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HAPPY FEET

par Richard MICHELSON (texte) et E.B. LEWIS (illustrations)

 Gulliver Books-Harcourt 2005 - (28,5 x 23,5) - 32 pages

Relié. En anglais.  ISBN 0-15-205057-4

 C'est l'histoire d'un petit garçon que son père avait appelé “Happy Feet” parce qu'il était né le 12 mars 1926, jour de l'ouverture du plus grand dancing de Harlem : le Savoy. Et, comme son père tenait justement boutique de cireur de chaussures face au célèbre établissement, l'enfant voyait défiler sous ses yeux les plus fameux danseurs de lindy hop et rêvait d'inscrire un jour son nom au fronton du bâtiment.

Hommage au Savoy et à ses danseurs (Shorty George, Frankie Manning, Big Bea…), ce charmant album vaut surtout pour les dessins aquarellés d'E.B. Lewis dont la touche légère s'accorde parfaitement au sujet.

                                                                                           

                                                                                                     Alain Carbuccia

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FRANKIE MANNING,

 l'Ambassadeur du Lindy Hop

par Frankie MANNING et Cynthia R. MILLMAN 

 

Rolland Éditeur, 2009.(22 x 16 cm).

368 pages. photos noir et blanc .

Broché. En français.

ISBN 978-2-9526753-5-2.

 

Il s'agit de la traduction française (par Christian Rolland) de l'autobiographie du danseur Frankie Manning, parue aux États-Unis en 2007. Par rapport à l'édition américaine (voir la notice qui lui est consacrée), on notera l'ajout en bas de page de notes informatives, notamment sur les figures et le vocabulaire du lindy hop, ainsi que deux préfaces, l'une de Manning, l'autre de Cynthia R. Millman, concernant la pratique du lindy hop en France. Il faut saluer le travail de l'éditeur qui met à la disposition des lecteurs français un livre passionnant dont il serait dommage de ne pas percevoir l'importance documentaire et la richesse humaine. (chronique détaillée dans le Bulletin HCF 583, juillet-août 2009).

Alain CARBUCCIA

 

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FRANKIE MANNING,

 Ambassador of Lindy Hop

par Frankie MANNING et Cynthia R. MILLMAN 

 

Temple University Press, 2007. (24 x 16 cm).

288 pages. 38 photos noir et blanc hors texte.

Relié avec jaquette. En anglais.

ISBN 1-59213-563-3.

 

Le nom de Frankie Manning, certes peu connu du grand public, est indissolublement lié à l'histoire du Lindy hop, danse qui tire son appellation du saut (« hop ») qu'accomplit l'aviateur Charles Lindbergh (« Lindy » pour les intimes) au-dessus de l'Atlantique en 1927. Cette autobiographie fait pénétrer le lecteur au sein de la communauté des danseurs qui, dans les années 30 et 40, fréquentaient les grands dancings de Harlem, tels que l'Alhambra et le Savoy. Au sein des groupements comme les Whitey's Lindy Hoppers, puis les Four Congaroos, Manning devient vite une figure majeure du spectacle noir, d'où les engagements au Cotton Club et à l'Apollo, les films à Hollywood (Un jour aux courses et Hellzapoppin' entre autres) et les tournées en Europe et en Amérique du Sud. Après une interruption de près de trente années due à la désaffection du public pour le Lindy hop, le danseur retrouve, à l'aube des années 80, une activité professionnelle : il donne des cours, anime des séminaires et signe des chorégraphies (par exemple celle de la revue Black and Blue).

Tout au long des cinq parties qui composent le récit, hommage est rendu, bien sûr, à la danse, mais également aux orchestres qui ont accompagné Frankie Manning tout au long de sa carrière, au premier rang desquels sont  placés ceux de Count Basie et de Chick Webb. Pour sa part, Cynthia R. Millman a rédigé des notices (intégrées dans le cours des chapitres) qui précisent des points historiques et techniques, ainsi qu'un index des principaux danseurs fournissant sur chacun d'eux de précieux renseignements biographiques. Comme il se doit, notes et bibliographie complètent l'ouvrage, sans oublier la liste des documents filmés et de quelques sites internet consacrés au Lindy hop.

« Au final, un livre passionnant [...], le récit d'une vie d'enthousiasme, récit toujours alerte, regorgeant d'anecdotes, rempli de bonne humeur, sans trace de morosité en dépit des inévitables aléas d'une carrière qu'on aura plaisir à découvrir... pas à pas. » (Bulletin du HCF N°565, octobre 2007).

                                                                                                                 A.C.

 

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Mr. BOJANGLES

The Biography of Bill Robinson

 

par Jim HASKINS & N. R. MITGANG

Welcome Rain Publishers, 2000 -  (21 x 14 cm)

336 pages  - 18 photos noir et blanc hors texte – broché -  en anglais

ISBN 1-56649-113-4

Lors des obsèques du danseur Bill  “Bojangles”  Robinson (novembre 1949), cinquante mille personnes se pressèrent au passage du cortège funèbre. C'est dire la popularité dont bénéficiait cet artiste d'exception. La biographie que lui consacrent Jim Haskins et N. R. Mitgang suit chronologiquement les étapes de sa carrière, commencée, à la fin du XIX° siècle (“Bojangles” était né en 1878), dans les minstrels shows, poursuivie sur les scènes de Harlem, avant l'engagement au Cotton Club, puis la consécration internationale à Hollywood aux côtés de l'enfant star Shirley Temple.

Les auteurs s'attachent également à dessiner la personnalité de Bill Robinson à travers de nombreuses archives et des documents privés (notamment les lettres et les coupures de presse soigneusement collectées par la seconde épouse du danseur). Enfin l'ouvrage met en lumière les engagements de “Bojangles” en faveur des droits des artistes noirs et sa participation inlassable à de nombreuses oeuvres charitables. Cette biographie « porte ainsi témoignage sur toute une époque et rend compte des difficultés rencontrées par les artistes noirs pour rompre des barrières jusque-là infrangibles. »                    (Bulletin HCF 496, octobre 2000)

 

 

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JAZZ DANCE

The Story of American Vernacular Dance

Marshall et Jean STEARNS 

Da Capo Press, 1994 -  (23 x 15 cm) 472 pages.

32 photos noir et blanc hors texte. Broché. En anglais.

ISBN 0-306-80553-7

Il s'agit de la réédition (augmentée d'une préface et d'une postface de la danseuse et chorégraphe Brenda Bufalino) d'un ouvrage paru en 1968. L'auteur, fondateur du Newport Jazz Festival et de l'Institute of Jazz Studies, a consacré une dizaine d'années à parcourir les Etats-Unis (et l'Angleterre) à la recherche des témoignages que pouvaient lui fournir tous ceux qui avaient oeuvré dans le monde de la danse. Des origines africaines aux Savoy Ballroom, des rites vaudou de la Nouvelle Orléans aux danseurs de Harlem, Marshall Stearns détaille le parcours d'une foule d'artistes pittoresques, des plus célèbres (Bill “Bojangles” Robinson, Buck and Bubbles, les Nicholas Brothers, Baby Laurence, Coles and Atkins) comme des moins connus (James Barton, “Pigmeat” Markham ou Grounghog). Au fil des onze grandes parties (elles-mêmes subdivisées en courts chapitres, quarante-cinq au total), on pénètre dans l'univers fascinant du spectacle musical, depuis les Minstrels et les Medicine Shows jusqu'aux productions télévisées des années 60, en passant par les grandes revues de Harlem et de Broadway, âge d'or de la tap dance. Sans oublier les divers s définis avec une exemplaire clarté et  repris à la fin du livre  par des schémas illustrant les différents pas.

Bibliographie et index complètent l'ouvrage, ainsi qu'une très précieuse liste (année par année) de films (courts et longs métrages) où apparaissent des danseurs. JAZZ DANCE est incontestablement l'œuvre de référence indispensable à qui veut connaître l'histoire de la tap dance.

                                                                                                   Alain Carbuccia

 

 

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Savion GLOVER & Bruce WEBER : SAVION! My Life in Tap

William Morrow and Company (New York), 2000. - ISBN 0-688-15629-0

(23,5 x 19 cm) - 80 pages -  photos noir et blanc – Relié - En anglais.

 

En six chapitres, le journaliste Bruce Weber retrace la carrière fulgurante du tap dancer Savion Glover, depuis ses débuts, en 1983, sur une scène de Broadway, à l'âge de dix ans, jusqu'à la consécration du spectacle (conçu par lui) Bring in ‘da Noise, Bring in ‘da Funk, récompensé par le Tony Award du meilleur chorégraphe.

En contrepoint de cette biographie, Savion Glover lui-même s'exprime sur la tap dance et sur ce qu'elle représente à ses yeux non seulement comme activité professionnelle, mais aussi comme principe de vie et vision du monde moderne. Ainsi conçu, cet ouvrage à deux voix permet de cerner la personnalité d'un artiste majeur, toujours soucieux d'innover dans une discipline exigeante.

On trouvera, dans le Bulletin HCF 552 (avril 2006), une chronique détaillée du livre, suivie d'une précieuse discographie de Savion Glover.AC

 

 

 

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BROTHERHOOD IN RHYTHM

 

The Jazz Tap Dancing of the Nicholas Brothers

Constance Valis HILL Oxford University Press, 2000.ISBN 0-19-513166-5.

 (24 x 16 cm) .336 pages.44 photos noir et blanc. Relié. En anglais.

 

Premier ouvrage consacré à l'un des duos les plus célèbres de l'histoire de la tap dance, cette biographie de Fayard et Harold Nicholas est due à une spécialiste de la discipline : l'auteur est en effet danseuse de jazz, chorégraphe et professeur de danse ; c'est dire qu'elle possède la compétence requise pour mener à bien une analyse du parcours et du des frères Nicholas.

Dix chapitres permettent de suivre chronologiquement une carrière étonnamment longue, depuis les débuts à Philadelphie en 1929 et l'engagement au Cotton Club de Harlem en 1932, jusqu'à la fin des années 80 où Harold se produit encore sur scène et à l'écran (par exemple dans Taps en 1988), en passant par la consécration à Hollywood, les revues et les tournées internationales, sans oublier le séjour européen d'Harold entre 1958 et 1964.

Grâce à une documentation publique (articles, programmes, films, émissions télévisées) et privée (les Nicholas Brothers ont ouvert à l'auteur leurs archives personnelles), Constance Valis Hill peut non seulement nous faire partager le quotidien des deux frères, mais aussi « suivre l'évolution du , les innovations liées aux rencontres et, surtout, l'originalité de l'esthétique... » (Bulletin HCF 510, mars 2002). Sont ainsi analysés avec précision les principaux numéros des Nicholas Brothers tels que nous les restituent les films de la Fox, dont le célébrissime Stormy Weather.

Au final, Brotherhood in Rhythm est un ouvrage dense, passionnant de bout en bout, qui rend hommage à deux artistes exceptionnels, dont le professionnalisme irréprochable imposait le respect dans le milieu du spectacle et leur attira, soixante années durant, les faveurs du public.

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THE JAZZ LIFE OF CHOREOGRAPHER CHOLLY ATKINS 

 de Cholly ATKINS & Jacqui MALONE 
Columbia University Press, 2001.
ISBN 0-231-12364-7. (24 x 16 cm).260 pages.
52 photos noir et blanc hors texte. Relié. En anglais.

A l'aube des années 60, face au déclin de la tap dance (la désaffection du public entraînant la raréfaction des engagements), le danseur Cholly Atkins accepte, pour vivre, d'enseigner aux nombreux groupes vocaux à la mode les rudiments d'une chorégraphie propre à mettre en valeur tout artiste qui se produit sur une scène : bénéficieront ainsi de son expérience des débutants comme Stevie Wonder, Aretha Franklin, Diana Ross et même Gregory Hines. Mais, avant cette période « creuse » pour son art, il a formé avec Charles « Honi » Coles l'un des duos les plus talentueux de la danse à claquettes. C'est ce parcours étonnant qui est ici retracé.

Au fil des 12 chapitres qui composent l'ouvrage sont évoqués bien des orchestres avec lesquels Atkins s'est produit : ceux par exemple d'Andy Kirk, de Cab Calloway ou de Count Basie (le plus apprécié de tous), sans oublier des musiciens prestigieux comme Louis Armstrong auquel est rendu un vibrant hommage. A la suite du danseur, nous pénétrons également dans les coulisses d'Hollywood et découvrons qu'on faisait appel à des danseurs noirs pour doubler sur la bande-son les évolutions des danseurs blancs apparaissant à l'écran ( "Ils exécutaient les mouvements, nous assurions le bruitage », page 33). Le livre, riche en anecdotes, analyse aussi les différents s de tap dance (à travers les personnalités de Bill Robinson, de John Bubbles, de Savion Glover et, bien sûr, du partenaire de toujours, « Honi » Coles) et les relations, fondamentales, entre danseurs et batteurs (pour Atkins, le meilleur fut Jo Jones).

Fruit des nombreuses heures d'entretien entre la journaliste spécialisée dans la danse Jacqui Malone et Cholly Atkins, le livre « adopte la forme d'un récit autobiographique. A vrai dire, l'artifice n'est nullement gênant tant la familiarité avec le danseur confère à cette parole factice l'illusion de l'authenticité » (Bulletin HCF 521, mars 2003). C'est dire combien la lecture de CLASS ACT est recommandée à tous ceux qui désirent approfondir leur connaissance et leur plaisir du jazz.

 

Alain CARBUCCIA