!).
Au festival Jazz Aux Sources , ce qui fait du bien c’est de voir des gens jeunes aux concerts de jazz. On y découvre aussi des choses extraordinaires : Alain Maume jouant de deux saxos-sopranos à la fois ! Christian Vaudecranne, le directeur artistique, soufflant dans un drôle d’instrument muni d’une pompe à vélo qui sonne comme un kazoo ! Nicolas Dieudonné jouant remarquablement bien d’une contrebassine (basse à 1 corde montée sur un manche à balais et une bassine).
Le samedi matin, vers 10h30 dans un petit square du centre-ville, on pouvait voir et entendre un très jeune canadien, Evan Arntzen, s'entrainant sur sa clarinette. Pour moi, cet Evan Arntzen fut la révélation du festival. Il jouait dans le JAS International Quartet, l’orchestre que j’ai préféré : Le Français Jérôme Etcheberry (tp), meilleur que jamais, y était entouré de l’Italien Paolo Alderighi (p), de l’Américain Benji Bohannon (dr) et donc du Canadien Evan Arntzen (cl,ts) aussi bon à la clarinette qu’au saxo ténor, avec une sonorité, déjà très affirmée, ronde et chaude sur ces deux instruments.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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04/06/2009 - SWEET SYSTEM ET DANY DORIZ SEXTET (St Denis-en-Val, dimanche 17 mai 2009) : Il est difficile de parler de Sweet System car ce trio de chanteuses est constitué d’au moins 7 femmes ! Six que l’on trouve
sur leur site et une 7ème que l’on entend sur leur CD Jazz Fever ! Mais le mieux est de se réjouir que sept chanteuses aient choisi le jazz pour s’exprimer. Leur répertoire est composé de standards qui ont fait leur preuve pour les amateurs de swing. Qui plus est, elles ont le bon goût de se faire accompagner par des pointures : le sextet de Dany Doriz ou le trio de Rémi Toulon.
Je les ai aussi entendues, le 31 mai 2009, au festival de Châtel-Guyon avec le trio de Rémi Toulon. Seule Martineke Kooistra était présente lors des deux concerts, les deux autres chanteuses ayant été remplacées. J’ai préféré la prestation des Sweet System à St Denis en Val avec le sextet Dany Doriz.
Ce sextet de Dany Doriz est une formidable formation où une autre femme, Patricia Lebeugle, joue de la contrebasse à cordes, et comment! Je ne voudrais pas faire de la peine aux autres participants de ce concert, mais c'est Patricia Lebeugle qui m’a le plus séduit . Qu’on se le dise : cette musicienne est une grande swing woman!
Et, je m’en voudrais de ne pas avoir un mot pour : Patrice Galas (p) qui trouve infailliblement les bonnes harmonies et les bonnes mélodies pour accompagner, Marc Fosset - dont c’était l’anniversaire – qui, en plus de ses excellents solos de guitare, chanta, Didier Doriz (dr) aux solos époustouflants, Claude Tissendier, superbe saxophoniste mais qui ne quitte plus sa clarinette ! Enfin Dany Doriz, grand vibraphoniste, pianiste à deux doigts et chef d’orchestre comme Lionel Hampton, dont le répertoire et l’esprit furent largement mis à contribution.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.

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04/05/2009 - DANS LA BRUME ELECTRIQUE : Un bon groupe de blues fait une courte apparition dans le fim récent de Bertrand Tavernier In The Electric Mist – Dans la brume électrique. Un des musiciens joue d'ailleurs un rôle dans ce film. Lors du générique final, j'ai eu la surprise de constater que cet acteur/chanteur bluesman/musicien n'est autre que le grand Buddy Guy.
Dans la brume électrique est un fim policier antiracial, assez brutal , tourné en Louisianne avec quelques vues des dégats causés par le cyclone Kathrina.
Raphaël AUBIN .

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04/05/2009 - AU SANCY SNOW JAZZ 2009 - MES COUPS DE CŒUR MUSICAUX : Au concert d’ouverture, l’après-midi, une valeur sûre : le groupe de Catherine Girard, alias Sweet Mama. Il est toujours aussi tonique malgré un changement de guitariste. Le public du Restaurant du Casino, venu en nombre, réagit au quart de tour et déborde d’enthousiasme !
Le soir, dans la même salle, joue le Quartet de Michel Pastre, avec Pat Giraud à l’orgue, Nicolas Peslier, à l’allure discrète mais swinguant avec finesse à la guitare, et Simon Boyer à la batterie. Pas besoin de longues explications, vous avez déjà compris le scénario ! De fait, ce groupe est tellement enthousiasmant que j’irai l’écouter trois ou quatre fois, au festival, dans les jours qui suivent. Les musiciens s’amusent, l’entente entre eux est parfaite et leur musique déborde d’aisance et de swing.
Je vais dîner en écoutant l’épatant groupe du guitariste Steeve Laffont, du clan de Django, avec une vieille connaissance : le bassiste Serge Oustiakine. En raison du manque de place, je dois partager la table d’un importun qui tient absolument à me raconter sa vie et m’expliquer qu’il raffole du Jazz-fusion! Ce n’est que partie remise, j’irai les réécouter le lendemain au Bar du Bowling. Je pourrai même bavarder avec eux et me procurer leur disque. L’incroyable facilité de Steeve ne nuit en rien à sa musicalité : sa musique respire. Quant à Serge Oustiakine, ses amusants vocaux, où il scatte à la Louis Armstrong, ne sonnent pas caricaturaux, comme c’est trop souvent le cas. Il faudrait absolument organiser une soirée avec eux, à Paris.
Un des grands moments de mon court séjour fut la prestation du Nouveau Big Band de Michel Pastre avec un répertoire élargi et toujours force morceaux de Count Basie. Mais aussi quelques nouveaux thèmes empruntés à Jay Mc Shann ou à Mary-Lou Williams. La rythmique, avec Pierre Christophe (p), Enzo Mucci (gu), Raphaël Dever (b) et François Laudet (dr) donne une excellente assise à l’orchestre. Ajoutez-y les remarquables arrangements, dus notamment au Chef et à François Biensan, et de bons solistes comme Patrick Bacqueville (tb), Philippe Couderc (ts) ou Fabien Mary (tp) et vous avez tous les ingrédients nécessaires à une bonne carburation. Même si, ici ou là, la peinture n’est pas tout à fait sèche, on sent déjà qu’on va avoir droit à une formation de grande cuvée.
J’ai aussi pu apprécier la Formation de François Biensan, rendant hommage à Joe Newman (évoqué dans le Bulletin du HCF) et celle de Patrick Saussois, toujours une référence dans la guitare style Django. Je garde enfin l’image d’une fin de soirée un peu folle où un public de vraiment tous les âges - y compris un digne rédacteur d’une revue qui nous est chère - se trémoussait, sans complexe, au son de l’Orchestre de Drew Davis.
Un grand bravo (et merci !) à la très dynamique présidente Marie-Christine Dubourg, et à la Municipalité du Mont-Dore, pour le formidable travail accompli et l’excellence d'une programmation qui comptait, sans discussion, parmi ce qui se fait de mieux en France. Mon seul regret fut de ne pas avoir pu rester davantage au Sancy Snow Jazz . J’espère bien y revenir l’an prochain.
Un conseil d’ami : pensez-y avant de poser vos congés !
François DESBROSSES - – Directeur de Publication du Bulletin du HCF - Président du HCF Paris

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28/04/2009 - NO MAN'S BAND : Ce soir on répète ! Suite à leurs rencontres dans différents orchestres et à leur plaisir de jouer ensemble, cinq talentueuses musiciennes de jazz* ont décidé, à l'initiative de Marie - Ange Martin (gu), de former un orchestre uniquement féminin. Cela existe déjà, mais c'est assez rare.
Lundi 27 avril 2009 au
Petit Journal Saint Michel, dans le cadre d'un dîner-jazz du HCF Paris, j'ai assisté à une répétition de cet orchestre : tâtonnements dans le choix des standards classiques (extraits de 160 retenus), cohésions parfois difficiles, notamment de la batterie, mais belles interprétations individuelles sinon collective, Shona Taylor - cornettiste à l'excellent phrasé, écrasant bien les notes - assurant le leadership. Comme à son habitude, Patricia Lebeugle (b), au visage très animé, vit et nous fait vivre chacune de ses interprétations. Elle nous offrit un duo original (contrebasse - clarinette) avec Aurelie Tropez qui s'affranchit, à ce moment là, d'une certaine intimidation, dans une soirée ou elle se mettait beaucoup moins en valeur qu'avec les Red Reedwarmers.
Pour le second set, arrivée en boeuffers de deux jeunes musiciens très expérimentés que sont le trompettiste Michel Bonnet, notamment en duo avec Shona Taylor, et de Stan Laferriere, le fils surdoué de Marc, - multi-instrumentiste (dr, gu, p, voc, scatt, comp, arr., lead ... ) - qui passa de la batterie à la guitare où ses accords firent merveille. Stan Laferriere s'intéresse de très près à cette nouvelle formation dont il a même choisi le nom : No Man's Band.
Tout cela ressemblait plus à une Jam qu'à un concert, avec tout le plaisir que les amateurs chevronnés du Hot Club de France-Paris y trouvaient. C'est bien entendu le rôle de nos associations que d'accompagner et de promouvoir les débuts de telles formations.
La soirée fut enregistrée, pour le plaisir, par Jean Mercier et Claude Branduy ce qui constitue pour nous une référence de cette formation. Souhaitons persévérance et réussite au No Man's Band, elles en ont le talent. Je reviendrai les écouter. Vous aussi j'espère !

* Le quintet No Man's Band est composé de : Patricia Lebeugle (b), Marie-Ange Martin (gu), Shona Taylor (cnt, lead), Aurélie Tropez (cl), Deborah Tropez (dr).

Pierre ROBIN - Membre du HCF Paris.

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25/04/2009 - LE SIÈCLE DU JAZZ : Je partage totalement la bonne critique constructive de Dominique Brigaud (ci-dessous en date du 2 avril) à propos de cette l'exposition au
Musée du Quai Branly.
Je voudrais toutefois insister sur le fait que j'y ai trouvé plus de documents sur le vrai jazz que sur les autres musiques, ce qui m'a agréablement surpris. Par contre, l'absence de références à des Bessie Smith, Fletcher Henderson, Big Bill, et en général à tous les chanteurs de blues est étonnante. Au total, il faut aller visiter cette exposition.
Une anecdote : A l’exposition Le Siècle du Jazz, je n’ai rencontré qu’un seul noir et, fait caractéristique, nous nous sommes esclaffés ensemble, sans nous être concertés, à la vue et à l'audition de pitres qui sortaient des sons horribles de leurs instruments divers et variés. Il est vrai que ce noir avait un certain âge !
Michel DECROIX - Membre du HCF Paris.

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05/04/2009 - RED HOT REEDWARMERS : Aux Esselières de Villejuif (F.94), jeudi 26 mars 2009 et Salle St Just d’Ivry (F.94), vendredi 27 mars 2009, on pouvait entendre Les Red Hot Reedwarmers. J’ai choisi le concert d'Ivry, accessible en métro.
Répertoire conforme à l'idée directrice de l'orchestre, s'inspirer de celui de Jimmie Noone : Apex blues, Every evening, Monday date, Oh Sister…, King Joe, River Stay…, Delta Bound,…, avec quelques morceaux repris de Willy Smith (Le Lion, pas l'autre même avec son sax-alto !).
L'évidence est d'abord la qualité du duo des 2 Reedwarmers, tant par leur entente assise sur les arrangements du leader que par leur maîtrise de l'instrument. Comme chez Noone, clarinette pour Aurélie Tropez et sax-alto pour Stéphane Gillot ; ce qui ne les empêche pas de varier les instruments et d'inverser la place du meneur, traditionnellement la vedette. Outre le haut niveau de la clarinettiste dans tous les domaines : exécution, inspiration, sonorité souvent bois et jamais acide (ah ! les clarinettes qui couinent), j'ai apprécié les interventions du chef au baryton, avec une sonorité originale, moins grave que ce qu'on entend habituellement. Ce qui n'enlève rien à toute mon admiration pour celle de Harry Carney, le Maître.
L'accompagnement de la rythmique m'a paru un peu déséquilibré - batterie en retrait - mais ce n'est pas le cas sur les deux CD de l’orchestre que j'ai pu écouter (le concert m'en avait donné envie). Question de sonorisation ?
Les absents (ayant toujours tort) peuvent compenser leur manque par l'achat d'un des 2 disques de l'orchestre : King Joe (Stomp off 1416 de 2005) et Apex blues (Stomp off 1425 de 2007) . Préférez le second, l'orchestre ayant plus de bouteille.
Edmond RAVIER – Membre du HCF Paris

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02/04/2009 - LE SIÈCLE DU JAZZ :
Le Musée du Quai Branly de Paris présente, du 17 mars au 28 juin 2009 l'exposition Le Siècle du Jazz dont le sous-titre, Art, cinéma, musique et photographie de Picasso à Basquiat annonce clairement de quoi il s'agit.
Ce n'est pas, en effet, une exposition sur le jazz proprement dit, mais une présentation des influences, de l'impact culturel, qu'a eu cette musique sur l'art et la société, depuis son apparition au début du XXe siècle et pendant toute sa durée. De ce point de vue l'exposition est une réussite et nous saurions trop vous conseiller de vous y rendre sans tarder, tant est grande la richesse des objets et des documents présentés, dans une muséographie claire, spacieuse et aérée. Les différents domaines de l'art - peinture, photographie, cinéma, littérature, mais aussi graphisme, bande dessinée et publicité - sont abondamment et judicieusement représentés suivant une chronologie qui vous fait parcourir le siècle du jazz sur toute son étendue.
On peut, bien sûr, regretter le conformisme historique servant de fil rouge à l'exposition, qui, contre toute évidence, présente le jazz comme une succession d'avatars, chacun éliminant l'autre en le renvoyant inéluctablement aux ténèbres extérieures. Sans doute, quelques domaines auraient aussi mérité un meilleur traitement, comme la danse, eu égard à la pauvreté des extraits présentés, ou d'être mis en valeur comme le rendez-vous manqué entre jazz et cinéma, même si la montée en épingle de quelques exemples tente de nous prouver le contraire.
Mais malgré ces réserves, des formidables dessins de Paul Colin dont on croit voir bouger les personnages, aux pochettes de disques de David Stone Martin au graphisme aussi élégant qu'efficace, en passant par des centaines de documents rares et judicieusement choisis, vous passerez un excellent moment, distrayant et enrichissant, qui mérite largement le détour.
Dominique BRIGAUD - Membre du Hot Club de France

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02/04/2009 - CHRISTIAN DE LA SIMONE NOUS A QUITTÉS : Jazz en Ville a la tristesse de vous annoncer la disparition soudaine, hier mercredi 1er avril 2009, de Christian de La Simone (cl, lead).
Il était notre frère, notre ami, un animateur infatigable de la cause du jazz à Amiens (F.80 ) depuis 40 ans, particulièrement au sein des orchestres Les Barbecues et Les City Jazzers. Il a été victime d'une hémorragie cérébrale.
Nous sommes tous sous le choc et nous partageons le chagrin de ses proches.
JAZZ EN VILLE

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28/03/2009 - DECES D’EDDIE BO : Après Snooks Eaglin, la Nouvelle-Orléans est une fois encore endeuillée par la disparition du grand Eddie Bo.
Edwin Joseph Bocage dit Eddie Bo, est décédé d'une attaque cardiaque le 18 mars 2009 à l'âge de 79 ans. Il fut aux côtés de Fats Domino,de Professeur Longhair, des Neville Brothers, l’une des grandes figures musicales de la Nouvelle-Orléans des années 60/70. Son premier single date de 1955. Pianiste, chanteur, compositeur (il a ecrit pour Irma Thomas et Art Neville) et chef d'orchestre, sa carriere prolifique s'est étendue sur plus de 50 ans.
En octobre 2007, il s'est produit, en compagnie du fidèle Red Morgan, à Paris au Divan du Monde … En Juin/Juillet 2008, nous pouvions encore l'applaudir à Ascona.
Son style de piano , issu du jazz, du blues du R'n B, s'apparente à ceux de James Bookers, de Prof.Longhair, et de Dr John par exemple. A la Nouvelle-Orléans, les spécialistes appellent ce style Le Funk et certains en attribuent la création à Eddie Bo lui-même.
C’est le son inimitable de la musique de la Nouvelle-Orléans telle qu'interprétée par Eddie Bo. J'espère que vous l'aimerez !
Jean-Marie HUREL

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27/03/2009 - BEN WEBSTER : Aujourd’hui vendredi 27 mars 2009, c’est le 100e anniversaire de la naissance du grand saxophoniste-ténor Ben Webster né à Kansas City en 1909.
Cet anniversaire sera tous spécialement commémoré à Copenhague (Danemark), où Ben Webster vécu ses dernières années - il décéda le 20 septembre 1973, à l’âge de 64 ans - par un grand concert organisé par la Fondation Ben Webster.
A cette occasion, en collaboration avec Storyville Records, la Fondation Ben Webster produira un nouveau double CD : The Brute and the Beautifull qui montre les deux faces du jeu de Ben Webster. Ce coffret contient des morceaux originaux , jamais ou rarement entendus précédemment, morceaux enregistrés aux Etats-Unis par Ben Webster lui-même et premiers concerts sur le Continent européen. (CD 1 : In A Mellotone/Blues In B-Flat/Cotton Tail/Nasty Attitude/Dancing On The Ceiling/Indiana/The Man I Love/Sometimes I’m Happy/Things Ain’t What They Used To Be/Sweet Georgia Brown/Better Go/the Theme - CD 2. Star Dust/My Romance/Over The Rainbow/Old Folks/Come Sunday/Bye, Bye Blackbird/Tenderly/Embraceable You/Ad Lib Blues/Sophisticated Lady/Danny Boy/Going Home/You’d Be So Nice To Come Home To/The Theme).
Mona GRANAGER - Storyville Records

Note du Site : Le CD The Brute and the Beautifull sera chroniqué, par un spécialiste du Hot Club de France, dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF .

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23/03/2009 - LE BULLETIN DU HCF ET LE HOT CLUB DE FRANCE À MUSICORA : Notre participation à Musicora, Salon International de la Musique Classique du 20 au 22 mars 2009 Carrousel du Louvre de Paris, a été une expérience réussie par la variété et l'abondance des visites et des contacts que nous avons eus.
Modestement installé mais bien situé, notre stand à attiré le regard, la curiosité et les questions de quelque 80 personnes pendant ces trois jours. Ce furent des entretiens très diversifiés avec des personnes de tous âges, de toutes provenances professionnelle, culturelle et de divers pays : France, Belgique, Canada, Hollande, Pologne, Allemagne, Espagne...
La plupart de nos visiteurs semblaient intéressés par notre approche de la musique des Noirs et, en tout cas, découvraient que les choses n'étaient pas aussi formatées qu'ils pouvaient le lire ici ou là. Aussi espérons nous que nombre de ces contacts ne resteront pas sans suite, bien des prolongements étant prévus par le canal de ce site Internet.
Daniel JANISSIER - Membre du Hot Club de France

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17/03/2009 - JEAN-PIERRE MOREL : Dans sa chronique du 8 Mars dernier, publiée sur cette page, Daniel Janissier a parfaitement décrit l'intense jubilation que l'on éprouve à l'écoute des Rois du Fox-Trot .
Son leader , Jean-Pierre Morel ( alias Sharkey ou Charquet ), est présent sur la scène du jazz français et international depuis plus de quarante ans. Je l'ai personnellement entendu pour la première fois à la Faculté d'Orsay, le 24 Février 1972, lors d'un concert de Sharkey and Co*, une formation de 9 instruments quasi-identique à celle des Rois du Fox-Trot !
Comment se fait-il alors, qu'à part les chroniques relatives à 2 CDs du Petit Jazz Band (Bulletins 491 et 540), pas la moindre ligne n’ait jamais été consacrée, dans le Bulletin du HCF, à l'homme, le musicien et ses autres enregistrements ? Il est cité 55 fois dans la Jazz Discography de Tom Lord !
Henri DELHAYE

* je possède le programme de ce concert qui contient le texte de présentation de son orchestre de l'èpoque et de sa philosophie qui n'a pas pris une ride. Si des amateurs étaient intéressés par ce texte, je pourrais le leur communiquer par mail.

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14/03/2009 - LE SUD-OUEST, TERRE D'ACCUEIL DES PIANISTES DE JAZZ : Depuis plusieurs années, le Sud-Ouest de la France, principalement Bayonne et Marciac, accueille durant l'hiver, à la grande satisfaction des amateurs, des pianistes européens et américains qu'il est peu fréquent de pouvoir entendre ailleurs, ou bien qui sont en compagnie de partenaires inédits ou retrouvés.
En limitant volontairement notre énumération à un passé récent, certains noms jaillissent : Monty Alexander, à deux reprises, dans la composition du trio historique, avec le bassiste John Clayton et le batteur Jeff Hamilton; le lyrique Benny Green avec le ténor Harry Allen puis le violoniste Florin Nicolescu et, plus récemment (Bayonne novembre 2008), avec un magnifique Piano Summit réunissant Chris Hopkins, Bernd Lhotzky, Louis Mazetier et Rossano Sportiello...
Ces derniers jours (7 mars 2009 à Marciac) se produisit un inattendu duo : Ignasi Terraza et Dado Moroni dans le cadre d'un concert intitulé A Salute to Oscar Peterson. Le premier, catalan d'origine, qualifié ici même de "pianiste sensationnel" et de "musicien exceptionnel" (cf. le message de François Abon, daté 2 juin 2006, sur ce Forum-Réagir) a justifié ces éloges. J'ai, pour ma part, beaucoup apprécié le second - italien, né à Gênes en 1962 - découvert lors du Festival de Jazz de Montauban, en 1989, dont le Directeur artistique était, à l'époque, notre ami Laurent Verdeaux. Un jeu dynamique, varié, au service d'une belle culture jazzistique, Dado Moroni a étonné. Le programme retenu, essentiellement des standards revisités avec beaucoup de d'élégance, était séduisant :C.Jam Blues, Django, la Canadian Suite, Tenderly, un mélodieux Medley de ballades et, au final, un irrésistible Sweet Georgia Brown. Les deux compères étaient ce soir-là soutenus par Pierre Boussaguet (b) et Alvin Queen (dr) dont les qualités et les facultés d'adaptation sont connues depuis longtemps.
Prochain rendez-vous, 25 avril 2009 : le retour à Marciac d’Oliver Jones, disciple d'Oscar Peterson.

Michel LALANNE - Vice-Président du Bordeaux Hot Club

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12/03/2009 - LE MONDE DU JAZZ : Comme il se doit, j'ai également acheté le premier double CD de la série Le Monde du Jazz consacré à Louis Armstrong.
Le Cornet Chop Suey de ce CD est bien le même que celui de l'indicatif de Jazz Panorama car n'y a, malheureusement, pas d'autre prise. Cependant, à l'époque, je ne sais pas à quelle vitesse Monsieur Panassié l'a retransmis.
De toute façon, ce n'est pas la durée qui est la référence mais la bonne tonalité. Or, l’enregistrement original est en Fa, alors que sur le CD dont nous parlons ici il est en Fa dièse car basé sur le diapason "illégal" actuel 442, si ce n'est 443. En 1926, il devait être au diapason 435 ou 440 au maximum.
De plus, je ferai remarquer que, sur ce CD Armstrong de la série Le Monde du Jazz, le morceau n°6 Heebies Jeebies a été reproduit trop lent, en Sol au lieu de La bémol.
Je dirai quelques mots sur cette production dans le prochain numéro de la revue Jazz Classique.
IRAKLI de DAVRICHEWY - Trompettiste armstronguien de Jazz.

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11/03/2009 - LE MONDE DU JAZZ : J’ai adressé le message suivant au journal Le Monde qui vient de mettre en vente, avec son édition du samedi, une série de double CDs + livret, consacrée au Jazz. La direction musicale cette série étant assurée par Le Chant du Monde/André Francis et Jean Schwarz.

« Je viens d'acquérir le premier volume, Louis Armstrong, de votre série consacrée au jazz .Pour voir ou plutot pour entendre. Dans le CD numéro 1, le morceau qui figure à la plage 07 Cornet chop suey est manifestement reproduit à une vitesse largement supérieure à ce qu'elle devrait être (2 min 54 au lieu des 3 min 06). Cela entraîne un tempo inadapté. Pour qui a dans l'oreille l'indicatif qui accompagna pendant de nombreuses années Jazz Panorama cela choque. D’autre part je doute que cette version soit inédite.
J'attendais mieux du label Le Chant du Monde. »

Alain BUJARD

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08/03/2009 - LES ROIS DU FOX-TROT AU PETIT JOURNAL SAINT-MICHEL : Dans le cadre de ses Diners-Jazz mensuels, le HCF-Paris avait réuni plusieurs de ses membres, samedi 7 février 2009 au Petit Journal St Michel, pour écouter Les Rois du Fox-Trot.
Si vous aimez les arrangements fignolés exécutés avec dynamisme par une formation peu commune, Les Rois du Fox-Trot sont là pour vous exciter les oreilles. Deux cornets (Jean-Pierre Morel et Shona Taylor), trois saxo-clarinettistes (Nicolas Montier, Marc Bresdin, Michel Bescont), un trombone (Patrick Bacqueville), le piano (Bernard Thévin) et une rythmique étoffée : banjo (Alan Kelly), tuba (Gérard Gervois) et batterie (Laurence Bridard).
Le leader, Jean-Pierre Morel, a retravaillé des orchestrations, parfois assez complexes, qui sollicitent constamment l’attention (je pense à Imagination ou à I Ain’t Got Nobody) et relancent l’intérêt. Le jeu impeccable des deux cornettistes, le drive de Nicolas Montier à l’alto, la fougue de Michel Bescont au ténor, la variété et la construction logique des solos de Patrick Bacqueville, le soutien inébranlable du tuba de Gérard Gervois, s’inséraient en grande cohérence dans le jeu d’ensemble renouvelé.
Le répertoire de cet orchestre, axé sur la musique des années ’20 et ’30, montre que l’on peut faire du nouveau dans des « pots anciens » tout en respectant, sans copier, ce qui fait l’essence du jazz.
Daniel JANISSIER – Membre du HCF Paris

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02/03/2009 - SNOOKS EAGLIN : Pour se rendre compte du jeu du guitariste prodigieux qu'était Snooks Eaglin, dont Jean-Marie Hurel annonce ci dessous le décès, je conseille l'écoute de son disque intitulé : Snooks Eaglin New Orléans street singer.
Edité en 33 tours 30cm en 1959, par Folkways Records USA sous référence FMX m 52 476 (diffusion au Chant du Monde), cet enregistrement a été réédité CD en 2005 par Smithsonian Folkways Recordings sous référence SFW40165.
Parmi les morceaux du recueil, on trouve non seulement des morceaux classiques du jazz comme High Society, St James Infirmary, Trouble in my mind, mais aussi des blues comme Everyday I have the Blues, Seee See Rider ou même des morceaux du folklore américain comme Look Down that Lonesome Road …
Snooks Eaglin savait tout jouer avec un swing et une inspiration peu commune.
Michel STOCHITCH – Membre du HCF Paris

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19/02/2009 - DECES DE SNOOKS EAGLIN : Connu sous le surnom de Snooks Eaglin (gu, voc), le bluesman et folk singer Fird Eaglin Jr. est décédé, d’une crise cardiaque, le 18 février 2009 à l'âge de 72 ans. Il était né à La Nouvelle-Orléans en 1936.
Aveugle dés son plus jeune âge, son style vocal rappelle celui de Ray Charles . Sa capacité à assimiler n'importe quel morceau lui valut le surnom de The Human Jukebox.
Snooks, merveilleux jazzman que j’eus la chance d'écouter souvent à la Nouvelle-Orleans !
Jean-Marie HUREL - Trompettiste

Notes du Site : Jean Mansion parle de Snooks Eaglin en termes élogieux dans un article publié dans le
Bulletin du HCF N°117 page 5. Hugues Panassié appréciait son jeu de guitare en chroniquant un de ses disques (Bulletin du HCF N° 122 page 15). Un CD de Snooks Eaglin – Universal 92 615 - est chroniqué dans le Bulletin du HCF N° 547 page 9.

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16/02/2009 -BULLETIN DU HCF – LIGNE EDITORIALE - REPONSE A JEAN-PIERRE MION (13/02 ci-dessous) : Le Bulletin du HCF (organe musical du Hot Club de France) doit prendre en considération les habitudes de lecture de la presse. Nos rédacteurs publient pour être lus et nous savons qu’au-delà de 4 pages l’attention de la majorité des lecteurs se relâche. D’autre part, nous voulons couvrir dans chaque numéros plusieurs aspects du Jazz authentique. Le Bulletin du HCF étant un mensuel, une étude peut s’étaler sur plusieurs numéros qui sont ensuite regroupés par ses abonnés pour servir de référence, puisque le Bulletin du HCF est le plus souvent conservé par les amateurs.
Nous sommes surpris que vous nous reprochiez de ne pas parler suffisamment des grands musiciens du passé puisque nous avons dédié une grande partie du numéro de décembre 2009 à Lionel Hampton et que, dans le numéro de janvier 2009, 17 pages (hors chroniques) leur sont consacrées. Notre collaboration avec Jacques Morgantini nous a permis d’élargir notre propos au sujet des Grands créateurs de la musique de jazz et nos lecteurs comme nous-mêmes lui en sommes très reconnaissants. Nous retenons, avec intérêt, votre suggestion d’analyses comparatives de styles.
Il est toutefois essentiel que le Bulletin du HCF conserve un juste équilibre rédactionnel entre Jazz d’archives et Jazz vivant car, le nombre de revues de Jazz diminuant régulièrement, si nous ne soutenons pas suffisamment les musiciens qui font l’actualité du Jazz authentique, cette musique disparaîtra.
Dominique BRIGAUD – Bulletin du HCF.

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13/02/2009 - BULLETIN DU HCF – LIGNE EDITORIALE : Dans le Bulletin du HCF de janvier 2009, je remarque un article de Jacques. Morgantini sur Hot Lips Page qui est tout à fait remarquable. Mais, que cet article est court ! J'imagine qu'il me faudra attendre encore 2 ou 3 numéros pour avoir la totalité du sujet. Pourquoi ne pas en avoir mis davantage?
D’autre part, le Bulletin du HCF ne perd-il pas un peu son âme, à plus parler de ce qui se fait aujourd'hui que de ces grands musiciens dont Hugues Panassié nous a tant vanté les qualités ? Bien sûr les musiciens, français en particulier, ont le grand mérite de continuer à faire vivre le Jazz, mais d'autres revues parlent de cette actualité. Le Bulletin du HCF ne devrait-il pas conserver son particularisme en ne se consacrant qu’aux créateurs. Le jazz est riche de centaines de musiciens qui ont marqué le XXe siècle et, même si les rééditions d’enregistrements se font plus rares, il y a toujours matière à publier des articles de fond sur tel musicien ou tels orchestres. Entre autres, des analyses comparatives de style seraient les bienvenues.
Mais, pour tout cela, il faut beaucoup de passion ! J'ai le sentiment que le Bulletin du HCF reste très en deçà de ses possibilités pour défendre la cause du jazz. Parler essentiellement des Grands qui l’ont créé reste, à mon avis, la voie à privilégier.
Jean-Pierre MION

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11/02/2009 - LES MEILLEURS CD, DVD et LIVRES DE JAZZ CHRONIQUÉS EN 2008 : Pour la désignation des Prix du Hot Club de France 2008, les spécialistes du Hot Club de France ont sélectionné les meilleurs documents chroniqués en 2008 dans le
Bulletin du HCF (organe musical du Hot Club de France).
Ces documents sont présentés ici par ordre alphabétique de musiciens, de titre ou d’auteur selon le cas. Le numéro du Bulletin du HCF dans lequel chacun d’entre eux a été chroniqué est cité entre parenthèses (BHCF …).

LES CD : Milton BUCKNER et Jo JONES : Buck and Jo (vol. 1), Jazz Odyssey JOCD 05 , Prix Réédition 2008 du Hot Club de France (BHCF 569) - Angelo DEBARRE : Live at the Quecumbar, Lejazzetal LJC 007 (BHCF 574) - DOODLIN' - Girl talk , Cristal Records 0823 (BHCF 576) - Ella FITZGERALD : Live at Mister Kelly's , Verve 0602517332157, Prix Archives inédites 2008 du Hot Club de France (BHCF 568) - Olivier FRANC : Tribute to Bechet band , autoproduit (BHCF 567) - Louis MAZETIER - Pianistically yours, Jazz Connaisseur JCCD 0242-2 (BHCF 569) - Louis MAZETIER , Tribute, portraits and other stories, Arbors ARCD 19361, Grand Prix du Hot Club de France 2008 ( BHCF 572). - RADIO-JAZZ , The best broadcasts 1937 – 1953 , Frémeaux et Ass. FA 52221 ( BHCF 574) - Jimmy RUSHING, The jazz odyssey et The Smith girls , LoneHill Jazz 10319 (BHCF 572) - Catherine RUSSELL , Sentimental streak, World Village 468075 Harmonia Mundi, Prix Découverte 2008 du Hot Club de France, (BHCF 573) - Rhoda SCOTT - Ballades n°1 , Barclay 530216-5, Universal Music (BHCF 569) - Sister Rosetta THARPE, Complete, vol. 5 ,Frémeaux et Ass. FA 1305 (BHCF 572) - Ben WEBSTER, 1953 - 1954, Classics 1458 (BHCF 570) - Georges WEIN and The Newport All-Stars ,Swing That Music , Columbia CK 53317 (BHCF 576) .

LES DVD : Duke ELLINGTON, Live in '58, Jazz Icons, Reelin' in the Years Prod. 2.119001 (BHCF 567) - Duke ELLINGTON, At the Côte d'Azur with Ella Fitzgerald and Joan Miró et The last jam session , Eagle Vision EREDV431, Laser Swing Prod. Prix Vidéo 2008 du Hot Club de France (BHCF 572) - EN REMONTANT LE MISSISSIPPI de C. Fléouter et R. Manthoulis, Films Neyrac 520 1274 (BHCF 569) - Lionel HAMPTON , Live in '58, Jazz Icons, Reelin' in the Years Prod. 2.119012 (BHCF 576).

LES LIVRES : Dany DORIZ et Christian MARS - 60 ans de jazz au Caveau de la Huchette, Éd. l'Archipel,Prix Livre 2008 du Hot Club de France (BHCF 577) - Ethel WATERS , Stormy Weather par Stephen Bourne, The Scarecrow Press (BHCF 567) - Eddie WIGGINS, Le Noir et le Blanc , texte de Gilles Leroy, Editions Naïve (BHCF 575).

Dominique BRIGAUD - - Coordinateur du Comité d'attribution des Prix du Hot Club de France.

Note du SITE : La liste détaillée des Prix du Hot Club de France 2008 figure sur cette même page en date du 04/02/2009.

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09/02/2009 - CLAUDE BOLLING PRIX HENRI-LANGLOIS : A l'occasion des Rencontres internationales du cinéma de patrimoine et de films restaurés, qui se sont déroulées à Vincennes (F. 94), les Prix Henri-Langlois visant à récompenser le cinéma d'auteur ont été décernés lundi 2 février 2009.
Notre ami le compositeur, pianiste et chef d’orchestre
Claude Bolling y fut honoré d’un prix Henri-Langlois d’honneur pour ses compositions de musique de film.
Cette information nous a été communiquée par Lina Pétiard, membre du Hot-Club de France-Paris.
LE SITE

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04/02/2009 - LES PRIX DU HOT CLUB DE FRANCE 2008: En février 2009, un comité de spécialistes a décerné les Prix du Hot Club de France, sélectionnés sur l'ensemble des œuvres chroniquées dans le Bulletin du HCF pendant l'année 2008.

- GRAND PRIX 2008 : Au pianiste et compositeur Louis Mazetier,
pour son album CD
TRIBUTE , PORTRAITS AND OTHER STORIES ,
Edité par Arbors Records, sous référence ARCD 19361.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°572 Page 19.

- PRIX RÉÉDITION 2008: Au CD « BUCK AND JO (volume 1) »,
Edité par: - Jazz Odyssey Records , sous référence JOCD 05.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°569 Page 14.

- PRIX DECOUVERTE 2008 : A la chanteuse Catherine Russell,
pour son CD
SENTIMENTAL STREAK.
Label World Village, référence 468075 - distribution Harmonia Mundi
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°573 Page 22.

- PRIX ARCHIVES INEDITES 2008 : Au double CD
ELLA FITZGERALD – « LIVE AT MISTER KELLY’S »
Label Verve, référence 06025117332157 - distribution Universal
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°568 Page 18.

- PRIX VIDEO DE JAZZ 2008 : Au doujle DVD
« DUKE ELLINGTON AT THE CÔTE D’AZUR WITH ELLA FITZGERALD AND JOAN MIRO » « DUKE : THE LAST SESSION »
Edité par Eagle Vision, sous référence EREDV 431 - distribution Universal
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°572 Page 26.

- PRIX LIVRE DE JAZZ 2008 : A Dany Doriz et Christian Mars pour leur ouvrage :
60 ANS DE JAZZ AU CAVEAU DE LA HUCHETTE
Aux Editions de l’ARCHIPEL (ISBN 978-2-8098-0033-3)
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°577 Page 27.

Nous vous recommandons de vous procurer ces documents primés par le Hot Club de France , pour les écouter, les visionner et les lire.
Dominique BRIGAUD - - Coordinateur du Comité d'attribution des Prix du Hot Club de France.

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02/02/2009 - LES 12 PETITES LEÇONS DE PIANO DE DICK HAYMAN : Actuellement, sur le web, le site You Tube propose, en vidéos de 2 à 5 minutes chacune, des petites leçons de piano par le pianiste virtuose américain Dick Hayman, qui enregistra notamment en duo avec Bernd Lhotzky et avec Louis Mazetier.
Les commentaires et les explications sont en anglais, sans sous-titres. Heureusement, les démonstrations musicales sont d’un language international et présentent déjà, à elles seules un grand intérêt. Ces exercices pratiques commentés sont consacrés aux différentes approches du ragtime, du stride, du boogie… et au style spécifique de certains maîtres . Les titres en sont :
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Jelly Roll Morton - Ragtime To Stride - Block Chords - Boogie Woogie - Earl Hines - Teddy Wilson – Art Tatum.
Pour la manière de jouer de ce dernier, la leçon est présentée sous forme de 6 séquences plus courtes :
- Art Tatum I - Art Tatum II - Art Tatum III - Art Tatum IV - Art Tatum V - Art Tatum VI.

Ralph BALLMER

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22/01/2009 DECES D’UN AMATEUR DE JAZZ : Marc était un excellent amateur de jazz qui suivait concerts et autres manifestations depuis plus de 50 ans, dans la région toulousaine. Il est décédé ce lundi 19 janvier 2009 à l’âge de 77 ans.
Remarquable photographe, Marc Sauzin eut nottament certaines de ses photos publiées dans le livre De Briques et de Jazz, que Charles Schaettel avait consacré au jazz à Toulouse. Il tâtait à l'occasion la clarinette, l'orgue, le piano, le baryton...
Certains se rappelleront, peut-être, le vieux monsieur qui venait écouter les orchestres de jazz à Un autre Café de Muret (Haute-Garonne ).
Il nous manquera.
Christian DECLUME

Note du Site : Marc Sauzin était membre du Hot Club de France.

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