- Membre du HCF Paris
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04/11/2010 - AURORE QUARTET : Mais que se passe-t-il ? Et bien, on s'éclate chez Aurore Quartet. Oui, on s'éclate avec tous ces supers musiciens
qui acceptent de participer à notre projet.
Oui, ça change ! Je dis ça pour tous nos amis djangophiles. Surtout, ne vous inquiétez pas, on saura toujours faire vivre cette musique-là,
et l'équipe du quartet à cordes sera toujours d'actualité. Mais, dans la vie, on évolue, c'est bon d'avancer, de se redonner des challenges,
de créer de nouvelles choses. C'est énergisant. Moi, ça me donne une patate d'enfer!
" Aurore Voilqué et Jerôme Etcheberry aux Esselieres"
Deux albums en vue :
- Un "Best of" avec ce son manouche que l'on aime tant, qui reprendra les "tubes" de ces six dernières années.
- Le nouvel album, plus jazz/swing/bee bop, pour faire sonner la nouvelle formule avec batterie.
Aurore Quartet, ce sera deux couleurs. Ou bien de toutes les couleurs. En tout cas, ce sera coloré. Ça va vivre !
AURORE VOILQUÉ (violon,voc,lead)
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03/11/2010 - SWING FM AU SERVICE DES AMATEURS DE JAZZ AUTHENTIQUE : En plus d’une nouvelle présentation, que nous avons voulue plus esthétique
et plus conviviale,
SWING FM - la radio du Hot Club de Limoges -
offre, maintenant, plusieurs prestations importantes pour les amateurs de Jazz :
- Au fil de l’écoute, tous les renseignements précis concernant les caractéristiques de l’enregistrement diffusé - titre, interprètes, orchestre,
date d’enregistrement, durée du morceau, références …- apparaissent sur l’écran.
- Les 20 dernières émissions Swingtime, de Jean-Marie Masse, sont aisément téléchargeables . Ceci permet d’éviter toute panique, pour ceux qui
n’auraient pu être à l’écoute lors de leurs programmations (le jeudi à 21h, avec rediffusion le dimanche à 11h) .
- Différents icônes sont à la disposition des internautes pour leur permettre d’écouter SWING FM en utilisant les Players disponibles sur le net.
Tous les players internet - de type Screamer radio, Radio Sure, Radio Fr Solo - affichent en temps réel les titres et les interprètes,
des plages diffusées.
Les amateurs de Jazz authentique doivent toutes ces améliorations au travail, bénévole, minutieux et compétent, de Matthieu Réjou .
Alain RÉJOU – Président de SWING FM
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02/11/2009 - AURELIE TROPEZ : C’est à Toulon, Porte d’Italie Vendredi 29 octobre 2010, qu’à l’invitation du Jean Dionisi Jazz Band,
la clarinettiste Aurélie Tropez remontait sur scène après un long congé de maternité. Le public toulonnais, qui la connaît pratiquement
depuis ses débuts, était ravi de la retrouver, et d’apprécier le chemin qu’elle a parcouru depuis qu’elle s’est installée à Paris.
Brillante et véloce instrumentiste : Tiger rag , la maturité lui a apporté sérénité dans l’exécution : Really the blues ;
Feeling également : The blues my naughty baby gives to me.
Aurélie Tropez fait désormais partie du peloton des meilleurs clarinettistes français.
Jean DIONISI – Trompetiste et Chef d’orchestre
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01/11/2010 - COMFORT ET ASHBY ( Réponse à la remarque de Jean-Pierre BERTHET du 30/10/2010) : Bravo à nos amis suisses ! Il faut avoir leur souci
de la précision pour avoir relevé ces deux inexactitudes.
Pour bien connaître Jean- Marie Masse, je me permets trois remarques :
1/ Jean- Marie Masse écrit tout à la main...et très mal, d'où peut-être une erreur de lecture lors de la saisie informatique.
Et ce, malgré une relecture du Bulletin du HCF que je sais très précise.
2/ Il a pu commettre lui-même les erreurs, car il ne s'intéresse que médiocrement à l'histoire …et a toujours été fâché avec les dates.
3/ Il ne se considère pas comme un érudit. C'est, par contre, un grand connaisseur et analyste du jazz. Dans cet article, son analyse
est parfaite et c'est ce qu'il faut en retenir.
Claude-Alain CHRISTOPHE – Vice Président du Hot Club de Limoges.
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30/10/2010 - COMFORT ET ASHBY :Dans le
Bulletin du HCF n° 594, l'article de Jean-Marie Masse sur Jackie Davis était très intéressant.
Mais, sur WikiPedia :
- Irving Ashby (gu) est mentionné comme décédé en 1987, et non 1997 comme indiqué dans l’article,
- Joe Comfort (b) est mentionné comme décédé en 1988 , et non en 1980, comme indiqué dans l’article.
Je m'étonne qu'un homme aussi érudit que Jean-Marie Masse ait pu se tromper deux fois dans la même page ;
à moins que les informations sur Internet soient inexactes !
Jean-Pierre BERTHET – Nyon (Suisse).
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12/10/2010 - CLYDE LUCAS EST DÉCÉDÉ : Je viens d’apprendre, par la voix de Carole son épouse, que le batteur Clyde Lucas est décédé. Celui-ci avait
joué, entre autres, avec Count Basie, Frank Foster, Monty Alexander, Clark Terry...Il était bien connu pour sa participation à l'orchestre
d'Illinois Jacquet et était l'accompagnateur préféré de Wild Bill Davis.
Nous avons eu le privilège de l'apprécier, ici à Yverdon (Suisse), en 1983 - 1986 - 1987 - 1988 , ainsi qu’à Genève avec Wild Bill et Guy Lafitte.
Clyde Lucas dirigeait une école de batterie aux Etats-Unis et avait publié, chez Addine Publishing Company, un livre intitulé The Amazing Batom qui illustrait son concept original de la batterie.
C'était un homme plein de joie de vivre, aimant la bonne table et le bon vin.
Georges E. MATHYS
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07/10/2010 - CECILE MCLORIN SALVANT LAURÉATE DU PRIX THELONIUS MONK 2010 : Mardi 5 octobre, au Kennedy Center in Washington, DC., La chanteuse
Cécile McLorin Salvant a remporté le Concours de Jazz vocal Thelonious Monk 2010 .
Pour la finaliste , ce concours était doté d’une bourse d’études de 20 000 dollars. De plus, à cette occasion, Cécile McLorin Salvant a reçu
une offre d’enregistrement de la part de l’éditeur Concord Music Group.
Jean-François BONNEL – Musicien et Chef d’orchestre.
Note du site : Cécile McLorin Salvant chante actuellement en France, avec l’orchestre de Jean–François Bonnel . Elle sera , entre autres, Jeudi 28 octobre 2010
à Paris au Petit Journal St Michel.
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06/10/2010 - CATHERINE RUSSELL, UN BONHEUR SANS FIN :
A JazzAscona 2010, Catherine Russell donna 6 concerts, accompagnée de son sextet : Mark Shane(p), Matt Munisteri(gu), Jon-Erik Kellso(cnt),
Dan Block (cl,ts), Lee Hudson (b), James Wormworth (dr). J’ai assisté à 5 d’entre eux et je l’ai aussi entendue chanter You Go To My Head,
en duo avec le violoniste George Washingmachine, au cours d’un bœuf de l’orchestre franco-australien Paris Sidney Swing Connection.
Après les deux premiers concerts, je fus persuadé que je n’entendrai rien de plus beau, aussi ai-je
voté pour elle. Je ne savais pas, alors, que j’anticipais le résultat de la
votation officielle
des représentants de la presse : Bravo Catherine!
Peu après Ascona, Catherine Russell chanta au Sunside de Paris. Ce fut l’occasion pour notre Président, François Desbrosses, de lui remettre son
Prix Découverte 2008 , décerné par le
Hot Club de France pour son CD Sentimental Streak (distribution Harmonia Mundi). Occasion aussi, pour moi, de constater qu’accompagnée du
seul trio Mark Shane(p), Matt Munisteri(g), Lee Hudson(b), Catherine Russell restait toujours aussi enthousiasmante. Elle chanta juste avec une
énergie réjouissante pendant tout ce concert parisien, malgré une atmosphère caniculaire.
Sa constante justesse, son swing indéfectible, son interprétation du blues, l’originalité de son répertoire -
par exemple, ses deux mélodies de Fats Waller We The People et Inside This Heart Of Mine, peu jouées, mais par elle magnifiées - en font
une grande artiste. De même, sa capacité de transformer n’importe quelle mélodie en jazz , comme Just Because You Can, morceau composé en
2009 par Rachelle Garniez.
Catherine Russell, c’est le bonheur du jazz qui se renouvelle sans fin.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
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05/10/2010 - AU 4e VOLCANIC BLUES FESTIVAL DU MONT-DORE (23 au 26 septembre 2010) : Il y a des déserts de sable ou d’eau … en musique, ce sont des
déserts de nuances! Les bluesmen ont trop souvent tendance à nous infliger un milieu hostile : le désert des fortissimos. Oublions ceux-là,
et réjouissons-nous avec les autres.
D’abord, le guitariste Stan Noubard-Pacha, musicien constamment inspiré, mélodique, souvent swinguant , délectable de justesse et de sonorité.
Je vous recommande son CD Ready To Go , dans lequel je vous conseille le titre Trust Me et les suivants, le morceau éponyme étant trop
binaire à mon goût. Ce CD fut enregistré avec les musiciens qui l’entouraient au Mont-Dore ; ce sont tous des superlatifs : François Fournet (guitariste et initiateur du projet)
, Simon Boyer (batteur et directeur artistique du Volcanic Blues Festival) , Thibaut Chopin (bassiste … et charismatique).
Autre musicien qui m’a attiré : Drew Davies, superbe saxo-ténor et chanteur ancré dans le Rythm n’ Blues des années 40 et 50. Il était accompagné par
les omniprésents - qui s’en plaindra ! - Simon Boyer (dr) et Thibaut Chopin (b) et par de plus rares, mais parfaitement dans le coup, que sont
Pascal Fouquet (gu) et Fabien Saussaye (p) ; ainsi que par Jean-Marc Labbé, excellent saxo-baryton, que je découvrais ici.
Je ne connaissais pas non plus Tia Guttebel, la chanteuse et guitariste des Boogiematics - Thomas Troussier (harm) et Pascal Fouquet (gu) - Un trio
qui m’a fait passer un excellent moment, où le Boogie Chilum de John Lee Hooker m’est venu à l’esprit.
Et, pour finir, voici mon préféré : Julien Brunetaud (p,voc). Avec lui tout devient facile : le blues, le jazz - Topsy, Honeysuckle Rose,
Russian Rag - le swing, la profondeur, la joie, le chant, le piano. Il s’est produit avec un égal bonheur en orchestre (Simon Boyer, Thibaut Chopin,
Antony Stelmaszack, Stan Noubard-Pacha) et en duo avec des guitaristes : Anthony Stelmaszack, puis François Fournet.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
A noter : Le Prochain rendez-vous swingant au Mont-Dore (F.63 – Auvergne) sera le Sancy Snow Jazz du 26 février au 5 mars 2011.
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01/10/2010 – LE JAZZ, TEL QU'ON LE JOUE AUJOURD'HUI A LA NOUVELLE-ORLEANS, par Jean-Marie Hurel (Cercle d'études du HCF-Paris du
samedi 25 septembre 2010) :
Passionné de jazz, fin connaisseur, Jean-Marie Hurel est un spécialiste de cette musique telle qu'on la joue aujourd'hui à la Nouvelle-Orléans,
musique qu'il pratique d'ailleurs en tant que trompettiste et chef de l'orchestre Fidgety Feet.
C'est aussi en qualité de membre du Comité Directeur du HCF-Paris qu'il est venu faire une présentation de ce que l'on peut entendre de meilleur
actuellement à la Nouvelle Orléans. Il a ainsi convié 26 membres ou sympathisants du HCF-Paris réunis en Cercle d'Etudes (réunion privée) ,
samedi 25 septembre 2010, à une visite de la ville pendant la période des grands festivals de jazz, en avril et mai. D'abord le
French quarter
Festival (17 podiums simultanément durant 3 jours), puis le
New Orleans Jazz and Heritage festival (12 podiums durant 7 jours), séparés par
un intervalle d'une bonne dizaine de jours, permettant de fréquenter les jazz-clubs de la Cité du Croissant. Ce sont, en particulier : le
Palm Court Café, Le Gazebo, le célèbre Preservation Hall, le Irvin Mayfield's jazz play house, le Snug Harbour jazz bistro,
le French Market Café, le Spotted Cat .
Tout cela illustré par des morceaux savamment choisis (liste ci-dessous), témoignant de la richesse et de la diversité du jazz à la Nouvelle Orléans.
Avec un hommage particulier et plein d'émotion à la magnifique chanteuse Juanita Brooks, prématurément disparue, à l’âge de 55 ans,
le 10 septembre 2009.
- Juanita brooks (voc) et Kermit Ruffins : When I die ... , Big eazy , Basin street record - Lex Getrex (gu, voc) :
Stoop down mama , Sings the classics , Sound of New Orleans 1063 - Evan Christopher(cl) avec Bucky Pizarelli (gu) : Mojo blues,
The rememboring song, Arbors-ARCD 19383 - Steve Pistorius(p) et Duke Heitger(tp) : Ole Miss , Rags and stomps , Solo Art SACD -123.
- Leon Brown (tp) et Davell Crawford (p) : Birth of the blues , The piano in the vaults vol 3 , (Autoproduit)
-Leroy Jones(tp) et Trevor Richard (dr): Bourbon St parade , Singapore 1986(Autoproduit)
- Eclipse alley Heavenly seven: Old rugged cross , Journey in the sky , GHB BCD-354
- Lucien Barbarin (tb, voc) avec Mark Braud (tp), Steve Pistorius (p) : Girl of my dreams , Spirit of NO.Live in Barcelona 2006(Autoproduit)
- Marva Wright (voc) : A change is gonna come ... - WWOZ on CD
- Shannon Powell (voc,dr): you don't know me , Hommage à Ray Charles , Powell's place (Autoproduit)
- Onward Brass band: Darktown strutters bail , The tradition continues (Autoproduit)
- Don Vappie: Blue rhythm , Creole jazz serenaders , En direct de la Jazz Fest 2010 .
- Shamarr Allen (voc) : Meet me on Frenchmen street , 2007 , Pome Music BMT.
- Juanita Brooks (voc): Bye bye blackbird , More Jazz (Autoproduit).
François ABON - Président du HCF Paris .
Note du site : En 2011, le French quarter festival aura lieu du 8 au 10 avril, le New Orleans Jazz and Heritage festival dit Jazz Fest" du 29 avril au 8 mai.
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23/09/2010 - JULES HURET – ÉCRITS PRÉMONITOIRES (suite) : L’ouvrage de Jules Huret ,
En Amérique – De New York à la Nouvelle Orleans
peut être consulté dans son intégralité sur internet, soit 420 pages.
Il est présenté dans un tirage relié de 1905 (onzième mille) , toujours édité par Eugène Fasquelle.
Bernard BROSSE - Membre du HCF Paris.
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22/09/2010 - JULES HURET – ÉCRITS PRÉMONITOIRES : Je suis sûr que si l’Amérique produit des musiciens, ils seront noirs, peut-on lire dans
l’ouvrage du journaliste Jules Huret : En Amérique – De New York à la Nouvelle Orleans, qui fut édité en 1904, par Eugène Fasquelle et
proposé au Prix Goncourt de 1905.
Ce livre contient d’autres propos concernant notre musique de jazz que l’on peut considérer aussi comme prémonitoires :
- Pages 171-172 : « Je regardais et j’écoutais trois ou quatre nègres en train de laver le carrelage du sol. Armés d’une longue lavette, qu’ils
promenaient avec de lents mouvements rythmiques sur le sol, ils chantaient . Leurs voix étaient sonores et douces, c’étaient des airs mélancoliques
comme des psaumes de deuil ; leurs voix d’une justesse irréprochable, se mariaient à la tierce, à la quinte, elles s’élevaient rythmiques et pures.
Quelque chose d’insurmontablement nostalgique émanait de ces chants et de ces faces noires… »
- Page 197 : « Le banjo résonnait dans le salon. La guitare nègre rythmait les airs de cake-walk. Et des hommes sérieux - des avocats, des banquiers,
des magistrats, des médecins et des littérateurs - cédant à l’irrésistible entrain de la danse, battaient le plancher de leurs jambes folles… »
- Page 361 : « Les membres de la confrérie viennent faire la veillée autour des morts…. Mais comment vous rendre ce que je vis et entendis là durant
deux heures? :
Pendant que le pasteur, parlait(en anglais),la salle entière criait, geignait, se lamentait sur un ton douloureux. Des femmes, la bouche fermée,
se plaignaient sourdement comme d’une insupportable douleur. D’autres pleuraient, sanglotaient, avec des exclamations désespérées. D’autres, enfin,
entamaient des mélopées lugubres qu’elles improvisaient. Quand l’inspiration cessait, elles se contentaient de crier: « O Lord !, O Lord !"
sur des tons plaintifs et suppliants : O lord help us, have mercy ! Tout d’un coup une voix splendide de femme s’élève, une voix de
cuivre, une voix de contralto : c’est une jeune négresse d’une grande beauté qui prie pour les défunts… Les pieds commencent à frapper le
plancher de bois, très vite…. Cette folie pourrait nous gagner. »
Rappelons que les écrits d’Ansermet, Cocteau et Soupault sur le jazz datent, eux, de 1919 .
Michel GOUY de JOIGNY
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01/09/2010 - LA BASSE DE CHRIS DAVIDSON : Dans son message du 19/08/2010 - sur cette même page - Michel Lalanne indiquait que
le pianiste Julian Phillips « est souvent accompagné par son partenaire habituel, Chris Davidson, un personnage singulier qui utilise une
contrebasse très rudimentaire, puisque constituée seulement d'une ficelle, d'un manche à balai et d’un cube en bois. »
- cliquez sur la photo de Chris Davidson (© Michelle Aguillaume) pour l'agrandir -
Voici une photo qui illustre parfaitement ce propos . On y retrouve bien : la monocorde en ficelle, le manche de tension mobile qui fut en bois et
est maintenant metallique , la caisse de résonnance, sous forme de cube de bois, qui sert de support à l’ensemble. Et ça pulse !
Michelle AGUILLAUME
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27/08/2010 - PHILIPPE AUDIBERT , COUP DE CŒUR : Partagé par beaucoup de spectateurs durant cette 12e édition du Festival International de boogie woogie de La
Roquebrou, mon coup de coeur n'est pas pour un débutant. Il s'adresse à un musicien français de longue experience : Philippe Audibert, surnommé
Alfred, saxo ténor - mais aussi clarinette et saxo soprano - de haut niveau.
- cliquez sur la photo (© Hot Club de France) pour l'agrandir -
Philippe Audibert (ts) avec Thibaud Bonte (tp) , Nicolas Dubouchet (b) et Nicolas Peslier (gu)
D'allure discrète et de comportement toujours modeste, Philippe Audibert a ravi le public du festival off, où il jouait au sein du combo de Thibaud Bonte, tout
comme le public du soir . En effet, il fut aussi invité à se produire sur la grande scène, avec les petites formations que dirigeaient Jean-Pierre
Bertrand et Jean-Paul Amouroux.
Souvent inspiré par le jeu de Buddy Tate et des Texas ténors, il nous a offert, entre autres interprétations réussies,
une magnifique version
de On the Sunny Side of the Street.
Dès que l’occasion se présentera, je vous recommande d’aller découvrir ou réentendre Philippe Audibert, qui se fait actuellement trop rare en
concert comme dans les clubs.
Michel LALANNE - Vice Président du Bordeaux Hot Club.
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24/08/2010 - JAZZ A MONTARGIS : Pour fêter trente années de concerts de jazz dans l’agglomération montargoise, le
Hot Club du Gatinais va mettre ses habits de lumière
pour une saison exceptionnelle…
Rien ne prédisposait l’agglomération de Montargis à devenir un des hauts lieux du jazz classique, un bastion du swing, du blues et du gospel.
C’est fin janvier 1981, salle Anne Franck à Chalettes qu’eut lieu le premier concert historique avec le quartet formé par Oliver Jackson, Cliff
Smalls, Leonard Gaskin et le saxophoniste ténor de Jimmy Smith et Bill Doggett : Percy France … l’émeute et la révolution pour ceux qui eurent
la chance ou la bonne idée d’être là, ce soir-là !
On connaît la suite, d'abord avec l’APSM, puis sous sa propre responsabilité à partir de 1989, avec l’appui de plusieurs municipalités dont celles
d’Amilly, Paucourt, Chuelles, Chevillon et surtout Montargis, le Hot Club du Gâtinais a organisé plus de 150 concerts avec des musiciens et
orchestres célèbres (Arnett Cobb, Ray Bryant, Harry Edison, Jaki Bayard, Luther Johnson, Marcel Zanini, Junior Mance, Maxime Saury, Les Haricots Rouges,
Al Copley, Gerry Wiggins, Irving Stokes…) .Avec aussi d’autres d'autres musiciens et orchestres, hélas peu connus du grand public, mais qui tous
ont contribué à cette déferlante de swing et apporté ce caractère torride qui caractérise le jazz authentique…
Pour la saison 2010-2011, toujours avec l’aide, l’appui et la complicité des municipalités de Montargis, Paucourt et de la communauté d’agglomération,
le Hot Club du Gâtinais présentera
Huit concerts qui sont autant de promesses et d’étapes dans un parcours musical qui touchera à de nombreux
aspects d’une musique appelée jazz.
Jean-Marc BERLIERE – Président du Hot Club du Gâtinais.
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22/08/2010 - JO SCHUMACHER, LA DECOUVERTE : Il faut obligatoirement accorder une mention spéciale à celui qui, pour beaucoup, a été la révélation de ce Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou 2010 : le pianiste allemand
Jo Schumacher. Né à Berlin en 1965, peu connu en France, où il n'a joué que rarement (il était au Duc des Lombards de Paris
en février dernier), il ne lui aura fallu qu'un trop court set en piano solo - juste une vingtaine de minutes ! - pour recueillir l'adhésion
de la salle qui, avec force, réclama un rappel … bien malencontreusement refusé! (mais timing déroulement du spectacle oblige).
Ayant découvert le boogie dans les années 80, à l’écoute d’Axel Zwingenberger dont il n'a pas adopté le style, le jeu du Révérend
Joachim Schumacher - pasteur d'un temple protestant de Brême - peut être qualifié de souple et d'élastique (dixit Jean-Paul Amouroux)
. Il est aussi fort mélodieux, avec une prédilection marquée pour les tempos vifs.
- cliquez sur la photo de Jo Schumacher (© S.Waehnert) pour l'agrandir -
Jo Schumacher fut également apprécié, toujours sur scène, dans des duos avec son compère autrichien Christoph Rois puis put s'exprimer longuement, en toute
liberté, dans le cadre des jam-sessions de fin de soirée.
On pouvait le retrouver au 107, lorsque Julian Phillips, titulaire des lieux, officiait ailleurs. Jo Schumacher donnait alors une leçon d'histoire
du boogie passant de Meade Lux Lewis à Albert Ammons puis à Pete Johnson et tous les autres. Il y joua ,jusqu'à des heures
impossibles, entouré par ses nouveaux amis - confrères très attentifs et admiratifs -, par le bassiste Chris Davidson, et même par Les Crazyers, deux couples de danseurs qui,
faute de place, se produisirent juchés sur le comptoir de l'établissement. Des moments de qualité et de grande convivialité, justement appréciés
par tous. Le boogie avait repris sa vraie place : la première . Et là, nous étions réellement...à La Roquebrou !
Michel LALANNE - Vice Président du Bordeaux Hot Club.
Note du site :
Jo Schumacher a enregistré et produit récemment deux CD :
- Zeitlos Boogie Woogie et Blues en piano solo. - The spirit of boogie woogie, avec batteur.
Ces deux CD, que nous a remis Jo Schumacher, seront chroniqués dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF, par des spécialistes du Hot Club de France.
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19/08/2010 - JULIAN PHILLIPS ET SES AMIS ANGLAIS ONT DEFINITIVEMENT CONQUIS LA ROQUEBROU : Au Festival International de boogie woogie de La Roquebrou
, tous les amateurs connaissent ou reconnaissent Julian Phillips, sa haute silhouette et son sourire.
Invité pour la première fois en 2004, ce sympathique pianiste anglais est devenu, au fil des ans, le musicien étranger le plus populaire du festival.
Il revient chaque été dans le Cantal et s'installe au 107 (ex Restaurant des Chasseurs), où il retrouve son piano et ses habitudes.
On peut dire, en exagérant à peine, qu’il arrive le premier, avant midi, et part le dernier, fort tard dans la nuit. Entretemps, il aura joué
- et chanté - pendant des heures, des boogies, des blues et des thèmes louisiannais. Il est souvent accompagné par son partenaire habituel,
Chris Davidson, un personnage singulier, qui utilise une contrebasse très rudimentaire puisque constituée seulement d'une ficelle,
d'un manche à balai et d’un cube en bois. Et ça pulse!
(cliquez sur la photo de Julian Phillips pour l'agrandir).
Cette année - du 5 au 7 août 2010 - Julian Phillips n'avait pas fait le déplacement seul. Il était accompagné par quatre autres musiciens/chanteurs. Tout d'abord, Tom Lower,
un grand garçon un peu timide de 18 ans qui est aussi un jeune pianiste très prometteur - sur la grande scène le vendredi - que nous avions
découvert en 2008, lors d'un duo avec le grand Bob Seeley. Puis, le dernier soir, ce fut au tour de Rihanna , la fille de Julian , élégante
claquettiste, de se produire sur la grande scène accompagnée au piano par son père. Un peu plus tôt, dans la même journée et à deux reprises
dans la salle du Joker (ex restaurant l'Etoile), une chanteuse (Liz Nelson ?) s'était jointe au tandem de pianistes formé par Julian
lui-même et Big John Carter.Ce dernier, autre découverte heureuse de La Roquebrou, séduisit
Jean-Paul Amouroux
- Directeur artistique des festivals Boogie Woogie in et off de La Roquebrou - au point que ce dernier
l'a, publiquement et à plusieurs reprises, invité pour l'édition 2011.
Signalons aussi qu’une petite colonie britannique suivait avec assiduité les prestations de leurs compatriotes qui bénéficiaient également, à chacun
de leur passage, de longs applaudissements et divers encouragements amicaux de la part des habituels festivaliers.
Michel LALANNE - Vice Président du Bordeaux Hot Club.
Note du Site : Julian Phillips organise chaque année, début Juillet, le
UK International Boogie Woogie Festival à Sturminster Newton, dans
le Comté de Dorset (Angleterre) . Ça donne envie d'y aller !
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16/08/2010 – CINE RAGTIME : Mercredi 11 août 2010, j'ai eu la joie de partager ma passion et de faire découvrir le piano Ragtime
dans un tout autre contexte que mes traditionnels concerts de piano solo.
Le festival Les Musicales d'Hossegor, organisé dans le très beau salon bleu du casino d'Hossegor, a pris l'initiative de proposer cette année
une manifestation musicale sortant un petit peu de l'ordinaire : il programmait un ciné-concert, c'est-à-dire une projection de films muets,
accompagnés en direct par un pianiste.
Même s'il sagit là d'un exercice difficile, tant pour la préparation du concert que pour la performance physique au niveau de l'endurance, c'est
une expérience extraordinairement passionnante et plaisante. Quel bonheur, de découvrir que l'humour des années 20 n'a pas pris une ride, et que
les facéties et les gags des animations ou des films de Keaton et de Chaplin émerveillent encore autant les parents que les enfants!
Quel bonheur, aussi, de faire appel à son imagination pour créer une atmosphère musicale en adéquation avec les scènes à l'écran et d'avoir la
sensation, l'espace d'une soirée, d'être dans la peau et dans la situation de mes héros du piano, comme à l'époque!
Le Ragtime est une musique belle et vivante, elle possède plein de couleurs contrastées qui peuvent illustrer des scènes comiques comme
sentimentales...
Benjamin INTARTAGLIA – pianiste de ragtime et de jazz traditionnel.
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15/08/2010 – AURÉLIE TROPEZ : Swingante et imaginative, l’une des meilleures clarinettistes européennes est assurément Aurélie Tropez !
En recherchant sur internet des liens vidéo pour la page
Concerts (Paris et Ile-de-France)
de ce site, j’ai trouvé quelques magnifiques vidéos d’Aurélie Tropez.
j'ai souhaité partager ces découvertes avec vous :
- Blues my naughty Sweetie gives to me
- Honeysuckle Rose
- Shine
- Shoe Shine Boy
- Them There Eyes
Ces enregistrements ont eu lieu, en Angleterre, au Whitley Bay International Jazz Festival 2009 . Aurélie Tropez y est accompagnée par le
pianiste britannique Paul Asaro, bien inspiré de Fats. Très belle complicité!
RALPH BALLMER - Collaborateur du site internet du Hot Club de France.
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28/07/2010 - SWINGIN' THE BLUES AU FESTIVAL JAZZ EN VAL DE CHER : Dans le cadre du Festival Jazz en Val de Cher, mercredi 14 juillet 2010, j'assistais
au dîner concert de l'hôtel Le Moulin de la Renne de Thésée (F.41). Situé dans un superbe environnement champêtre. cet établissement se consacre chaque
année à une soirée jazz du Festival . Ce soir-là, c'était l'ensemble Swingin' The Blues, le quintet du tromboniste Jean-Paul Liard, qui était
à l'honneur . Il comprenait deux saxo- sopranos – ce qui n’est pas si courant ! - l'un courbe, celui de Pascal Perrin (ss,cl), l’autre droit,
celui de Mathieu Random. La rythmique était assurée par Gilles Reseux au piano électrique, Claude "Audoux" Cueillens à la basse à cordes ou
au soubassophone.
Ce groupe, résolument traditionnel, nous a réservé quelques agréables surprises :
- La complémentarité des deux saxo-sopranos, qui permettait des comparaisons intéressantes dans Careless Love, Royal Garden Blues et Christopher
Columbus .
- Le jeu très souple et inventif de Pascal Perrin à la clarinette dans Alexander's Ragtime Band et Charleston .
- Le jeu fortement inspiré de Sidney Bechet sur le saxo droit de Mathieu Random dans The Preacher et Alexander's.
- Le style très vigoureux du leader au trombone, mais aussi particulièrement expressif dans les morceaux lents - Wabash Blues. When It's Sleepy Time,
Roses de Picardie - où sa tendresse et sa sensibilité contrastaient avec un physique plutôt athlétique...
Jean-Paul Liard est, par ailleurs, un présentateur sympathique, plein d’ humour et d’entrain. Il nous a chanté, avec succès, Sunny Side
of The Street, Les Copains d'abord et When The Saints. Claude Cueillens de son côté alternait adroitement contrebasse et soubassophone, selon les
morceaux. Il était responsable de la pulsation en l’absence - regrettable - d'une batterie ou d'un banjo. Mais, heureusement, Gilles Relisieux
au piano animait toutes les interprétations avec naturel et facilité. La dernière pièce - When The Saints - le mit bien en valeur à la trompette
tandis que, invité de dernière heure, Xavier Trotignon le remplaçait au piano.
François BALZER – Membre du HCF Paris.
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27/07/2010 - BOOGIE / STRIDE - LE CD DE LA PAIX : La guerre boogie woogie / stride a bien eu lieu, déclenchée notamment par le pianiste stride Fats
Waller qui exigeait par contrat, de ne pas être obligé de jouer le boogie dans ses concerts!
Un traité de paix s’imposait. Il est maintenant signé par Jean-Paul Amouroux, spécialiste du boogie, et Pierre Calligaris, spécialiste du piano
stride, dans leur nouvel album : Piano Duel produit par Jazztrade.
(cliquez sur la couverture CD de Piano Duel pour l'agrandir).
Il faut bien reconnaître qu’en cent ans de jazz, la formule stride / boogie simultanés n’avait jamais été expérimentée dans un enregistrement.
Il s’agit donc d’une première mondiale!
L’aventure, plus difficile que prévu, se révéla passionnante pour les deux pianistes. Les morceaux sont placés sur le CD dans l’ordre
d’enregistrement, ce qui permettra à l’auditeur de bien suivre l’évolution de cette séance particulièrement originale.
Piano Duel sortira en Aout 2010 . Tout comme le CD Boogie Woogie aux Grandes Orgues
, il sera mis en vente , en avant-première, dès
le 5 aout 2010, sur le stand Jazztrade, au 12e Festival
International de Boogie Woogie de La Roquebrou (5 au 7 août 2010).
Jean-Paul AMOUROUX - Pianiste de blues et de boogie woogie
Note du site : Ce CD sera chroniqué, par un spécialiste du Hot Club de France, dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF .
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24/07/2010 - SWINGTIME AU FESTIVAL JAZZ EN VAL DE CHER : La 13e édition de ce Jazz en Val de Cher (9 AU 17 juillet 2010), qui s'est déroulée comme
les années précédentes dans différentes communes de la région de Saint-Aignan, a connu cet été encore un franc succès. Ceci grâce à la compétence et au
dévouement de Xavier Trotignon, le directeur du festival.
Lundi 12 juillet, sous le chapiteau de l’île plage de Saint Aignan, le Swingtime Quartet de Claude Tissendier (cl), avec Jacques Schneck (p),
Bemard Rabaud (vib) et Sylvain Glevarec (dr), nous emmenait du coté de Benny Goodman et Lionel Hampton. En dépit de plusieurs écoutes de cette
petite formation en des lieux différents, on se laisse toujours prendre par le swing phénoménal, la cohésion remarquable et la virtuosité de
ces quatre musiciens qui se fréquentent depuis longtemps.
Claude Tissendier est parfaitement à l'aise dans tous les contextes. Sa technique et sa sonorité, toujours irréprochables, contribuent a renouveler
des thèmes pourtant bien connus comme Don't Be That Way, On The Sunny Side of The Street, It Had To Be You, Runnin' Wild . Le Son Goodman est
respecté, mais avec une touche Tissendier qui ajoute à notre plaisir.
Jacques Schneck, très en forme, bénéficiait d’un excellent piano sur lequel il s'est livré à des démonstrations de stride très convaincantes
- Benny's Bugle, It Had To Be You -. A noter aussi If Dreams Come True, un morceau de bravoure qu’il joue seul avec Sylvain Glevarec,
dans lequel
son toucher perlé sur tempo vif faisait merveille. Ceci avant la rentrée des deux autres musiciens et un chorus magistral de battene !
Tout au long du concert,Sylvain Glevarec éveillait l'intérêt par l’accompagnement subtil et énergique dont il est coutumier
(avec quatre cymbales et charleston). Son Sing, Sing, Sing. morceau qu'il reprend habituellement et destiné à mettre en valeur toutes ses qualités
de drummer et de showman, était particulièrement réussi ce soir-là : chorus avec mailloches, puis mains nues, puis baguettes. Le public était ravi!
Bernard Rabaud au vibraphone, n'était pas en reste . Son impressionnante vélocité dans les thèmes vifs contrastait avec un jeu plein de subtilités
dans les morceaux plus lents, tel Stardust, sa spécialité en tempo moyen, démarquage chaleureux et plein de feeling de la celèbre interprétation
de Lionel Hampton. Il chante aussi, bien agréablement, sur On The Sunny Side, et surtout dans le dernier morceau du concert : un boogie effréné
dans lequel tout le monde se déchaîne comme il est d’usage, avec reprises vocales par le public sur les injonctions de Bernard, incluant
l'incontournable Hey Ba Ba Re Bop, et le chorus légendaire de piano à 2 doigts, interprèté par le même ...
François BALZER – Membre du HCF Paris.
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12/07/2006 - REMISE DE PRIX DU HCF A CATHERINE RUSSELL : Après son triomphe au festival JazzAscona 2010 *, la chanteuse américaine Catherine Russell,
fille de Luis Russell, était mercredi 7 juillet 2010 au Sunside de Paris pour un unique concert en France. Elle était accompagnée de son trio composé
de Mark Shane(p), Matt Munisteri(g) et Lee Hudson(b).
François Debrosses, président du Hot club de France, a saisi cette occasion exceptionnelle pour lui remettre, officiellement,
le
Prix Découverte 2008 du Hot Club de France. Celui-ci lui avait été décerné pour son album Sentimental Streak (World Village 468075)
, distribué par Harmonia Mundi.
(cliquez sur la photo de François Desbrosses et Catherine Russell pour l'agrandir)- Photo Pierre Ingrin.
La cérémonie de remise de prix s'est déroulée en présence de Paul Kahn - Concerted Efforts (l’ imprésario de Catherine Russell) - et de Pascal Bussy
Labels Manager d'Harmonia Mundi.
Ce concert au
Sunside était organisé pour le lancement du troisième CD de Catherine Russell : Inside This Heart Of Mine ** (World village 468092),
également distribué par Harmonia Mundi.
Pierre ROBIN - Membre du Hot Club de France
Note :* : Voir, sur cette même page, les commentaires de Jacques Besse/Michel Lalanne (29/06/2010) et de Pierre Ingrin (28/06/2010)
** : Inside This Heart Of Mine est chroniqué, élogieusement, par Christian Sabouret, dans le Bulletin du HCF N° 592 (Juillet-Aout 2010).
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11/07/2010 - EN SOUVENIR DE GEORGES PETIARD :
Il y a 5 ans déjà nous quittait Georges Pétiard.
Il fut durant de nombreuses années l'actif et efficace vice-président, puis président , de notre Hot Club de France Paris. Passionné de notre Jazz,
il le connaissait dans ses moindres détails et savait nous compter, en un langage de qualité, souvenirs personnels et anecdotes recueillis
au cours de sa longue carrière en France et aux États-Unis.
Je pense me souvenir que c'est sous son impulsion que furent instituées nos réunions du samedi, Cercles d'études, toujours très suivies, et que
fut lancée la Gazette du HCF Paris…Encore un grand merci à lui !
Georges Pétiard me fit l'honneur de me compter parmi ses amis et je ne voulais pas que cet anniversaire passe sans qu'un nouvel hommage lui soit rendu.
Jean-Marie HUREL - Musicien , Membre du HCF - Paris
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04/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (10) - JACKY MILLIET :
* Coup de chapeau à... Jacky Milliet(cl) pour la qualité de ses passages et pour son élégance lors de l’hommage appuyé rendu
à Claude Luter, avec pas moins de 4 thèmes enchaînés.
Bien entouré par le tandem Gérard Siffert (tp) – Jean-Pierre Dumontier(tb) et s'appuyant sur une rythmique solde, Jacky avait invité la chanteuse Bonnie
Taylor. Par son dynamisme, cette partenaire de longue date électrisa le public à chacune de ses interventions.
* La découverte: Ezra Brown (ts) joue tous les soirs avec l’orchestre de Roy Bennett and Gordon Edwards’ Stuff, dans
le style de King Curtis. Ezra Brown a été invité à se produire sur d’autres scènes où il fit admirer sa technique, son dynamisme et son
adaptabilité.
Il sera temps, pendant les vacances, de faire une synthèse du festival.
A l’année prochaine et ... Longue vie à JazzAscona !
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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03/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (9) - ROSSANO SPORTIELLO :
Rossano Sportiello (p) : Le premier de la classe.
Le festival 2010 fut riche en pianistes de qualité, avec notamment les deux révélations : Ehud Asherie et Aaron Diehl. Malgré tout, le plus
brillant nous a semblé être Rossano Sportiello .
Comme certains de ses prédécesseurs Rossano est en perpétuelle recherche, de rupture peut-on dire, à l’instar d’un Monty Alexander
ou d’un Barry Harris. Il faut admettre ce mélange culturel et s’y faire . Ensuite, quel plaisir ! On peut, au début, être surpris
lorsqu’il démarre avec Chopin (le 1/7) ou Léonard Bernstein (le 2/7) pour ensuite, par de multiples touches, revenir vers le jazz et terminer
en stride sur un tempo ultra-rapide. Ce qui, à tous les coups, fait réagir le public. Inattendue aussi sa version de Line for Lyons
(le 2/7), thème de Gerry Mulligan qui fut fort bien exposé au ténor par Frank Roberscheuten.
Le temps passant, on est attentif à ces seules interventions et on l’espère en solo. Enfin libre de ne jouer que ce qu’il veut.
Pendant l’émission animée par Judy Carmichael, Rossano Sportiello fut le remarquable accompagnateur de China Moses... Bientôt sur les ondes.
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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03/07/2010 - LILA AMMONS ET AXEL ZWINGENBERGER A JAZZASCONA 2010 :
Au 6e jour de ce festival j’ai eu à nouveau un coup de cœur pour une chanteuse, Lila Ammons, très différente de Catherine Russell,
mais non moins charismatique. Son répertoire est très orienté blues et Boogie Woogie ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent les disques
de son grand-père : Albert Ammons.
Elle est accompagnée par Axel Zwingenberger (p), Dani Gugolz (b) et Peter Muller (dr). Ce fut pour moi l’occasion de découvrir ce pianiste dont
la réputation avantageuse et méritée était déjà arrivée jusqu’à mes oreilles. Je ne suis pas près d’oublier le concert qu’ils ont donné le mardi
29 juin 2010 à la Piazza Torre .
J’ai noté , avec plaisir, que cette scène a recouvré, en partie, la vue sur le lac Majeur qui m’avait tant séduit la première année où
je suis venu à JazzAscona et qui avait été supprimée depuis.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
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02/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (8) - EDDIE METZ JUNIOR ENCORE ET TOUJOURS ! :
Ce Jeudi 1er juillet :
* Troisième passage de la semaine du tandem Nicky Parrott (b) - Eddie Metz Junior(dr), et cette fois dans le contexte d’un
Big band international, dirigé par le jeune - 28 ans - Attilio Troiano (ts, cl, tp, tb, voc). Ce dernier nous a proposé un programme sur ses
propres arrangements très proches de Count Basie (cité à plusieurs reprises). Et c’est là qu’ Eddie Metz Jr, entraînant inlassablement les
sections, moins spectaculaire qu’un Sonny Payne ou un Butch Miles mais au moins aussi efficace, a joué un rôle essentiel dans la réussite du
projet. Ici la formule le cœur de l’orchestre s’applique pleinement.
* Cocorico ! les trois français de ce Big band furent parmi les meilleurs :
- L’indispensable Guy Bodet, appelé spécialement pour ce concert, était 1er trompette ,
- Patrick Artero(tp) nous offrit une très bonne version Fiesta in Blue .
- Michel Pastre (ts) impérial et websterien sur Blue and Sentimental, dans l’arrangement de … Michel Pastre.
* On retiendra aussi le spectaculaire hommage rendu à Count Basie par les six saxophones debout sur le devant de la scène
: Michel Pastre (ts), Frank Roberscheuten (as), Matthias Seuffert(ts), Luigi Grasso (as), Gianfranco Menzella (bs) et Attilio Troiano, lui-même,
sur son meilleur instrument le saxo ténor. Sans aucun doute, l’un des sommets du festival.
* En concert d’ouverture, nous avions apprécié le jeune Jordan Officer (gu) qui a, dans un contexte rendu difficile
par les dîneurs voisins, montré des qualités certaines. A réécouter dans de meilleures conditions.
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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01/07/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (7) :
Ce mercredi 30 juin :
- Les Statesmen : PDG du label Arbors Records, Mat Domber a présenté lui-même ses neuf musiciens : les Statesmen. Programme choisi :
des « swing standards » .
On retiendra 3 thèmes ; Rosetta, Take the A train et Strike up the band (avec un duo de trombones).
Que de grands professionnels! WarrenVache (tp) en bonne forme et Nicki Parrott (bs) - énorme pulsation et sourire ravageur - nous ont paru au dessus
du lot..
- Gospel : Auparavant, se produisait le Antony Morgan’s Inspirational Choir of Harlem. Nous aurions aimé ne retenir que la très bonne
prestation des vocalistes et en particulier celle de la toute jeune Noreda Street : un petit bijou avec l’envergure pour être meneuse de revue
musicale à New York … Mais un batteur, redoutable cogneur, sans nuances malgré des efforts répétés, n’a heureusement pas réussi à casser
le concert.
- Marsalis' Boys : Contrat terminé, départ annoncé et regretté du quartet Wycliffe Gordon (tb) - Aaron Diehl (p) - Reginald Sulivan(b) -
Herlin Riley(dr). Issus de la grande école Marsalis (père et fils) ils laisseront le souvenir d’un groupe uni, revisitant avec talent et humour la
musique de La Nouvelle-Orléans.
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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30/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (6) - L'ARMADA ARBORS :
Mardi 29 Juin, l'Armada Arbors a débarqué sur le lago Maggiore !
Les Statemen of Jazz de Mat Domber, producteur du label Arbors Records, sont arrivés et même le boss a fait le déplacement.
Une bonne dizaine de pointures ! Cela permet un nombre important de combinaisons. Dans toutes Warren Vache (tp) est le leader, partout
et c’est ainsi ! Nicki Parrott (voc, b) est aussi omniprésente. Ajoutons les deux Allred (tb) - Bill et John , père et fils - , un revenant :
Howard Alden (gu), les vétérans Jay Leonhart (p) et Mickey Roker (dr). Quelques autres complètent ce groupe dont on attend beaucoup.
Et pour bien confirmer l’importance de l’événement Mat Domber a été l’invité de la pianiste Judy Carmichael qui anime une émission de radio :
aimable discussion de salon au Teatro del Gatto, mais néanmoins instructive.
La découverte du jour : Alberto Marcico qui accompagne à l’orgue B3 Laura Fedele (voc), dans un style proche Wild Bill Davis.
Deux confirmations :
- Le quintet Jumpin Jive de Drew Davies (ts) - gallois de Reims - super-dynamique .
- La rencontre improbable entre Axel Zwingerberger,pianiste de Boogie Woogie, et Lila Ammons, chanteuse de formation classique et petite fille
d’Albert Ammons, qui interprète avec talent le répertoire des chanteuses de blues des années 20 à 40.
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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29/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (5) - LE DUO DES DAMES :
Soirée consacrée aux chanteuses :
Au JazzClub Torre, se sont succédé Catherine Russell et Nicki Parrott : la brune et la blonde. Tout les oppose et pourtant …
- La première, connue depuis longtemps effectue un retour spectaculaire au premier plan. C’est la parfaite chanteuse de jazz : tous les styles,
les genres et les tempos sont passés en revue avec bonheur. On regrettera toutefois que les accompagnateurs soient demeurés en dedans.
- La seconde, Nicki Parrott a choisi – presque - l’option inverse . Blonde et joliment maniérée, elle fait penser aux chanteuses des grands
orchestres blancs des années 40 dont elle a repris plusieurs thèmes. L’entourage n’est pas, non plus, le même ; il y a là une machine bien
huilée autour de la contrebassiste et de Warren Vaché.
Notre coup de cœur fut le départ de Shannon Powell qui, pour l’occasion, était entouré des Anthony Morgan’s Inspirational Choir of Harlem.
Et c’était la fête !
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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28/06/2010 - CATHERINE RUSSELL AND HER BAND A JAZZASCONA 2010 : En Suisse on est facilement invité à une votation. Alors, au bout de 3 jours de
festival, je vote sans hésiter pour Catherine Russell (voc) et pour son orchestre : Mark Shane (p), Matt Munisteri (g), Jon-Erik Kellso (cornet),
Dan Block (cl, ts) Lee Hudson (b) James Wormworth (dr).
La fille de Luis Russell (p et Band leader), qui sauta sur les genoux de Louis Armstrong, a plus d’une corde à son arc. Son répertoire, variable
d’un concert sur l’autre, est puisé chez Bessie Smith, Fats Waller, Hoagy Carmichael, Willie Dixon, Frank Sinatra, Peggy Lee, Dinah Washington,
Duke Ellington et … Papa !
Elle passe d’un genre à l’autre avec un parfait naturel, sans ostentation mais avec une remarquable présence sur scène . Le public est ravi
et … j’en fais partie.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
Note du Site: Le
PRIX DÉCOUVERTE 2008 a été décerné a la chanteuse Catherine Russell, par le Hot Club de France, pour son CD Sentimental Streak,
Label World Village, réf. 468075 (Distribution: Harmonia Mundi).
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28/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (4) - LA MESSE DU DIMANCHE :
Ce dimanche soir, 28 juin, nous n’avons pas écouté la délicieuse Niki Haris…
Evénement incontournable de JazzAscona, les messes gospel dans une petite église du XIV siècle aux riches peintures murales. Cette année encore,
le Père LeDoux a célébré l’office avec beaucoup d’énergie et de dynamisme, accompagné par les voix émouvantes du Anthony Morgan Inspirational
Choir of Harlem.
Le premier coup de cœur de la journée avait été pour la prestation du Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazz band , une formation suisse de neuf
musiciens renforcée par Jean Francois Bonnel. C’est un précieux encouragement pour une nouvelle écoute des orchestres des années 20 et 30, un peu
négligés aujourd’hui par les amateurs. Ce SYBCR a dû répondre à 2 rappels pressants.
Enfin, la bonne surprise de minuit fut Ginger Pig, un groupe anglais de Northampton : Dix artistes qui jouent, dans la joie, la musique de la
Nouvelle Orléans (celle d’hier et d’aujourd’hui).
A Suivre …
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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27/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (3) - SOIREE DE GALA :
Ce samedi 26 juin ne fût pas, pour nous, la soirée des découvertes mais plûtot celle des confirmations :
Le haut niveau était à l’affiche au Jazz Club Torre avec deux concerts précédant la remise des Ascona Jazz Awards.
- Ouverture avec le Niki Haris/Wycliffe Gordon sextet , quelques thèmes «choc» tels Oops! et un Caravan éblouissant
pour le batteur Herlin Riley.
- Seconde partie avec le quartet de Shannon Powell pour un programme de festival louisianais .
- Herlin Riley et Shannon Powell (dr) reçurent ensuite leur Ascona Jazz Award avec diplômes, statuettes et …bouteille de Champagne.
Le concert s’acheva sur une version délirante de Litlle Liza Jane avec le renfort de Wendell Brunious, Wycliffe Gordon et de Herlin Riley,
lui-même, au tambourin et au chant, devant une foule dansante. Fou! Fou! Fou!
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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25/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (2) :
Vendredi 25 juin, Trois découvertes :
- Laura Fedele, pianiste et chanteuse italienne, revisite avec dynamisme et charme les grands standards du jazz. A l’évidence,
elle a beaucoup écouté Ella, Sarah et Nina.
- Leon Kid Chocolate Brown, trompettiste de La Nouvelle-Orléans que nous avait chaudement recommandé Jean Marie Hurel,
est le très intéressant soliste du Shannon Powell quartet. Les anciens d’Ascona l’avaient repéré une première fois il y a 10 ans. Il
reste fidèle à la tradition .
- Ehud Asherie, pianiste new-yorkais, était l’invité du Paris Sidney Swing Connection (Pastre, Nouaux, Girardot, Washingmachine,
Blenkhorn).
Arrivé anonyme, il a quitté la scène sous les applaudissements d’un public étonné par les interventions swingantes et inspirées du jeune soliste,
dont certaines en stride ont agréablement surpris.
De plus, moment tout à fait agréable avec le Milano Jazz Gang : un septet dont les membres sont multi-instrumentistes. Les deux saxophonistes
- Claudio Perelli et Andres Gillani - sont dans la lignée des Texas Tenors.
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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24/06/2010 - EN DIRECT DE JAZZASCONA 2010 (1) :
- Wycliffe Gordon est ce trombone découvert, il y a une douzaine d’années, dans les diverses formations de Wynton Marsalis, vu plus
récemment à Paris avec Les Statesmen of Jazz.
Jeudi 24 Juin 2010, le soliste a surpris son public en se transformant en vocaliste et en entertainer. Il est, pour cette 26éme édition
de JazzAscona, le partenaire de la chanteuse Niki Haris. Le duo paraît fonctionner à merveille et le long set (près de 2 heures) s’est terminé
dans une douce euphorie.
Connu et apprécié pour son style inspiré de Tricky Sam Nanton, il a évolué permettant de découvrir de nouvelles facettes dans un jeu toujours
puissant, mais plus ouvert, qui nous a rappelé le meilleur Al Grey. Il a galvanisé le quintet que nous avions vu en 2009 et qui est toujours
codirigé par Herlin Riley.
- Le très jeune pianiste, Aaron Diehl, a également attiré notre attention à plusieurs reprises.
Michel LALANNE et Jacques BESSE pour le Hot Club de France
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13/06/2010 - AU FESTIVAL DIXIE DAYS : Comme chaque année, le Festival Dixie Days 2010 était consacré presque exclusivement à 1a musique traditionnelle que nous
aimons tant.Une trentaine d'orchestres, soit plus de 100 artistes (excusez du peu !) étaient présents pour ces fêtes de la Pentecôte, et le public
, encore plus nombreux qu'à l'ordinaire, ne boudait pas son plaisir. Les 22 et 23 mai, les quatre podiums en plein air, ainsi que certaines
brasseries en ville, ont présenté dès 11 heures le matin, jusque tard dans la nuit, une multitude de formations de styles très différents (il y en
avait pour tous les goûts !) mais cela swinguait toujours, avec une sonorisation constamment de premier ordre. Le jazz new et dixie était
représenté en abondance par des formations très diverses, certaines moins performantes que d'autres, mais toutes pleines d'un enthousiasme
communicatif. Parmi les meilleures, notons :
- Les Dixie Fellows de Bruno Avenel au cornet, avec Philippe Lecompte (bj), Gérard Delloué (p, wash), Eric Simon (souba), Loic Séron (tb,vo),
Frédéric Ooghé (ss,cl). Un orchestre parfaitement rôdé et homogène que nous avions apprécié dans bien d'autres festivals ,
- Le Old Time Jazz Band tout aussi réputé,
- Le Loic Séron Swing 4 + 1 avec Loic (trombone très expressif, et vocaliste convaincant), Jean-Baptiste Gaudray (gu), Gérard Delloué (p),
Jean-Pierre Rebillard (b).
En ce qui concerne les Grosses vedettes du Festival* : Paul Chéron (as,cl)dirigeait en soirée du samedi le prestigieux septet mainstream Paul
Chéron Natural Seven, avec Jerôme Etcheberry (tp), Cyril Dubilé (tb), Thierry Ollé (p), Henri Chéron (bj, gu), Pierre-Luc Puig (b) et Guillaume
Nouaux (dr). De telles pointures ne pouvaient que nous offrir une prestation de très haute qualité . La précision des ensembles, la belle sonorité
et l'inspiration constante de chacun des solistes, la virtuosité du batteur, les arrangements efficaces dus à Paul Chéron, sur des standards qui
semblaient recréés, n'ont pas manqué de séduire la foule des auditeurs massés autour du podium. Nous avons retrouvé le même épatant
orchestre le lendemain, mais désigné sous le nom du célèbre Banana Jazz.
Il faut remercier vivement les organisateurs, en particulier Jean-Paul Bravard, adjoint au Maire de Ste Adresse, et Martine Lajarige, directrice
du Festival, dont les compétences contribuent non seulement à combler de plaisir le public mais aussi à faire s'exprimer des artistes qui le
méritent amplement.
François BALZER - Membre du HCF Paris
* Je n'ai pu hélas assister à certains concerts, comme ceux donnés en soirée à l'Espace Sarah Bernardt : Patrick Artero sextet et son Projet Vaudoo
, Evan Christopher quartet et son Django à la créole , suivi d'un boeuf de clotùre avec l'orchestre Old Time Jazz Band.
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12/06/2010 - AUX RÉCITALS DES MASTERS DU CNSMDP : J'ai suivi avec grand intérêt les Récitals des Masters et des prix du Département Jazz et musiques
improvisées au CNSMDP*.
La cuvée 2010 est prometteuse en instrumentistes et au vu de l'énergie déployée par cette nouvelle génération dont l'esprit est très bon. Il faudrait
citer bien des noms.
- Chez les trompettes, pour ma part, je fus subjugué par : Quentin Ghomari - dont le projet, très beau, était à mon humble avis le plus jazz
, Louis Laurain et Olivier Laisney mais aussi, au Mellophone, en l'occurrence Mellow Tone, Emmanuel Domergue.
- Aux anches : j'ai salivé en entendant Benjamin Dousteyssier, capable de faire sortir de son alto des sons allant de celui d'une cuica à ceux
de tous les animaux de l'Arche de Noë, mais aussi de se montrer sobre et somptueux au baryton. Esteban Gondin saxes et clarinettes, y compris à
la clarinette basse - il va, à nouveau, assurer prochainement le remplacement d'Aurélie Tropez dans le Duke Orchestra -,
Antonin Tri Hoang, très bon sur les mêmes instruments et dont le son à l'alto est génial, Geoffroy Gesser (le "Gonsalves" de la soirée Duke)
également très bon au soprano, instrument dominé par Yoann Durant, véritable charmeur de serpents…et de spectateurs.
- En rythmique : Simon Tailleu est un contrebassiste avec qui on aurait vraiment envie de jouer. Aux drums : le magistral Elie Duris, mais
aussi Julien Loutelier et Matthieu Penot . Parmi les pianistes : Paul Lay qui sait être superbe.
- J'ai gardé pour la fin les trombones et notamment Fidel Fourneyron - magnifique tromboniste , compositeur et arrangeur - qui passait en
dernier, le jeudi soir - Ah ! sa version de Mood Indigo fut la plus étonnante avec celle de Yoann Durant - . Ses copains l'ont rejoint à la fin
pour une parade, dans le meilleur style, et une jam "After Hours" dans le patio du CNSM. S'y joignit François Théberge armé, s'il vous plait, d'un
soprano Conn de 1923!
Pour nos oreilles un peu vétustes, certains projets auraient pu s'appeler Panique à l'asile mais à écouter de près, quel travail d'écriture,
quelle maîtrise et quelle leçon d'humilité.
Merci à tous : la relève est assurée!
Jimmy DOMANGE – Musicien.
* CNSMDP : Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
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10/06/2010 - EULRY ET HUCK AU FESTIVAL DIXIE DAYS 2010 : L’après-midi du Dimanche 23 mai 2010, un phénomène est apparu en bord de mer : le pianiste
Fabrice Eulry y donnait un récital, seul sur scène , pour la première fois à Ste Adresse . Il réussit d'emblée à conquérir un public
parmi lequel beaucoup ne le connaissaient pas encore. Elégamment vêtu de blanc - y compris veste et gilet - et ce, malgré une chaleur
accablante, son répertoire extrêmement diversifié toujours interprété avec une science des contrastes qui force l'attention . Ainsi,
des intros souvent jouées dans une veine romantique, suivies soudain d'un foudroyant démarrage en stride, swinguant avec intensité et
incitant les auditeurs à taper dans leurs mains. Mais, Fabrice Eulry peut jouer aussi avec sensibilité et feeling . Ce diable d'homme
sait tout faire, et son comportement sur scène est spectaculaire : tourné à demi vers ses auditeurs, il les fixe parfois d'un regard
faussement courroucé, semblant surveiller avec sévérité s'il est attentivement écouté. La joie qu'il provoque ainsi n'est pas feinte,
et la véhémence dont il fait preuve dans ses boogies, assortie de temps à autre de rugissements inattendus, entraîne l'adhésion d'un
public admiratif devant un tel déchainement de swing.
En fait, Fabrice n'était pas tout à fait seul ... Un bien sympathique personnage - non annoncé dans le programme des manifestations -
vint le rejoindre muni de son sax-alto. Il s'agissait de Daniel Huck que tout le monde connaît, et qui apparaît souvent sans crier gare
en plein milieu de concerts ayant lieu dans les endroits les plus imprévus ! Un franc-tireur - comme le qualifie Fabrice Eulry - dont le
talent et le sens de l'humour le font apprécier de tous les musiciens, avec le plus grand plaisir, car il sait mettre en valeur l'orchestre
dans lequel il s'introduit grâce à ses multiples talents. Saxophoniste hors pair, toujours inspiré, il peut jouer aussi bien dans un style
Benny Carter que Charlie Parker, suivant le style de la formation invitante. Ses interventions en scat recueillent toujours le même succès
mérité. Mais, l'on connaît moins ses qualités exceptionnelles de chanteur de blues, démontrées lors de cette prestation avec Fabrice Eulry
: sa voix très expressive le ferait facilement confondre avec celle d'un indigène bluesman du Mississippi . Un vrai régal! Daniel et Fabrice
ont formé un duo épatant, genre tout pour le swing, et le public était ravi.
Nous avons pu également apprécier les brillantes interventions de Daniel Huck dans d'autres groupes du Festival (il s'invite partout avec bonheur...)
. En particulier dans le Loic Séron Swing 4+1, ainsi que dans dans le Tandem Jazz Quartet du saxo Philippe Chebrou.
François BALZER - Membre du HCF Paris
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05/06/2010 - 26e JAZZASCONA - 24 JUIN AU 4 JUILLET 2010 INCLUS : Dès le 15 février 2010, Jacques Besse - membre du HCF Paris - avait donné, sur cette même page,
un avant-goût du JazzAscona 2010.
Aujourd'hui, la programmation est arrêtée et propose 11 journées - et soirées - d'un très haut niveau musical.
De nombreuses formations retiennent particulièrement l'attention et l'on sait déjà qu'elles se produiront à plusieurs reprises.
Citons-en quelques-unes :
- La chanteuse Niki Haris qui, après ses toniques passages en 2009, revient pour une semaine entière (24 au 30 juin) accompagnée
par le trombone Wycliffe Gordon et le batteur Herlin Riley,
- Le jeune et talentueux saxo-ténor italien Attilio Troiano jouera avec son quartet, puis à la tête d'un Big Band où il retrouvera une pléiade
de solistes européens et américains (1er juillet),
- La chanteuse de blues Catherine Russell - en septet - avec le trompettiste Jon-Erik Kellso,
- Le trio vocal féminin The dixie Cups, avec Gerald French à la batterie.
- Le Shanon Powell All stars Band.
- Jacky Milliet (cl) et son équipe franco-suisse, dont le vétéran Poumy Arnaud et la chanteuse Bonnie Taylor (2 et 3 juillet),
- Le Paris Washboard avec Louis Mazetier, et le Paris Sydney Swing Connection avec Michel Pastre,
- Et, cerise sur le gâteau (un plein panier de cerises !) : The Statesmen of Jazz - une dizaine de pensionnaires du label Arbors Records
de Matt et Rachel Domber - avec, à leur tête Warren Vaché, les Allred (tb, père et fils), Nicki Parrott, Ed Metz, ...
Et puis, il y aura aussi : Sammy Rimington avec Wendell Brunious, Judy Carmichael, Axel Swingerberger avec Lila Ammons, Patrick Artero, China Moses,
le saxo Drew Davies avec Simon Boyer (dr), Birelli Lagrène, Charlie Miller, Le Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazz Band avec René Hagman,
Rossano Sportiello, et quelques dizaines d'autres... Sans oublier la traditionnelle soirée Ascona Jazz Award (nominés : les batteurs Shanon Powell et
Herlin Riley) et les deux messes gospel avec Father Jerome Ledoux et le groupe vocal Inspiration Choir of Harlem (27 et 29 juin).
En résumé, ce seront 200 concerts sur 12 scènes, 48 formations avec plus de 250 musiciens ... pour 400 heures de musique. Un rendez-vous immanquable!
Michel LALANNE - Vice-Président du Bordeaux Hot Club
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23/05/2010 - NICOLAS DARY ET SON QUARTET : J'ai écouté vendredi 21 mai 2010, au
River Jazz Café, restaurant péniche amarrée sur la seine, à
Issy les Moulineaux (F.92), un jeune saxo ténor, Nicolas Dary, qui est extrêmement talentueux.
Influencé par Don Byas, entre autres, son jeu , très mélodieux et imaginatif, est digne des plus grands.
Son inspiration , sa technique et son swing sont remarquables. Il était accompagné ce soir-là par Gilles Réa, excellent guitariste, très inspiré,
plein de feeling et Mathias Allamane, solide contrebassiste. J'ai un peu moins apprécié le batteur, Vincent Frade.
Après la pause, ils ont été rejoints par Stan Laferriere, qui était dans la salle, au piano. Nous avons eu alors droit à un programme
absolument époustouflant sur des standards du jazz .
Si vous avez l'occasion d'écouter Nicolas Dary, n'hésitez pas; Vous ne serez pas déçus !
Michel STOCHITCH - Membre du HCF Paris
Note du Site : le River Jazz Café programme des soirées musicales de qualité chaque mercredi et vendredi à partir de 20H30.
Certains de leurs concerts de Jazz Authentique sont sélectionnés sur la page
Concerts Paris et Ile de France de ce site.
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13/05/2010 - GILBERT ROST NOUS A QUITTES :Trompettiste et chef d’ orchestre,Gilbert Rost s'est éteint à l’âge de 77ans, mercredi 12 mai 2010,
à l'hôpital Cochin de Paris, à la suite de lourdes complications intestinales et pulmonaires (et après un séjour en psychiatrie à
l’Hopital Ste Anne). Totalement inactif depuis plus de 15 ans, il vivait, dépressif et comme un reclus, à Paris 16e, dans son studio de la rue
de Civry. Ses obsèques auront lieu Mardi 25 mai à 10h45 au Cimetière du Père Lachaise, à Paris
Né en 1933 à Paris, son goût pour la musique s'était déclaré dès sa jeunesse sous l'influence de ses parents. Il avait été accroché définitivement
au jazz par le disque That Lucky Old Sun de Louis Armstrong. Oliver, Ladnier, Armstrong devinrent ses maîtres et sa formation se fit en
autodidacte, à l'écoute de leurs disques. En 1959, il prend la direction d’un l'ensemble appelé New Orleans Dippers, qui avait été fondé deux ans
plus tôt par Gérard Pisani (cl), et Marc Bernardin (tb) - l’actuel directeur artistique à l'Espace Léonard de Vinci de Lisses -. Cet orchestre
fut parrainé par le HCF-Paris et fit de nombreux concerts, notamment grâce à Mezz Mezzrow qui le prit sous son aile. Gilbert jouera au Tournois
(près de la gare St Lazare), puis au Kentucky ou Chez Alex (rue Valette), on l’entendra aussi au Caveau de La Huchette, aux Deux Ponts,
au Gill's Club, au Lady Bird, au Montgolfier ...
En 1971, il enregistre, pour la marque S.F.P. d'André Poulain, avec l'orchestre au complet et, en quartet, avec Philippe Baudoin (p),
Roland Lobligeois(b) et Bernard Artault (dr)*. A partir de 1972, il devient un des piliers de la Cave du HCF rue Pavée, avec le concours
indéfectible de Jean-Claude Vartanian (p). Suite à un accident de scooter, qui affaiblit ses moyens physiques, il dut réduire ses activités .
Gilbert connaissait parfaitement le jazz dont il appréciait toutes les formes, mais il ne pouvait supporter le style be-bop et voulait ignorer
totalement le prétendu free jazz et ses dérivés. Son style trompette était excellent et montrait qu'il s'était parfaitement assimilé
le jazz en profondeur ; au point qu'un jour, lors d'une répétition, Cat Anderson lui dit : « Mais vous n'êtes pas un Blanc, vous êtes un Noir! ».
On pouvait seulement déplorer une passagère faiblesse dans l'attaque des notes. Dans un entretien de 2005 pour la revue Jazz Dixie Swing ,
il nomme comme ses trompettistes préférés : Louis Armstrong, Roy Eldridge, Jonah Jones, Sydney DeParis et Buck Clayton …Toutefois, l'an dernier,
il avait modifié cet ordre, et m'avait précisé qu'il préférait Roy et Buck à Armstrong lui-même.
Adieu Gilbert, tes amis ne t'oublient pas!
Jacques PESCHEUX
*disque réédité en CD par Milan-Music, sous référence 108 534-2
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04/05/2010 - EBERLUANT SANCY SNOW JAZZ 2010 : Eberluant … 21eme édition ! Eberluant … plus de 80 concerts, plus de 70 musiciens. Eberluant … la neige à profusion !
Eberluant! : le solo de batterie, sur tempo lent, de Guillaume Nouaux dans Doctor Feel Good. Ce mot éberluant n’est pas de moi mais d’André
Vasset . Il l’a utilisé, dans le Bulletin du HCF*, en chroniquant ce même morceau où Mariannick Saint-Céran, Michel Pastre, Thierry Ollé et
Serge Oustiakine, entourant Guillaume, ont joué un chef d’oeuvre.
Stupéfiant! : Evan Christopher, avec son orchestre Django à la créole, a donné, dans la Salle de spectacle du Casino, un concert
mémorable où les auditeurs ont fait silence religieux pour mieux entendre les pianissimi invraisemblables de la clarinette.
J’ai assisté à 17 concerts, écouté 50 musiciens et 14 orchestres. Parmi ces orchestres , deux viennent encore s’ajouter à ce que j’ai entendu de
mieux pendant ce festival :
- Le quintet de Philippe Audibert (cl, ss, st) avec Benoît de Flamesnil (tb) Jacques Schneck (p) Jean-Pierre Rebillard (b) Pascal Mucci (dr).
Audibert est le type même de musicien que Benny Carter aurait pu engager dans son orchestre où n’avaient place que les plus doués… (dixit François Abon sur la jaquette du CD From Ragtime to Swing d’Audibert)
- Tenormadness - l’orchestre de la soirée de gala - avec , glamours et sexys comme il se doit pour des ténors , Serge Rahoerson, Guy Bonne et
Drew Davis ; avec aussi Julien Bruneteaud (p) et Anthony Stelmaszak (g) qui chantent et parlent le blues comme là-bas ; avec enfin, la
rythmique que j’ai préférée : Thibaut Chopin (b) et Simon Boyer (dr) .
Il faut féliciter Marie-Christine Dubourg, directrice du festival, et Christian Vaudecranne, son directeur artistique, pour le remarquable travail
accompli. Ils peuvent être fiers du résultat.
Notez vos deux prochains rendez-vous au Mont Dore : du 23 au 26 septembre 2010 Volcanic Blues Festival et, du 26 févier au 5 mars 2011,
Sancy Snow Jazz 22e édition .
Pierre INGRIN - (ébahi, éberlué, stupéfait!) - Membre du Hot Club de France.
* Sous la signature d’André Vasset, le Bulletin du HCF N° 589 (organe musical du Hot Club de France) a publié un compte-rendu plus complet de ce Sancy Snow Jazz .
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22/04/2010 - 3 FOR SWING - HOMMAGE A NAT KING COLE : Jacques Schneck au piano, Christophe Davot à la guitare et au chant, Enzo Mucci à la contrebasse
constituent le trio 3 for Swing. Cette composition est identique à celle du fameux Nat King Cole trio et lui emprunte aussi, dans l'hommage qu'il
lui rend, des morceaux de son répertoire y compris leurs arrangements originaux.
3 for swing s'est produit pour la première fois à l'automne 2009 au Petit Journal Saint Michel . Depuis, il y est programmé une fois par mois.
Lundi 8 mars 2010, une vingtaine de membres du HCF Paris sont allés l’y écouter.
Disons le tout net, la manière dont les trois musiciens parviennent à faire revivre la musique du Trio King Cole est stupéfiante : les ensembles
sonnent parfaitement, les solos sont excellents. Bien sûr et heureusement, Jacques Schneck, tout en étant imprégné du jeu de King Cole, interprète
celui-ci à sa manière. De même, Christophe Davot le chante avec sa propre émotion, son propre phrasé, dans son registre à lui. Pour ma part,
j'ai trouvé que son chant swinguait beaucoup plus constamment que celui du Maître. Ses interventions de guitare étaient toujours d'une belle
inspiration, sans oublier son accompagnement parfaitement dosé, contribuant pour beaucoup au swing collectif.
Le déroulement ciselé et incisif du jeu de piano retenait l'attention en permanence, que ce soit en accompagnement ou en solo. En fait, j'ai rarement
entendu Jacques Schneck jouant avec une telle force persuasive et ce pendant toute une soirée ! Son autorité montrait combien il se plaisait
à interpréter cette musique, combien il se faisait plaisir au sein de ce trio.
De son côté, Enzo Mucci apporte une swingante et dynamique contribution à l'ensemble, jouant souvent dans le registre grave de sa contrebasse
dont il tire un son ample et précis à la fois.
Et puis ...et puis, il y avait ce soir-là un invité de marque : Nicolas Montier au saxophone ténor. Celui-ci réussit l'exploit de parfaitement
s'intégrer au trio sans pour autant en modifier l'équilibre et l'identité. Ses solos, toujours superbement construits, sa belle sonorité veloutée
et ferme - à la Hawkins dans certains morceaux, comme Sweet Lorraine - son attaque, son swing naturel en font vraiment l'un des tout meilleurs
jazzmen sur la scène du jazz.
Des moments privilégiés que nous ne sommes pas prêts d'oublier !
Alors, longue vie à 3 for Swing (avec Nicolas Montier, chaque fois que cela sera possible). Ne manquez pas ce trio quand vous le verrez programmé.
La prochaine fois, ce sera Lundi 3 mai 2010... au Petit Journal Saint Michel.
François ABON- Président du HCF-Paris
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21/04/2010 - CLAUDE BOLLING SOUFFLE SES 80 BOUGIES : Jeudi 15 et vendredi 16 avril 2010, le
Petit Journal Montparnasse avait organisé deux soirées de gala pour fêter, avec la complicité de son Big Band, les 80 printemps de
Claude Bolling... sur lequel l'âge ne semble pas
avoir de prise!
Une quinzaine de membres du Hot Club de France, du HCF Paris ou d'autres Hot Clubs, étaient de la fête le 16 avril, manifestant leur admirative
amitié à l'un des plus illustres musiciens de l'histoire du jazz. En effet, Claude Bolling ( pianiste - compositeur - arrangeur - chef d'orchestre)
, s'est produit et est reconnu dans le monde entier. Les amateurs ont pu l'entendre sur les plus grandes scènes en pianiste soliste,
en trio ou dirigeant une petite formation. Mais, le plus souvent à la tête de son fameux Big Band constitué de brillants musiciens et
beaucoup de remarquables solistes.
Ce vendredi 16 avril,
- La première partie mit notamment en valeur des compositions du chef, figurant dans l'indispensable coffret
Rolling with Bolling* (années 1973 - 1982).
- La seconde partie illustra d'autres talents du maître : jazzification de West Side Story et d'airs
populaires chantant Paris, musiques de films (Borsalino, Les Aristochats). Avant d’en venir à des morceaux solidement swingués, pour notre plus
grand plaisir!
A noter enfin que, parmi les cadeaux offerts à Claude Bolling pour cet anniversaire, figurait un remarquable ensemble de statuettes représentant
certains de ses proches, réalisées par le talentueux musicien et dessinateur-humoriste Boss Quéraud .
François ABON- Président du HCF-Paris
*Coffret de 3 CD FA 5029
(Frémeaux et Associés) ,
chroniqué dans le Bulletin du HCF N° 511
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18/04/2010 - PAULINE ATLAN, LOUIS MAZETIER, NICOLAS PESLIER ET ...FRANÇOIS BIENSAN , CHEZ PAPA : Les 26 et 27 mars 2010 , deux sensationnelles
soirées, Chez Papa, à Paris rue Saint-Benoît . Salle bondée ! Pas étonnant, la programmation était inespérée, avec en tête d'affiche la bonne
chanteuse Pauline Atlan, accompagnée - excusez du peu - par Louis Mazetier au piano et Nicolas Peslier à la guitare.
Ces accompagnateurs sont aussi des solistes exceptionnels . Nous avons pu les apprécier en tant que tels, au début de chacune des trois parties
- et au cours de celles-ci, lorsque Pauline Atlan voulait reposer un peu sa voix - tout au long d'étonnants duos piano-guitare et de quelques
superbes solos de piano, Louis Mazetier jouant avec un punch incroyable !
Pauline Atlan, on le sait, s'inspire notamment d'Ethel Waters et d'Anita O'Day ; sa voix mélodieuse, son swing aisé firent merveille. Elle avait
choisi d'interpréter surtout des thèmes du génial Fats Waller dont certains peu connus (Hold my hand, Do me a favor, Dream man ...). Mais d'autres
compositeurs furent aussi sollicités , ainsi Gershwin avec un The Man I Love qui fut un des sommets de la soirée.
Et puis, une très bonne surprise nous attendait le 27 : François Biensan rejoignit la scène à compter de la deuxième partie, jouant de la trompette
avec sourdine et s'intégrant au trio avec un goût parfait.
Précipitez-vous Chez Papa lorsque cet ensemble sera à nouveau programmé.
François ABON- Président du HCF-Paris
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13/04/2010 - LES DUMOUSTIER STOMPERS...SUITE (En réponse au message de Pierre Ingrin du 7 avril 2010) : L'été dernier, la fin du parcours des
Dumoustier Stompers n'était naturellement pas celle de
leur amitié, ni celle de leurs retrouvailles musicales. Mais ces retrouvailles musicales ne se produiront désormais qu'au hasard de contextes festifs,
comme le fut ce week-end pascal autour de l'inauguration de leur DVD ; week-end organisé, de main de maître, par l'association souillacaise
Les Artistes autour du Puits et sa trémulante présidente Claudine Arnal .
On ne reverra donc plus les Dumoustier Stompers sévir dans les réseaux parcourus en tous sens par les amateurs de jazz. Mais, le
Dumoustier Homecoming ne manquera pas de se retrouver pour faire la fête ici ou là... et peut-être même ailleurs!
D'autant plus qu'on n'a pas fini, dans notre beau pays, de se marier, de commémorer les grandes et petites dates, ou de se réunir en de sérieux
congrès débouchant sur de belles soirées dansantes...
Laurent VERDEAUX
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12/04/2010 -TÉLÉCHARGEMENTS MUSICAUX : Le téléchargement musical suscite des réactions et des propositions. L'un des membres du HCF-Paris nous a suggéré de
nous intéresser au site Beezik.
Plus besoin de ruser, BEEZIK est un site de téléchargement, gratuit et légal, de musique (non spécialisé).
Il offre, au téléchargement intégral, principalement en MP3, plus de 2 millions de titres provenant des principaux éditeurs de disques, dont
l'intégralité de certains catalogues. La durée de préécoute est très limitée.
La démarche marketing de ce site est originale et tout à fait dans l'esprit d'Internet .Le financement des titres, achetés par Beezik
auprès des maisons de disques, est assuré par la publicité : pendant le téléchargement de chaque titre, qui dure seulement une vingtaine de secondes,
vous devez obligatoirement visionner une vidéo publicitaire, que vous avez vous-même choisie en fonction de vos centres d'intérêt. C'est la
marque concernée qui vous offre le titre !
Encore une avancée dans la voie du Triomphe du numérique virtuel !
Le Site du Hot Club de France
Tous vos commentaires, critiques, observation et suggestions au sujet du téléchargement musical seront toujours les bienvenus.
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11/04/2010 - HOMMAGE A JEAN-PIERRE SASSON : Dans le cadre des Cercles d’étude, réunions privées du
HCF Paris, le clarinettiste et chef d’orchestre
Michel Mardiguian a présenté ,samedi 10 avril 2010, le guitariste, compositeur et chanteur Jean-Pierre Sasson, dont il fut un ami très
proche. Il nous livre ici ses impressions de conférencier.
Merci au HCF-Paris de m'avoir fourni les moyens logistiques pour faire cette causerie sur Jean-Pierre Sasson. Deux heures, c'était peu et il
y eut des manques inévitables : les sessions avec Buck Clayton, avec Jonah Jones, avec Milt Buckner, la brève existence des Four Saladers
où il composa la Petite laitue immortalisée, plus tard, par Roy Eldrige...Mais cela aurait peut-être lassé et donc finalement c'était
bien ainsi, car l'attention des amateurs présents fut très soutenue.
Jean-Pierre s'était éteint pratiquement dans l'oubli; l'article que j'avais fait à sa mort dans la revue Jazz,Dixie, Swing avait rappelé
qui il était - le formidable article de Pierre Lafargue dans Jazz Classique l'avait fait mieux encore - Mais samedi, grâce au HCF Paris, on lui a rendu un peu de cette justice posthume qu'il méritait, et ce de la meilleure façon
qui soit : en l'écoutant jouer !
De plus, nous avions, entre autres, deux invités on ne peut plus opportuns : la vieille garde avec Franck Bauer, et la jeune génération avec
le talentueux guitariste Marc Fosset.
Je crois qu'un peu de Jean-Pierre était dans la salle avec nous, cet après-midi-là. Outre les miens, j'ai repéré quelques yeux humides quand sa voix
a chanté, de façon si poignante, Stormy Monday.
Michel MARDIGNIAN
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07/04/2010 - LES DUMOUSTIER STOMPERS A SOUILLAC (3 ET 4 AVRIL 2010) :
Pourquoi Les Dumoustier Stompers s’arrêteraient-ils de jouer ? Je n’en vois aucune raison valable : je reviens de Souillac où, les 3 et 4 avril, ils
se sont produits dans une forme olympique !
Samedi 3 avril, ils ont donné un concert en fin de journée, après avoir projeté, dans l’après midi, le DVD, très émouvant, retraçant leur
extraordinaire aventure humaine qui dure depuis 20 ans .
Elle était là, Carol Leigh (voc) revenue tout exprès du Connecticut, égale à elle même, admirable et indomptable, diseuse incomparable, danseuse
ondulant comme personne, et connaisseuse encyclopédique de la musique que nous aimons (je le sais ... j’ai mangé à sa table).
Ils étaient là, Laurent Verdeaux trompettiste, cornettiste et…même trombone, qui se joue des aléas du corps ; Jean-Pierre Rougeron, saxo soprano
infaillible, de l’apéro-concert au concert du soir, béchétisant à souhait . Ecoutez, dans le DVD, comment il joue Indian Summer, Renversant!
Ils étaient là : Henri Perrier (tb), Alain Martien (tp)et Natasha Border (voc) qui semblent faits pour une jeunesse éternelle.
Ils étaient là aussi, les musiciens des débuts qui ont donné la couleur à l’orchestre, Dominique Brigaud (g),
Bruno Bonté (dr), Olivier Chabot (tuba) et les nouveaux venus, tellement sécurisants, que sont Philippe Carment (p) et Michel Boss Quéraud (tp , cl).
J’ai écouté, j’ai filmé, je me suis régalé !
Dimanche 4 avril, ils ont joué à la messe pascale, dans la très belle église abbatiale de Souillac. J’ai écouté, j’ai filmé, j’ai prié ... Alors,
Les Dumoustier Stompers, peut être à bientôt ?
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
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05/04/2010 - BULLETIN DU HCF – OFFRE DÉCOUVERTE : Connaissez-vous la nouvelle formule du Bulletin du HCF? Voici l'occasion de
la découvrir à prix très réduit :
ABONNEMENT A 5 NUMÉROS POUR SEULEMENT 20 EUROS (France ) ou 25 Euros (Autres pays) .
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Le Bulletin du HCF c'est chaque mois, un panorama de l'actualité et des nouvelles du jazz - des chroniques de CD, de DVD, de livres
par des critiques spécialisés - des articles de fond - des interviews de musiciens - des concerts et des festivals.., avec la participation
de l'équipe de rédaction du Hot Club de France et de personnalités reconnues dans le domaine du jazz.
Une revue indispensable à tous les amateurs.
CETTE OFFRE EST VALABLE JUSQU'AU 31 AOUT 2010 ,(Elle est réservée aux nouveaux abonnés).
Règlement par chèque - tiré sur banque française - à l'ordre de Bulletin du HCF –
Adressé à Henri Delhaye, 10 rue des Tournelles F. 92290 - Châtenay-Malabry.
Henry DELHAYE– Membre du Hot Club de France - Gestionnaire du Bulletin du HCF
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03/04/2010 - ZORA YOUNG AU DUC DES LOMBARDS : C'est à Paris, à l'issue d'un excellent set dans l'atmosphère très cosy du
Duc des Lombards, que François Desbrosses
- Président du Hot Club de France - remit vendredi 2 avril 2010, à Zora Young personnellement,
le Prix Blues 2009 du Hot Club de France. Ce prix
lui a été décerné pour son album The French connection, avec Boby Dirninger.
(cliquez sur la photo de Zora Young pour l'agrandir)
Ce soir-là, Zora Young fit preuve d'un talent sans faille, dans des chants aux accents très profonds, toujours swingante. Elle a une excellente
présence scénique, un plus par rapport aux interprétations sur le CD primé. Zora Young partagea la vedette avec Boby Dirninger,
non seulement son guitariste accompagnateur, mais aussi pianiste, chanteur de Blues et harmoniciste.
La rythmique était assurée par :
- Un remarquable bassiste très adapté au Chicago Blues : Domenico Stocchi (nous l'avions découvert en 2002, sur la Croisière du Hot Club de France,
dans la formation Chicago blues de Simon Boyer).
- Catherine Girard (Cajoune) virtuose du Wasboard. Elle est leader de Sweet Mama qui fut, en 2003, lauréat du Prix petite formation du Hot Club de France
pour le CD Live!.
Rappelons que le
Duc des Lombards - programmation Jean-Michel Proust - a pour principe de
proposer deux prestations des mêmes artistes, l'une de 20h à 21h45, l'autre à 22h : une formule qui ne manque pas d'intérêt! Les concerts de
Jazz authentique, encore trop rares, y sont de qualité et nous les suivons de très près (Voir sélection du Hot Club de France sur la page
Concerts Paris-Ile de France de ce site).
Pierre ROBIN - Membre du Hot Club de France, Coordinateur du Site Internet.
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31/03/2010 -LES FRERES GRASSO : Dans son message du 13 mars 2010 ( sur cette mème page), Jimmy Domange disait grand bien des Freres Grasso -
l'ainé Luigi (as,ts), le cadet Pasquale (gu) -
Le Luigi et Pasquale Grasso Quartet a été filmé lors de son concert
Salle St Just d’Ivry sur Seine (F.94)
( association Jazz'Ivry), le 19 février 2010 .
Etonnant!
Dan VERNHETTES - Directeur Aristique de Jazz Ivry
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30/03/2010 - SACKVILLLE - DECES DE JOHN NORRIS : Nous apprenons la mort subite de John Norris, des suites d’une crise cardiaque,à l’âge de 76 ans.
Avec Bill Smith, il fut en 1968 le cofondateur de Sackville Recordings à Toronto (Canada).
Sous la direction de John Norris furent édités sous le label Sackville , en microsillons puis en CD, d’excellents musiciens de jazz authentique,
parmi les meilleurs, comme : Dick Hyman, Jay Mac Shann, Junior Mance, Sammy Price, Red Richards, Ralph Sutton, Jay McShann…
ainsi que des concerts , enregistrés le plus souvent en Europe, avec : Benny Carter, Henri Chaix, Doc Cheatham, Buck Clayton, Bill Coleman,
Albert Nicholas, Rex Stewart, Ben Webster, Teddy Wilson…
Nous espérons que la disparition de son fondateur et animateur n’affectera pas l’avenir de Sackville Recordings.
Edmond RAVIER – Membre du HCF Paris.
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26/03/2010 - POUR ÉCOUTER SWING FM DIRECTEMENT PAR LE WEB :
Afin de permettre à un plus grand nombre d'auditeurs de se connecter sur son programme, Swing FM - la radio du Hot Club de Limoges - a dû changer
d’opérateur pour son streaming .
Du coup, certains auditeurs qui se conectaient directement par le web pour écouter notre programme, sans passer par notre site, ont perdu le contact.
En allant sur le
site de Swing FM, ils peuvent récupérer le nouveau lien qui leur permettra de se connecter
à nouveau.
Claude Alain CHRISTOPHE - Secrétaire de SWING FM.
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25/03/2010 - TÉLÉCHARGEMENTS MUSICAUX : L’article paru dans le Bulletin du HCF de février 2010, sous le titre Le triomphe du numérique virtuel, mentionne
le site Deezer d’écoute intégrale gratuite d’enregistrements.
Je vous signale que le site Here is Old Time Jazz on line
propose, gratuitement, en mp3, à l’écoute intégrale et au téléchargement,
des milliers d’enregistrements de jazz tombés dans le domaine public (Loi Lang) : depuis ceux de l’O.D.J.B. jusqu’à ceux réalisés dans les années
cinquante. Ce site s’enrichit, chaque jour, de nouveaux titres (lastest acquisitions).
Jean ROUSSEAU - Membre du HCF Paris
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25/03/2010 - UN STAGE CHEZ JACQUES MORGANTINI A GAN :On se dit d’abord : « Un stage chez Jacques Morgantini ?
Mais voilà 40 ans que j’écoute du jazz ! J’ai déjà une bonne discothèque et la lecture de mon Bulletin
du HCF mensuel m’aide à y voir clair, même si je suis loin de tout connaître, certes ».
Puis finalement pourquoi pas ? Ce sera l’occasion de voir en chair et en os ce Jacques
Morgantini, signant d’enthousiasmants textes de pochette de disques, quelques anciennes
chroniques d’enregistrements sortis aux USA dans le Bulletin du HCF, et clamant son
enthousiasme pour Herschel Evans en mettant tous ses solos bout à bout sur une bande
magnétique.
Et me voilà à Gan !
Là les choses deviennent sérieuses, ou plutôt pas du tout, car Jacques a un humour corrosif
et une autodérision hors du commun.
Il faut dire que globalement, l’amateur ordinaire que je suis, a baigné dans une approche du
jazz que je qualifierais d’harmoniste, c'est-à-dire que le jazz, ce sont d’abord les feux d’artifice d’Armstrong,
les subtilités de Benny Carter et d’Hawkins, les harmonies de Duke … qui priment, à placer au-dessus de tout.
Jacques remet les choses à leur vrai place : il nous fait percevoir tout le jazz qu’il y a aussi
dans une inflexion, une pulsation, un riff lazy à souhait … En un mot, un shake de Sidney
Deparis ou d’Hot Lips Page ( qu’il « réhabilite » à juste titre ), les breaks de guitare de
T.Bone Walker, le chant véhément de Sonny Parker, le feeling de Magic Slim, la pulsation de
Fred Bellow, et de bien d’autres encore que l'on croyait connaître, contiennent tout le génie
du peuple noir américain du XX° siècle.
Car Jacques sait de quoi il parle. Bien que le jazz n’ait jamais été son métier, il a fréquenté
intimement les plus grands jazzmen en Europe et aux Etats-Unis, il a supervisé
bénévolement de nombreuses séances d’enregistrement, découvert avec son épouse de
grands bluesmen …
Il faut aussi dire l’ambiance extraordinaire créée par Jacques. C’est une atmosphère joyeuse
et amicale où les contrepèteries sont les bienvenues. Et tout cela se passe dans la maison
du Maître, par groupe d’environ six personnes, qui deviennent vite des amis.
En revenant de chez Jacques Morgantini, on n’écoute pas le jazz autrement, on l’entend
mieux …
Claude BISSERIEX
Note du site : Les prochains stages de perfectionnement à l'écoute du Jazz de
Jacques Morgantini, à Gan (F.64),
auront lieu en
avril et mai 2010.
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24/03/2010 - DECES DE ROBERT R. MACLEOD : J’apprends, avec beaucoup de tristesse, la disparition fin 2009 de Robert R. Macleod , physicien, mais
aussi musicologue et historien britannique, qui contribua largement à la connaissance du Blues. Il était né en 1927 et avait donc 82 ans.
L'oeuvre capitale de Bob Macleod fut la transcription, directement par l'écoute des interprètes, d'environ 10.000 textes de blues :
- Dans une première série, deux volumes des 81 L.P. de Yazoo.
- Puis, en collaboration avec Johnny Parth, 10 volumes des Document Blues (5001 à 5398) et d'un volume Blues Document (6001 à 6050).
- Par la suite, il réédita les Yazoo avec quelques corrections et ajouts.
L'ensemble de son oeuvre a été édité par Pat Publications - à Edimbourg (Ecosse) - avec la collaboration précieuse de son épouse Patricia, disparue
un peu avant lui.
J'ai bien connu Bob, au travers de notre correspondance dans le cadre de ses recherches et de demandes de précisions. Je craignais le pire, n'ayant
pas eu de ses nouvelles fin 2009, ce qui n'était pas dans ses habitudes.
C'était un homme ouvert et généreux, pratiquement inconnu en dehors du monde anglophone.
Bernard BROSSE - Membre du HCF Paris.
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23/03/2010 – TELECHARGEMENTS MUSICAUX : J'ai lu avec intérêt l'article de Pierre Robin, concernant les nouveaux modes d'enregistrement du son et
plus particulièrement du MP3, publié dans
Le Bulletin du HCF n° 588 sous le titre Le triomphe du numérique virtuel.
Je voudrais faire part ici de mon expérience personnelle :
Après quelques réticences, j'achète désormais 80% de mes disques via le téléchargement sur internet et plus particulièrement sur le site iTunes.
Comme la compression audio se fait en rognant sur l'intégralité du signal, je craignais une perte de qualité sonore. Après avoir gravé mes
téléchargements sur CD audio classique et les avoir joués sur une chaîne HIFI - que je crois être de qualité -
je me suis rendu compte qu'il n'en était rien; et ce, pas seulement pour les repiquages faits, à l’époque, à partir d'anciens 78 tours, mais aussi
pour les albums stéréos excellemment enregistrés des années 60 et 70. J'ai eu l'occasion de comparer certains téléchargements avec le CD
original, et je dois avouer n'avoir pas perçu de réelle différence ! Quand on sait que la compression audio enlève des fréquences que l'oreille
ne peut physiologiquement entendre, cela semble logique. Il faut aussi dire qu'il y plusieurs niveaux dans la compression, et celle d’iTunes est correcte.
L'inconvénient majeur du MP3 téléchargé est l'absence de notice sur les enregistrements. Mais pour le Jazz, les discographies sont là
pour nous aider, lorsqu’il sagit d'enregistrements anciens, ce qui est souvent le cas.
Je crée donc des CD audios, ce qui me permets d'avoir un support matériel à partir duquel je peux prendre des notes et écouter dans d'excellentes
conditions.
Claude BISSERIEX
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17/03/2010 - STAGE « CONNAISSANCE DU JAZZ » A PARIS :
Amateur chevronné, grand connaisseur de la musique noire, Jacques Morgantini a captivé un groupe d'amateurs de la région parisienne,
samedi 13 mars 2010, avec sa présentation du style Kansas City et des grands noms qui ont marqué l'histoire du jazz : Count Basie,
Hot Lips Page, Hershel Evans, Buck Clayton, Buddy Tate, Jay Mac Shann, et bien d'autres.
De nombreux enregistrements rafraîchirent la mémoire des participants, dont des prises de son remarquables réalisées, par le conférencier lui-même,
dans d'excellentes conditions techniques (et psychologiques , faut-il le dire, les musiciens s'étant sentis particulièrement en confiance).
La présentation fut étendue ensuite aux grands solistes pour lesquels le blues est une expression naturellement profonde, enracinée dans la vie
de tous les jours : Arnett Cobb, Buddy Tate, Lips Page, Tiny Grimes, Pete Johnson, Wild Bill Davis ... Avec le blues, nous sommes au coeur du
jazz, c'est une vérité éternelle où l'esbroufe et le clinquant n'ont pas part.
Émaillée de nombreuses anecdotes et de plaisanteries délassantes, cette journée studieuse et amicale a rappelé que divertissement et connaissance
vont de pair, pour autant que la carrure du responsable soit suffisante. Et Jacques Morgantini est bien là !
Daniel JANISSIER – Membre du Hot Club de France
Notes du site :
- Ce stage avait lieu dans le cadre d’une réunion privée, organisée par le HCF-Paris à l'intention de ses membres.
- Jacques Morgantini organise régulièrement des stages de « Connaisance du Jazz » (initiation et perfectionnements) dans
sa discothèque personnelle, à Gan (F.64 - Pyrénées Atlantique), banlieue de Pau.
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17/03/2010 - IRAKLI - BULLETIN DE SANTE : Notre ami, le trompettiste
Irakli de Davrichewy, a eu, il y a quelques semaines, un accident de
santé mineur : à la suite de deux saignements de nez, survenus au cours de son sommeil, il a perdu une importante quantité de sang .Ceci
l'a affaibli.
J'ai eu l'occasion de rencontrer Irakli. Il va bien, est en convalescence et récupère parfaitement. Bien sûr, il a dû annuler sa présence dans
plusieurs concerts et conférences, mais il devrait être de retour rapidement sur scène.
Irakli a toujours accès à sa boite mail
et, si vous le souhaitez, je pense que des messages de sympathie lui feraient certainement plaisir et
soutiendraient son moral pour un retour encore plus rapide.
Pour ma part, je souhaite à notre ami Irakli un prompt rétablissement.
Pierre ROBIN – Membre du Hot Club de France.
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13/03/2010 - NICOLAS MONTIER QUARTET A BAYONNE - Joli concert proposé, vendredi 26 février 2010, par Dominique Burucoa au Théâtre de Bayonne(F.64) :
Nicolas Montier et son quartet, avec Stan Laferrière (dr), Pierre Maingourd (b), Philippe Milanta (p), rejoignaient
Nicolas Dary (ts,as) et Maître de cérémonie.Nicolas Dary avait complété la formation avec les Frères Grasso : l'ainé Luigi (as,ts), le cadet Pasquale (gu).
D'une virtuosité affolante, ces deux jeunes extra-terrestres italiens ne cherchaient pas à épater la galerie, mais réussissaient à se mettre au niveau de leurs
aînés.
D'excellents moments de plein swing, très appréciés par une salle comble. Bravo à tous ! Quand on voit Nicolas Montier sur une affiche,
il faut toujours y courir, car on est sûr de ne pas se tromper.
Jimmy DOMANGE – Membre du HCF Paris.
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19/02/2010 - DUKE ORCHESTRA (Jeudi 18 février 2010) : Je suis encore abasourdi du concert d'hier soir à la Maison du Duke!
Le Hot Club de France a vraiment fait le meilleur choix pour son Grand Prix 2009 : Duke is really alive ! La Far East Suite fut
remarquablement interprétée. Comme à l'époque de Pleyel ou de Chaillot, il faudrait citer tous les musiciens …
La belle Aurélie Tropez (cl), qui va bientôt êre maman, était remplacée par le clarinettiste Antonin Tri Hoang, jeune phénomène que j'avais déjà
entendu lors de l'hommage à Duke des élèves du CNSMDP sous la houlette de François Théberge. Il est également un bon pianiste
et avait relevé à la feuille les voix de Jubilee Stomp. Hier, c'était lui Mynah, l'oiseau peu farouche dont
Billy Strayhorn avait relevé le chant. Cet Antonin Tri Hoang est un oiseau rare, Foi de clarinettiste !
Jimmy DOMANGE – Musicien (cl,ss) , Membre du HCF Paris.
Note du Site : La Maison du Duke est actuellement en résidence à L'Entrepot.
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15/02/2010 - JAZZASCONA 2010 : La première mouture du programme 2010 du festival de jazz d’Ascona vient d’être publiée
sur son site internet. Actuellement, ce sont surtout les cuivres et les chanteuses qui semblent préparer nos meilleurs
moments ; la programmation (déjà 48 orchestres annoncés) comprend notamment :
- Waren Vache (à la tête d’un All-stars de musiciens habitués de l’éditeur Arbors),
- Wendell Brunious, Charlie Miller , John Erik Kelso et nos Français Patrick Artero, Francois Biensan et Gerard Sifert,
entre autres, pour les trompettes .
- Wyclife Gordon avec la chanteuse Nikki Haris et John et Bill Aldred au trombone,
- China Moses (avec son orchestre français), Nikki Haris, Catherine Russel, Lila Ammons (avec Axel Zwingerberger) …
On retrouvera aussi à Ascona : Rossano Sportello (p), Mathias Seufert (sax), Shannon Powell (à la tête d’un All-stars de
la Nouvelle Orléans), Herlin Riley, le Paris Washboard , Michel Pastre, David Blankhorn, Guillaume Nouaux, Simon Boyer avec
Drew Davies, et même Jean Francois Bonnel …
Et, en hommage à Django Reinhardt, le trio de Bireli Lagrene.
A suivre … et à venir écouter à Ascona du 24 juin au 4 juillet 2010.
Jacques BESSE – Membre du HCF- Paris
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13/02/2010 - CULLY JAZZ : Connaissez-vous Cully Jazz,
ce petit festival suisse où de temps à autre il y a quelque chose de swinguant à glaner ?
Cette année, il y aura deux concerts de Hank Jones le 10 avril 2010 et Dorado Schmitt Family le 11 avril 2010 .
Cully se trouve dans l’agglomération de Lausanne.
Ralph BALLMER
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12/02/2010 - LE TROMPETTISTE ROGER GUERIN : Il avait joué avec les plus grands, il était un des rares musiciens français à avoir joué
au festival de Newport... avant d'accompagner Claude Nougaro avec Maurice Vander et autres amis...Il avait pris sa
retraite à côté de La Selle-en-Hermois puis avait opté pour le soleil des Saintes-Marie de la Mer...On l'avait entendu
à la tête de son big band à Pannes, et il n'hésitait pas à apporter son cornet et à faire le beuf avec Louis Mazetier,
Patrick Saussois quand il venait à nos concerts...Il vient de mourir à 84 ans, mais les anciens spectateurs du du Hot
Club du Gâtinais se souviennent...
Jean-Marc BERLIÈRE - Président du Hot Club du Gatinais.
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05/02/2010 - AVEC ART TATUM ET LOUIS MAZETIER : J'ai lu avec énormément d'intérêt les observations de Gérard de Boissieu, ou plutôt son ressenti de
ce sensationnel après-midi du 30 janvier 2010. Ses impressions rendent parfaitement compte du caractère exceptionnel de la présentation et du concert
qui a suivi, tout à fait dans la même ambiance.
Mis à part le pianiste américain Dick Hyman, aucun autre musicien que Louis Mazetier n'aurait pu atteindre à ce degré de qualité, de vérité.
Ce succès nous a amené à envisager, avec Louis Mazetier, de renouveler, dans quelques mois, cette expérience avec un autre pianiste d'exception,
Willie "The Lion" Smith.
François ABON- Président du HCF-Paris
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03/02/2010 - CHEZ PAPA, AVEC ART TATUM ET LOUIS MAZETIER : Samedi 30janvier 2010 - au cœur du Hot Club de France, via le HCF-Paris – nous avons pris
un pot avec Art Tatum que nous a présenté Louis Mazetier. Bien sûr nous connaissions Arthur Tatum, mais pas de cette façon, pas de cette manière à
la fois si vivante et réfléchie.
Nous avons compris toutes les qualités de cette musique, faite de rigueur et qui s’enchaîne de manière à la fois logique et imprévisible. Nous avons
apprécié l’image, développée par Louis Mazetier, d’un sauteur de lianes en lianes et qui toujours retrouve la bonne prise, alors que la chute semblait
certaine…Mais non ! Il retombe toujours sur ses pieds.
Notre orateur avait construit un exposé parfaitement rationnel qui nous a permis de comprendre comment la musique classique et la pulsion stride
ont, dès le départ, donné à Art ce mélange de grande rigueur et de formidable envol de successions rythmiques. Construit, rigoureux, logique et
plein de fantaisie, pourrait-on écrire sur la copie …
A titre personnel, cette rencontre m’a permis de trouver une réponse à une question fondamentale que je me suis toujours posée à propos du jazz :
celui-ci s’écrit-il sur une partition ? Art Tatum a appris la musique classique en braille et ne voyant pratiquement pas, ne pouvait bien entendu
utiliser un document écrit. J’ai compris cette construction à base de standards qui sont autant de repères à partir desquels tout peut se faire.
Art Tatum avait placé la barre très haut…Toscanini, Horowitz l’admiraient (et réciproquement). Notre orateur évoque une équation que je résume, en
la trahissant certainement un peu : Classique + Piano stride + Blues + merveilleuse aisance de mains au piano+ grand intérêt pour la maîtrise du
son + utilisation de la pédale droite = le prodige d’Art Tatum.
Faut-il rester seul ? En 1943, notre musicien découvre les avantages du trio, en s'inspirant de la composition de celui de Nat King Cole
(piano,basse, guitare).
Conséquence inattendue : sa main droite dégagée lui permet d’improviser, encore plus librement, en phrases merveilleusement développées.
Dans un souci d’équilibre notre orateur tint à nous montrer les points faibles de notre héros. Reprenons les habitudes de correcteur : ne sait pas
faire simple, ne sait pas accompagner…introduit trop longuement, se répète, copie chez les autres... je passe le mauvais goût qui lui est parfois
reproché, pour finalement tout résumer en citant Louis Mazetier : Tatum parle le tatumien…alors peu importe le reste. Le torrent de la
qualité emporte les critiques très loin vers l’aval… Tatum est éternel ! En mettant la barre très haut, il a traumatisé des générations de pianistes,
et après lui, le jazz ne se joue plus tout à fait de la même façon.
Quelques travaux pratiques ont illustré et suivi la brillante présentation de notre orateur : extraits de films ou de disques. Mais surtout,
Louis Mazetier s’est mis au piano pour nous faire une démonstration de ce qui peut arriver sous influence de Tatum : 45 minutes époustouflantes de brio.
Développement de merveilleuses phrases, à la fois construites et libres, ne perdant jamais la liane évoquée plus haut.
Nous sommes sortis de
Chez Papa beaucoup plus riches qu’à l’arrivée, en connaissances de ce merveilleux jazz du XXème siècle et en formidables
sensations musicales.
Gérard de BOISSIEU
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02/02/2010 - LES PRIX DU HOT CLUB DE FRANCE 2009:
En janvier 2010, un comité de spécialistes
a décerné les Prix du Hot Club de France 2009, sélectionnés sur l'ensemble des œuvres chroniquées dans le
Bulletin du HCF (organe musical du Hot Club de France)
pendant l'année 2009.
- GRAND PRIX 2009 :
LAURENT MIGNARD DUKE ORCHESTRA , DUKE ELLINGTON IS ALIVE
CD édité par Amoc, label Juste une Trace , sous référence AMOC 305369175646.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°584 Page 17.
- PRIX RÉÉDITION 2009 :
LIONEL HAMPTON BIG BAND, EUROPEAN CONCERTS 1953-1954 .
Double CD édité par Frémeaux et Associés sous référence FA 5240 .
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°581 Page 16.
- PRIX HOMMAGE 2009 :
PARIS SWING ORCHESTRA - ANDRE VILLEGER, SWINGIN' SIDNEY BECHET
CD édité par Black and Blue ,
sous référence 706.2.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°584 Page 18.
- PRIX BLUES 2009 :
ZORA YOUNG with Bobby Dirninger , THE FRENCH CONNECTION,
CD édité par Delmark sous référence DE 802 .
(distribution française Mosaïc Music sous référence 394 472 .
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N° 586 Page 18.
- PRIX GOSPEL 2009 :
GENERATION SINGLETON, I'M GOING UP YUNDER
CD édité par Ebony sous référence EGCD 2014.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°581 Page 15.
- PRIX VIDEO DE JAZZ 2009 :
SHIRLEY CAESAR, AFTER 40 YEARS...STILL SWEAPING THROUGH THE CITY
DVD édité par Shu Bel Records et distribué par Light Records sous référence 6930.
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°579 Page 22.
- PRIX LIVRE DE JAZZ 2009 :
FRANKIE MANNING ET CYNTHIA R. MILLMAN, FRANKIE MANNING - L'AMBASSADEUR DU LINDY HOP
Traduction française Christian Rolland, éditée par Ch. Rolland Editions (ISBN 978-2-9526753-5-2)
Chroniqué dans le Bulletin du HCF N°583 Page 24.
Nous vous recommandons de vous procurer ces documents primés par le Hot Club de France , pour les écouter, les visionner et les lire.
Dominique BRIGAUD - Coordinateur du Comité d'attribution des Prix du Hot Club de France.
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02/01/2010 - LA LOCOMOTORA NEGRA A LIMOGES (samedi 23 Janvier 2010) :Un grand merci à Jean-Marie Masse et au Hot Club de Limoges qu’il préside de nous
avoir
permis de (re)voir le big band
La Locomotora Negra – orchestre catalan de Barcelonne - à Limoges. C’était là une occasion unique de retrouver
cet excellent orchestre, qui ne se produit malheureusement quasiment jamais en France et qui avait fait tout spécialement le déplacement afin
d’honorer le Hot Club de Limoges.
Ce big band de dix-sept musiciens n’est pas un nouveau venu sur la scène musicale puisqu’il se produit depuis plus de trente-cinq ans avec
toujours le même succès. Il est composé de musiciens amateurs, pour la plupart d’entre eux. Depuis l’origine ce sont des musiciens des familles
Gili, Trepat et Gonzalez qui en constituent l’ossature et qui représentent presque la moitié de l’orchestre. Ricard Gili en est le leader
charismatique : Trompettiste de talent, dans la veine de Louis Armstrong, il mène ses musiciens avec autant de passion que de fougue juvénile.
Il faut citer quelques temps forts de ce concert :
- Deux de leurs compositions : un hommage appuyé à Duke Ellington avec un Hi! Duke fort bien arrangé ainsi qu’un fumant Three bones shuffle
entièrement dévolu à la section de trombones.
- Jungle blues (?) chanté et mimé de façon cocasse par un trio vocal amené par Ricard Gili.
- Une version orchestrale de Shipyard social function, tirée du répertoire de Lucky Millinder, parfaitement swinguée par l’ensemble des
sections mélodiques.
- Frankie and Johnny, pris sur un tempo de boogie woogie, avec pour soliste le guitariste Albert Romani interprétant le thème à la manière de
Tiny Grimes.
- After hours, un succès incontournable de l’orchestre Erskine Hawkins, fit la part belle au pianiste Tofol Trepat, très inspiré sur ce blues et
bien soutenu par des riffs orchestraux sur la coda.
Un orchestre au swing généreux avec des sections mélodiques de haut niveau et un plaisir de jouer manifeste. Le public ravi leur a réservé un accueil
enthousiaste et parfaitement mérité. Ce fut une soirée mémorable !
Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club et Vice-Président du Hot Club de France.
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01/02/2010 - I’M LAZY, THAT’S ALL ! : « Le blues, le jazz, le swing...Bon sang, mais c’est bien sûr !»
•Je ne goûte guère les tempos très rapides, car la mise en place lazy ne peut pas s’y épanouir. Il en va de même avec
les tempos très lents.
• Jouer lazy , c’est jouer détendu.
• Un blues qui n’est pas lazy est un blues sans saveur.
• Jouer lazy, c’est jouer en retard sur le temps.
• Lisez les interviews de musiciens et vous constaterez que les locutions : Jouer en retard sur le temps,
jouer en avance sur le temps, se retrouvent souvent dans leurs propos.
• Et le swing, dans tout ça ! Le swing peut-il être présent quand le jeu est en retard sur le temps ? Oui ! …et aussi présent quand le jeu est en avance
sur le temps ? Non ! : I’m lazy, that’s all !
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
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29/01/2010 - CHU BERRY - PRECISION : Dans le Bulletin du H.C.F. N° 585 d’octobre / novembre 2009, page 31, figure une précision concernant des photos de
Chu Berry publiées dans le N° 584 . Il y est écrit notamment : « Ces photos ont été prises à Pittsburg par Charles Teenie Harris, photographe
au Pittsburg Courrier entre le 20 et le 26 février 1941, seules dates – à ma connaissance – où l’orchestre Calloway est venu à Pittsburg durant
la période Chu Berry ».
Cette précision m’est attribuée indument. Elle m’a été communiquée par l’un de mes correspondants, Jean-François Pitet, probablement l’un des
meilleurs spécialistes français, sinon le meilleur, de Cab Calloway, comme en témoigne son blog
THE HI DE HO BLOG.
Jean ROUSSEAU - Membre du HCF Paris
Note du Site : Jean Rousseau est l’auteur d’un site consacré aux
Lieux de Jazz à Paris de 1900 à 1969. Ce site est référencé, depuis plusieurs
années, sur la page Liens (catégorie Histoire)de ce site du Hot Club de France.
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28/01/2010 - COLLECTION DU DOCTEUR CLAVIÉ : La Maison du Duke vient de faire l'acquisition de la collection du Docteur Clavié . Cette collection
est composée de
300 bandes magnétiques représentant 650 heures de concerts de Duke Ellington (de 1945 à 1970).
Nos experts ont entrepris de trier, identifier, référencer, avant de procéder à leur numérisation. A suivre !
Laurent MIGNARD – La Maison du Duke
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19/01/2010 - NOUVEAUX LIVRES JAZZ : Trois nouveaux ouvrages viennent d'etre placés sur la
Page Livres de ce site. Ces nouveaux ouvrages sont indiqués
sur la page Forum-Documents.
La Page Livres de ce site internet présente une sélection de près de
300 ouvrages, traitant du Jazz authentique, du blues et du gospel, recommandés
par le Hot Club de France. Ces ouvrages sont classés selon 12 rubriques thémathiques et par ordre alphabétique d’artistes . Pour la plupart d’entre
eux, une information technique sur l’ouvrage (éditeur, langue, format , ISBN …) et une courte analyse peuvent être consultés en cliquant sur le
visuel de couverture présenté.
Un Index des ouvrages figurant sur la Page Livres, complète
cette information.
LE SITE
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16/01/2010 - DÉCÈS D'ED THIGPEN : Le batteur de jazz américain Ed Thigpen, accompagnateur d'Oscar Peterson et d'Ella Fitzgerald, est décédé mercredi 13 janvier 2010 à l'âge de 79 ans,
a indiqué sa famille vendredi 15 sur son site internet.
Réputé pour son jeu de balais et pour ses méthodes d'enseignement, Ed Thigpen était admiré dans le monde du jazz pour ses talents de musicien
et d'enseignant.
(cliquez sur la photo d'Ed Thigpen pour l'agrandir)
Né en 1930, lui-même fils de batteur, Ed Thigpen a débuté dans les années 50. Il a fait partie du trio d'Oscar Peterson entre 1959 et 1965,
avant d'accompagner Ella Fitzgerald en 1966, puis de 1968 à 1972.Il a également joué avec Johnny Mathis, Pat Boone, Andy Williams, Peggy Lee! ,
Oliver Nelson et Gerald Wilson. En 1972, il s'était installé à Copenhague où il travaillait en free lance et enseignait.
Ed Thigpen est l'auteur de plusieurs manuels d'enseignement de la batterie et le compositeur de la suite Denise.
Jean-Marc BERLIÈRE
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12/01/2010 - BUREAU DU BORDEAUX HOT CLUB : A l’issu de l’Assemblée Générale du Bordeaux Hot Club, le Bureau sortant qui se représentait a été réélu .
Sa composition est donc la suivante :
Christian SABOURET : Président - Chargé des relations avec les musiciens.
Michel LALANNE : Vice-Président - Chargé de la programmation et de l’édition de
Jazz en Poche.
Alain de LOSTALOT : Trésorier
Yvette CHAMBERLIN : Secrétaire
Francis SEPEAU : Responsable logistique
Alain CREN: Conseiller à la programmation
Le
Bordeaux Hot Club, fondé en 1934, est une association d’amateurs de Jazz authentique, affiliée au
Hot Club de France .
Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club et Vice-Président du Hot Club de France.
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11/01/2010 - TOUT TOMMY LADNIER EN MP3 : Conjointement à l’édition
de Traveling Blues - The Life and Music of Tommy Ladnier - les auteurs
(Dan Vernhettes
et Bo Lindstöm) ont réalisé un CD audio qui contient les 191 enregistrements auxquels Tommy Ladnier a participé.
Vendu séparément de l’ouvrage, ce CD en est un complément qui apporte une illustration sonore de ses analyses et commentaires , mais il peut être
acquis individuellement.
Produit au format MP3, ce CD audio peut être écouté à partir de la quasi-totalité des ordinateurs, chargé sur les lecteurs type I-Pod, sur beaucoup
d'autoradios récents avec lecteur de CD intégré et sur certains lecteurs de DVD.
Il est possible de convertir les fichiers des plages format MP3 en format WAVE , grâce à l'utilisation d'un logiciel de conversion tel que le propose
, par exemple, la suite de logiciels Nero et les logiciels gratuits comme Audacity ou Free Sound Recorder
téléchargeables. Ces plages format WAVE,
gravées sur de nouveaux CD, peuvent alors être écoutées sur tout lecteur de CD.
Il y aussi la possibilité d’acheter un Discman compatible MP3.
Jean MERCIER – Membre du HCF Paris.
Note du site: Le 12 janvier 2009,Traveling Blues - The Life and Music of Tommy Ladnier a obtenu une Mention Spéciale au Palmarès 2009
de l'Académie du Jazz .
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10/01/2010 - BOOGIE MATT WEAVIL : Né Matthieu Fromont, Boogie Matt Weavil* - guitariste, harmoniciste, chanteur - révère depuis son enfance
les grands du blues (de John Lee Hooker à Elmore James en passant par des musiciens plus « primitifs » comme Bukka White). Cela
s’entend et il l'explique :
« La plupart des artistes de Blues authentiques, à quelques exceptions près, se sont maintenant éteints, ainsi va la vie. La qualité des nombreux
enregistrements, qu’ils nous ont laissés, atteste de leur culture et de leur savoir-faire. La jeune génération américaine actuelle dédaigne cette
culture et s’est éprise d’autres formes musicales, mais elle a sans doute oublié que la plupart ont pour racine commune le Blues. Je ne suis pas
américain, je ne suis pas noir et l’anglais n’est pas ma langue maternelle, pourtant j’ai grandi et évolué avec le Blues et j’y suis toujours
resté fidèle ; paradoxalement il me nourrit et m’abreuve autant qu’il m’asphyxie parfois. Je suis un musicien autodidacte et instinctif, mes
lacunes techniques sont nombreuses. Peu m’importe, le Blues a continuellement guidé mes doigts et ma voix, et le temps fait le reste. Et même
si je le souhaite parfois, je n’arrive pas à jouer autre chose... Quand je suis sur scène, je prêche le Blues avec toute ma passion et ma
verve, je vis alors dans l’instant présent, et cela me permet un moment d’oublier qu’à la fin du film, le héros meurt. Car c’est bien là
selon moi la raison d’être de la musique, un moment éphémère que je partage avec les autres musiciens et, autant que possible, avec notre
auditoire.»
Boogie Matt Weavil sera le 31 janvier 2010 à Paucourt, dans le cadre du concert Blues beyond the roots
(voir Forum-Dates).
Jean-Marc BERLIERE - Président du Hot Club du Gâtinais.
* En 1927, Charley Patton enregistra Mississippi Bo Weavil Blues, premier titre enregistré évoquant le Bo Weavil ou Boll Weevil : un charançon
dévastateur qui se nourrit du coton que cultivaient les métayers sur les terres du Mississippi au début du XXème siècle. Insecte prolifique et
résistant, le Boll Weevil est aussi, pour le peuple du blues, un symbole de pugnacité, de résistance à l’oppression et à la ségrégation.
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08/01/2010 - PADDY SHERLOCK QUARTET AU PETIT JOURNAL SAINT MICHEL (mercredi 6 janvier 2010): Trop tard sans doute, j'avais envoyé un mail aux membres du
HCF-Paris pour les encourager à venir écouter Paddy. Non parce que c'est un de mes amis et qu'il joue souvent dans les Fidgety Feet, mais parce que
c'est un excellent jazzman - entertainer et que la formule qu'il présentait, ce mercredi au Petit Journal Saint Michel, était originale et
attrayante.
Malheureusement il y eut très peu de monde ce soir là au Petit Journal Saint Michel où nous avons passé, avec quelques amis, une soirée épatante.
Si, malgré cette faible assistance, Coco reprogrammait à nouveau le Paddy Sherlock Quartet, un conseil : venez l'écouter.
Quelques mots sur ce concert :
- Paddy a été égal à lui-même, encore plus jazz que dans les disques que, peut-être, vous connaissez de lui. Son entrain , son jeu de trombone très
swing, son chant malicieux enthousiasmerent l'assistance.
- Jérôme Etcheberry, quel magnifique trompettiste! Il a tout : les idées, la technique, le feeling, la gentillesse. Je considère qu'aujourd'hui ,
il faut voir en lui l'un des meilleurs en France, et même au-delà .
- Chris Cody, stupéfiant! Voilà un pianiste à découvrir. Je ne le connaissais pas ,mais Paddy m'en avait dit grand bien .Il se trompait car il aurait
dû m'en dire un très grand bien. Chris, Australien vivant en France depuis plusieurs années, a parfaitement assimilé le piano-jazz inspiré des grands
maitres que sont Earl Hines, Wynton Kelly, Ray Bryant. Excellent soliste, il sait aussi écouter ses collègues musiciens et leur apporter le soutien
le plus solide qui soit. Comment se fait il qu'il ne soit pas plus connu ? A suivre…
- Marten Ingle, contrebassiste américain vivant en France depuis plusieurs années, habitué à jouer avec une chanteuse et plus branché
musique pop que jazz. Mais, grâce à un grand métier, il fait parfaitement un boulot efficace dans une formation swing.
Le répertoire fut Classique ( Blue Sky , Night and Day , Blue Monk ) et compositions originales dont un second line que ne renieraient pas les
meilleurs Neo-Orléanais.
Bref, une intéressante formule, de solides jazzmen, une soirée de haut niveau. C'est pourquoi je demande à la direction du prestigieux
Petit Journal Saint Michel de renouveler l'expérience, et aux amateurs de jazz authentique de Paris de venir se régaler... en écoutantt le Paddy
Sherlock Quartet.
Jean-Marie HUREL - Musicien et Leader - Membre du HCF Paris
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25/12/2009 - LE BLUESMAN EDDIE C.CAMPBELL (Ivry-sur-Seine - 18 décembre 2009): Un petit cadeau de Noël avant l'heure, grâce
à l'association Jazz-Ivry qui présentait,vendredi 18 décembre, le guitariste et chanteur de blues
Eddie C.Campbell . Dès ses premières mesures, celui-ci conquit un public venu en nombre. Pas de doute, nous avions là du pur blues !
Né dans le Mississippi voici 70 ans, ce musicien s'installa très jeune à Chicago et , dès l’âge de 12 ans, eut l'occasion de monter sur scène avec
Muddy Waters. Rappelons que, par la suite, il fut l’ accompagnateur de Luther Alison, Magic Sam, Lowell Fulson, Percy Mayfield...
Dans les années 60, il devint directeur musical et accompagnateur de Jimmy Reed. Dans les années 70, il accompagna Koko Taylor avant
de rejoindre le Chicago All Stars de Willie Dixon. Il a enregistré de nombreux albums sous son nom, le tout dernier pour Delmark
:Tear this World up * .
(cliquez sur la photo d'Eddie C.Campbell à Jazz-Ivry - © Hot Club de France - pour l'agrandir)
Son jeu de guitare, inspiré des Grands du blues, cités ci-dessus, ainsi que d’Elmore James, est assez contrasté mais sans éclats violents ;
tandis que sa voix, grave et chaleureuse, n'offre qu'assez peu de relief. En fait, si Eddie C.Campbell est parfaitement représentatif du blues authentique,
il n'est toutefois pas un musicien du niveau de ces Grands du blues.
Cela n'empêcha pas de passer de bons moments à l'écouter, d'autant que ses accompagnateurs remplissaient fort convenablement leur rôle,
n'apparaissant que très rarement en solo. Il s'agissait de trois Français : Jean-Pierre Duarte (gu), Ludovic Binet (claviers),
Jean-Marc Despeignes (gu basse) et d'un anglais Marty Vickers (dr). Ce dernier marquait constamment le contretemps sur sa caisse claire et, comme
une même figure mélodique était souvent reprise tout au long d'un morceau, il s'en dégageait un climat envoûtant, presque hypnotique dans nombre
d'exécutions.
François ABON - Vice Président du HCF Paris
Note du site : *Tear this World up (Delmark DE 799) est en cours d’analyse, il sera chroniqué dans un prochain numéro du
Bulletin du HCF
(organe musical du Hot Club de France).
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20/12/2009 - CD CLASSICS - OFFRE EXCEPTIONNELLE : Dans le
Bulletin du HCF N° 585 d’Octobre - Novembre 2009, une publicité de Body and Soul fait une
offre exceptionnelle portant sur plus de 50 références de CD Classics, à prix très réduit.
J'ai reçu hier les 27 CDs Classics objets de ma toute récente commande. C'est l'évidente confirmation de la confiance que l'on peut mettre dans
cette opération dont je suis très satisfait.
Michel MERCIER
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19/12/2009 - AXEL ZWINGENBERGER, PIANO, À LA SALLE CORTOT (Paris,14 décembre 2009):
Un grand et solide gaillard, à l'abondante chevelure, aux pommettes roses... et aux doigts d'acier - nous nous en apercevrons très vite -
s'assoit devant le Steinway . Et, nous voilà partis pour plus de deux heures de musique revigorante, axée principalement sur le blues.
Tempos très allants, souvent vifs, le clavier ronfle sous une telle poigne mais sans lourdeur. Les boogie-woogies déchaînés emplissent la Salle
Cortot avec une maestria peu commune, une imagination renouvelée et un swing indéniable. Grande variété des thèmes choisis : un Sheik of Araby
aux basses solides, un Saint Louis Blues paisible et «low down» , traités avec un «feeling» constant.
(cliquez sur la photo d' Axel Zwingenberger à Cortot - © Jean Mercier - pour l'agrandir)
Un pianiste qui domine son instrument et ne fait pas regretter l'absence d'un batteur, cela n'est déjà pas si fréquent, et lorsque s'y ajoutent
dynamisme et inspiration …
Le seul petit regret, pour ma part et c'est une question de goût, le trop petit nombre d'interprétations en tempo lent ; certains blues avaient
un climat et une saveur particulière qui en appelaient d'autres.
En conclusion, un récital roboratif et riche par un musicien de talent.
Daniel JANISSIER – Membre du Hot Club de France
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15/12/2009 - ELLA FITZGERALD : Au titre du Bulletin du HCF, nous venons de recevoir un luxueux coffret de 4 CD d’Ella Fitzgerald intitulé :
Twelve nights in Hollywood - (Verve B0012920-02 - Distribution Universal).
Enregistré en public au club Crescendo d'Hollywood en 1961 et 1962 , le contenu de ce recueil est , dans sa quasi-totalité, composé d’inédits.
Ella s'y montre dans une très grande forme et presque constamment au sommet de son art. Elle est fort bien accompagnée par un trio ou un quartet et
l'enregistrement stéréo est de qualité : il n’y a pratiquement aucun déchet !
Nous avons confié ce coffret à l’un des chroniqueurs attitrés du
Bulletin du HCF. Sa chronique paraîtra dans
l’un des prochains numéros, début 2010.
Dominique BRIGAUD – Membre du Comité de Rédaction du Bulletin du HCF
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14/12/2009 – LOUIS ARMSTRONG ET DANY KAYE : En 1959 Melville Shavelson réalise, en vistavision couleurs, le film The Five Pennies
(Millionnaire de cinq sous) , la biographie du trompettiste Red Nichols joué par Dany Kaye.
On trouve maintenant sur le net un grand moment de ce film : Oh When the Saints …(3’04) interprèté en duo par
Louis Armstrong et Dany Kaye. Ne manquez pas de le regarder !
Daniel SIREJOLS.
Note du site : Ce film a été édité en DVD en 2007 (DVD Paramount CC 05823).Louis Armstrong et son All Star de l'époque y jouent dans
plusieurs séquences.
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11/12/2009 - GRANDE PARADE DU JAZZ DE NICE EN 1977 ET 1978. Jean-Marie Hurel - membre du HCF Paris - a présenté ses vidéos de la Grande Parade du Jazz
de Nice, au Cercle d’Etudes du HCF-Paris (réunion privée), samedi 5 décembre 2009. Deuxième séance ...le rêve continue.
Adolescent, au détour d’un microsillon de Count Basie, je tombe nez à nez avec Helen Humes que je ne connaissais pas.(cf. Blues With Helen de
Count Basie 1938) Ce fut un coup de foudre: cette voix haut perchée était alors, pour moi, la quintessence de la féminité.
En 1978, une bonne dizaine d’années plus tard, je suis à Nice pour la Grande Parade du Jazz où se produisent Helen Humes et Carrie Smith.
Aujourd’hui, en 2009, si j’ai gardé le souvenir du disque de Basie, je n’ai aucun souvenir des prestations d’Helen Humes à Nice, en revanche j’ai
plein de souvenirs de l’excellence de Carrie Smith. En fait,si ma mémoire est défaillante , à l’époque j’avais pris des notes dans un carnet
où je lis : J’ai accompagné Madeleine Gautier jusqu’au podium où chantait Helen Humes, qu’elle désirait vivement écouter (ça se lisait sur son
visage)… Elle a chanté un blues à vous couper le souffle, avec break sur les 4 premières mesures et réponses de ténor (Guy Laffite) plus solo
d’Edddie Davis… Inoubliable !
Claude Gousset a aussi pris un fort bon solo. D’ailleurs tout le monde était formidable. Quel moment ! Mais c’est Helen qui galvanisait tout ça.
Heureusement que Jean-Marie Hurel a sélectionné ces deux chanteuses pour me rappeler l’Inoubliable .
Malgré la présence des deux chanteuses, cette deuxième séance, proposée par Jean-Marie, m’a semblé plus dense et moins glamour que la première.
Trois saxos ténors ont illustré cette densité :
- Arnett Cobb dans The Nearness of You commence de manière quasi câline pour terminer avec une véhémence paroxysmique. Que s’est-il passé dans sa
tête entre le début et la fin de ce morceau ?
- Illinois Jacquet, beaucoup plus fluide, beaucoup plus serein, a montré son incroyable maîtrise de la musique et de ses sentiments, notamment
par un chorus sans aucun accompagnement.
- Troisième ténor, Guy Laffitte, sur Stardust a montré qu’il n’avait rien à envier à ces deux américains.
Pour détendre l’atmosphère, il y avait Clark Terry et son bugle qu’il peut jouer en le tenant à l’envers : les pistons en bas ! Façon de rappeler que
le jazz est aussi divertissement (entertainment). Pour cette deuxième séance, c’est lui qui a sabré le champagne et peu importe que ses quintes
soient diminuées ou justes, car elles swinguent, gage de jazzitude.
Autre bijou, et même rivière de diamants, de cet après midi : le quartet de Jonah Jones avec André Persiany, Milt Hinton et JC Heard.
Il y avait aussi deux géants toujours en activité, bien que vétérans : Ray Bryant (p) et Hank Jones (p) ; ce dernier accompagnait Carrie Smith avec un
sourire qui en disait long sur son plaisir, mais était-ce la chanteuse ou les paroles du blues qui le mettait en joie ?
Enfin, d’autres musiciens ont tous swingué au plus haut niveau :
Gerry Wiggins (p), Pee Wee Hervin (tp), Joe Newman (tp et chanteur à la Armstrong), Bob Wilber (saxos et cl) lui aussi vétéran qui joue toujours
magnifiquement ( je l’ai entendu tout récemment à Montargis lors d’un concert organisépar le Hot Club du Gatinais) .
Allez Jean-Marie, on attend la séance N°3 ! Pour que le rêve continue ...Il était une fois le jazz.
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
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10/12/2009 - TRIO PHILIPPE MARTEL : Vendredi 4 décembre, au
Jazz Cartoon, il y avait Georges Billecard avec le trio de Philippe Martel: c'était mieux
que très bon !
Philippe Martel est un pianiste tout terrain , centré peut-être sur le meilleur côté d'Oscat Peterson qu'il a personnellement connu à Toronto.
Son fils Valentin est un batteur très swinguant et lisible, tant aux balais qu'aux baguettes et André Wentzo, un bassiste jouant très
juste avec aussi une belle technique à l'archet et de la pêche à revendre. Ajoutez que les trois compères naviguent dans une bonne humeur
communicative.
Je ne parlerai pas de Georges Billecard, que j'admire depuis mes 15 ans et qui matchait parfaitement avec le trio. Ils ont notamment rendu hommage
à Duke : j'ai, entre autres, bien apprécié le I got it Bad…
Jimmy DOMANGE – Musicien , Membre du HCF Paris.
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01/12/2009 - GENERATION SINGLETON : Vendredi 27 novembre 2009, le Hot Club de Limoges et son partenaire le CCM Jean Gagnant accueillaient
Generation Singleton.
Ce groupe de gospel est digne de tous ceux que notre ami Willy Leiser nous a fait découvrir depuis 40 ans. C’est en effet en 1969 que nous faisions
venir pour la première fois un de ses groupes de gospel : les merveilleuses Stars of Faith dont la fondatrice, Frances Steadman,
vient de s’éteindre.
Generation Singleton a pour lui la vitalité de la jeunesse, le swing, une grande présence scénique, une parfaite entente entre ses membres
dont plusieurs sont de très bons solistes, au milieu desquels, une perle rare : Camilla Singleton.
Je ne saurais trop vous recommander d’aller voir et écouter ce groupe s’il passe près de chez vous . Et même si c’est assez loin!
Claude Alain CHRISTOPHE - Vice-Président du Hot Club de Limoges.
Note du Site : Au cours du mois de Décembre 2009, Generation Singleton se produira en France: Lundi 7 et Mardi 8 à Paris (75) - Jazz Club
Etoile du Méridien, Mercredi 9 à l'église St Pierre de Trelaz (49), Jeudi 10 à l'abbaye de l'Epau Le Mans (72),
Mardi 15 au Théatre (scène nationale) de Bayonne (64), Mercredi 16 à la Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse (31) et ... à Monaco ,
Jeudi 17 au Théatre Princesse Grace.
Ces dates, comme celles de bien d'autres concerts, figurent, sur ce site, dans les sélections du Hot Club de France sur les pages
Concerts Paris /Ile de France
et Concerts dans les régions françaises.
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29/11/2009 CHICAGO BLUES : Rappel des leçons précédentes !
1. Le Blues est une des racines du jazz, comme le gospel, mais avec des paroles disons ... plus terrestres.
2. Pour des raisons à la fois économiques, géographiques et législatives, beaucoup de noirs ont fui le sud ségrégationniste des Etats-Unis
pour Chicago, cette grande métropole du nord, où ils pensaient trouver travail et absence de ségrégation . Les musiciens ont suivi le même chemin
et les plus grands bluesmen s’y retrouvent dès les années 1930/1940 (Big Bill Broonzy, John Lee Hooker, Muddy Waters, Memphis Slim ... ).
3. Le Chicago Blues résulte de ces différents apports stylistiques, autant que des conditions qu’y ont trouvées ces émigrés de l’intérieur.
Il va s’épanouir dans les années 1950/1960 qui resteront une période d’une incroyable richesse pour tous les amateurs de blues ; à commencer par de
jeunes blancs de la middle-class (notamment des Anglais) qui feront tous le pèlerinage vers cette Mecque du Blues qu’était devenue Chicago (Eric
Clapton, Johnny Winter, John Mayal et un certain Robert Zimmerman ... plus connu sous le nom de Bob Dylan).
Le guitariste et chanteur Eddie C. Campbell est un authentique représentant de cette tradition : il a grandi dans ce milieu et y a peu à peu conquis
ses lettres de noblesse et sa place au côté des Otis Rush, Magic Sam, Luther Allison ou Jimmy Dawkins.
(cliquez sur la photo d'Eddie C.Campbell pour l'agrandir)
C’est donc Le Blues, son histoire et son évolution que nous pourrons entendre Dimanche 6 décembre 2009 à 17h au Tivoli de Montargis (F.45 ).
Une musique qu’il sera particulièrement intéressant de comparer avec celle, pure et dure, sans aucune concession à une mode quelconque,
qui sera jouée, à la Salle des Fêtes de Paucourt (F.45), fin janvier 2010 par de jeunes Français fous de cette musique, nourris et abreuvés aux meilleures
sources.
Jean-Marc BERLIERE - Président du Hot Club du Gâtinais.
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27/11/2009 - JAZZ DANS REVEILLE WITH BEVERLY : En 1943, Charles Barton tournait, pour Columbia, le film Reveille with Beverly dont deux
séquences peuvent intéresser les amateurs de Jazz, par une musique ultra swingante et de très bonnes images (format mp4).
- La premiere séquence présente l’orchestre de Count Basie jouant :
One O’clock Jump
- La seconde séquence présente le Big Band de Duke Ellington jouant
Take The A train .
Cet orchestre comprend notamment Alvin Raglin Junior (b) , Ben Webster (ts) et Betty Roché (voc) .
Ralph BALLMER
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24/09/2009 - COUPS DE CŒUR DE MARC LAFERRIERE : Le N° 585 du
Bulletin du HCF (Octobre - Novembre 2009) vient de paraître avec, au sommaire, le second
volet d'une nouvelle rubrique régulière : Les rencontres Coups de Cœur de Marc Laferrière.
Ce grand clarinettiste et saxo-soprano, unanimement apprécié et respecté, se propose de livrer chaque mois ses impressions sur ce qui lui est cher :
le Jazz vivant et son public ; mais il prévient qu’il ne parlera pas ... de ce qui lui aura déplu.
Après s'être intéréssé au quartet Aurélie Tropez (cl),Jacque Schneck (p), Nicolas Montier (gu !), Jérome Etcheberry (tp) dans le Bulletin du HCF de
Septembre 2009, il rend hommage à la démarche de l'éditeur Olivier Brard (Jazzophile) dans ce numéro 585 d'Octobre Novembre 2009. A Suivre ...
François DESBROSSES – Directeur du Bulletin du HCF.
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20/11/2009 - QUAND LE CLAVECIN RENCONTRE LE BOOGIE WOOGIE : Dans un message publié sur
Forum - Date(19/11), Jean-Paul Amouroux - pianiste de
Boogie Woogie et
directeur artistique du festival de Boogie Woogie de Laroquebrou - nous incite à aller écouter, samedi 21 novembre 2009, du Boogie Woogie interprété,
au clavecin, par Sonia Donabédian à Sainte-Croix des Arméniens Catholiques .
Il me paraît opportun de rappeler que Jean-Paul Amouroux est orfèvre en la matière :
- En 1981 il enregistra, lui au piano, en duo avec Memphis Slim au clavecin : Low Down Harpsichord .Ce morceau fut publié en CD par Jazztrade dans
un album intitulé : Boogie Woogie for 2 pianos (SLCD 1501).
- En 1994, Jean-Paul Amouroux enregistra, avec main droite au clavecin et main gauche au piano : Boogie for Piano and Harpsichord. Ce morceau fut
publié dans l'album CD intitulé : Boogie Woogie piano solo, par Marcal (JA 940 902). On aurait pu craindre que le son du clavecin paraisse grêle
et dépourvu de force expressive à côté du piano, il n’en est rien. Jean-Paul Amouroux tire de ce clavecin des effets d’une drôlerie irresistible
à la Tex Avery…(Bulletin du HCF N°441 de 11/95).
- La même année (1994), Jean-Paul Amouroux enregistra plusieurs morceaux de Boogie Woogie au clavecin solo. Ces morceaux n'ont jamais été publiés
et c'est bien dommage ! Quel éditeur saura saisir l'opportunité de le faire ? Je pense que, comme moi-même, de nombreux amateurs seraient
intéressés de pouvoir les écouter.
Pierre ROBIN - – Membre du Hot Club de France.
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15/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA (Salle Pleyel ,à Paris, le 11 novembre 2009):
Je suis tout à fait d’accord avec les opinions émises par Daniel Janissier et par Pierre Ingrin.
Pour moi, ce fut une soirée trompeuse.
Alain HAUTRIVE – Membre du Hot Club de France
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17/11/2009 - A GAN, JACQUES MORGANTINI FAIT PARTAGER SA PASSION DU JAZZ : Le stage auquel j'ai participé, les 7 et 8 novembre à Gan (près de Pau),
a parfaitement
correspondu à mes attentes. Jacques Morgantini est en effet un grand connaisseur, doué d'un véritable talent pédagogique, mais c'est avant tout un
passionné.
Avec lui, tout amateur de jazz "swing", quel que soit son degré de connaissance, peut être assuré de vivre des heures vraiment extraordinaires,
partagées entre disques et films. Une bonne moitié d’entre eux provient d'enregistrements privés inédits, réalisés par
Jacques Morgantini en France comme aux Etats-Unis.
L'ambiance, toute de cordialité naturelle, n'était pas non plus pour rien dans le succès de la session ... de même que la découverte de la cuisine du
terroir.
Le matériel Hi-Fi utilisé étant aussi Cinq étoiles, j'encourage très vivement tous les amateurs à profiter,eux aussi, de tels moments
d'exception !
François ABON - Vice-Président du HCF-Paris.
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16/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA : Un certain nombre de membres du HCF Paris ont assisté, Salle Pleyel de
Paris, au concert du 11 novembre 2009, qui présentait d'une part le Preservation Hall Jazz Band de la New-Orleans, et d'autre part le groupe gospel
des Blind Boys Of Alabama.
- En première partie de la soirée, Le Preservation interpréta des standards de N.O., avec Mark Braud (tp), Charlie Gabriel (cl), Ben Jaffe (tuba),
Rickie Monie (p), Clint Maedgen (saxes) Walter Payton (b) et le remarquable Shannon Powell (dr). La salle était comble, l'ambiance chaleureuse et
les solistes (également chanteurs) inspirés et décontractés. Ils témoignaient d'un profond feeling dans les thèmes lents, et d'un swing débordant
de fougue dans les thèmes rapides, remarquablement soutenus par une rythmique d'autant plus efficace qu'elle comprenait à la fois basse et tuba,
sans afficher la moindre lourdeur.
- En seconde partie, se présentèrent les quatre vocalistes, tout de blanc vêtus, des Blind Boys (leader Jimmy Carter).La section rythmique était
constituée d'une batterie, d'une guitare, d'une basse et d'un orgue Hamond ou piano tenu par le talentueux Rickie Monie de la formation précédente.
Conformément à l'usage qui prévaut souvent dans les cérémonies religieuses noires américaines, les chants gospel - parfois inspirés d'un répertoire
profane - furent d'abord développés de façon recueillie sur des tempos lents ou moyens, avec intervention successive de chaque vocaliste.
Puis, petit à petit, la tension monta, la véhémence devint de plus en plus prenante, les tempos plus rapides, allant jusqu'à provoquer dans
l'assistance une sorte de transe jubilatoire stimulée par des riffs vocaux à la fois répétitifs et excitants... Bien sûr, les musiciens du
Preservation Hall se joignirent à ceux des Blind Boys, contribuant à survolter encore davantage un public très participatif.
Il est évidemment très rare de profiter à Paris d'un tel spectacle se déroulant devant deux mille personnes enthousiastes – dont beaucoup de jeunes -
chantant, claquant des mains, invités à danser sur la scène tandis que des musiciens défilent dans la salle... Devant une telle joie collective,
il est hors de question de bouder son plaisir en recherchant vainement les petites dissonances susceptibles de surgir çà etlà.
Let's the good time roll, et peste soit des trouble-fêtes !
François BALZER - Membre du HCF Paris.
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15/11/2009 - RODOLPHE RAFFALLI : Je suis allé au bar-restaurant corse
La Fonda où se produit chaque mercredi, depuis peu, le guitariste Rodolphe Raffalli
en trio avec Ramon Galan (guitare d’accompagnement) et Sébastien Gastine ou Etienne Lemauf (b). L’endroit est très convivial et le public était
emporté par un swing irrésistible.
Beaucoup de disciples de notre Django Reinhardt se produisent dans les cafés-concerts parisiens. Certains d’entre eux en sont de réels
fils spirituels qui savent introduire le tempo swing du maître dans leur musique et non seulement une avalanche de notes virtuoses.
Ce sont ces musiciens, style manouche, qui semblent attirer des générations plus jeunes vers cette forme de jazz authentique.
Je retournerai à La Fonda mercredi 18 novembre avec des amis et j’espère y rencontrer d’autres amateurs et notamment des membres du HCF Paris.
Alain RICHARD – Membre du HCF Paris.
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15/11/2009 - TRAVELING BLUES : Sur le blog Jazzlives, vient d’etre publié sous la
signature de Michael Steinman, une premiere analyse important de notre livre Traveling Blues , The life and music of Tommy Ladnier .
Cet ouvrage de référence, conçu et réalisé - en anglais - par Bo Lindström et Dan Vernhettes, est publié par JAZZ'EDIT.
Dan VERNHETTES - Historien du Jazz.
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15/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA (Salle Pleyel ,à Paris, le 11 novembre 2009):
Je suis d’accord avec tout ce que Daniel Janissier à écrit ci-dessous (12/11/09) sur ce concert, sauf lorsqu’ il trouve que Shannon Powell manque
de finesse. Ce batteur a,
pour moi, toutes les qualités y compris la finesse; mais je dois aussi reconnaître que ce n’est pas à ce concert que l'on pouvait s’en rendre compte.
La raison en était une sonorisation calamiteuse !
- Pendant la première partie - Le Preservation Hall Jazz Band - la sono était trop faible. La clarinette et plus encore le saxo ténor avaient
du mal à arriver jusqu’à mes oreilles. Exception : la batterie qui était inexplicablement trop forte. Inutile de vous dire que dans ces conditions
il était totalement impossible d’apprécier à la fois la contrebasse à cordes et le tuba !
- Pendant la deuxième partie - The Blind Boys of Alabama - au contraire une sono tonitruante !
Ironiquement, quand pour un morceau les 2 formations se sont réunies, c’est le saxo ténor qui a bénéficié d’un micro trop avantageux.
Las, Daniel Janissier a bien raison d’écrire « Quelle déception ! », car avec Shannon Powell, musicien exubérant comme l’était Lionel Hampton à
la batterie, Charlie Gabriel (cl) et Mark Braud (tp), on ne pouvait guère rêver meilleure formation!
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
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13/11/2009 - WINTON MARSALIS - LEGION D'HONNEUR : Vendredi 6 novembre 2009, dans les locaux des services culturels de l’ambassade France à New-York,
le trompettiste américain Winton Marsalis (48ans) a été promu Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur par Pierre Vimont ,
ambassadeur de France.
Cette bien sympathique cérémonie eut lieu en présence ,
entre autres, de Georges Wein et d'Ellis Marsalis, père de Winton.
Jimmy DOMANGE – Musicien , Membre du HCF Paris.
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12/11/2009 - LE PRESERVATION HALL JAZZ BAND ET LES BLIND BOYS OF ALABAMA (Salle Pleyel ,à Paris, le 11 novembre 2009) : Quelle déception !
J'attendais beaucoup de l'orchestre annoncé, emmené par le sémillant Mark Braud, mais :
- le trombone de Freddy Lonzo avait cédé la place à un saxophoniste très quelconque : Clint Maedgen,
- le tuba de Ben Jaffe n'ajoutait rien de plus à la basse solide de Walter Payton,
- la batterie de Shannon Powell, énergique et d'un bon style - mais pas dans la finesse - était mise trop en avant par la sonorisation,
- la clarinette élégante de Charlie Gabriel se faisait rare ... au bénéfice de vocaux trop longs,
Bref, je garderai le souvenir des deux versions de Saint James Infirmary et d'une interprétation assez originale des Oignons entrelardée de breaks de batterie
. Sans oublier le jeu virtuose du trompettiste, toutefois sans le poids d'un Wendell Brunious.
La seconde partie, où l'orchestre est intervenu brièvement, nous a valu un déluge de décibels par un ensemble de chanteurs qui n'ont,
pour ainsi dire, jamais chanté ensemble ! De la soul au rock en passant par le doucereux type Platters, je ne crois pas que le
Spiritual ait été bien servi.
Mais,la salle était apparemment ravie ; on était, il est vrai, dans l'air du temps.
J'étais venu pour Charlie Gabriel... Las!
Daniel JANISSIER - Membre du Hot Club de France.
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09/11/2009 - BOBBY DONALDSON : Dans le cadre des réunions privées hebdomadaires du Bordeaux Hot Club, j’ai fait, samedi 17 octobre 2009 ,
une présentation portant sur Le batteur Bobby Donaldson .
Né à Boston en 1922, Bobby Donaldson, dont le jeu était fortement inspiré de celui de Jo Jones, disparu prématurément à l’âge de 49 ans, en 1971.
Il a, malgré tout, connu un succès plus qu’honorable durant sa carrière.
Il se produisit essentiellement à New York et, principalement, au Metropole Café dans les années cinquante, dirigeant un orchestre de renom :
The Seventh Avenue Stompers.
Il enregistra un grand nombre de disques, les meilleurs se trouvant sous le label Vanguard.
Pour illustrer cette présentation j'avais sélectionné les 14 morceaux suivants (titre, album, label) :
Flaky ,CD, Ruby Braff Hustlin' and Bustlin' , Black Lion BLCD 760908 - It's Been So Long , LP,
Buck Clayton band with Ruby Braff, Vanguard VSD 103 – Avalon, CD, Mel Powell It's been so long Vanguard VCD 79605-2 -
California Here I Come, CD, Mel Powell The best of Mel Powell Vanguard VCD 79602-2 - Fidgety Feet, LP, 7th Avenue Stompers
Savoy WL 70509 - Ferry Boat Romp, LP, 7th Avenue Stompers, Savoy WL 70509 - Don't Ever Love,
CD, Blues by Lonnie Johnson, Bluesville OBCCD 502-2 - The Continental, LP, Eddie Heywood at the piano, Mercury MG 20590 -
Roll'em Pete CD Mildred Anderson No more in life Bluesville OBCCD 579-2 - That Ole Devil Called Love,CD, Mildred Anderson
No more in life Bluesville OBCCD 579-2 - Be Bop Irishman , CD, Ray Bryant Groove house COL-5753 - Backroom
, CD, Ray Bryant Groove house COL-5753 - Too Marvellous For Words , CD, A night at Count Basie's Vanguard 662224 . Sing’Sing’Sing, CD ,
Benny Goodman Live At Basin Street,Yale University CIJ 60156Z.
Christian SABOURET - Président du Bordeaux Hot Club .
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04/11/2009 - TENORMADNESS (dimanche 25 octobre 2009 à Montargis): Ils sont trois saxos-ténors, Serge Raoherson, Guy Bonne et Drew Davis.
Je connais Serge Raoherson depuis…pfff, je préfère ne pas donner de date. A l’époque, il accompagnait, au piano, Jimmy Witherspoon,
Eddie Lockjaw Davis, Benny Carter et bien d’autres au bar de l’Hôtel Méridien de Paris Etoile, quand Moustache en était le directeur artistique.
Ça rajeunit !
Je connais peu Guy Bonne, mais j’ai pu récemment l’apprécier, à la clarinette, en accompagnateur du grand trompettiste, de la Nouvelle Orléans,
Wendell Brunious.
Enfin, je ne connaissais pas Drew Davis, jeune et excellent ténor gallois.
Ce dimanche, ils jouaient un jazz hyper-dansant, celui des années 1940-1950, celui de Louis Jordan, Arnett Cobb, Earl Bostic et… Plas Johnson .
Ce dernier ayant l’avantage d’être encore parmi nous (il est le ténor contemporain préféré de Serge Raoherson).
Ils sont accompagnés par des bluesmen avertis : Anthony Stelmaszack (gu), Julien Brunetaud (p), Thibaut Chopin (b) et Simon «Shuffle» Boyer (dr).
Je vous recommande vivement ce nouvel orchestre dirigé par Simon Boyer. Le programme et les arrangements sont très bien conçus de façon à éviter
une bataille où chacun essaierait de tirer la couverture à lui. Au contraire, les temps forts peuvent se trouver aussi bien dans tel ou tel solo,
que dans les échanges en 8/8,4/4,2/2 finissant en improvisation collective.
Mais nos trois ténors, qui ont l’intelligence de se mettre en valeur les uns les autres, doivent se garder sur leur droite de Julien Brunetaud et
sur leur gauche d’Anthony Stelmaszack. En effet, le pianiste et le guitariste sont à l’affut et savent fort bien mettre le public dans leur poche
dès qu’on leur laisse le champ libre!
Après cette première à Montargis, grâce au Hot Club du Gâtinais, TénorMadness jouera mardi 10 novembre 2009 à Paris, au Jazz Club Etoile du Méridien,
puis mercredi 17 février 2010, au Mont-Dore, pour la soirée de gala du Sancy Snow Jazz Festival.
Je vais mettre ma brosse à dents dans mon sac!
Pierre INGRIN - Membre du Hot Club de France.
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30/10/2009 - JOHNNY HODGES : Actuellement You Tube propose 8 minutes 27 secondes de video Haute-Qualité avec
JOHNNY HODGES (ts) en unique soliste, accompagné par Duke Ellington.
Exceptionnel !
Ralph BALLMER
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22/10/2009 - TRAVELING BLUES - TOMMY LADNIER : Le livre Traveling blues - The Life and Music of Tommy Ladnier, venait tout juste de paraître
la veille que déjà,
samedi 17 octobre 2009, Dan Vernhettes (co-auteur avec Bo Lindström) était l'invité du HCF Paris, dans le cadre d'un Cercle d'études exceptionnel
.
Dan Vernhettes - trompettiste, chef d'orchestre et historien du jazz - exposa tout d'abord la méthodologie utilisée pour les recherches, rappelant
que la base de l'ouvrage provenait des investigations du Suèdois Bo Lindström. Ce dernier s'est consacré pendant plusieurs dizaines d'années
à des recherches spécifiques portant sur le trompettiste Tommy Ladnier. Dan Vernhettes participa à tout le travail de recherche des informations
et des illustrations. Il apporta notamment sa connaissance approfondie de l'histoire des musiciens de jazz louisianais et son expertise de trompettiste
dans l'identification des solos de trompette. Le contenu de chaque chapitre fut discuté entre les deux protagonistes dans un dialogue qui
nécessita plus de 7000 courriels! L'apport d'Internet s'avéra essentiel pour le recoupement et le recentrage des informations.
. Parmi ses sources, Dan souligna qu' Hugues Panassié est l'un des plus fiables sur ce sujet.
Après une séance de Questions-Réponses, avec un auditoire dans lequel on remarquait plusieurs éminents spécialistes du Hot club de France,
vint l'écoute de morceaux rares ou inédits extraits d'un CD MP3 contenant la totalité des 189 enregistrements avec Tommy Ladnier;
CD réalisé par les auteurs du livre.
.
(cliquez sur la photo de Dan Vernhettes présentant Traveling Blues pour l'agrandir)
Traveling Blues mis en page, de façon originale par Dan Vernhettes lui-même, grâce à son expérience professionnelle de l'édition et de
l'imprimerie, est un ouvrage de 216 pages format 285x260, imprimé en France, édité et commercialisé par