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20/08/2019 Boogie Woogie de Laroquebrou (3) : THE HARMONICA BROTHERS765

 

UNE REVELATION : THE HARMONICA BROTHERS (Concert du 10/08/2019)

 

À Laroquebrou, le blues se décline de nombreuses manières : le boogie woogie, le rock, le blues traditionnel. Dans cette dernière catégorie, il y eut non seulement Alabama Slim, mais aussi The Harmonica Brothers : Youssef Remadna et Vincent Bucher. Deux harmonicistes et chanteurs que je n'avais jamais entendus et encore moins vus, qui furent chaudement recommandés au Directeur Artistique Jean-Paul Amouroux par Julien Brunetaud. 

 

Ce samedi10 Août, ils passèrent en dernier dans la soirée et, soudain, la salle s'est électrisée. L'orchestre du festival avec Julien Brunetaud au piano, Pierre-Louis Cas dans des solos hurlants aux saxos, Christophe Davot survolté à la guitare et Torsten Zwingenberger en soutien musclé à la batterie, ont mis constamment en valeur ces deux harmonicistes et leur chant. De leurs poches de pantalons, ils sortaient des harmonicas divers et variés - surtout diatoniques - et en tiraient des sons comparables à ceux de la pure tradition des harmonicistes afro-américains de la période la plus créative.

Je fus tellement subjuguée par leur jeu - qui me rappelait Little Walter, Sonny Boy Williamson, Junior Wells, Carey Bell... - que j'en oubliais de noter les titres des morceaux qu'ils jouèrent !

D'après des informations glanées sur Internet, Youssef Remadna eut le coup de foudre pour l'harmonica en entendant sur une radio Sonny Terry & Brownie McGhee. Quant à Vincent Bucher, c'est en écoutant Elmore James qu'il a découvert le blues. Tous deux sont allés aux États-Unis pour retrouver les sources.

Toute la salle a longuement et chaleureusement applaudit ces magnifiques artistes. Mais, hélas, pas de CD en vente à la sortie. Or chacun des deux mérite, par leur talent, d'enregistrer en vedette : à bon entendeur salut ! J'espère que les organisateurs de concerts auront à cœur de les engager pour le plus grand plaisir des amateurs de blues. Ils ont fait largement leurs preuves au Festival de Laroquebrou.

 

A Suivre ... 

 

Marie France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Photo The Harmonica Brothers (MFD) : A gauche Youssef Remadna , à droite Vincent Bucher - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

18/08/2019 AU 21e Boogie Woogie de Laroquebrou (2) : ALABAMA SLIM764

Concert du 8 Août 2019

 

Je donne la priorité à Alabama Slim - Chanteur et Guitariste américain - l'un des représentants actuels du blues de la tradition, qui exprime par le chant et la guitare la « simplexité » du blues. Il était accompagné par l'orchestre du festival : Pierre-louis Cas au ténor sax, Christophe Davot à la guitare, Gilles Chevaucherie à la contrebasse, Torsten Zwingenberger à la batterie et le remarquable Julien Brunetaud au piano. 

 

Alabama : parce qu'il est né dans cet Etat des USA et Slim : car il est très grand et très mince. Voilà un bluesman inspiré, dit-il, par Big Bill Broonzy et Lightning Hopkins ...et tant d'autres qu'il ne cite pas. Il joue de la guitare sans médiator, comme John Lee Hooker, et chante avec un feeling palpable qui entraîne les musiciens, tant dans leurs solos que dans les ensembles. 

Il nous a interprété avec émotion : Hey Baby, Baby Please Don't Go - Alabama pousse de petits cris de satisfaction sur le solo de Julien Brunetaud - Com On and Rock With me Baby (sur la trame harmonique de Shake it Baby), Somedays Baby, Red Rooster.

Hélas ce fut la fin...même si, manifestement, il était prêt à chanter un autre blues ! Je regrette aussi qu'il n'y ait eu aucun CD de cet artiste en vente lors de cette soirée.

 

Merci à Jean-Paul Amouroux - directeur artistique de ce festival - d'avoir fait venir ce si attachant chanteur de blues. Vous pouvez d'ailleurs écouter et voir, sur You Tube, un Medley de son concert* .

 

A Suivre ... 

Marie France DEMBELE   - Membre du Hot Club de France

Cliquez sur la photo d'Alabama Slim pour l'agrandir (Ph: Music Makers)

 

* Vidéo mise en place par Christian Chapotat. Les 8 dernières minutes reproduites en intégralité, permettent d'apprécier la cohésion parfaite et la complicité de ces 6 musiciens pour donner à ce morceau cette sonorité si particulière et propre au blues.

16/08/2019 Au 21e Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou 2019 (1)763

Ce XXIe festival s'est déroulé du 8 au 11 Août 2019 dans ce petit village de 900 habitants - La Roquebrou (Cantal - F.15) - qui accueille à cette occasion :

- Non seulement les 1100 festivaliers participant au IN dans Le Gymnase aménagé en conséquence, 

- Mais aussi de nombreux visiteurs venus se ressourcer dans une ambiance New-Orleans, Boogie Woogie, Lindy Hop, Rock et Swing, dans les rues, les bars et sur la Grand ' Place du village, accaparée par de la restauration et surtout un lieu où les amateurs de danse peuvent s'exprimer.

Les places de parking n'étant pas extensibles, les visiteurs s'installent loin - de l'entrée du village jusqu'aux alentours du Gymnase. Une navette fait de nombreux allers-retours pour transporter un grand nombre de festivaliers, mais cela ne suffit pas à contenir le déploiement des véhicules. Nous pouvons imaginer les diverses contraintes que la municipalité doit surmonter. De nombreux bénévoles sont mobilisés pour que cette manifestation soit une réussite... et elle l'est.

 

Dans Le Gymnase, où les places sont numérotées - ce qui est rare de nos jours, mais quel confort ! - il y a une grande scène où sont installés 2 Steinway de concert et un Yamaha demi-queue. De chaque côté de la scène, en hauteur, 2 écrans géants permettent de voir de près les artistes en action. Les cameramen nous font admirer les pianistes en juxtaposant, en face à face, deux artistes ou plus jouant sur des pianos différents.  C'est un plus au plaisir de l'écoute. Je fréquente de nombreux festivals, mais c'est à Laroquebrou que j'ai apprécié ce procédé exploité de la façon la plus éfficace.

Une piste de danse est mise à disposition des nombreux danseurs. 

Le son ne fatigue jamais les oreilles : pas besoin d'utiliser de bouchons d'oreilles et les artistes manifestement s'entendent bien entre eux, car ils ne portent pas de retour dans leurs oreilles. 

 

Tout est mis en œuvre, à ce Festival International de Boogie Woogie de La Roquebrou, pour que les spectateurs participent au spectacle et que les artistes, ainsi respectés, puissent donner le meilleur d'eux-mêmes.

 

A suivre .... 

Marie France DEMBELE    - Membre du Hot Club de France

- Cliquez sur l'affiche du Festival pour l'agrandir.

21/07/2019 INTÉGRALE FATS DOMINO 1949 -1965762

Après la remarquable Intégrale Albert Ammons de Michel Pfau par l'Association Café Society, nous apprenons que Le label allemand Bear Family Records - fondé en 1975 - va sortir prochainement

 

 Une Nouvelle Intégrale, sur Fats Domino

  

Il s'agira d'un coffret intitulé I've been around, riche de :

- 12 CD regroupant les enregistrements réalisés par cet immense et innovateur pianiste/chanteur de la Nouvelle-Orléans pour Imperial Records entre 1949 et 1962 ( CD 1 à 10) et ABC Paramount entre 1963 et 1965 (CD 11 et 12). Au total 312 titres avec des prises alternatives inédites et des faces où Fats était au piano lors de sessions pour d'autres artistes de la Crescent City - Lloyd Price, Smiley Lewis... - sur les Cd 9 et 10).

- Le DVD du très attrayant documentaire sur la musique de Fats et de la N.O. à partir des années 50 - The Big Beat - réalisé, en 2014 par Joe Lauro dans sa version intégrale (150 minutes).

- Un livre de 240 pages avec photos, des textes bien documentés de Rick Coleman - un spécialiste du Fat Man - et une discographie de l'artiste remise à jour. 

 

Promotion en cours, pour parution de cet extraordinaire coffret prévue le 4 octobre 2019. A suivre avec grande attention pour de futurs plaisirs. 

Michel LALANNE    Vice-Président du Jazz Hot Club de Bordeaux

- Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

20/07/2019 ORCHESTRE TUBA SKINNY761

J'ai assisté à deux concerts de l'orchestre Tuba Skinny de la Nouvelle-Orléans : 

- une première fois à Blauzac lors du festival de jazz, le 5 juillet 2019

- une seconde fois, le 17 juillet 2019, à Montségur-sur-Lauzon où l'orchestre était invité par l'association des Amis du Jazz Traditionnel - ou AJT (les agités ?). 

Entre-temps j'ai écouté 4 de leurs CD : Owl Call Blues de 2014, Blue Chime Stomp de 2015, Tuppelo Pine de 2017 et Some Kind-a-Shake de 2018. 

 

Le second concert fut meilleur que le premier ; il faut dire que l'ambiance de la salle portée par 300 personnes enthousiastes et quelques danseurs ont galvanisé l'orchestre. La cheffe et cornettiste Shaye Cohn (photo) a mené de main de maître tous les musiciens, elle-même faisant des interventions pleines de feeling et de swing. J'ai regretté que ses solos n'aient pas été plus longs.

La section rythmique constituée du washboard, du tuba, du banjo et de la guitare soutient avec force et vigueur les souffleurs que sont, outre Shaye Cohn au cornet, le clarinettiste et le tromboniste. 

En écoutant les CD, je m'étais habituée à la voix aigrelette de la chanteuse, voix qui donne à l'ensemble des interprétations enregistrées un fond nostalgique. Cette nostalgie disparaît lors des councerts où, plus particulièrement dans les collectives, les musiciens explosent la joie de vivre des Nouveaux- Orléanais ! 

 

Tuba Skinny fait une grande tournée en France cet été et je vous souhaite de les rencontrer, de les voir et bien sûr de les écouter car vous repartirez, comme moi, le cœur en fête.

Marie-France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Autre talent de la modeste Shaye Cohn : elle est la dessinatrice-peintre des très jolies pochettes des CD du groupe.

- Cliquez sur la photo de Shaye Cohn pour l'agrandir.

07/07/2019 JAZZ A BLAUZAC - DENISE GORDON760

Samedi 6 juillet 2019, Au festival Jazz à Blauzac, Denise Gordon chantait, accompagnée de Saveurs du Sud Jazz Band.

 

Amazing ! Quelle découverte ! Voilà une merveilleuse chanteuse de Gospels qui interprète aussi bien du Blues et du Jazz. 

Cette artiste à la voix d'alto, puissante et modulée avec un subtil vibrato, est capable de descendre dans les basses et de s'élever dans les hauteurs, avec une diction parfaite. Elle s'inspire de Mahalia Jackson, mais aussi de Dinah Washington. 

Quand elle chante He touched me, elle remue profondément le public. Elle fait chanter par ce public  He got all over the world in his hands  et exprime sa reconnaissance envers Mahalia Jackson.

Sa présence sur scène galvanise le Saveurs du Sud Jazz Band où le clarinettiste Robert Mériam et le pianiste Daniel Breittenstein donnent le meilleur d'eux-mêmes, dans les improvisations bien soutenues par la section rythmique : Daniel Dupret(dr), Martinez(b) et Eric Cousin (bj).

 

Son interprétation personnelle et swingante de Saint-Louis Blues « soulève la poussière », comme on dit dans notre sud. Tous les autres morceaux - blues, 32 mesures, gospels - nous montrent le très large éventail de son répertoire, avec toujours sa touche personnelle : I want to be happy, Taxi dancer, Pennies from Heaven, Bye an Bye, Do you know what it means to miss New orleans ...

De plus, c'est une personne très souriante et abordable : elle avait remarqué que je dansais sur ma chaise pendant le concert et, comme j'étais tout devant, elle m'a adressé en plein chant un « Well, well mama !». Limitée par mon Anglais je n'ai pu l'interviewer, mais j'espère que le Bulletin du HCF pourra le faire. 

 

Elle présentait deux CD : 

- Sunday's service, le plus récent,  est enregistré dans une église de la  Nouvelle-Orléans, 

- Just One of those things avec, entre autres, Lars Edegran, Evan Christopher et Don Vappie, musiciens bien connus des amateurs de Jazz authentique. 

Marie-France DEMBELE   Membre du Hot Club de France

- Cliquez sur la photo de Denis Gordon pour l'agandir.

06/07/2019 JAZZASCONA 2019 (11) - REFLEXIONS FINALES759

J'ai assisté à 52 concerts, mais je n'ai pas écouté la totalité des 51 orchestres qui étaient au programme. Je pense en avoir entendu un peu moins de 30. Et, j'ai rarement été déçu, notamment par les musiciens et les groupes que je ne connaissais pas : Monique Thomas, Pugsley Buzzard, Sticky Bones, Wax and Boogie.

 

Je vous donne mon classement, que j'ai dû communiquer aux organisateurs en tant que chroniqueur accrédité.  Et cette année, le choix fût difficile ! 

Les Groupes : 1. The New Orleans Jazz Orchestra - 2. Monique Thomas et Thomas L'Etienne Band - 3. Pablo Campos quartet featuring David Blenkhorn - 4.Sticky Bones - 5.Paolo Tomelleri Big Band

Les Musiciens : - 1. Monty Alexander - 2.LeRoy Jones - 3. Pablo Campos - 4.Jan Luley - 5.Ashlin Parker

Contrairement à l'année dernière, il y a au moins 5 autres groupes et 10 musiciens que j'aurais aussi souhaité nominer ! J'ai ainsi omis Nayo Jones (photo), Kid Chocolate Brown, Wax and Boogie, Drew Davies, Sax Gordon et son équipe...

 

Mais je vais quand même être un peu critique : - La sonorisation de la tente New-Orleans Stage a tendance à devenir hurlante quand les groupes ne sont plus Jazz-Jazz. Ellen Birath se demandait pourquoi les gens ne venaient pas danser devant l'orchestre. Mais Ellen, la raison en est  simple : ils ont peur pour leurs tympans. C'est insoutenable ! Alors... les festivaliers dansent dehors.

 

En fait, il y a dans le public de nombreux amateurs éclairés. Ils viennent - et reviennent - d'aussi loin que Kazan (Russie), Aberdeen (Écosse), Valence (Espagne) et même de... Bar-sur-Aube (France). 

Il y a aussi des Suisses ! Et, si vous étiez à JazzAscona 2019, vous avez probablement croisé notre ami Jean-Claude Ducommun avec son béret basque, sa moustache et... son appareil photo. Nous allons probablement publier, sur ce site, une sélection de portraits photographiques extraits des 2000 photos qu'il a prises sur place.

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Noya Jones (Photo J.C. Ducommun) - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

05/07/2019 MONTY ALEXANDER ET NAT KING COLE : RENCONTRE758

Depuis Ascona (Suisse) et son festival de Jazz sans égal, notre ami Jacques Besse nous a envoyé des commentaires fort élogieux sur le concert donné, jeudi 27 juin 2019, par Monty Alexander. 

Le pianiste autodidacte, à la double culture musicale - le jazz afro-américain de Harlem et les rythmes caribéens de Kingston - avait choisi, ce soir-là, de rendre hommage au grand Nat King Cole (17 mars 1919/15 février 1965) dont on célèbre cette année le centenaire de sa naissance.

 

Pour ceux qui souhaiteraient écouter Monty Alexander interpréter Nat King Cole, deux CD peuvent être recommandés :

     

- To Nat with Love (Mastermix Music - CHECD 12), capté au Blue Note de New York en décembre 1986. Monty est accompagné par les fidèles John Clayton (b) et Jeff Hamilton (dr), auxquels viennent s'ajouter, selon les morceaux, John Collins (gu), longtemps membre du trio de N.K.C., Harry Sweets Edison (tp) et Robert Thomas Jr. aux hand drums, dans le rôle de l'historique joueur de conga Jack Costanzo. Sur les trois derniers thèmes, avec l'entrée du bassiste Bob Cranshaw et du guitariste John Pizzarelli, le trio originel est reconstitué. Une belle série de grands standards, remarquablement interprétés.

 

- The Songs of Nat King Cole (Chesky Records - SACD 339) : Monty est ici accompagné par deux de ses partenaires de l'époque : les chicagoans Lorin Cohen (b) et George Fludas (dr). Cet album a été enregistré de façon parfaite dans la St Peter's Épiscopal Church de New York en 2008. Si deux des 13 morceaux proposés ne me semblent pas inoubliables (les n° 1 et 13), la plupart des autres thèmes sont remplis de swing... et de délicatesse.

 

Pour découvrir - peut-être (?) - une des nombreuses facettes de Monty Alexander, ce magnifique pianiste d'origine jamaïcaine qui a fêté ses 75 ans le 6 juin 2019 .

 

Michel LALANNE   Vice-Président du Jazz Hot Club de Bordeaux

Illustration : CD To Nat with Love - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

03/07/2019 JAZZASCONA 2019 (10) - SAMEDI 29 JUIN - CLAP DE FIN757

Ce dernier jour du Festival, la fatigue venant, je n'ai pas beaucoup écouté de nouveaux concerts. La matinée fut occupée par Monique Thomas, la soirée par Pablo Campos et par le New Orleans Jazz Orchestra (voir ci-dessous).

Mais, quand même :

 

Sand's 2, a Band featuring Enrique Parra

Vous vous promenez entre deux concerts et tout à coup vous entendez Little Richard chanter Tutti Fruti. En fait, ce n'est pas Little Richard, c'est Enrique Para et ils ne sont que trois sur scène !

Sandro Schneebeli (gu) et Anui Appignani à l'orgue Hammond accompagnent le batteur-chanteur Enrique Para. Sandro est un musicien bien connu d'Ascona presqu'un vétéran et l'un des meilleurs guitaristes européens. Il est de retour au jazz et au blues après des incursions dans des musiques qui nous sont étrangères, pour ne pas dire étranges. La découverte, c'est le batteur-chanteur Enrique Parra (photo). Il vient de Madrid. Sa voix est quelque part entre Little Willie John et Little Richard. C'est un chanteur de blues. Son répertoire : Don't you feel like crying, Walking by myself, My Babe, That's alright Mama, et un final très rock n'roll : Keep a knocking, Tutti Frutti, Lucille.

Un super moment.

 

- Larry Franco trio and Dee Dee Jones

Larry Franco a pour moi deux talents : d'abord c'est un excellent pianiste et un bon chanteur, mais c'est aussi un bon « professeur » lorsqu'il s'attaque à un projet, comme disent les musiciens, il le fait à fond. Pour évoquer Nat King Cole, il prend comme accompagnateur un guitariste (l'excellent Guido di Leone) et un bassiste (le surprenant Ilario Di Marinis). Et, comme il lui faut aussi évoquer Natalie Cole, c'est la chanteuse Dee Dee Jones (qui joue aussi de la batterie).

Au programme pas moins de 23 morceaux du répertoire du maître, joués dans des formats d'environ 3/4 minutes. Le piano, le chant et la guitare alternent. Je ne vais pas tous vous les citer, mais au début : Sweet Lorraine et It's only a paper moon, et à la fin : Unforgatable, Take the A train et I got rhythm.

Un bon moment avec des musiciens sympathiques, dans la chaleur de fin de l'après-midi.

 

Le New Orleans Jazz Orchestra joue Allain Toussaint

Adonis Rose s'est remis de l'absence de Davell Crawford et semble beaucoup plus à l'aise sur scène.

La grosse machine explore le répertoire d'Alain Toussaint : Working on a coal mine, Tequila, Saturday night, Blues of my heart. Noya Jones n'intervint (hélas) que sur deux morceaux dont It's raining qui fut écrit par Alain Toussaint pour Irma Thomas. Leon Brown chante sa compositon : Zeppo street.

 Un bon spectacle, avec une séance d'effeuillage de la belle Trixie Minx. Ashlin Parker fut moins en vedette que la veille.

 

Conclusion :

JazzAscona 2019 fut un festival très dense, sans orchestres faibles ou hors sujet. 

Passez voir cette rubrique Réagir du site du Hot Club de France, car j'écrirai encore quelques lignes de commentaires 2019. 

Le festival de l'année prochaine est prévu du Jeudi  25 juin au Samedi 4 juillet 2020.

À bientôt... si vous le voulez bien.

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Le batteur-chanteur Enrique Parra (Photo : J.C. Ducommun). Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

01/07/2019 LOUIS ARMSTRONG - UNE MAISON, UN ARTISTE756

 

 

Dimanche 30 juin 2019 au soir, sur la chaîne de télévision France 5, j'eus la divine surprise de saisir une émission sur Louis Armstrong. C'était dans le cadre de la nouvelle série Une maison, Un artiste et concernait Louis Armstrong et sa maison du quartier de Corona dans le Queens à New York. 

 

Ce fut, pour moi, 30 minutes extraordinaires : tout était juste, vrai, sincère. Pas une "fausse note", ni dans l'image, ni dans les commentaires, avec présentation de photos que je ne connaissais pas !

 

À voir dès maintenant et jusqu'au dimanche 7 juillet 2019 sur le Replay de France TV. où via le Replay de France 5 sur votre téléviseur, selon votre équipement.

Michel DECROIX   Membre du HCF Paris

- Photo : Louis Armstrong dans Une maison, Un artiste - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

29/06/2019 JAZZASCONA 2019 (9) - VENDREDI 28 JUIN - UN SEUL ETRE VOUS MANQUE...755

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. La grande vedette du week-end devait être Davell Crawford qui, pour le New Orleans Jazz Orchestra, devait évoquer le chant de Louis Armstrong, le piano de Fats Domino et Professor Longhair. Il n'est pas là ! 

 

Le New Orleans Jazz-Band sans Davell Crawford.

Adieu l'évocation de La Nouvelle-Orléans à travers le siècle. Mais les 18 musiciens du BigBand ne manquent pas de ressources. Parmi eux se trouvent de nombreux brillants solistes. Les deux plus impressionnants furent : 

- Ashlyn Parker sur Take the A train, Yesterday (Beatles), Herb song (Mickael Jackson) et Ed Peteren sur Get the Pocket (Jelly Roll Morton) ou Herb song.

-  Leon Brown qui intervint aussi longuement sur Get the Pucket et  Hey Hey on the bayou. 

Ricardo Pascal fut trés proche de Paul Gonzalves sur Take the A train.

La très belle et très intéressante chanteuse Nayo Jones n'intervint que sur Hit the road Jack et you know what I feel . Nayo, tu devrais chanter plus ! (Jeudi, elle était avec le Nojo 7 et n'a chanté aussi que deux titres dont The saints). Nous allons adresser une pétition à Adonis Rose... pour qu'il la mette plus en vedette.

Mickael Watson le crooner de l'orchestre chante Yesterday and You know what it means to leave New Orleans. Rajouter à cela un trés enlevé Sing, sing, sing... 

Nous avons passé un bon moment !

 

David Paquette (Photo)

JazzAscona à midi, il est de tradition d'aller écouter David Paquette au restaurant Otello. Il a changé de look et les cheveux courts lui vont très bien. 

Ce vendredi, il était accompagné par Philippe de Smet (sax), David Blenkhorn (gu) et Gianni Masotti (dr). Philippe de Smet que je ne connaissais que comme trombone a fourni une excellente réplique au sax.

C'est lorsqu'il a des invités que David est le plus heureux. Il retrouve son rôle d'accompagnateur où il excelle et ses jam-sessions improvisées dont il se délecte.

Ils ont joué un répertoire très classique : du début sur Someday Sweetheart, à la fin avec Rosetta chanté par Georges Washingmachine. Un très bon moment !

 

Dutch swing college band

C'est un très ancien orchestre qui nous vient d'Amsterdam et qui joue dixieland.

Son meilleur moment : les interprétations de Duke Ellington : Creole love call (avec 2 clarinettes) ou I let a song go out of my heart. Ils sont moins convaincants sur le blues : St Louis blues ou SOL blues de W. Handy , mais plein d'énergie sur Panama rag ou Bugle call rag.

Le public a énormément apprécié. Cela m'a rappelé un de mes premiers disques de jazz Sidney Bechet, le soir où l'on cassa l'Olympia  ... quand le public rugit de plaisir à l'annonce de chaque morceau.

 

Conclusion : Ce samedi soir sera le dernier soir. Le programme de la journée s'annonce excitant. Davell Crawford va-t-il apparaître ? Je vais aller ré- écouter Monique Thomas et Sand's 2B, un band dont je ne vous ai pas encore parlé. Je vous promet de le faire,  mais je ne vous dis pas à demain... car demain je voyagerai.

Jacques BESSE   - Membre du Hot Club de France

David Blenkhorn (gu) et David Paquette (p,voc) - Photo J.C. Ducommun - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

28/06/2019 JAZZASCONA 2019 (8) - JEUDI 27 JUIN - MONTY ALEXANDER ... ET LA CHALEUR 754

 

 Par quoi commencer ? Par le plus important : la météo. On attendait 39°C et nous n'avons eu que 36°C. Petite différence me direz-vous, mais différence énorme sur le ressenti. Donc, nous avons pu sortir et écouter de la musique. Pas de problème !Avec un grand verre - d'eau ou de bière - à la main... et la tête à l'ombre.

 

 

Le soir, nous attendions Monty Alexander et nous avons eu Le Grand Monty.

 

Monty Alexander : Hommage à Nat King Cole

Monty Alexander est le dernier musicien en activité dont parlait Hugues Panassié dans son dictionnaire du jazz.

C'est pour nous un monument. Il est solidement enchâssé entre ses deux cultures : la Jamaïque et le Swing.

Ses deux accompagnateurs font corps avec lui : JJ Hassan Shakur (b) à côté de la main gauche du maître et Jason Brown, le batteur, attentif et attentionné. Une belle équipe, bien soudée, qui travaille ensemble depuis 25 ans.

 

Pendant la première partie du concert, Monty nous a joué du Monty : un peu de calypso, un peu de Blues (évocation de son premier passage en Suisse à Montreux, en 1976), un peu de ballades : Super ! Mais où est Nat King Cole ?

Un break et il attaque tout seul les quelques notes de Mona Lisa et nous explique ce qu'était Nat King Cole pour lui. D'abord ses premiers émois musicaux : À quatre ans, en écoutant les disques de ses parents, il a reproduit ce petit rif et c'est donc le premier morceau de piano qu'il ait joué. À 11 ans, en 1954, le premier concert auquel il a assisté à Kingston fut aussi Nat King Cole. Tout le monde le cherchait partout, il n'était pas à l'école mais au théâtre !

Et là, commence une évocation d'un de ses inspirateurs : Sweet Georgia Brown, Unforgatable, Straighten up and fly right, Sweet Lorraine.

JJ Hassan Shakur a été mis en vedette sur Nature Boy au chant et en solo où Nature boy a voisiné avec La Panthère Rose !

Monty a même chanté. En s'excusant, avec humour, il dit ne pas évoquer Nat King Cole mais Not King  Cole.

Une fin en jazzifiant No women, no cry, pour rappeler la Jamaïque. Un Super Concert où le maître ne s'est pas ménagé pendant une heure et quarante cinq minutes.

 

- D'ici la fin du festival, je vous parlerai aussi de l'envers du décor : Les Spectateurs.

- Juste un mot pour vous dire que j'ai réécouté Monique Thomas, qui avait changé tout son programme. J'ai encore passé un très bon moment. 

 

À demain, si vous le voulez bien...

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- JJ Hassan Shakur (b) et Monty Alexander - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

28/06/2019 JAZZASCONA 2019 (8) JEUDI 27 JUIN - EN SOUVENIR DE JEAN-MARIE HUREL753

 

Jean-Marie et Geneviève Hurel m'ont fait découvrir, il y a quelques années, un de ces lieux où l'on se sent mieux que partout ailleurs : L'hôtel-restaurant La Casa Berno. Jean-Marie n'est plus là, mais tous les seconds jeudi du festival, je continue à monter là-haut pour me rincer les yeux et les oreilles .

Magnifique vue sur le lac Majeur, la petite île de Brissago et l'Italie au-delà du pointillé qui marque la frontière entre les deux pays (les îles Borromée sont cachées derrière un des méandres du lac).

 

Geoff Bull International Jazzband

- La musique : l'orchestre du trompette australien Geoff Bull. Il comprend, entre autres, l'excellent trombone belge Philippe de Smet et le non moins swinguant pianiste anglais Andy Richardson. Cet orchestre de vétérans ne rajeunissant pas, deux nouveaux venus, le batteur des Grisons : Thomas Jähn et le clarinettiste John Defferary.

Le cri du cœur de Geoff Bull à la fin du concert : Ne mourrez pas et revenez l'année prochaine ! Moi, je vous promets la même chose montre l'âge moyen du public. 

Je dis qu'ils vieillissent, mais je les ai trouvé meilleurs que l'an dernier. Pour eux, c'est l'influence des deux couples de très bons danseurs qui se sont produits devant l'orchestre.

- Le programme : jazz traditionnel avec June nIght, Baby face, 2:19 blues, Blue moon, Ice cream, Careless love, Glory land.

Un seul musicien invité s'est produit avec eux,  le batteur Frederic Van de Berghe qui a animé le second des trois sets.

 

Un bon moment dans la chaleur de la journée !

 

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

Photo J.Besse - Un grand acteur du festival : le Lac Majeur vu de la Casa Berno. Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

 

27/06/2019 JAZZASCONA 2019 (7) MERCREDI 26 JUIN - DANS LA CHALEUR752

Dans la chaleur ...et ce n'est pas fini !

Hier mercredi et aujourd'hui jeudi, sont les deux jours les plus chauds de la semaine. Il est clair que jouer à 16 h au moment le plus chaud de la journée (35°C), a un impact sur la musique. Et sur le public …qui ne se déplace pas.

 

Pablo Campos trio

Pablo a repris les musiciens qui accompagnaient David Torkanowski : David Blenkhorn (gu) Victor Nyberg (b) et Andreas Svendson (dr).

Il se coule dans son programme : Hommage à Nat King Cole et il fait, comme Nat King Cole, beaucoup de chant et un peu de piano. Ce qui pour nous est en fait assez frustrant. Mais il faut jouer le jeu. Et l'avantage avec Pablo c'est qu'on pourra aller l'écouter assez facilement à Paris !

Retenons particulièrement une version de Stardust chantée par Pablo, accompagné par la seule guitare de David. Un magnifique moment ! Et aussi une version de Down swell avec juste piano et basse. Autrement, pas de surprises : You and me, I'm in the mood for love, On the street where you live, The more I see you.

Le public de connaisseurs qui le découvrait fut assez impressionné. Je ne mentionnerai, par exemple, que le témoignage de David Paquette.

 

Puggley Buzzard trio

Il nous vient d'Australie. Il s'est installé à Berlin. À Ascona, il lui est arrivé une mésaventure étrange : Lors d'un de ses concerts, il fut victime d'un génie maléfique qui coupait et remettait la sono par intermittence. Particulièrement désagréable ! Heureusement, j'ai pu l'entendre dans de « meilleures » conditions, à un second concert.

C'est une sorte de géant hirsute, qui joue le blues au piano. Sa voix rappelle celle de Docteur John, très grave et très rauque. Son jeu de piano est très influencé par les bluesmen de La Nouvelle-Orléans (Professor Longhair, James Booker).

Son répertoire comporte beaucoup de morceaux personnels, mais aussi quelques classiques joués dans des versions originales. Par exemple, What a wonderfull world pris sur un tempo moyen. Des versions très bluesy de God bless the child ou de What's going on. Comme la météo ne s'y prêtait pas, peu de tempos rapides : My blue heaven ou un Louisiana boogie.

Ce mercredi après-midi Puggsley n'était accompagné que par son batteur habituel Micha Maass, pas mauvais du tout.  Un bon moment, sans mauvais génie !

 

 Monique Thomas quartet

Monique nous vient de Philadelphie via Bordeaux. Elle s'est fait un nom surtout sur la scène Gospel et je dois vous avouer que je ne l'avais jamais entendue. Et, pourtant quel talent ! Elle chante le répertoire classique jazz, le blues et le gospel. 

Elle était accompagné de Thomas L'Estienne (cl), Jan Luley (p) Gorgios Antoniou (b) et Frederic van de Berghe (dr).

Sans elle l'orchestre a joué les compositions martiniquaises que Thomas L'Estienne apprécie : Ti' punch, Celestin roi diable  ou New Orleans : Wolverine blues.

répertoireMonique a pris la scène et on n'a plus vu qu'elle ! Le répertoire : Basin street blues, Excactly like you, After you've gone ou Bye and bye et, un final bien enlevé sur Route 66. Très bon concert, on en redemande !

 

Conclusion : Toujours pas de "déchets" à JazzAscona et ce soir nous attendons Monty Alexander. Oui, vous pouvez le dire : Nous avons beaucoup de chance d'être à Ascona en 2019.                        A demain...  Si vous le voulez bien

 

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Pablo Campos (Photo : Jacques Besse) - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

26/06/2019 JAZZASCONA 2019 (6) MARDI 25 JUIN - LEROY JONES... ENFIN751

 

 

Hier, Ascona s'est enfoncé dans la chaleur et cela s'est ressenti dans les sets de la journée. Le soir fut le grand jour pour LeRoy Jones (voir la 3e paragraphe de cette chronique).

 

 Mickael Watson quartet

Mickael est un personnage connu à Ascona. Il joue bien du trombone et c'est un chanteur original. L'orchestre et les spectateurs étaient écrasés sous la chaleur de midi. Mickael a enchaîné de jolies balades : In a mellow tone, Bye bye blackbird, September rain.

Une mention pour ses accompagnateurs : Professeur Victor Atkins au piano, la toute jeune et brillante Amina Scott à la basse (photo) et Gerald Watkins à la batterie -beaucoup plus sobre qu'avec Kid Chocolate -  Un bon moment !

 

David Blenkhorn et Le David Torkanowski trio

David Blenkhorn a enregistré un CD à La Nouvelle-Orléans avec entre autres David Torkanovski et Herlin Riley. Il en assure à Ascona la promotion. 

David est un excellent guitariste, mais ses talents de chanteur ne m'avaient pas impressionné jusqu'à présent : Je l'avais trouvé trop crooner à mon goût.

Mais hier, il a montré qu'il pouvait faire autre chose, en particulier il s'est révélé un très honnête chanteur de blues : When my dreamboat comes true. 

Georges Washingmachine est venu jouer avec lui deux morceaux en duo : It's only a paper moon et Night life. Hélas, ils n'étaient pas assez « organisés » pour chanter en duo !  Georges nous a aussi dévoilé un talent très intéressant de dessinateur, mais ceci est une autre histoire.

David Torkanovski fait le job au piano, mais son jeu ne me touche pas. De jeunes Scandinaves complètent le trio : Victor Nyberg à la basse et Andreas Svendson à la batterie. Bons accompagnateurs mais hélas trop souvent en solo.

 

LeRoy Jones et Uli Wunner quartet

LeRoy Jones est un musicien étrange. Il y a dix ans, il était imprégné d'une forte culture bop qui le faisait mal juger par certains de nos amis - n'est-ce pas Geneviève ! - Il en est revenu et l'on ne va pas s'en plaindre.

Leroy pour s'exprimer a besoin d'un micro, que ce soit pour la trompette ou pour son chant. Et c'est là son principal défaut ! Car même s'il n'a pas beaucoup de puissance, son jeu est swingant et très mélodieux. Il domine tous les registres de la trompette et fait de jolies choses dans le registre aigu. Lorsqu'il chante, il a une voix très particulière, plutôt aiguë - contre-ténor diraient les spécialistes - et une diction parfaite, même l'acoustique de la tente n'arrive pas à saccager sa voix... Et il swingue.

Son répertoire ? Ce sont les classiques de La Nouvelle-Orleans : Hindustan, Baby face, Royal garden blues ou Panama rag...

Uli Wunner l'accompagne brillamment à la clarinette et au saxo alto. L'orchestre est complété par Ton Kincaid au piano et nos deux voisins flamands : Karel Algoad à la basse et Frederic Van der Bergh à la batterie. Un bien joli groupe.

 

La remise de l'Ascona Jazz Award fut brève et intense ; D'abord la présence de la belle Trixie Minx dans le rôle de "la potiche souriante". Et un petit discours de Leroy qui regrettait de ne plus être invité à Ascona, après l'avoir été pendant une douzaine d'années. Mais c'est le propre des choix : Que de musiciens que nous voudrions voir et qui ne sont pas là !

 

Conclusion : Je vous ai parlé de LeRoy Jones juste au moment où il quitte le festival ! Mais de nouveaux orchestres s'installent ...

 

À demain, si vous le voulez bien. 

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

-  Amina Scott à la basse - Clquez sue le visuel pour l'agrandir (Photo Jacques Besse)

25/06/2019 JAZZASCONA 2019 (5) - LUNDI 24 JUIN - DES VIEUX ET DES JEUNES750

Dans un festival où, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez choisir entre plusieurs scènes, la question permanente est de savoir si vous allez écouter vos orchestres préférés, au répertoire que vous connaissez par cœur, ou partir à l'aventure pour rencontrer de nouveaux talents ? Hier, j'ai fait les deux, mais vu ce que m'avait dit Simon Boyer, je ne courrais pas beaucoup de risques.

 

The Fats Boys

Ce trio genevois est certainement l'orchestre qui se rapproche le plus de l'esthétique que nous défendons au Hot Club de France. Pour ceux qui ne m'auraient pas lu l'année dernière, le Fats des Fats Boys... c'est Fats Waller. Bruno Boccadoro est pianiste, Thomas Winteler joue de la clarinette et du saxophone soprano (photo) et Adriano Bassanini de la trompette et chante. 

Donc, le Professeur Boccadoro évoqua Fats Waller (Handfull of keys) et Jelly Roll Morton (Grand Pa spell) ; Thomas Winteller : Sidney Bechet (Weary blues ou Pasport to Paradise) et Adriano : Louis Armstrong (When it's sleepy time down south ou West End blues). Ils sont tous très bons, mais j'ai une préférence pour Thomas Winteller que je trouve excellent.

Et, dans la tradition, nous avons tous chanté sans honte Hi De Hi de hoo sur Minnie the moocher. Un bon moment !

 

The Syncopators

Quand l'âge se fait sentir ! Des problèmes de santé ont retenu à Melbourne le trompettiste Peter Gaudion et le batteur Rod Gilbert. Ils ont été remplacés très honorablement par le trompettiste allemand Herbert Christ et le batteur suisse Häns Brunner et renforcé par le pianiste Tom Kincaid.

Leur répertoire est aussi extrêmement classique évoquant les trompettes des années 30. En premier, Louis Armstrong : When it's sleepy time down south ou Sister Kate, Jabbo Smith : Absolutely, Bubber Miley : the black and tan fantasy, Charly Shavers: undecided.

Pour tout vous avouer, la section rythmique, autour de Jeff Arthur (bj) et James Clarck (b), nous a semblé plus en forme que certains souffleurs. 

 

Cat Lee King

Mardi 18 juin, sur Le Marcounet, Simon Boyer m'avait averti : " Il faut absolument que tu ailles voir Cat Lee King ". Comme je sais que Simon a souvent bon goût - et qu'en plus il fait partie de l'orchestre - je me suis organisé pour assister, le long du lac, à l'unique set de Cat Lee King. (à Ascona , il faut s'organiser pour choisir le soir entre les 5 spectacles qui jouent en parallèle)

Cat Lee King est un jeune allemand de 25 ans qui joue du piano et chante. Son répertoire est « rhythm and blues ». Nous avons donc avec lui redécouvert Ray Charles -Greenback dollar bill et I've got a woman - Wynonine Harris - good rockin tonight ou Don't roll those bloodshot eyes for me, Chuck Willis - Loud mouth Lucy. Mais aussi les Drifters, Buddy Johnson, Muddy Waters !

Il joue bien le blues au piano et il a une belle voix. Il est entouré de Mathias Luszpinski (ts) - dans la lignée des ténors rockeurs comme Sam the man Taylor - Stephane Barral (b) qui va finir par casser une corde, tellement il martyrise son instrument et Simon Boyer (dr). Cat Lee King tourne en France cet été : n'hésitez pas aller l'écouter car son orchestre français est renforcé par Stan Noubar Pacha, remarquable guitariste (Ils ont même sorti un CD).

 

Conclusion : Une bonne journée, demain (mardi 25 juin) commence la seconde semaine et de nombreux groupes nous quittent... mais d'autres arrivent. Pas un orchestre qui ne soit vraiment faible ou hors sujet et je ne vous ai pas encore parlé de Puggsley Buzzard,  de Sand's 2 a band et de Leroy Jones.

 

A demain... Si vous le voulez bien. 

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- The Fats Boys - A gauche : Bruno Boccadoro, à droite : Thomas Winteller (Photo J.C. Ducommun). Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

24/06/2019 JAZZASCONA 2019 (4) - DIMANCHE 23 JUIN - DES DECOUVERTES ET UN DEUIL749

Dave Bathelomew vient de mourir. Il venait d'avoir 100 ans. Ce n'est pas une tragédie : c'est la vie ! Il a de la chance car, 

- Il est mort entouré de l'affection de toute une ville et de générations de musiciens qui lui rendent hommage. 

- Il laisse derrière lui une grande œuvre. Les "Tributes to" vont nous aider à redécouvrir son œuvre, en particulier ce qui fut cosigné par Fats Domino...Mais, revenons à Ascona :

 

Kid Chocolate quintet

Leon Brown Kid Chocolate a changé de look (voir la photo). Il était entouré de Michael Watson (tb,voc), David Torkanowski (p), Amina Michelle (b) et Gerald Watkins (dr).

Le concert commence par une évocation d'Arold Baptiste - bop et bof ! - puis, enfin ... tourne au jazz swingant avec l'hommage à Dave Barthelomew :The monkey speaks his mind et After you've gone.

Lors de ce concert, Leon Brown fut plus chanteur que trompettiste. Michael Watson le compléta bien, au trombone et au chant, sur September in the rain.

 

Sticky Bones

L'une des découvertes de cette année. Ils viennent de Rome (Italie). Ils jouent une musique qui évoque les années 1920-1930. Grâce à leur très bonne chanteuse Mama Ines, ils offrent un répertoire de blues anciens : Trixie Smith, Bessie Smith entre-autres.  Mama Ines est accompagnée par l'excellent cornettiste Frank Marsigliese et par une bonne section rythmique : Emiliano Frederici (p), Maurizio Capuano (b), Floriano Andolfo (gu, bj).

Leur sélection comprend beaucoup de blues aux titres très suggestifs : Nobody knows about our Jelly roll, You stole my cherry, If you are a viper, If it desn't fit, don't force it. Assez surprenant pour un groupe dont l'anglais reste très approximatif (et je suis gentil !).

Mais on a passé un super moment à redécouvrir un répertoire peu joué. On a envie de nourrir Mama Ines quand elle chante : Give me a pigfoot and  a bottle of beer.

A ne pas manquer quand vous irez à Rome en pèlerinage, mais... vous devrez vous confesser en sortant du concert.

 

Sax Gordon

Il est dans la tradition des saxophonistes honkers, dont l'un des derniers représentants vu à Ascona fut Big Jay McNelly. 

Si vous aimez la musique bien léchée, ce n'est pas le truc de Sax Gordon. Avec lui, on démarre à fond et on met la pression pendant une heure et demie sans se relâcher. Il s'est pour cela entouré de l'Orchestre de Nico Duportal qui, en plus de ce leader-guitariste comprend : l'excellent Cedric Legoff - que je préfère plus à l'orgue qu'au piano - Max Genouel (b) et Fabrice Bessouat (dr).

Son évocation de Dave Barthelomew fut : Wo drinks my beer, when I was in the rear.

Le concert, au podium Elvezia, est passé comme une fusée avec un son bien meilleur que la veille sous la tente. Le titre de ses morceaux : I need your love, I'm a road runner, every night is Saturday night.

Sax Gordon vient en France : Danny Doriz l'invite au Caveau de La Huchette et il a aussi été programmé par Jean Marc Berlière à Montargis (concerts du Hot Club du Gatinais). Et, je peux vous dire que nos amis danseurs ont super-apprécié sa prestation.

 

En conclusion : Je suis en train de prendre du retard, car je me limite à trois chroniques par jour et je m'aperçois que je ne vous ai toujours pas parlé de LeRoy Jones... mais aussi de Martin Lechner ou de  Puggsley Buzzard, Pour tout vous dire, à JazzAscona cette année, je n'ai pas encore assisté à un concert dont je n'ai pas envie de vous parler. 

 

Et, à demain ... si vous le voulez bien. 

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Leon Brown Kid Chocolate (Photo J.C. Ducommun) Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

23/06/2019 JAZZASCONA 2019 (3) - SAMEDI 22 JUIN - SWINGIN' IN THE RAIN748


Les dernières pluies du festival se sont abattues sur nous ce jour mais, à l'heure où je vous écris, il n'y a plus un nuage dans le ciel. Pourvu que ça dure !

Pour moi, cette journée fut marquée par 3 évènements : - Les premiers hommages à Nat King Cole - Un après-midi avec Al Copley - La découverte d'un bon saxophoniste italien : Marco Raggi. 

 

Hommages à Nat King Cole : Al Copley, Raphael Jost ... et Georges Washingmachine

On fête cette année les 100 ans de la naissance de Nat King Cole et JazzAscona a dédié une série de concerts à cet événement.

Premier hommage rendu par Al Copley, crooner à ses heures avec Love et Unforgatable.

Second hommage, par le pianiste et chanteur Raphael Jost qui avait un invité de grand talent (photo) : Georges Washingmachine (violon et chant). J'ai été frustré par le concert : GW n'a pas assez joué à mon goût et lorsqu'il était sur scène Raphaël Jost s'est effacé devant lui : se contentant de l'accompagner au piano, quand GW tenait le haut du pavé avec son violon et son chant. Lorsqu'on a deux bons chanteurs sur scène, pourquoi pas un duo ? Avec GW, ils ont interprété : It's only paper moon , Route 66. Sans lui : A foggy day in London town, The more I see you, Did I do, Walking my baby back home.

Un bon moment, avec les particularités de Nat King Cole : bon jeu de piano et chant sweet. Mentionnons aussi le guitariste Roberto Bossard bon accompagnateur et agréable soliste.

 

Al Copley

Il ne rajeunit pas, nous non plus d'ailleurs. Cela se sent plus dans le son de sa voix que sur son jeu de piano. Il a toujours un grand feeling sur le blues : Every day I have the blues, One Scoth, one Bourbon, one Beer. Il fait tanguer l'audiance sur flip, flop and fly , Great balls of fire, Blue su ede shoes et, son final sur Rock around the clock...

Al, en France, est un habitué du Caveau de la Huchette et a tenu à évoquer les récents événements parisiens en enchaînant : What a wonderful world et des extraits de Notre-Dame de Paris (qu'il dit n'avoir mis que récemment à son répertoire). Merci Al !

 

Marco Raggi et Fabrizio Cattaneo

Le plaisir d'Ascona est de découvrir de nouveaux musiciens. Marco Raggi est de ceux-là. Il accompagnait Fabrizio Cattaneo, un bon trompettiste déjà vu à Ascona et une section rythmique composée de David Brillante (gu), Roberto Piccolo (b) un sideman de Paolo Alderighi et Massimo Carraca (dr).

Marco Raggi a un Gros son et un jeu très mélodieux, très influencé par les saxophonistes les plus lyriques et pas du tout honker; ce sera hélas sa seule apparition à Ascona, mais si vous passez en Italie et voyez son nom dans un orchestre n'hésitez pas. Pour le contraire : lui passant près de chez vous... Faut pas rêver !

L'orchestre a joué des classiques du swing : Exactly like you, I'm confessing, et de jolies balades : Tenderly, Night and Day. Un bon moment !

 

En Conclusion : Ne vous inquiétez pas pour nous ! Un peu de musique douce entre Drew Davies et Sax Gordon cela ne fait pas mal aux oreilles. Je viens de constater que je ne vous ai pas encore parlé de LeRoy Jones ... mais mon webmaster m'a demandé de faire des articles courts ! 

Et donc : A demain... si vous le voulez bien. 

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Cliquez sur la photo de Georges Washingmachine pour l'agrandir (cliché: Jacques Besse)

22/06/2019 JAZZASCONA 2019 (2) - VENDREDI 21 JUIN747

Le cocktail du jour : 50% de Boogie, 25% de Jazz New-Orleans, 25% de Big Band.

Cette journée de vendredi nous a emmenés d'Ascona à Barcelone car deux des groupes que nous avons écoutés en viennent : le pianiste Lluis Coloma et le groupe Wax and Boogie.

La journée s'est complétée avec l'évocation de la « Big Band Area » par les 19 musiciens de la phalange - non de la cohorte, car ils sont italiens - de Paolo Tomelleri et par l'orchestre de LeRoy Jones (USA).

 

Lluis Coloma

Lluis a tenu la scène tout seul pendant une heure et demie, l'après-midi à la Piazzetta Ambrosoni. Son set a évoqué les classiques du Boogie comme : Chicago Breakdown, ou Honky Tonk Train Blues, mais aussi une forte influence sudiste : Georgia (Ray Charles) ou Hot Rod Special de Lee Alllen. Quelques morceaux très personnels comme le Flamingo Boogie.

Et puis, Magie d'Ascona ! Le très bon pianiste suisse Cris Conz, en touriste à Ascona, vint jouer un Boogie endiablé avec Lluis Coloma.

Un bon moment... et une découverte pour moi, qui ne connaissait Lluis que par le disque.

 

Paolo Tomelleri Big Band

Le concert s'appelait : Today swing area et se voulait une évocation des grands orchestres du passé. Un programme très différent de celui de l'année dernière qui était une évocation de Benny Goodman et mettait donc plus en valeur les talents de clarinettiste de Paolo. 

Cette année, moins de 50% du programme, dédié à Artie Shaw (Beguin the beguine , Any old time) ou Benny Goodmann (Loch Lomond ou Sing, sing ,sing) mettait en avant le patron comme soliste. Le programme de ce concert était complété par des interprétations de Chick Webb : a tisket, a tasket avec la chanteuse Celeste Castelnuovo et le trompettiste Emilio Soana comme solistes principaux ; de Count Basie seconde période ( April in Paris, Cute, The Kid of Red Bank ou Shimmmy Stockings).

Ils ont aussi joué des morceaux de Woodie Hermann dont je n'ai pas compris les titres : l'anglais de Paolo, la sonorisation de la salle et mon ignorance du répertoire ne facilitant pas la chose. Je peux vous dire que c'est hautement technique mais très peu bluesy et que cela ne me touche pas beaucoup.

Mais ce fut un beau concert par des musiciens qui me paraissent très unis.

 

Wax and Boogie

Dans la présentation d'Ascona, je vous parlais d'orchestres inconnus mais avec une présence française qui m'en faisait penser du bien a priori. Wax et Boogie étaient de ceux-là. Ils viennent de Barcelone mais ils sont renforcés par notre saxophoniste gallois préféré Drew Davies (français d'adoption).

Un orchestre de Rhythm and Blues emmené par la bonne chanteuse Ster Wax avec, en plus, Drew mettant en valeur le très bon pianiste David Giorcelli. Leur répertoire : Jim Dandy, Cherry Red, It's allright OK you win, I just want to make love to you. Ster Wax évoque les grandes chanteuses des années 50 : LaVern Baker, Helen Humes, Ruth Brown. 

Un très bon moment.

 

En conclusion : Je ne vous ai pas parlé de LeRoy Jones et Uli Wönner mais vous ne perdez rien pour « entendre ». Vous avez déjà perdu en ne les entendant pas.

Et, à demain… si vous le voulez bien !

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

- Lluis Coloma (debout) et Cris Conz (au piano) - Photo Jacques Besse - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

21/06/2019 JAZZASCONA 2019 (1) - JEUDI 20 JUIN746

Celà tangue partout !

Mardi soir à Paris, sur la péniche Le Marcounet, Axel Zwingerberger et Jean-Paul Amouroux ont fait tanguer le piano pendant que la péniche roulait.

Jeudi soir à Ascona, leurs collègues Lluis Coloma, Thomas Scheytt et Christian Willisohn (photo) ont fait tanguer les scènes sur les bords du lac Majeur. Bien sûr, ils ne sont pas tout à fait au niveau des maîtres rassemblés à Paris, mais le vin blanc du Tessin, la vue sur le lac et le beau temps qui s'est déclaré dans la soirée ont fait beaucoup pour nous rendre indulgents.

 

Sergio Caputo et Francesco Baccini

Ce sont de grandes vedettes en Italie et lorsque l'on entend la foule des spectateurs reprendre leurs refrains, cela doit être vrai. Comme je n'y connais rien, je n'en dirai pas beaucoup plus. Ils ont de belles voix (pour Baccini : dans le genre de Paolo Conte), mais en matière de jazz-jazz comme dirait Laurent Verdeaux, je ne retiendrai que le jeu de guitare de Sergio Caputo très inspiré de Wes Montgomery et le Blues à l'harmonica de Francesco Baccini en hommage aux victimes du pont de Gênes (Genova blues).

 

Boogie connection

Le trio est composé du pianiste Thomas Scheytt, du chanteur guitariste Chritoph Pfaff et du batteur Hiram Mutchler.  Pour construire un bon programme et faire danser le public, il suffit d'un bon coup de Chuck Berry (Sweet Litle sixteen, Roll over Beethoven, You never can tell), avec une pointe de Ray Charles (Mess around) et de blues classiques comme My Babe de Little Walter.

Comme Thomas Scheytt est un pianiste de boogie, le Boogie Woogie stomp d'Albert Ammons était le bienvenu, surtout en cette semaine d'hommage à Albert. 

Un bon moment !

 

Christian Willisohn's Southern Spirit

Christian est venu avec son orchestre habituel, comprenant le saxophoniste ténor Boris van der Lek et l'excellent guitariste Titus Wollmern.

C'est un orchestre de blues et cela chauffe d'entrée sur CC Rider. Christian, qui fut un compagnon de route de Lilian Boutté, est fortement influencé par les pianistes de La Nouvelle-Orléans (Professor Longhair, James Booker). Mais il a développé son propre style en y mêlant d'autres influences comme Monty Alexander. C'est très audible sur le reggae ou sur le final (voir ci-dessous).

Ils ont fini la soirée par un excellent Battle Hymn of the Republic commencé hors tempo par Boris au saxophone et terminé sur tempo rapide par tout l'orchestre. 

À signaler aussi le vocal du bon batteur Peter Kraus sur Good night Irene.

 

Une bonne soirée bien sympathique ! Et, à demain… si vous le voulez bien.  

Jacques BESSE   Membre du Hot Club de France

-  Christan Willisohn (photo Jacques Besse) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir


 
HOT CLUB DE FRANCE 2017